Mois: octobre 2016

Benedict [Une Foodie à Paris]

Essayant de sortir de plus en plus dans Paris les soirs et weekends, j’ai découvert à quelques pas du Marais le restaurant Benedict, proposant des plats copieux et délicieux.

Situé rue Sainte Croix de la Bretonnerie, le restaurant ouvre tous les jours de la semaine, que ce soit pour le déjeuner ou le dîner. Sandwiches, salades, plats gargantuesques, oeufs (Benedict bien entendu), ou encore pâtisseries, je pense que chacun pourra y trouver son compte. Les prix sont quant à eux très corrects pour un bon restaurant de la capitale : comptez à peu près une vingtaine d’euros pour un (gros) plat et une boisson. Et comme « jamais deux sans trois », je vais insister une dernière fois sur le contenu des plats en vous mettant la photo de mon déjeuner :

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Seul bémol à mes yeux, l’architecture de la salle qui rend le tout très très bruyant. Avantage et inconvénient de son succès, Benedict fait salle comble, ce qui m’a parfois poussée à crier afin de me faire entendre auprès de mon interlocuteur. Cela mis à part, le restaurant est un très bon endroit pour bien manger et surtout se faire plaisir, dans un quartier central et donc facile d’accès (je parle en transports en commun car Le Marais en voiture j’ai donné pendant des années et je n’en ai plus le courage). Et en plus il est situé en face d’une boutique Pierre Hermé, juste au cas où on voudrait aussi quelque chose pour le goûter, niark niark.

Dernier point, je vous conseille d’arriver dès l’ouverture car une file d’attente se forme très rapidement devant l’établissement, preuve de sa bonne publicité !

Moby s’énerve et Lady Gaga se détend

Deux albums, deux ambiances différentes, celles de Moby avec These Systems Are Failing et de Lady Gaga avec Joanne.

Fan de Moby depuis la première heure c’est avec impatience que j’attends la sortie de ses albums. Le dernier en date, These Systems Are Failing, marque un changement en termes musicaux et de messages transmis, mais déjà amorcé en 2011 avec Destroyed. Un Moby énervé, c’est peu dire puisque la quasi totalité de l’album est sur la même tonalité que son premier single : Are You Lost in the World Like Me, où vous trouverez le clip ci-dessous.

Cet album est plaisant mais ne se renouvelle pas selon les pistes. Il donne le sentiment d’écouter une unique chanson de 35 minutes, et non des pistes distinctes et permettant d’en sélectionner plusieurs avec envie. Après plusieurs écoutes je ne suis toujours pas parvenue à avoir de pistes préférées car je ne les différencie pas et je trouve cela dommage en termes de redondance et d’une attirance laissée de côté. L’artiste montre un réel changement mais son album ne m’a pas convaincue.


Deux poids deux mesure puisque Lady Gaga a également sorti son dernier album ce mois-ci, Joanne, du même nom que sa tante décédée très jeune de la même maladie qui touche la chanteuse, le lupus. Album hommage donc, plus calme mais absolument pas larmoyant.

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Mother Monster nous avait prouvé qu’elle était à l’aise (et excellait) dans bon nombre de styles, notamment en 2014 avec la sortie de l’album Cheek to Cheek avec le crooner Tony Bennett. Dans Joanne, la chanteuse semble prendre plaisir à faire ce qui lui plaît le mieux : les balades, les envolées de voix, le tout bien loin des chansons électropop pour faire plaisir au star system. Salut les rageux, vous n’aurez pas de hit pour vous trémousser sur les dancefloors cette année, mis à part Perfect Illusion, qui est à mes yeux trompeur pour un premier single.

A chaque tournée elle nous montre qu’elle s’épanouit énormément en chantant sobrement, sans fioritures, troqués contre de sublimes textes (notamment en lien avec Black Lives Matter en fin d’album). Joanne ne sera certainement pas une réussite commerciale mais reste une réussite en lui-même.

