Mois: octobre 2015

Une Foodie à la Défense

J’aurais du faire cet article depuis mal de temps mais je crois que je n’avais jamais pensé à une telle évidence. Erreur réparée donc, puisque je vais compiler ci-dessous une bonne partie (pas tout, ce serait indécent et je n’ai pas encore fait le tour) des restaurants de la Défense. Je n’ai pas pris de photos dans chaque endroit (cliquez dessus pour les agrandir) mais je compléterai cet article au fur et à mesure de mes escapades gourmandes. C’est donc parti pour un grand tour d’horizon de la Défense qui n’est pas, je préfère le rappeler, un quartier de Paris è_é


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A part de temps en temps au Starbucks, il n’y a qu’un seul autre restaurant rapide où je me permets l’achat de cheesecakes : chez Berko. Spécialiste de ces mets mais aussi des cupcakes, je n’ai jamais vu une variété de produits aussi large. Les prix pratiqués dans cette enseigne ne sont pas donnés mais la nourriture servie vaut largement le coup. Que vous aimiez les fruits, le chocolat, la vanille, les framboises ou bien encore les fraises Tagada, vous trouverez votre bonheur à coup sûr. Berko ne fait pour autant pas que des sucreries, puisque vous pouvez également y déjeuner en achetant leurs bagels préparés sur place. Un bagel et une part de cheesecake, vous en aurez pour dix euros mais vous serez rassasié pour la journée !

Burger King

J’avoue avoir mangé très peu de fois au Burger King et la première fois (le lendemain de son arrivée dans les Quatre Temps) fut un désastre : pas de pailles, pas de serviettes, pas de sauce, hamburger froid et … en fait ils m’ont donné la commande de quelqu’un d’autre.

Burger King

Je n’ai jamais été fan des fastfoods et je n’ai pas compris l’engouement qui s’est créé autour de BK, qui est pour moi du même niveau que ses concurrents. Le service est en tout cas rapide et vous avez pléthore de bornes à votre disposition pour commander votre repas. Si vous cherchez le restaurant (pas forcément des mieux indiqués), il se trouve au-dessus du New Look, juste à côté du Castorama.

Chez Clément

Je m’avance quelque peu en parlant de l’enseigne Chez Clément de la Défense, puisque le restaurant (dont la devanture est déjà visible au sein du dôme) n’est pas encore ouvert à l’heure à laquelle j’écris ces lignes. Affaire à suivre donc …

Ching N’Ling

Ching N'Ling Et non, il n’y a pas que Veng Hour (voir plus bas) qui fait de la nourriture asiatique à emporter à la Défense, il y a Ching’n Ling aussi !

Proposant en grande partie des nouilles, ce restaurant permet de se faire un déjeuner chaud pour moins de dix euros (plat, dessert et boisson compris). Tous les ingrédients respirent l’Asie et permettent de quitter le quartier d’affaires, ne serait-ce que mentalement : bambou, soja, nouilles thaï, choux chinois, lait de coco, riz au jasmin, brochettes, vinaigrette de wasabi… La photo que j’ai prise n’est pas vraiment représentative mais on y mange bien et rapidement, d’autant plus que la nourriture change de celle d’un Sushi Shop…

Happy Days Diner

Happy Days Diner La Défense

J’ai découvert les HD Diner pour la première fois il y a bien des années maintenant, en plein cœur du Marais à Paris. L’enseigne a depuis grandi puisqu’elle a conquis la banlieue parisienne (Boulogne, Levallois…) et même le territoire national (Lyon, Biarritz …). Le HD Diner de la Def’ ne se distingue pas des autres restaurants de la marque, dans le sens où on y retrouve évidemment les mêmes produits mais également la même qualité de service. HD Diner nous propose d’entrer comme dans un vrai diner américain : burgers, Diet Mountain Dew (hein Lana Del Rey), milkshakes et Dr Pepper sont au menu. Le seul malus du resto de la Défense réside en sa localisation. En effet, positionné quasiment en plein cœur du dôme, vous ne pouvez pas profiter du juke-box à loisir, comme c’est le cas dans d’autres lieux. Et si je ne me trompe pas, les serveurs ici ne se déplacent pas sur des patins à roulette, un manque certain de charme mais rien de bien réellement important.

