Mois: janvier 2011

La Mécanique du Cœur

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Pour parler de ce livre, je vais devoir spoiler, vous êtes prévenus. Car oui, la Mécanique du Cœur est un livre que j’ai lu il y a plus d’une année maintenant, sans avoir l’occasion d’en parler comme il se doit. Sorti en même temps que l’album éponyme de Dionysos, ce livre a été écrit par Mathias Malzieu, chanteur charismatique du groupe. Les deux, livre et album, sont indissociables. On appréciera encore mieux les chansons de l’album en connaissant l’histoire qui le mène, et on dévorera encore plus facilement le livre en ayant les chansons en tête.

La Mécanique du Cœur raconte la vie de Jack, né le jour le plus froid du monde, ce qui a eu pour conséquence de faire geler son cœur. Emmené aussitôt chez une doctoresse, Docteur Madeleine, celle-ci lui mit une horloge mécanique en guise de cœur, pour lui permettre ainsi de vivre. Elle lui enseigna alors trois obligations, qui lui seront nécessaires si Jack tient à rester en vie : ne jamais toucher à ses aiguilles, ne jamais s’énerver et surtout ne jamais, ne jamais, se laisser tomber amoureux. Car alors pour toujours, à l’horloge de ton cœur, la grande aiguille des heures transpercera ta peau, explosera l’horloge, imploseront tes os : la mécanique du cœur sera brisée de nouveau.

Nous y voilà : la fameuse mécanique du cœur. Toile de fond de cette histoire semi-fantastique, mais surtout bien ancrée dans la réalité sous bien des abords. Et là ça commence à spoiler.

Bien évidemment, ne tentant nullement de respecter les conseils de la doctoresse, Jack va tomber amoureux d’une fille, jusqu’à s’en faire exploser le cœur. Il sera le jouet de la jalousie et de la colère en la voyant disparaitre dans les bras d’un autre garçon. Miss Acacia, chantée par Olivia Ruiz (tiens donc) dans l’album, est une belle espagnole qui va ainsi faire vaciller le cœur et la vie de Jack. Malheureusement (ou heureusement) pour ceux qui n’ont pas lu le livre, mon article va surtout s’orienter sur la fin de Jack. Les dernières pages nous apprennent que tout ceci n’était que mensonge, que Jack n’avait pas le moins du monde un cœur mécanique, et qu’il fut fou de l’avoir cru, tout un chacun sait bien que cela est impossible. Le Docteur Madeleine ne lui avait raconté cette histoire, que dans l’unique but de l’empêcher de souffrir à cause des tourments de l’Amour. Elle l’avait bien mis en garde : tomber amoureux t’abimera le cœur, à jamais.

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Hélas, mille fois hélas, il est difficile de se refuser des moments de bonheur présents, sous prétexte de penser au malheur futur. A nos risques et périls dira-t-on. La juste question est : quelques heures ou jours de bonheur valent-ils le coup de souffrir des mois durant ? On parle bien souvent de différence entre remords et regrets, et qu’il vaut mieux éprouver les uns plutôt que les autres. Mon avis est qu’on souffre autant, peu importe le nom mis sur ces sentiments. Ce qui fait mal est de ne pas avoir mal, de ne sentir aucune souffrance corporelle, de n’avoir aucun bleu, aucun hématome, mais de souffrir comme jamais. Quand on a une cicatrice, on la nettoie puis la soigne. Ici, quand l’Amour fait mal, ou quand toute autre déception psychologique se fait ressentir, il est impossible de se soigner tant que l’on n’aura pas trouvé sa provenance. Alors on cherche des solutions (remèdes bien souvent pires que le mal), on trouve des coupables (bien souvent soi-même) et on s’enfonce dans cet état lamentable, échecs après échecs. On sait d’où nous est provenu le bonheur qui nous a fait sourire, rire et vivre. Le sachant, on fera tout notre possible pour le retrouver, à déraison, désespérément. Avec le fol espoir du désespoir.

Jack est mort en s’arrachant le cœur de ses doigts ensanglantés, rempli de haine envers ce cœur qui l’aura tant fait souffrir. Jack est mort en se rendant compte que son cœur était tout ce qu’il y a de plus normal, de plus humain. C’est ce qui en faisait sa force, mais aussi sa faiblesse.

