2011

Britney Spears – Femme Fatale Tour

Britney

Ce n’est un secret pour personne, Britney reste la reine invétérée et indétrônable du playback, mais de ce défaut elle parvient à s’en servir pour se permettre d’autres extras lors de ces concerts. C’est le cas de ses chorégraphies qu’on peut difficilement réaliser quand on tend à se donner autant au physique qu’à la voix. Je ne vais pas faire l’apologie du playback car j’ai été passablement déçue du concert, pour cette principale raison. 70 euros, voire plus, pour entendre des chansons calquées sur les CD, ça n’est pas intéressant. Tout le charme des concerts, qui réside en de multiples improvisations, est perdu. De plus, le matériel sonore apporté par Britney était largement en-deçà de toute espérance. Pour un son qui ne sort pas de son micro, on aurait pu penser à une meilleure fluidité et un son plus intelligible… malheureusement rien de tout cela.

A côté de ça, l’accent est mis sur les décors scéniques (plus que sur la scène en elle-même, qui ne comportait aucune avancée dans le public), l’interaction avec le public, qui a la possibilité de monter sur scène à plusieurs reprises (dans la limite du raisonnable, évidemment) et un final digne d’un 14 Juillet.

Petit bonus pour la reprise S&M de Rihanna et le peps qui émane clairement de la chanteuse.

Un concert assez moyen en raison du son, à réserver pour les fans, à voir pour le mythe.

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Gyakkyou Burai Kaiji : Hakairoku-hen

Suite au dernier article (article sans spoil, comme celui-ci), sont tombées la fin de Weeds (ok, je l’avoue, j’en ai eu des frissons en même temps que je me suis entendue répéter vingt fois « Non ! »), celle de United States of Tara (en retard chez moi mais je préférais attendre que tous les épisodes soient sortis pour me lancer dans le visionnage) avec une petite déception quant à la fin en queue de poisson un peu inutile, et celle de Gyakkyou Burai Kaiji : Hakairoku-hen, la deuxième saison. Kaiji quoi ? Kaiji, un personnage inconnu pour les personnes bien en dehors de la sphère otaku, et c’est bien dommage. Il gagnerait à être connu en prenant allègrement la place de Naruto, qui a largement fait son temps.

Kaiji

Kaiji donc. Un personnage atypique, aux traits géométriques et au caractère trop bon trop con, auquel on ne peut que s’attacher, bizarrement. Je ne vais pas redéfinir en détails le personnage comme j’avais pu le faire ici, mais plutôt m’attarder quelque peu sur cette seconde saison et le précédent film live. Inutile de chercher une femme dans Kaiji, ce serait hors-contexte. Hormis celle du générique qui n’apparaît même pas dans l’anime, impossible de trouver une demoiselle dans ce milieu plus que macho lié aux jeux d’argent. Et heureusement. Car même si certains personnages ont des traits plus que féminins (Ichijou tout particulièrement), je n’ose imaginer la tête qu’auraient les femmes si ces dernières étaient aussi dessinées à la truelle que les hommes.

Kaiji donc. Cette seconde saison se regarde avec autant de délectation que la première, sauf que. Comme un livre de Dan Brown, quand on a compris une première fois comment se finissent les choses, on ne sera pas surpris de les voir se réitérer une seconde fois. Malgré ce petit détail qu’on oublie bien vite, les épisodes s’enchaînent avec plus de suspense les uns que les autres. Les actions oscillent entre rapidité et lenteur calculée, et si je dois additionner ça au ratio hommes / femmes ainsi qu’au côté glauque des sévices subis par Kaiji (oreille coupée, ongles soulevés, j’en passe et des pires), je ne pense qu’à Breaking Bad pour la comparaison en série américaine, niveau tension dramatique.

Je me permets également de parler du film live, en prévision du second à sortir au cours des mois à venir. Étonnement, le film se regarde assez bien pour un film japonais basé sur un anime, jeu d’acteur inclus. Car à la base, Kaiji en fait déjà beaucoup trop dans l’anime. Son personnage est caractérisé à l’extrême, autant dans ses joies que ses larmes viriles qui n’en finissent pas de couler. On est donc ici peu étonné de voir les acteurs (et surtout le principal) en faire des tonnes, du au moindre décalage entre l’anime et le film.