News Octobre 2016

Après un livre cette année, le nouvel album de Moby est sorti cette semaine mais je n’ai hélas pas encore eu le temps de l’écouter, j’espère pouvoir vous le conseiller rapidement !

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Côté séries télévisées, la seconde saison de Scream Queens est en-deça de la première, mais elle signe le retour de Taylor Lautner, ce qui permet de donner un nouveau souffle à la série.
Nouveauté de cette année : Westworld, produite par J. J. Abrams. Un mélange de science-fiction et de western, comme son nom aide à le présumer. Dans une époque lointaine, les parcs d’attractions sont composées de mini-villes remplies d’androïdes, qui ont pourtant le sentiment d’être de vrais êtres humains, évidemment jusqu’à un certain point, pour enclencher les rebondissements de la série …

Au rayon des salles obscures, Don’t Breathe (Don’t Breathe : La Maison des ténèbres) est sorti en ce début de mois et a été interdit aux moins de 16 ans en France. Après visionnage du film en salle ce matin, je n’ai pas compris pourquoi cette classification, là où un simple interdit aux moins de 12 ans aurait été compréhensible. Ici point de démons, point d’esprits, juste une scène de vie réelle, c’est peut-être ce qui peut choquer le plus, mais nous sommes bien loin d’un Hostel, Martyrs ou Saw … L’histoire est simple : trois jeunes adultes vont cambrioler un homme aveugle (l’excellent Stephen Lang), sans se douter que ça ne serait pas aussi simple que prévu. Le titre Don’t Breathe faisant référence au fait de se terrer dans le silence face à la personne aveugle, très attentive aux moindres bruits … La classification ne serait peut-être que pour éviter de voir déverser dans les salles des hordes d’adolescents fous furieux comme cela a déjà été vu.

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Les jeux vidéo ont également la côte au cinéma puisqu’après Assassin’s Creed (prévu pour le 21 décembre, avec Michael Fassbender, Marion Cotillard et Jeremy Irons), ce sera au tour de Splinter Cell de débarquer en 2017. Trop peu d’informations sont sorties à ce jour mais nul doute qu’il fera parler de lui en temps utile.


Vous l’aurez sans doute remarqué je poste moins ces derniers temps, à cause d’un certain manque de temps. J’espère retrouver rapidement un bon rythme de croisière !

J’ai testé : l’opération laser de la myopie

Hé oui encore une opération esthétique au laser vous allez me dire (esthétique du point de vue de la sécurité sociale puisqu’absolument non remboursée), mais celle-ci change véritablement la vie. Je n’ai jamais porté de lunettes pour « décorer » ou « faire belle » comme on pourrait se mettre dans un fauteuil roulant pour « jouer une personne invalide ». J’ai porté des lunettes depuis vingt ans et je peux vous assurer qu’il n’y a aucun plaisir à cela et que ce n’est pas un accessoire de mode ou autre souci d’ordre esthétique. J’ai donc pris mon portefeuille et mon courage à deux mains et me suis lancée dans une opération peu agréable, mais aux effets magnifiques.

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Selon vos moyens, vous pouvez aller en hôpital ou en clinique, mais pensez à bien vous renseigner en amont sur le chirurgien. Ses lieux d’intervention, son CV, les opérations qu’ils proposent … et surtout penchez-vous sur le bouche à oreilles. Pour ma part je suis allée à la Clinique de la Vision à Paris et je vous la conseille fortement.

Deux rendez-vous composent cette intervention. Lors d’un premier échange, vous serez soumis à une batterie de questions et de tests (de mémoire je suis passée dans au moins huit machines différentes pour tester ma vue, l’épaisseur de ma cornée et autres données qui me dépassent), afin de déterminer si vous êtes apte à subir l’opération. Trois éléments rentrent en ligne de compte : l’épaisseur de la cornée, votre âge et le fait que votre vue n’ait pas bougé au cours des trois dernières années.

