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Kuroshitsuji : Book of Murder

book_of_murder_by_luna_lifiora-d7bb3p0 Je me permets de compléter l’article d’Anime-Kun sur les sorties automnales de l’année 2014 en parlant de Kuroshitsuji : Book of Murder (Black Butler). Composé de deux OAV, ils sortiront dans certaines salles japonaises, respectivement le 25 Octobre et le 15 Novembre de cette année. Les DVD / Bluray sortiront dans la foulée, toujours au Japon, le 28 Janvier et le 25 Février 2015. Ces épisodes reprennent l’histoire des tomes 9 à 11, concernant le meurtre du manoir Phantomhive (Phantomhive Manor Murder Case), qui représente le cinquième arc de la série.

Tout le gratin londonien se retrouve dans le manoir Phantomhive à l’occasion d’un banquet en grande pompe. Hélas, un tueur est aussi de la partie, traquant aussi bien les invités que les majordomes. Sebastian Michaelis et Ciel Phantomhive vont enquêter de pair avec l’auteur de Sherlock Holmes, Sir Arthur Conan Doyle, pour attraper le meurtrier avant qu’il ne puisse commettre trop de méfaits.

Pas de surprise au niveau du staff, qui ressemble à s’y méprendre à celui des précédents épisodes de la franchise. Noriyuki Abe (réalisateur), Hiroyuki Yoshino (scénariste) et Yasunori Mitsuda (compositeur) sont dans la place, comme c’était le cas pour Kuroshitsuji – Book of Circus sorti cet été. On retrouve également le studio A-1 Pictures, déjà présent lors des deux premières séries télévisées.

Les fans de mystère et de crimes trouveront leur bonheur dans ce nouvel arc, qui reste dans la continuité des précédents.

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Gyakkyou Burai Kaiji : Hakairoku-hen

Suite au dernier article (article sans spoil, comme celui-ci), sont tombées la fin de Weeds (ok, je l’avoue, j’en ai eu des frissons en même temps que je me suis entendue répéter vingt fois « Non ! »), celle de United States of Tara (en retard chez moi mais je préférais attendre que tous les épisodes soient sortis pour me lancer dans le visionnage) avec une petite déception quant à la fin en queue de poisson un peu inutile, et celle de Gyakkyou Burai Kaiji : Hakairoku-hen, la deuxième saison. Kaiji quoi ? Kaiji, un personnage inconnu pour les personnes bien en dehors de la sphère otaku, et c’est bien dommage. Il gagnerait à être connu en prenant allègrement la place de Naruto, qui a largement fait son temps.

Kaiji

Kaiji donc. Un personnage atypique, aux traits géométriques et au caractère trop bon trop con, auquel on ne peut que s’attacher, bizarrement. Je ne vais pas redéfinir en détails le personnage comme j’avais pu le faire ici, mais plutôt m’attarder quelque peu sur cette seconde saison et le précédent film live. Inutile de chercher une femme dans Kaiji, ce serait hors-contexte. Hormis celle du générique qui n’apparaît même pas dans l’anime, impossible de trouver une demoiselle dans ce milieu plus que macho lié aux jeux d’argent. Et heureusement. Car même si certains personnages ont des traits plus que féminins (Ichijou tout particulièrement), je n’ose imaginer la tête qu’auraient les femmes si ces dernières étaient aussi dessinées à la truelle que les hommes.

Kaiji donc. Cette seconde saison se regarde avec autant de délectation que la première, sauf que. Comme un livre de Dan Brown, quand on a compris une première fois comment se finissent les choses, on ne sera pas surpris de les voir se réitérer une seconde fois. Malgré ce petit détail qu’on oublie bien vite, les épisodes s’enchaînent avec plus de suspense les uns que les autres. Les actions oscillent entre rapidité et lenteur calculée, et si je dois additionner ça au ratio hommes / femmes ainsi qu’au côté glauque des sévices subis par Kaiji (oreille coupée, ongles soulevés, j’en passe et des pires), je ne pense qu’à Breaking Bad pour la comparaison en série américaine, niveau tension dramatique.