Quelle chance il serait, d’avoir un cœur mécanique.

Pour un flirt (sous méphédrone) …

… avec toi. Je ferais n’importe quoi.

Quand rien ne va et qu’il n’est d’aucune utilité de rester chez soi pour ressasser les mêmes pensées négatives jour après jour, il est plus censé de sortir. Aller prendre un café, écouter les discussions autour de soi, s’inspirer des joies qui nous entourent, car même si elles ne nous touchent pas directement, toute joie est bonne à prendre.

Bien des scientifiques se mettent à dire que le sentiment amoureux ne se distingue pas tant que cela de la prise d’une drogue, parfois semblable à l’effet provoqué par de la cocaïne. Ou de la méphédrone. Je dois dire qu’ils ont raison. Loin de la personne aimée, un certain état de manque se fait ressentir. Un manque qui prend aux tripes, qui secoue et qui ne nous guide que vers un seul but : celui de revoir ladite personne, comme si elle était une dose dont on ne pouvait se passer. Etre loin de cette personne n’équivaut pas forcément à parler de distance ; on peut être très près de cette dernière tout en la sachant hors de portée, à des années-lumière de soi. Alors on envoie des mails, des textos, on passe des coups de fil dans une seule attente, pouvoir sentir la présence de l’être aimé auprès de soi et tenter de s’en rapprocher par n’importe quel moyen. Ou plutôt tenter de la faire se rapprocher de nous, puisque c’est cela qui est en général le plus ardu. Crying, Waiting, Hoping, comme nous dit le titre d’une chanson des Beatles.

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Je parlais plus haut de méphédrone, car c’est le vrai sujet de mon billet. La méphédrone (pour ne pas dire 4-méthylméthcathinone, et surnommée « miaou-miaou ») est la nouvelle égérie de la jeunesse désabusée, concrètement, le nouvel opium du peuple riche des banlieues parisiennes. Apparue il y a une dizaine d’années et connaissant son essor depuis quelques unes seulement, elle s’est très rapidement développée dans les milieux chics pour devenir « in » et bougrement répandue. Son expansion n’a pas été due au hasard mais plutôt à l’absence de législation concernant cette drogue (mais aussi, officieusement, comme substitut à l’ecstasy qui, selon les consommateurs habitués, devenait de moins en mois efficace et de plus en plus falsifiée). En effet, elle n’a été considérée par la loi française comme stupéfiant qu’au cours de l’année 2010. Jusqu’alors, elle restait aussi légale que la vente et la consommation de Poppers, pour quiconque sachant où s’en procurer. Il était à l’époque plus facile d’en trouver que de télécharger Avatar en 3D via peer to peer ; elle était le plus souvent vendue sur le net en tant « qu’engrais pour plantes » ou « sels de bain », pour faciliter sa procuration. Suivant le pas de la législation suédoise et anglo-saxonne, la France a donc décidé à raison d’interdire la méphédrone en la classant comme stupéfiant, qui était auparavant répertoriée comme la quatrième drogue la plus utilisée en Grande-Bretagne. A raison, car ses effets correspondaient effectivement aux autres drogues étiquetées dans cette catégorie : accélération du rythme cardiaque, sueurs importantes ou encore grande euphorie (effets comparables à la prise de MDMA, entre autres).

OLYMPUS DIGITAL CAMERAS’inspirant souvent de ses partenaires européens pour prendre des décisions, souvent avec de longs mois de retard (voire pour certaines interdictions, des années), la loi française reste en marge en ce qui concerne les décisions rapides et efficaces. Pour parler franchement, elle a bien du mal à se maintenir à niveau dans ce domaine, préférant s’aligner sur ses voisins. On a beau penser que les libertés se trouvent de plus en plus diminuées, il n’en reste pas moins un paquet qui virevolte jusqu’à ce que de nouvelles lois interdisent celles encore présentes, qui sont pourtant déjà prohibées dans d’autres pays de l’Union Européenne. A titre d’exemple, l’absinthe est encore autorisée (diluée et surveillée certes), alors qu’elle ne l’est plus en Irlande, profitez-en pendant qu’il en est encore temps, car c’est un délice.

