sortir à Paris

Le Vrai-Faux Mariage de La Caravane Passe

 Vendredi dernier au Cabaret Sauvage avait lieu le vrai-faux mariage de Sasha et Mona, célébré par La Caravane Passe. Revenons sur cette soirée survoltée, mêlant tubes, acrobaties, danses endiablées et jeu de la jarretière.

Ce n’était pas la première fois que le groupe organisait ce vrai-faux mariage mais c’était la première fois que j’y assistais. Même sans connaître l’ensemble des chansons par cœur, on ne voit pas une seconde le temps passer, grâce aux diverses saynètes en lien avec la cérémonie de mariage, du verre brisé aux bagarres de fin de soirée.

Ce mariage disposait également d’invités VIP comme Erika Serre qui a pu interpréter plusieurs titres, dont évidemment le fameux et entraînant Gypsy for One Day. Tout marchait du tonnerre dans cette soirée, des costumes aux interludes, en passant par la complicité des membres du groupe avec le public présent dans la salle.

La soirée s’est terminée par un set de DJ Tagada, spécialisé en musique tzigane et des balkans. Je ne le connaissais pas mais j’en retiens un musicien souriant, qui fait danser sans se poser la moindre question, et qui m’a même fait l’honneur de m’offrir un CD, merci encore !

Pour résumer, je vous conseille bien sûr les concerts de La Caravane Passe, mais encore plus ce vrai-faux mariage, si une nouvelle cérémonie se renouvelle l’an prochain …

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Chapitre XIII au Théâtre Tristan Bernard

Comme bien souvent, j’agis au coup de cœur et selon les publicités qui peuvent se montrer sous mes yeux, surtout en ce qui concerne les sorties cinéma et théâtre. J’ai donc vu cette semaine l’affiche pour Chapitre XIII, au Théâtre Tristan Bernard, et ai vu la pièce dans la foulée !

Pièce de Sébastien Azzopardi (qui m’avait déjà ravie avec La Dame Blanche, qui reste pour moi l’une des meilleures pièces qui m’ait été donné de voir), l’histoire est un huis clos se déroulant dans un monastère. Il n’en fallait pas plus pour que le scénario de base me plaise. A cela s’ajoute un romancier qui écrit des scènes horrifiques … qui se réalisent dans la vraie vie, où nous découvrons qu’un tueur en série sévit aux alentours du monastère.

J’arrête ici de décrire l’intrigue car il est très important de découvrir tout cela sur place. Les meurtres sont particulièrement bien réalisés et les effets spéciaux si réalistes que certains spectateurs sont partis en cours de route : à réserver à un public averti donc. En tout cas averti des scènes morbides qu’on risque de voir. Bien que nous ne soyons pas dans une pièce participative (au sens où on pourrait vous faire monter sur scène), nous sommes tout de même dans une atmosphère interactive, où l’action ne se limite pas à la simple scène et déborde dans l’orchestre, voire plus. Cela me fait toujours autant plaisir de voir cette liberté prise et cette immersion du spectateur dans les événements.

Chapitre XIII nous ravit également de par le nombre d’acteurs présents sur scène, les costumes, le décor, les effets sonores et visuels, l’intrigue bien menée et les différents rebondissements. Pendant près de deux heures, vous serez emportés par l’histoire et, je l’espère, en ressortirez aussi enjouée que je l’ai été.

Depuis le 21 septembre 2018 au théâtre Tristan Bernard à Paris

Viktor Vincent – Les Liens Invisibles

 Après un weekend prolongé de folie et trois soirées d’Halloween plus tard, je me suis tournée vers une sortie plus culturelle mais pas forcément plus terre-à-terre, en assistant au spectacle Les Liens Invisibles, de Viktor Vincent.

Je suis tombée sur ce show par hasard, grâce à une publicité dans le magasine Illimité des cinémas UGC. Ayant toujours été attirée par l’illusion et tout ce que cela comporte de magie et de mentalisme notamment, c’est avec curiosité que je me suis rendue avenue Montaigne ce weekend, afin d’assister au nouveau spectacle de l’artiste, Les Liens Invisibles, qu’il présente depuis le 28 septembre.

Par le biais d’une présence certaine sur scène, Viktor Vincent capte rapidement son auditoire, alors même que l’on ne comprend pas dès le début où il nous emmène. Spectacle mélange de narration, d’illusion et de jeux avec le public, j’ai parfois doucement souri face aux numéros simples qui peuvent étonner les néophytes, mais ai été impressionnée par le final, qui m’a donné à réfléchir sur les mots qui ont pu être glissés dans le discours pour influencer les réponses finales.

Jouant même sur la corde sensible des spectateurs, Viktor Vincent semble là pour nous prêcher la bonne parole (impression que j’ai ressentie quand je l’ai vu présent à la fin du show pour nous saluer tous un par un et ce qui m’a fait très plaisir), mais d’une manière adéquate, en lien avec la tonalité du spectacle. Même si je suis sensible, il est toujours plus qu’agréable de s’entendre dire que nous avons tous notre utilité en ce monde, et que notre existence peut influencer plus qu’on ne le croit.

Les Liens Invisibles fait partie des bonnes sorties parisiennes actuelles, qui est déjà un franc succès et qui permet de s’ouvrir à de nouveaux horizons, tout en laissant fonctionner son imaginaire et son intérêt pour des éléments au bord de la réalité.