HD Diner

Hippopotamus

Hippopotamus Au sujet du HD Diner, je disais qu’il n’y avait pas grande différence avec les autres enseignes du réseau. Concernant l’Hippo de la Défense il y en a une  : les prix. J’aurais pensé que les prix pratiqués à Paris intra-muros étaient plus hauts mais il faut croire que non car vous en aurez bien moins cher à déjeuner ou dîner à celui de Saint-Lazare par exemple.

Concernant les plats proposés, vous avez du saumon jusqu’à de l’andouillette, en passant par des nems ou encore de l’aligot. Avec plus d’une trentaine de mets sur la carte, autant dire que nous avons là l’embarras du choix. Il y a des jours où je suis convaincue et des jours où je le suis moins. J’ai l’impression que l’Hippo est le restaurant qui est le plus variable des 4 Temps, que ce soit au niveau de la cuisson des plats, du service parfois expéditif, parfois traînant en longueur, de la vente additionnelle trop prononcée ou encore de la confusion entre les accompagnements commandés. Franchement je ne saurais émettre un jugement clair et précis sur le restaurant. Pour les points positifs, la capacité d’accueil de la salle est très haute et les plats sont copieux, de la sorte que vous êtes rassasiés sans même avoir besoin de prendre un dessert, et c’est déjà pas mal !

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Il Naturale

Il Naturale La Défense Je ne suis allée qu’une seule fois au restaurant italien Il Naturale mais il me tarde déjà d’y retourner. Pizzas, pâtes, mais aussi salades à composer et gratins, sans oublier l’incontournable escalope milanaise, sont autant de mets que vous trouverez ici. Je n’ai pas pu goûter aux desserts mais la carte est bien variée : moelleux au Nutella, tarte au citron, différentes panna cotta et profiteroles, entre autres. Les prix sont modérés mais j’ai toujours l’impression de me faire arnaquer en payant quinze euros une pizza ou un plat de pâtes. Hélas, férue de risotto, je n’en ai malheureusement trouvé aucun parmi les plats proposés … Le petit plus : les apéritifs proposés gracieusement aux personnes patientant afin d’obtenir une table en période de forte affluence.

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J’ai boudé pendant des années le K10 car je suis une fan de restaurants japonais qui ne supporte pas le poisson cru et j’ai longtemps pensé que celui-ci ne faisait que cela, grossière erreur. Bon là j’étais en train de vous chercher une image de Johnny English qui se prend sa cravate dans le tapis roulant mais je me contenterai d’une photo que j’ai prise au restaurant de la Défense, mes excuses.

Quoiqu’il en soit, K10 est un restaurant pratique pour les pressés, puisque vous prenez vous-mêmes, et quand bon vous semble, les assiettes qui défilent sous vos yeux. L’addition étant calculée selon la couleur des plats ingurgités et la soupe Miso étant servie à volonté. La nourriture servie est des plus correctes et vous pouvez également commander des plats chauds disponibles sur la carte, préparés sous vos yeux également et servis eux aussi à la vitesse de l’éclair !

Marks & Spencer

Marks & Spencer La Défense Fan incontestée de Marks & Spencer, j’étais obligée de mentionner une nouvelle fois le magasin, puisque celui de la Défense est exclusivement dédié à l’alimentation. Ouvrant à sept heures du matin, M&S vend de tout pour tout le monde : bacon, apple pies, sandwiches des plus copieux et à toutes les saveurs possibles, biscuits vanille, cheesecakes, Christmas pudding … La boulangerie intégrée vous proposera également des petits pains et des muffins chauds à toute heure de la journée, un délice so british ! Des menus permettent d’acheter à moindre frais une boisson, une entrée et un plat de résistance. Fermant à 21 heures, n’hésitez pas à y passer après votre journée de travail car vous y trouverez beaucoup d’aliments avec de fortes réductions : tout ceux périmant le lendemain ou le surlendemain.

Moutarde Street

L’un de mes fiefs depuis mes années d’études (avec le Lavinia et ses très bons verres), je ne pouvais pas omettre de mentionner le Moutarde.