J’adore le personnel UGC

Et ce n’est pas ironique. UGC, les puristes et les anarchistes (autrement dit les contestataires) diront que ça pue le marketing à plein nez, que les places de cinéma sont à des prix exorbitants et que ça ne sert à rien de payer pour des films qu’on peut trouver sur le net. De tellement bons et justes arguments, qu’il ne servirait à rien que je revienne dessus, surtout pour m’énerver. Le fait est qu’à UGC je me sens comme chez moi, même mieux. Il y a de beaux fauteuils rutilants, des vendeurs aux petits soins, de jolies lunettes 3D sentant bon les lingettes nettoyantes, des Häagen-Dazs à foison et de la musique zen pour nous faire patienter et nous détendre en attendant la séance.
Justement, n’ayant rien à faire un dimanche soir, à part attendre impatiemment quelqu’un, qui deux heures plus tard me prendra dans ses bras aux pieds de la Tour Eiffel, j’ai eu l’idée d’aller me prélasser bien au chaud au café de l’UGC de la Défense, avec un bouquin et de la musique douce.

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– Excusez-moi, avec la carte illimitée, je peux rentrer dans l’enceinte de l’UGC pour aller simplement prendre un café sans prendre une place de cinéma ?
– Normalement non, surtout en période d’affluence comme ce soir (quand résonnait dans les hauts parleurs « The Social Network et Paranormal Activity 2 complets ») mais comme pour vous ça ne change rien du tout, prenez une place pour n’importe quel film et on vous laissera passer à l’entrée.
– Ok bon je vais choisir un film en peu en retrait, histoire de ne pas prendre une place que je laisserai vide.
– Ouais, alors prenez « Elle s’appelait Sarah », il commence dans 5 minutes et il reste 170 places, ça aidera un peu le film en plus.

Il était adorable, et de surcroît il était mignon.

Vivre et (se) laisser mourir

Faire les boutiques quand on a un coup de blues, c’est le nec plus ultra quand on veut avoir une belle et abondante garde-robe, et c’est encore plus facile d’y parvenir quand on est dans cet état d’esprit un jour sur deux. Voire deux jours sur deux. Les filles ne sont pas si compliquées que ça, dès qu’une a de nouvelles fringues (mis à part les périodes de soldes, Noël, anniversaires et toute autre rentrée d’argent), c’est qu’il y a anguille sous roche. Mais faire les boutiques quand on déprime, c’est bien quand on trouve quoi acheter, mais c’est encore pire quand on repart les mains vides. Rien ne me va. Il n’y a aucun vêtement en adéquation avec mes goûts. Je ne rentre dans aucune des fringues que j’aime. Non, les filles ne sont vraiment pas compliquées.

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Autre cas de figure, les filles (parce que quiconque me connaissant sait que j’adooore les généralisations, ahem) s’achètent aussi de nouveaux vêtements pour plaire. Et quand on y réfléchit, vouloir plaire et déprimer vont souvent de paire. Encore plus quand les séances shopping ne parviennent pas à amener l’effet escompté et qu’il n’en résulte que d’autres séances de shopping les autres jours de la semaine. Outre acheter des fringues qui plaisent, on achète bien souvent des fringues qui vont plaire et qui font la jonction entre ce qu’on aime et ce qu’on veut faire aimer. Acheter des vêtements qui nous plaisent, qui vont plaire et donc nous faire plaire par la même occasion, est le bon moyen de sortir d’un brutal état de léthargie. Mais c’est aussi le moyen de s’y enfoncer quand il n’en résulte aucune conséquence positive.

Mad Men, Dexter & Cie

Ayant la bonne grosse flemme de faire un article pour chacune des séries que j’ai pu voir cette année (exceptés Weeds, United States of Tara et The Walking Dead), je vais me contenter de faire un best-of de ces séries, parfois déroutantes, souvent acclamées, qui ont fait 2010 (et les années précédentes).