Spectacle à la Comédie des Champs Elysées, jusqu’au 31 décembre 2017.

Le Comte de Monte-Cristo au Théâtre Essaion

Cela faisait quelques mois que cette pièce me tentait, mais je voulais me replonger d’abord dans l’univers de Dumas avant d’aller voir la représentation du Comte de Monte-Cristo au Théâtre Essaion. Le mois dernier, j’ai donc relu l’oeuvre originale et ai poussé le vice jusqu’à regarder les quatre téléfilms avec Depardieu. Me voilà donc fin prête pour aborder comme il se doit l’adaptation théâtrale de cet illustre roman.

Il est assez ardu de résumer l’ouvrage d’Alexandre Dumas en une pièce d’1h30. Les trois comédiens présents sur scène (Véronique Boutonnet, Franck Etenna et Luca Lomazzi) y parviennent pourtant tout à fait, faisant évidemment l’impasse sur beaucoup d’événements inhérents à l’histoire, mais pouvant être facilement mis de côté. A l’inverses, des éléments passés sous silence lors de différentes adaptations, sont ici mis en avant, comme par exemple la visite de Monte-Cristo au château d’If, lorsqu’il abat les dernières cartes de sa vengeance. Ce choix scénaristique permet d’utiliser une narration originale pour l’oeuvre : les flashes-back.

 Au début étonnante, voire déconcertante, la représentation gagne en puissance au fur et à mesure du dénouement et des tirades issues du livre. Poignantes, d’autant plus quand on sait que le roman de Dumas est inspiré d’une histoire vraie. Les trois acteurs jouent tour à tour le rôle de Dantes / Monte-Cristo et les autres personnages emblématiques de l’oeuvre et nous entraînent dans le tourbillon des événements tragiques et forts. Je pense qu’il est préférable de connaître l’histoire originale afin d’apprécier au mieux la pièce, mais cette dernière reste accessible à tous.

Véritable succès d’Avignon (et en salles) depuis l’année dernière, la pièce continue jusqu’au 11 février 2018 au théâtre Essaion (qui a la particularité d’être une véritable cave parisienne, permettant une bonne immersion au sein du château d’If).

Kairos Escape Game

Je fais suite à mon dernier article sur les escape games car j’ai eu l’occasion d’en effectuer un troisième le weekend dernier, au sein d’une enseigne plutôt récente : Kairos.

Je dis plutôt récente car il y a beaucoup d’enseignes d’escape game qui fleurissent depuis plusieurs années à Paris et en proche banlieue, mais pas que. Kairos fait partie des derniers-nés et mérite à gagner en (re)connaissance, d’où mon article d’aujourd’hui et les critiques positives sur TripAdvisor (il faudrait que je songe à me faire rémunérer tiens).

 Kairos a pour le moment trois thèmes à sa collection, tous liés à trois époques différentes : Zombie Motel (2035), le Boucher de Détroit (2003, très Dexter like) et les Pirates des Antilles (1727). Un prochain thème devrait être ajouté au catalogue, se situant dans l’espace … J’ai effectué celui des pirates et pour des raisons évidentes de confidentialité et de fun … je ne vous en parlerai pas.

Je peux toutefois vous faire part de mon très bon avis concernant Kairos (que j’ai donc pu comparer avec d’autres enseignes testées précédemment) : des décors au poil, un personnel accueillant et sympathique, des énigmes créatives, des surprises réussies … bref, j’y ai passé un très bon moment bien que trop court, évidemment. Je ne vais pas m’attarder sur le prix car il est aligné avec les autres prestataires de ce service (environ 25 euros par tête), mais je souhaite encourager la structure qui offre des décors à couper le souffle et un véritable dépaysement réussi.

Un opéra à la Madeleine

Je continue mes virées dans Paris en testant les concerts ayant lieu dans la capitale, notamment au sein de l’église de la Madeleine.

Je suis parfois tombée sans le savoir à l’avance, sur divers spectacles réalisés dans l’église, tantôt des champs religieux évidemment, tantôt à tendance plus gospel. Je me suis également rendue compte que bon nombre d’événements étaient organisés à la Madeleine, à un rythme assez effrené.

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Pour se renseigner, il suffit de se rendre sur le site officiel. En cette fin d’année par exemple, pas un jour ne passe sans un concert. Sur des périodes moins « festives », les spectacles se déroulent plutôt le weekend. Mozart, Beethoven, Ravel, Vivaldi … les plus grands sont joués en ces lieux, où l’acoustique architecturale permet d’apprécier encore plus les morceaux mis en avant.

Il faut compter entre 20 et 30 euros la place, que vous pouvez acheter sur les sites de ventes de billets habituels, ou directement le jour même à l’église. Je vous conseille d’arriver en avance car le placement est libre. L’opéra de Mozart que je suis allé voir cette semaine a fait salle comble, puisque cette dernière était déjà remplie à plus de la moitié une demi-heure avant le début du spectacle. Et tant qu’à y aller complètement dans l’ambiance parisienne, je vous conseille le restaurant Le Colibri, place de la Madeleine, qui fait preuve d’un bon rapport qualité / prix, pourtant proche des rues parmi les plus chères du Monopoly.