Moutarde Street

Je préfère vous le dire d’emblée, ceci est un vrai restaurant. Je veux dire par là ni un fast food, ni une chaîne ayant déployé ses tentacules partout (le second Moutarde étant dans le quartier Saint-Michel). Par conséquent, les prix sont au-dessus de la plupart des autres lieux de repas du quartier (et encore, quand je pense au Globe Trotter …). L’avantage d’aller au Moutarde réside en leur happy hour. Six euros pour un Mojito, c’est peut-être très cher quand on habite à Auxerre, mais à la Défense c’est du pain béni. Les plats servis ici sont très bons mais je préfère vous conseiller un cocktail avec un plat bien garni de tapas, qui vous ravira autant qu’un plat du jour.

Pacific Pizza

Pacific Pizza Situé dans le CNIT (à côté du RED), Pacific Pizza est un restaurant aux couleurs de la Californie. Et dire que je n’y suis pas retournée depuis mon escapade outre-Altantique *sigh*

Je commence tout de suite par le point noir du restaurant : l’agencement et la réverbération acoustique du lieu qui en découle. La capacité de la salle doit être d’une centaine de personnes, et rien qu’aux trois quarts pleine le son émanant des discussions des convives est infernal.

Pour le reste je n’ai aucun mauvais commentaire à faire. Les plats proposés sont multiples (bien qu’on ait toujours l’impression vu mes photos que je m’acharne à manger des burgers où que j’aille) et les frites que vous voyez sont faites à base de patates douces, ce qui permet de varier les plaisirs. Les serveurs sont polis et si vous demandez d’être servis rapidement, vous le serez.

Le Paradis du Fruit

Je ne vais pas m’étendre sur le Paradis du Fruit dans cet article puisque je l’ai déjà fait, et en détails, ici même. J’avoue qu’il fait partie de mes restaurants préférés du coin. Donc pour la peine je vous ajoute une autre photo prise là-bas :

Le Paradis du Fruit La Défense

Red (Hippo)

Red (Hippo) La Défense

Filiale du groupe Hippopotamus, il vaut mieux pour vous ne pas être végétarien si vous allez chez Red. Le concept : se focaliser quasiment exclusivement sur la viande. Mi fast-food, mi-haut de gamme, Red Hippo sert extrêmement rapidement des plats extrêmement copieux (un steak de 300 grammes n’étonnera personne ici bas), tout en effectuant une politique de prix pas nécessairement basse. Le nom RED ne fait d’ailleurs pas tout à fait référence à la viande rouge, comme je le pensais la première fois où j’y ai mangé, mais est l’acronyme de Restauration Express D’Hippo. La sensible différence entre la maison-mère est le nombre réduit de plats proposés : une dizaine. D’où le fait que le service se fasse bien plus rapidement chez Red. Si vous n’avez qu’une demi-heure pour manger, courez dans ce restaurant situé à l’intérieur du CNIT, mais préparez-vous à dépenser plus d’argent que dans un bistro (à titre d’exemple, le filet de bœuf charolais est à 26 euros…). A savoir qu’il est également possible de commander à emporter.

Le Valmy

Le Valmy est de loin le meilleur restaurant de gastronomie française que j’ai pu goûter à La Défense. Situé quasiment au pied des tours Société Générale, dans le quartier Valmy (ça ne s’invente pas), il jongle tous les jours avec les mets de sa carte afin de proposer des plats en fonction des saisons et des arrivages.

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A première vue il ne paie pas de mine, mais quand on regarde la carte, et encore mieux, quand on regarde les plats qui passent entre les tables à travers les baies vitrées, on se rend très vite compte des délices proposés à l’intérieur. Toutefois, je ne vous le cache pas, les prix ne sont pas donnés. Mais le service et la nourriture servie en vaut la peine.

Vapiano

Vapiano La Défense

Niveau qualité / prix (boissons comme plats), préférez Vapiano à Il Naturale dont j’ai parlé plus haut (Vapiano vous évitera de devoir payer six euros la flûte de prosecco). Bien que je le préconise pour tous les restaurants, ce dernier est d’autant plus valable ici : allez-y très tôt ! Le principe de Vapiano étant de faire la queue debout pendant que vos pâtes sont préparées devant vous, comprenez qu’il est préférable de ne pas avoir beaucoup de personnes patientant avant vous.