Mad Men

Racontant les flirts à tout-va du personnage principal (joué par Jon Hamm, qui a dernièrement joué dans The Town et L’agence Tous Risques) et les aléas du commerce dans une agence de publicité, Mad Men nous embarque dans les années 60 avec une facilité déconcertante. Les mœurs de cette époque, et ses contradictions, sont impeccablement interprétées par une douzaine d’acteurs récurrents, qui n’ont rien de débutants (c’est le cas de John Slattery, connu par les amatrices de Desperate Housewives, au même titre que Mark Moses). Ce n’est pas par hasard que la série a une fois de plus raflé quelques récompenses aux Golden Globes et Emmy Awards l’année précédente (et est déjà nommée pour la catégorie des meilleures performances pour 2011).


Dexter

Sans prendre la peine de présenter cette série, je me dois d’avouer que j’ai été quelque peu déçue par la dernière saison sortie en 2010. Je ne peux même pas vous spoiler … car il n’y a rien à spoiler ! La série reste agréable à regarder : ça reste Dexter, Michael C. Hall reste toujours aussi séduisant, les blagues de Masuka d’aussi mauvais goût et le franc-parler de Debra n’a toujours pas changé. A part cela, cette saison tombe un peu à plat, quand on pense à la façon dont a fini la quatrième, qui était à mon avis le bouclage final de la boucle. Une sixième saison est déjà sur les rails, l’occasion de renouer de nouveau avec la série, en espérant qu’elle se surpasse un peu plus que la précédente.


Nurse Jackie

Commencée en 2009, Nurse Jackie va compter une troisième saison dès Février prochain. Ceux qui en ont marre des séries télévisées tournant autour du milieu médical (Urgence, House, Scrubs, etc.), ne devraient pas voir cette série. Je déteste toutes les séries tournant autour du milieu médical, mais j’ai plus qu’apprécié Nurse Jackie. Tout comme House, elle est accro au Vicodin, mais là s’arrête leur similitude. Dotée d’un caractère bien trempé, Jackie, jouée par Edie Falco, navigue entre sa vie personnelle chaotique, ses difficultés à joindre les deux bouts et des collègues attachants, quoique fatigants. Tout cela n’est pas forcément original quand on y réfléchit deux secondes, mais la série parvient à nous y faire adhérer sans trop de mal, et Edie Falco y est pour beaucoup.


Dead Set

Produite en 2008, Dead Set m’a permis de prendre du recul sur le plus récent Walking Dead, séries mettant l’une et l’autre en scène des morts-vivants. Les participants à Big Brother vont se retrouver bloqués (pendant un temps limité, évidemment, sinon ce ne serait pas drôle) à l’intérieur du jeu, pendant que se déclenche à l’extérieur une invasion de zombies. Série britannique, elle sera servie par l’humour anglais très particulier (qu’on peut corréler à Severance et Shaun of The Dead, pour rester dans le thème), quoiqu’ici discret. Son format (un pilote de 45 minutes et 4 autres épisodes de 25) permet d’aller droit au but sans perdre de temps inutilement. En revanche, hématophobes s’abstenir.


Breaking Bad

Vous connaissez bien sûr Bryan Cranston ? Non ? Vous connaissez le père de Malcolm dans la série télévisée ? Donc vous connaissez Bryan Cranston. Le voilà métamorphosé dans Breaking Bad, pour notre plus grand plaisir. Se découvrant atteint d’un cancer en phase terminale, Walter White (joué précisément par Bryan Cranston), professeur de chimie, va commencer à vendre de la méthamphétamine, en vue de laisser un joli pactole à sa famille quand viendra le jour de son décès. Ce que n’a pas prévu White, ce sont les dangers de ce genre de business – auquel il était auparavant plus qu’étranger – comprenant les mafias qui tiennent à leur territoire, et son beau-frère, agent à la brigade des stupéfiants. Créée par Vince Gilligan (scénariste et producteur de X-Files) et diffusée sur Arte depuis 2010, Breaking Bad a tout d’une série culte. Plébiscitée par le public et couronnée par 13 récompenses, cette série figure parmi mon top 3 (entre Dexter et Carnivàle – nous allons y revenir) et mérite largement ses multiples trophées.