Bref, 26 épisodes où l’on pourrait se dire qu’il ne se passe pas grand-chose si l’on devait les résumer, mais qui montrent une certaine maturité dans l’évolution des personnages, excepté peut-être Kaiji lui-même, malgré ses efforts constants. Ce n’est pas la jugeote qui lui fait défaut, mais sa naïveté en l’Homme. Car tout le monde ne naît pas comme lui, c’est-à-dire bon de naissance, et Kaiji ne fait que l’apprendre à ses dépens.

Breaking (Bad) News

BB

Depuis un peu moins de deux mois a été lancée sur AMC la quatrième saison de Breaking Bad. Alors on fait quelques efforts pour se remémorer les passages précédents de la dernière saison (Pourquoi Hank est-il devenu tétraplégique ? Pourquoi Jesse en veut-il à Walt ? Ou encore, quelle est la place de chacun dans l’histoire, hiérarchiquement parlant ?), et on se replonge de nouveau dans cette série qui parvient à garder ses qualités d’années en années. La prochaine saison est d’ores et déjà prévue pour l’été prochain, avec 0.5 de probabilité que celle-ci soit la dernière.

Pour s’occuper cet été il y avait aussi la dernière saison (pour le moment) de Nurse Jackie, avec une Edie Falco toujours au top de sa forme, même si on sent parfois que les épisodes commencent à tourner en rond. Ou alors c’est le fait de voir tant de séries ayant comme lieu de tournage un hôpital, qui commence à sérieusement tasser l’effet de mode.

Aux côtés de ces deux séries, sont sorties la dernière saison de United States of Tara (*sigh* déjà la fin) ainsi que celle de Weeds. Deux fins pour deux séries donc, même si celle de Weeds reste à venir, la saison étant encore en cours de diffusion sur Showtime (hum Showtime, hum sixième saison de Dexter pour ce mois d’Octobre).

Les mois d’été passés nous auront ainsi permis de regarder des séries aux antipodes (liste non exhaustive), quand le temps ne se prêtait pas aux activités extérieures (dont également HIMYM), mais l’automne nous réserve encore quelques belles surprises quant aux programmes télévisés US.

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Festival in Love [Solidays 2011]

Fan de festivals, cette édition 2011 fut pourtant mon tout premier Solidays. Organisé en faveur de la lutte contre le virus du SIDA, il aura regroupé 150 000 personnes ce weekend. Et cette ambiance très solidaire se ressent, grâce aux centaines de volontaires, aux artistes et au public. Un exemple, pas de mouvements de foule intempestifs, qu’on peut attribuer à la fouille très poussée à l’entrée de l’hippodrome, où chaque bouteille est sentie pour déceler une vague odeur d’alcool, même si malgré tout cela on découvre quelques bouteilles d’alcool à l’intérieur, ayant réussi à passer à travers les mailles du filet. La fouille, parlons-en, c’est bien là mon plus grand stress à chaque concert / festival, en raison de mon réflex assez volumineux, encore plus quand de grands panneaux « appareils photos interdits » montent la garde devant l’entrée. Malgré une fouille complète de mon sac (livres sortis, boitiers à lunettes ouverts, trousseau de clés inspecté), mon Nikon est passé sans problème. Impossible qu’ils ne l’aient pas vu, mais un peu d’indulgence ne fait pas de mal.

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Pour le festival en lui-même, je suis avant tout venue pour Moby (j’en reparle à la fin, évidemment, Moby quoi), mais ça ne m’a pas empêchée d’assister à des concerts pour le moins varié. Des Têtes Raides à IAM, en passant par Aloe Blacc (I need a dollar), Gaëtan Roussel (chanteur de Louise Attaque) ou encore Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, tout le monde peut y trouver son compte.

On trouve aussi pêle-mêle de multiples stands, la plupart orienté sur les associations humanitaires (Act Up, Greenpeace, etc.) mais aussi d’autres plus frivoles comme un stand Uno, Coca-Cola, Desperados ou Heineken. Solidays c’est aussi des rabatteurs qui vous donnent des cartes de visite pour vous proposer d’être escort-girl en Suisse à 3000 € la journée ou des vieillards qui viennent vous trouver pour vous demander s’ils peuvent couper une mèche de vos cheveux (what the putain de fuck ?!).