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La cuisine de Vapiano est vraiment fine et les mets proposés sont sophistiqués sans trop pousser sur les prix, ce qui fait que je classe ce restaurant dans le haut de ma liste ; le point négatif étant vraiment la façon de récupérer ses plats. Si vous n’aimez pas attendre debout (ce qui se comprend aisément), optez plutôt pour les pizzas, puisqu’un biper vous sera alors remis, signalant quand elle sera prête, vous laissant le temps de déguster un bon apéritif en attendant.

Veng Hour

Veng Hour La Défense

Alors là c’est non, je suis désolée mais je dois faire partie des rares personnes du centre n’appréciant pas Veng Hour (prononcer « our », pas « awoueur », ce n’est pas un resto anglais hein). A travers mes précédents postes, j’ai été habituée au restaurant chinois du coin de la rue qui fait de bonnes portions à emporter (bonnes au sens excellentes comme au sens bien dosées) en échange d’un ticket restaurant. Veng Hour est pour moi un fast food asiatique cher et peu goûteux. Cela ne me dérange pas de payer pour de la bonne nourriture, ce qui n’est vraiment pas le cas ici, que ce soit dans les deux restaurants de la chaîne présents dans les 4 Temps.

The Waffle Factory

Ou la tentation olfactive … et l’orgasme gustatif.

The Waffle Factory

Vous vous dirigez vers tel ou tel magasin, prenons le New Look ou La Poste, tous les deux dans la zone ciblée, et là vous sentez une merveilleuse odeur marketing de … gaufres. Vous êtes déjà foutus sans le savoir. Sur place ou à emporter, vous avez chez Waffle Factory, comme son nom l’indique, des gaufres à toutes les saveurs. Salées ou sucrées, légères ou façon tartiflette, tout est possible ici. Peu de places assises étant hélas disponibles, je vous conseille plutôt de vous y arrêter pour le goûter, à condition de ne pas être au régime !

Wok by Tiger Wok

Tiger Wok Situé à l’intérieur du CNIT, dans la partie rotonde, Tiger Wok nous propose le seul restaurant typique et spécialisé Wok de la Défense. Servi dans l’énorme plat du même nom, accompagné d’une bolée de riz à part, le plat principal est bien fourni et permet d’être rassasié en une fois. Je regrette que les plats soient un peu trop secs et l’accompagnement de sauce assez léger. De fait, la portion immense se trouve être un véritable étouffe-chrétien pour peu qu’on ne pense pas à s’hydrater régulièrement. Pour le reste, le service est vif et les prix dans la moyenne. A noter la présence d’une terrasse donnant sur le parvis, pour profiter des rayons de soleil, ce qui est rare parmi les restaurants de la zone.

Yin’s

En marge des autres restaurants, car situé à côté des tours de la Société Générale, côté Nanterre, Yin’s est l’un des meilleurs restaurants japonais que j’ai pu goûter. Mais attention, les menus oscillent entre 30 et 35 euros.

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A mon arrivée, un portier m’accueille et l’on me place à une table où m’attendent déjà des biscuits apéritifs. Quelques minutes plus tard, on me propose de me nettoyer les mains avec l’habituelle serviette chaude, mais préférablement apportée avant de commencer à déjeuner. Les prix de la carte peuvent refroidir mais une fois les plats goûtés, on comprend pourquoi c’est si cher, un peu comme Chez Ly si je peux oser la comparaison. Jamais je n’ai apprécié une brochette au fromage avec du vrai bon fromage dedans, jamais je n’ai apprécié les brochettes de poulet avec autant d’appétit. Pour un repas d’affaires, ou une réelle envie gastronomique, foncez chez Yin’s.


Un conseil important pour finir : pour déjeuner à la Défense, privilégiez au maximum une arrivée dans les restaurants choisis à midi pile. Rien qu’à 12h15, il y a bien trop de monde et des durées d’attente qui peuvent se révéler très longues. Tous les restaurants mentionnés ici et tous les liens pointant vers des sites externes concernent des lieux présents à la Défense. Bon appétit !

Paranormal Activity 5 : Ghost Dimension

Comme le Woody Allen, il y a aussi l’édition 2015 de Paranormal Activity. A la base film à petit budget, les réalisateurs ont creusé leur portefeuille cette année pour nous offrir une séance en 3D, rien que ça, pour ce film qui est censé être l’ultime de la saga.