Une fois le diagnostic révélé (à la fin du premier rendez-vous), il vous sera remis en main propre ou par courrier une très longue notice explicative ainsi qu’une ordonnance de soins pré/post-opératoire (collyres, anti-douleurs, voire même calmants). Ayant opté pour une opération Lasik, j’ai eu droit à plusieurs pages de documents me renseignant sur le déroulement de l’opération, le prix (3000 € dans le cas présent), ce que je devais prévoir avant (ne pas se maquiller les jours précédents par exemple) et après, mais également sur les possibles complications, puisque – comme toute opération médicale – le risque 0 n’existe pas.

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Le jour de l’opération, on remet signés tous les documents qui nous ont été donnés. Ayant rendez-vous à 9h30, à 9h45 j’étais déjà dans la salle de préparation. Une assistante vous emmène pour vous parer du plus bel habit bleu pâle distinctif des hôpitaux et vous guide jusqu’à la première salle d’opération, puis la seconde. Mon intervention laser nécessitant deux coupes de laser dans deux salles différentes. Je vais être franche avec vous, ce n’est pas agréable du tout mais je m’attendais à bien pire ! N’allez pour autant pas voir sur Google images, ça serait vous décourager en une minute. Le temps d’intervention du laser est de 20 secondes par œil : 20 secondes x 2 yeux x 2 lasers différents =80 secondes d’intervention en moyenne. Evidemment, s’ajoute à cela la préparation en amont, comme la désinfection ou encore la pose de l’écarteur. Mais la rapidité de l’intervention est telle qu’on a à peine le temps de paniquer. Et croyez-moi, je n’étais pas vraiment rassurée. A tel point qu’une seconde après l’intervention finie j’ai éclaté en sanglots sous le soulagement, la quantité de stress accumulée, et surtout … la joie.

Le personnel médical de la Clinique de la Vision sait vraiment mettre à l’aise les patients. Le chirurgien m’ayant opérée m’a en temps réel prévenue de ce qui allait se passer les secondes suivantes. Il me demandait à chaque intervention laser si j’étais prête. Il me rassurait en me disant qu’il ne restait que dix, cinq secondes. La qualité de traitement accordée aux patients est pour moi très importante, surtout quand on met sa vue – et donc presque sa vie – entre les mains de quelqu’un d’autre.

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On vous raccompagne ensuite jusqu’à la salle de repos, en donnant les lunettes les plus couvrantes que j’aie jamais vues de mon existence, où le personnel est là aussi aux petits soins pour vous réconforter, vous proposer des biscuits, boissons chaudes et répondre à toutes vos questions. Arrivée à 9h30, je suis partie une heure après, raccompagnée en voiture (on ne vous laissera de toute façon pas repartir seul : c’est accompagnateurs ou commande de taxi obligatoire pour des raisons évidentes de sécurité). Il m’était à ce moment-là difficile d’ouvrir les yeux, je ne pouvais que les entrouvrir. Arrivée chez moi, je me suis allongée sur mon lit avec de la musique et j’ai sombré dans le sommeil. Je ne parviens jamais à faire de sieste mais je crois que j’étais épuisée par l’intervention. Ayant pris un anti-douleur en préventif, je me suis réveillée quelques heures plus tard, sans aucune douleur, ni gêne, ni picotements, mais avec la vue.

Il convient de garder les lunettes de soleil toute la journée, puis de porter des coques protectrices durant les cinq nuits à venir, sans oublier le collyre assez souvent dans la journée, et c’est tout. Vous n’avez plus rien à faire, si ce n’est profiter de la vie. Pouvoir se réveiller et voir l’heure, pouvoir aller à la piscine sans avoir les yeux qui piquent à cause du chlore dans les lentilles ou l’eau sur les lunettes, pouvoir voir le décor dans Space Mountain … redevenir valide tout simplement.

Si vous avez des questions n’hésitez surtout pas. Je sais que c’est une opération où il est difficile de passer le cap, aussi bien financièrement que mentalement, mais les effets sont dignes de la médecine actuelle. J’ai été opérée hier, je me suis réveillée ce matin comme si je naissais une seconde fois, et si je peux donner le courage à d’autres de le faire, c’est avec plaisir.