Et puis Moby, mon artiste masculin préféré. A 12 ans j’écoutais en boucle Play et 18 en faisant du vélo. Je vous laisse imaginer ma joie quand j’ai eu vent des duos que ce dernier a fait avec Farmer… Moby a donc fait le concert de clôture des Solidays (une heure et quelques de concert, c’est bien trop court, bien bien trop court), avec un show très axé électro. On y a retrouvé Bodyrock, Lift Me Up, We are all made of stars, In my heart, In this world, mais aussi des titres plus calmes tels Porcelain et Why Does My Heart Feel So Bad ?, prêts à arracher une petite larme. La bonne moitié du concert m’a rappelée quand j’étais en fosse au concert de Prodigy, et cela fait plaisir à voir quand on sait que la plupart des gens présents ne sont pas forcément des fans de la première heure.

Gros coup de cœur donc, pour Moby, pour le festival, pour les bénévoles et pour le public.

21 Juin : Musique Maestro !

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La fête de la musique à Paris, j’en avais déjà parlé ici, il y a trois ans (oui, avec un titre pareil vous ne risquiez pas de le trouver). Et cela n’a pas vraiment changé depuis le temps. A savoir que la musique n’est qu’un prétexte pour pouvoir descendre dans les rues, se les approprier et avoir une excuse pour chanter à tue-tête, boire plus que de raison et laisser du bordel un peu partout. La fête de la musique parisienne c’est aussi pouvoir observer une place de l’hôtel de ville peu représentative de l’esprit du reste de la ville, croiser des shemales en plein cœur du Marais, voir la nuit où le métro fonctionne sans interruption mais où de façon contradictoire on marche le plus, rejoindre des potes aux quatre coins de Paris, découvrir de nouvelles personnes, marcher sur des tessons de bouteilles et écouter des dizaines de musiciens et chanteurs de rues. C’est aussi quitter un ami à la fin de la nuit et se faire prendre dans ses bras, brusquement mais délicatement. Me faisant me blottir contre lui, les vacances arrivant, il me dit alors que je ne le reverrai pas d’ici Septembre. Son souhait est que je prenne soin de moi d’ici là, toute seule, comme une grande, sa façon de me faire comprendre qu’il tient à moi. Moi, petite chose fragile à ses yeux, et aux miens. Et rien que pour cela je prendrai soin de moi cet été, autant que faire se peut. C’est aussi répondre à des questions inattendues. Quelqu’un qui m’était inconnu jusqu’à cette nuit là m’a posé, en plein milieu de la conversation, la délicate question suivante : « Qui es-tu ? ». « Ce que je fais ? » « Non non, ce que tu es, comment tu te définis, toi et ta vie. ». Il n’y a rien de pire comme question pour vous prendre au dépourvu mais rien de mieux pour vous faire porter un regard critique sur vous-même.

Roland Garros, mon Amant. [3/2]

Troisième article, sur deux prévus initialement. Un premier sur ma passion de toujours, le tennis, un deuxième sur le tournoi de Roland Garros en lui-même, côté spectateur. Et aujourd’hui un troisième et pour le moment dernier, toujours sur Roland Garros, mais côté staff cette fois-ci.

Roland-gaga

Car derrière cet événement mondialement connu, des milliers de collaborateurs et hommes de main agissent dans l’ombre. Des arbitres aux journalistes, en passant par les hôtesses d’accueil, les vendeurs en tous genres, les policiers apprêtés pour l’occasion, les ramasseurs de balles, la sécurité intérieure et extérieure, les restaurateurs et les logisticiens, entre autres, car il me serait impossible d’en faire une liste exhaustive. Les célébrités que sont les tennismen et women ou encore les spectateurs et spectatrices à la Pippa Middleton ont en général tôt fait d’éclipser tout ce bas monde, difficile de dire si cela est à raison ou non. L’envers du décor est tel qu’il n’est pas amené à être dévoilé aux visiteurs lambda, dans l’optique légitime de maintenir la vision idéaliste et magnifique qu’est ce tournoi du grand chelem. Mais ne vous méprenez pas, travailler à Roland Garros n’a rien d’un enfer (avec un seul L à Roland s’il vous plait, tout le monde semblant s’être mis d’accord pour détruire ce prénom), cela reste juste un travail.

Et quoi de plus agréable pour un/une passionné(e) de tennis d’aller chaque jour fouler des pieds ce stade ? Comme de brandir son accréditation à l’entrée avec le moins de fierté possible ? De prendre son temps, avant de reprendre le travail, à la terrasse d’un stand Nespresso tout en écoutant un orchestre jouer la bande son de Super Mario ? Tout simplement de ne pas trainer les pieds en aller au travail, et ça, ça n’a pas de prix.