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Cinquième film officiel de la franchise, Paranormal Activity 5 : Ghost Dimension revient sur l’enfance de Katie et tente une nouvelle fois d’expliquer les raisons de la présence de l’entité démoniaque qui sévit depuis des années déjà. J’avais adoré Paranormal Activity : The Marked Ones, bien qu’il ne fasse pas réellement partie du fil de l’histoire principale. C’est sans doute pour cette raison que je l’avais particulièrement apprécié, puisqu’il se détachait sensiblement de l’ambiance habituelle des films (beaucoup d’humour, principalement tourné en extérieur, différences de réalisation, etc.). Je venais donc dans un bon état d’esprit puisque le dernier film en date m’avait bien plus. Hélas, PA5 revient dans les travers de la franchise et ne se démarque là non plus pas par son scénario : une famille tombe sur une caméra sensible aux esprits, qui permet de les visualiser alors qu’ils sont invisibles à l’œil nu. On critique fortement le scénario, moi la première, mais quand on met tous les films bout à bout, on s’aperçoit que ceci-ci devient presqu’aussi complexe que la saga Saw… (premier film d’horreur à être sorti en 3D tiens).

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Bon allez, parlons de la chose intéressante de la séance : la 3D. Cette 3D était perfide et dans le même temps mi-discrète, mi-too much. Je m’explique. J’en attendais beaucoup des effets-spéciaux car un film d’horreur en 3D, d’épouvante d’autant plus, ce n’est pas tous les jours que cela arrive. Les films d’horreur ayant souvent un budget réduit qui ne permet pas d’utiliser la technologie nécessaire. On sent la 3D dès le départ, grâce aux images filmées à travers la « caméra spéciale fantômes ». Cela fait très hologramme mais j’ai trouvé cela plutôt réussi. Puis celle-ci disparaît pendant un certain temps (je pense d’ailleurs que le film peut se regarder sans lunettes pendant un bon moment), jusqu’à revenir pile quand on l’avait oubliée. J’ai bien apprécié cette volonté de mettre la 3D en second plan, en souhaitant sciemment se faire oublier, pour nous faire jumpscarer au moment où on ne l’attendait plus. Sur la fin en revanche – loin de moi l’idée de vous spoiler – elle est devenue too much en exagération, à coups de livres qui volaient, d’esprits qui tendaient la main vers mon visage, etc ; à tel point que j’en ai éclaté de rire (ce qui ne m’était jamais arrivée devant un PA).

Je n’ai pas trouvé le film excellent, loin de là, mais il a tenté de finir la saga en beauté, en ajoutant du mieux possible des éléments nouveaux, sans toutefois apporter de réels outils de réponses quant à l’enfance de Katie et aux questions soulevées dans les premiers opus. Un film dont on peut largement se passer donc – bien qu’on se rende compte qu’ils ont vraiment fait des efforts niveau FX – mais qui permet de bons moments de frayeur tout de même.

L’Homme Irrationnel

Sorti la semaine dernière dans les salles, L’Homme Irrationnel est le dernier film en date de Woody Allen, avec Emma Stone et Joaquin Phoenix en acteurs principaux.

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Cuvée de l’an 2015 donc pour un film dans la lignée des précédents. J’ai trouvé la première demi-heure plutôt longue en attendant que l’intrigue ne démarre et je pensais pendant ce temps-là qu’il n’y aurait peut-être pas d’intrigue, mais seulement une histoire romantique à base de philosophie et de dépression.

Fort heureusement, le mot-clé « thriller » sur la fiche d’Allociné a pris tout son sens au bout de cette première demi-heure. N’ayant pas regardé la bande-annonce avant de voir le film, j’ai souhaité la visionner pour savoir si l’élément déclencheur était mentionné dans la publicité … mais non. Je ne vous dirai donc pas ce qu’il advient, mais sachez que le prof de philo joué par Joaquin Phoenix (accompagné d’Emma Stone, une jeune étudiante à la MJ Parker) – qui est au comble du désespoir, ne sourit jamais, ne voit en aucun cas en quoi la vie vaut la peine d’être vécue – va voir sa vision de la vie et du monde changer du jour au lendemain. Voilà grosso modo le pitch du début du film.