The Big Bang Theory

Série réservée aux geeks, bonjour ! Mettant en scène quatre nerds hikikomori geeks, c’est bien geeks, et une jolie demoiselle un peu naïve (pour ne pas dire sotte), The Big Bang Theory est typiquement le genre de séries qu’on regarde pendant sa pause déjeuner, avec un pot de nouilles instantanées à la main. Bonne série à ses débuts, celle-ci commence de plus en plus à tourner en rond, rendant les gags navrants et l’histoire de fond inexistante. Et même si CBS a resigné pour 3 nouvelles saisons, jusqu’en 2013 (des gars qui n’ont pas peur de la fin du monde), TBBT restera une série à regarder entre deux cours avec une tartine de Nutella.


How I Met Your Mother

Mon constat concernant HIMYM ressemble à n’en pas douter à celui de TBBT. Partant d’une bonne idée à la Friends, HIMYM ne fait que s’essouffler, ne rendant les personnages que de propres caricatures d’eux-mêmes. Autant être honnête, je n’en suis qu’à la saison 4, mais je doute de continuer avec autant d’entrain qu’auparavant. On perd de plus en plus le but de l’histoire (voir le fameux visage de la femme au parapluie jaune), en s’embourbant dans des flashes-back de flashes-back interminables. Je vais persévérer mais j’espère que les producteurs arrêteront de nous faire tourner en rond, jusqu’à ce qu’au final et malgré eux, on se fiche complètement de savoir qui pourrait bien être la femme en question …



Carnivàle

Dernièrement, petit bonus pour Carnivàle, bien que hors compétition si l’on considère sa date de diffusion (de 2003 à 2005). Carnivàle fait partie de mes séries préférées, toutes catégories prises en compte, je n’ai malheureusement jamais pris le temps d’en parler comme il se doit. Le décor : un cirque ambulant qui parcourt les Etats-Unis dans les années 30. Avec une pointe de fantaisie et des décors et costumes sublimes (qui ont d’ailleurs valu l’arrêt de la série, suite à un manque de budget), Carnivàle (la Caravane de l’Etrange pour le public francophone) est une de ses séries qui marquent. Finissant malheureusement en queue de poisson à cause d’une troisième saison manquante (la pétition qui circule parmi les fans est toujours d’actualité), Carnivàle est un vrai pied de nez à toutes ces séries manichéennes à l’extrême. Comme montré tout au long de la série, il est bien impossible de ne faire que le bien ou que le mal, nos actions étant le plus souvent dosées en direction d’un juste milieu, pourtant si ardu à atteindre.

Et si avec tout cela vous ne savez toujours pas quoi regarder en ce moment, je ne peux plus rien faire pour vous !

Megamind : un Mégafilm

Megamind_7Ce n’est pas en traînant la patte, mais ce n’est pas non plus bouillonnante de joie, que je suis allée voir Megamind. Je voulais juste passer le temps et rigoler un bon coup : quoi de mieux qu’un film d’animation pour répondre à mes envies ? Un DreamWorks de surcroît.

Sans d’autre attente que cela, j’ai été agréablement surprise et carrément emballée par ce héros au look de Fantomas et à l’esprit de Malcolm. De l’humour, voilà de quoi ce film est fait. Car les films d’animation – voire les films tout court – sont grosso modo un éternel recommencement : à part certaines perles rares, tous les films se résument généralement aux mêmes histoires, mêmes personnages et mêmes fins. Ce film n’échappe pas à la règle : une histoire de super-héros et tous les clichés qui gravitent autour de ce genre de long métrage. Oui mais. Oui mais il y a de l’humour, et en particulier un second degré qui fera rougir de honte tous les classiques du genre s’accrochant désespérément à leurs bases. Megamind est avant tout un film qui se joue des films de super-héros, de ses héroïnes-journalistes qui se font kidnapper (n’est-ce pas, Loïs Lane ?), des geeks (avec la présence d’un superbe t-shirt « Erreur 404 ») et surtout de la lutte manichéenne bien/mal, qui fait la gloire des films hollywoodiens.

La seconde bonne surprise qui réjouit tout au long de ce film réside dans la bande-son. Avec d’un côté des musiques originales créées par Hans Zimmer, et de l’autre l’artillerie lourde avec, entre autres, Elvis Presley, Guns N’ Roses et AC/DC. Rien que ça.

Même si la fin reste d’une banalité terne, Megamind parvient sans soucis à nous faire passer une bonne heure et demie, mélangeant humour sans queue ni tête avec une animation sans faille. Du très bon DreamWorks.