Je me permets également de parler du film live, en prévision du second à sortir au cours des mois à venir. Étonnement, le film se regarde assez bien pour un film japonais basé sur un anime, jeu d’acteur inclus. Car à la base, Kaiji en fait déjà beaucoup trop dans l’anime. Son personnage est caractérisé à l’extrême, autant dans ses joies que ses larmes viriles qui n’en finissent pas de couler. On est donc ici peu étonné de voir les acteurs (et surtout le principal) en faire des tonnes, du au moindre décalage entre l’anime et le film.

Bref, 26 épisodes où l’on pourrait se dire qu’il ne se passe pas grand-chose si l’on devait les résumer, mais qui montrent une certaine maturité dans l’évolution des personnages, excepté peut-être Kaiji lui-même, malgré ses efforts constants. Ce n’est pas la jugeote qui lui fait défaut, mais sa naïveté en l’Homme. Car tout le monde ne naît pas comme lui, c’est-à-dire bon de naissance, et Kaiji ne fait que l’apprendre à ses dépens.

Suzumiya Haruhi no Shōshitsu

19595Après le gros flop (à mes yeux) de High School of the Dead, j’ai carrément rayé les animes de ma vie de tous les jours. Déjà que je n’en regardais plus beaucoup, que j’ai quitté le site d’animes et mangas dont je m’occupais (site que je conseille d’ailleurs à tous pour, entre autres, la grande richesse de sa base de données et sa façon pratique pour trier les animes/mangas vus/lus à la manière d’IMDB) et que mon temps libre continuait de se raréfier, j’ai pour ainsi dire coupé tout lien avec la japanime depuis quelques mois.

Et puis cette semaine, j’ai voulu renouer avec cette façon légère de passer le temps. Dans un premier temps avec du yaoi, par le biais des OAV Kirepapa pour ne pas les citer. OAV qui tournent d’ailleurs plus au shōnen-ai complètement tiré par les cheveux qu’à un véritable yaoi, mais bon, ça reste du BL donc je ne vais pas cracher dessus. Et dans un second temps, via le film issu de la série télévisée Suzumiya Haruhi no Yūutsu : Suzumiya Haruhi no Shōshitsu (la disparition de Haruhi Suzumiya pour le grand public, 涼宮ハルヒの消失 pour l’élite). Attendu par les fans depuis quelques temps, ce film est à la hauteur des fières espérances du public. Rien qu’au niveau de sa durée, qui se tient sur 2h40 sans s’essouffler. Autant être franche : on en apprend plus en un film, on en voit plus en un film, que dans une deuxième saison plutôt décevante. Face au soufflé dégonflé de l’Endless 8 (qui était, comme l’a décrit Gurotaku : « la troisième cause de décès en 2009 après la cigarette et Chuck Norris »), toute l’équipe de la série s’est largement rattrapée en nous concoctant un film prêt à faire renouer quiconque avec l’animation japonaise ; film basé sur le quatrième tome des romans originaux de la série Suzumiya, paru en 2004 au Japon, et vu comme le meilleur de la série.

Les séquences s’enchainent de la manière la plus fluide qui soit, sans temps mort abusif ni remplissage inutile. Hirano Aya incarne une fois de plus, et de la meilleure façon qui soit, la voix de la délurée Haruhi, personnage charismatique envers qui il est assez facile de s’identifier ; surtout de la part du public visé (abaissez vos fourches !). Haruhi est plus qu’extravagante, tout en étant brillante dans ses études ; cause ou conséquence de ce dernier point, elle s’ennuie la plupart du temps, et a besoin – sans se l’avouer – de la présence de ses amis à ses côtés, pour lui donner le goût de rire et lui permettre d’estomper sa morosité. Je ne vais pas raconter tout le synopsis, car cela me forcerait à faire appel à une multitude d’explications possibles et imaginables concernant le continuum l’espace-temps ou encore les voyages temporels et dimensionnels.