L’histoire s’embraye bien plus vite une fois les décors mis en place et l’élément perturbateur posé. J’aurais souhaité avoir moins de dialogues semi-pompeux, semi-intellos, qui versent seulement dans le cliché des films d’Allen, comme le serait une toile d’araignée dans un film de Tim Burton. J’ai aimé ce film car je me suis facilement identifiée au personnage principal. Sans cela, L’Homme Irrationnel peut facilement paraître long et sans faveur, comme Minuit à Paris

Born This Way

_DSCter2 Rares sont les choses qui me gonflent plus que les magasines, revues ou livres décrivant les hommes ainsi et les femmes comme ça. Donc les femmes ça parle beaucoup, et quand ça parle, ça parle shopping, bébés, chaussures, régimes amincissants et vernis à ongles, sinon ça mange du quinoa et de la salade. C’est plus glamour d’être au bout de la chaîne alimentaire pour manger de l’herbe et des graines. Je vous rassure, les hommes ne sont pas mieux lotis, ils boivent de la bière dégueulasse, ne jurent que par le foot ou les jeux vidéo et ne souffrent d’aucun sentimentalisme.

Je suis tout sauf féministe mais je déteste les clichés. J’exècre ces magasines féminins que je ne parcoure que chez le coiffeur et où les publicités pour des produits qui font perdre du poids côtoient les pages qui souhaitent renverser les diktats en ayant pour leitmotiv Aimez-vous telle que vous êtes! Comment une telle hypocrisie ne peut-elle pas donner envie de vomir ? Je ne suis pas féministe car je ne supporte pas les femmes se targuant de vouloir une égalité des sexes tout en trouvant normal qu’on continue de leur payer le restaurant, comme si c’était un bien inaliénable et qu’il ne fallait finalement que prendre les bons côtés d’une quelconque égalité.

Malheureusement il y a beaucoup de clichés réalistes. Je connais pléthore d’hommes et de femmes qui semblent suivre à la lettre les abominations que j’ai citées plus haut. C’est là où le bât blesse, où on se demande si l’on n’est pas anormal(e) à ne pas correspondre à ces critères qui décrivent apparemment dans le menu le genre humain et surtout les genres humains. Un homme peut être romantique et prolixe sans être gay, au même titre qu’une femme qui joue aux jeux vidéo et boit de la bière n’est pas forcément lesbienne. Mais qui est-elle si elle ne peut se reconnaître nulle part ? Si les seuls points de comparaison médiatisés sont des insultes à leur propre personnalité ? Par quel outrage un homme peut-il aimer la couleur rose ? Par quel sacrilège une femme ne souhaite-t-elle pas enfanter, et pire, ne s’extasie-t-elle pas devant l’acte des autres de donner la vie, qui pour elle est simplement la chose la plus banale qui soit, effectuée par tous les mammifères depuis des milliers d’années ?

124_by_enigma_fotos-d8oo3pc Je ne dis pas non plus que tout un chacun est égal à un autre. Il y a de belles personnes, des laides, des intelligentes et des très bêtes. Il y a de tout (pour faire un monde) et c’est le fait de vouloir l’égalité en tout qui nuit le plus. C’est s’imaginer que toutes les personnes ont les mêmes centres d’intérêt, de croire qu’ils n’y a que des métaleux pour écouter Marilyn Manson, que des femmes pour aimer les films de Woody Allen et que des geeks pour lire le Seigneur des Anneaux.

Il n’y a pas de solution toute faite pour faire en sorte que chacun puisse arrêter d’être névrosé pour enfin s’aimer et s’épanouir tel qu’il est. Si vous regardez la femme à côté de ce paragraphe (qu’elle soit à vrai dire une femme ou non), j’espère que vous la voyez des mêmes yeux que moi. Quelqu’un avec des rondeurs, qui n’a pas le ventre plat que tous souhaitent nous vendre et qui doit faire un bon 42, mais que je trouve sensiblement belle. Il y a beaucoup d’efforts à faire pour se distinguer dans le bon sens du terme, pour se distinguer de l’image que l’on souhaite véhiculer, de l’image que l’on devrait véhiculer, pour se demander si, ça se trouve, on ne veut pas vraiment être la personne que l’on désire être.

Honeymoon – Lana Del Rey

« C’est le mot qui résume le rêve ultime. […] La vie est une lune de miel, tu sais ? La vie, l’amour, le paradis, la liberté… C’est pour toujours. »

tumblr_nin99etp9P1u7j6ago1_500 Ainsi décrit par l’artiste, il est sorti depuis le 18 septembre, il s’appelle Honeymoon et c’est le dernier album studio de Lana Del Rey.