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Pour reprendre le titre d’un article écrit par Nemotaku, la disparition d’Haruhi Suzumiya est avant tout l’histoire de la mélancolie de Yuki Nagato. Se servant d’espers, d’extra-terrestres et de robots, Suzumiya Haruhi no Shōshitsu se rapproche plus de la réalité qu’on pourrait ne le croire. Toute personne qui gardera pour elle ses sentiments croissants (c’est le cas de l’énervement et de la goutte d’eau qui fait déborder le vase) aura encore plus de probabilité d’exploser quand viendra se déposer la dernière goutte. C’est le cas de Yuki : à trop se focaliser sur la forte tête du groupe, ici Haruhi, et ses états-d’âme, on en oublie ceux qui gravitent à ses côtés et qui sont, quand on y réfléchit, ceux qui ont le plus besoin d’être soutenus.

La disparition d’Haruhi Suzumiya est somme toute un bon film, qui remplit tous les critères sur lesquels on pouvait l’attendre au tournant. Je reste toutefois sceptique face aux réflexions inutiles, aux musiques douces qui surgissent irrémédiablement lors de séquences délicates et le fait d’utiliser Windows 95, mais il faut de tout pour faire un monde, surtout celui dont rêve Haruhi.

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High School of the Dead – Episode 6

Article exceptionnel pour coup de gueule exceptionnel. Je sais, je renie mes convictions en faisant un article sur un anime japonais mais que voulez-vous …

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Anime d’horreur, et plus précisément de zombies, avec un nom semblant sortir tout droit de l’imagination fertile de Romero (Day of the Dead, Survival of the Dead, Dawn of the Dead, Diary of the Dead, j’en passe et des meilleurs), HotD – pour les fans – avait tout pour me plaire et me redonner un possible goût aux animes.
Les cinq premiers épisodes étaient corrects. Corrects, pas magnifiques. Certes, la qualité du graphisme frisait la pureté visuelle grâce à la belle HD toute neuve, mais malheureusement ce petit plus semble avoir pris la place du scénario bien fourni qu’on pouvait trouver il y a encore une bonne poignée d’années. Concernant la série en elle-même, on voyait jusque là des scènes de romance inhérentes à l’histoire, pas toujours subtiles mais toutefois assez légères.

Seulement voilà, dans ce sixième épisode on ne trouve que du cul. Du cul, du cul, du cul. Oh pardon, dans le langage politiquement correct des animes japonais, on préfère dire « ecchi », ça passe mieux, ça fait plus soft et rend les foules heureuses. Bien sûr je fais une différence entre l’ecchi et le hentai mais quand le premier devient trop omniprésent il en devient encore plus désagréable que le second. Je parle ici de désagrément car les scènes érotiques tombent comme des cheveux sur la soupe. Allant voir une série sur le thème des zombies, on se retrouve avec de la perversité à la pelle, et non déguisée (vous n’allez pas me dire que c’est normal ça ?!). Je l’avoue, les films d’horreur vont souvent de paire avec les filles en bikini (non je n’ai pas du tout été influencée par Piranha 3D pour cet exemple, non non), mais trop c’est trop. Si l’histoire en elle-même avait avancé lors de cet épisode je ne dis pas, mais on passe ici un épisode entier (donc une bonne vingtaine de minutes), à « admirer » tantôt des demoiselles se battant dans l’eau de leur bain, enfilant des tenues aguicheuses (du genre tablier et bien sûr, avec un corps nu en dessous) et remuant du derrière sous le nez de leurs camarades masculins (et ce n’est pas au sens figuré). Qu’ont donc les japonais à exhiber des scènes perverses (car il faut dire ce qui est) et aguicheuses ? S’ils le font c’est sans nul doute que cela doit plaire, hélas. Il semble aujourd’hui impossible d’échapper à ces scènes faites pour plaire à des adolescents en rut devant des demoiselles de fiction se trémoussant allégrement. Et je le regrette. Il n’est pas étonnant de voir que les animes japonais se baladent avec des stéréotypes comme une voiture avec ses casseroles et il n’est pas non plus difficile de comprendre pourquoi ces derniers ont une assez mauvaise image pour les non initiés …

Pour la gloire, voilà un screenshot pris sur ce même épisode, montrant la qualité des équipes de fansub françaises (je crache dans la soupe, je le sais, c’est à peu près la seule grosse bévue de ces sous-titres, qui ont eu le mérite de faire retomber l’énervement qui commençait à monter en moi vis-à-vis de la série).

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