J’ai commencé cet article à la première écoute, j’ai laissé passer quelques jours d’écoute plus attentive et je l’ai finalement fini aujourd’hui. Ambiance sensiblement différente que ses précédents albums, les pistes sont plaisantes même si j’avais la désagréable impression d’être bourrée en entendant le rythme des paroles, entêtant et déstabilisant comme le quart d’heure qui suit l’ingurgitation d’un shot d’absinthe. A moins que LDR n’ait été elle-même portée par cette chaleur en enregistrant l’album.

Quoiqu’il en soit, une ambiance très années trente se dégage de l’album, et bien que les pistes ne soient pas forcément des plus abouties, on ressent que la chanteuse a réussi à poser sa voix. Même si l’album Born to Die a été un énorme succès commercial, il n’en restait pas moins évident que la voix de Lana Del Rey avait été retouchée outrageusement. Même les néophytes pouvaient s’en rendre compte à l’écoute des chansons, comme c’était le cas notamment pour Video Games. La voix et les respirations de la chanteuse sont ici plus naturelles et ne souffrent pas d’un parasitage d’Auto-Tune ; peut-être moins vendeur mais aussi moins factice.

Je ne sais pas comment va se porter Honeymoon au niveau des ventes, mais il est possible que bien des acheteurs ne soient pas intéressés car LDR se détache de plus en plus de ce qu’elle faisait lors de ses premiers singles. Ni pire, ni meilleur, cet album est surtout différent car on sent une émancipation et un détachement de la chanteuse face à ce qui se veut (et se vend) dans l’air du temps.

Confessions Nocturnes

a_lesbian_woman_activist_against_the_lesbophobia_by_wawa2009-d8717nl Toutes ces aventures, toutes ces envies, tous ces espoirs qu’il faut refréner. Je parlais il y a peu de ce sentiment de bien-être et de maîtrise totale de sa vie qui arrivent quand l’alcool fait son effet. Cet effet me fait peur à présent. Peur de tomber dans le piège de ces envies, de ces messages qu’on désire ardemment écrire, de cette personne qu’on souhaite appeler, de ces espoirs qu’on pense réalisables. A l’heure du tout numérique, il est bien simple d’être en soirée et de faire semblant de s’amuser, tout en ayant comme seules préoccupations que de vouloir remplir son verre et dire ce que l’on pense à qui l’on pense. Peur de ne pas trouver la limite entre la franchise de l’honnêteté et la vie en société qui fait qu’on ne peut malheureusement pas toujours dire ce que l’on pense pour ne pas passer pour une cynique notoire, voire une dépressive, ou une traînée. Peu importe à quel point on peut désirer une personne il faut remarquer tous les signes et admettre ceux qui nous disent que non, ce n’est pas possible. Qu’il faut refaire sa vie avec quelqu’un qu’on ne connaît pas encore, dont on ne sait même pas s’il existe. Alors que toutes ces soirées où je finis sciemment alcoolisée pour ne pas penser à ce qui m’attendra demain, je pense tout de même que tout ceci n’est que ma faute. Toutes les personnes me disant que je suis belle et drôle et gentille et intelligente me font mal, que si j’ai apparemment tous ces bons mots, je n’en reste pas moins seule, ce qui me prouve d’autant plus que le problème ne peut venir que de moi. Que c’est l’accumulation de tous ces mensonges, toutes ces tromperies, qui fait que je ne peux plus penser à demain sans m’imaginer nourrir mon chat entre un épisode d’une série télé et une crise de larmes, parce que je voulais parler, parce que je voulais juste espérer, parce que je voulais juste changer ma vie. L’alcool est la solution et le problème à la fois, car le problème c’est toutes ces choses qui n’aboutissent pas, c’est cette volonté d’aller de l’avant qui échoue, c’est travailler en RH dans une société qui fait un plan social, c’est se demander chaque weekend quelle occupation va bien pouvoir être utile au moins une heure, c’est sombrer dans le sommeil au bout de longs moments de doutes et de passages sur messenger pour ne pas craquer dans sa volonté de parler pour ne rien dire, rien dire qui pourrait avoir de conséquences, c’est se lever chaque matin dans le noir sans jamais voir le bout du tunnel.