Une Foodie à Deauville [La Flambée]

Du Spinnaker au Ciro’s (prononcez cirrhose), je dois dire que j’ai déjà fait mon chemin (et mon estomac) parmi les restaurants de Deauville. Je n’ai pour autant jamais fait d’articles sur la ville, bien que mon tout premier article foodie ait été écrit sur un restaurant très proche, à Merville Franceville. Pour des raisons personnelles, je vais passer de plus en plus de temps à Deauville dans les années à venir, l’occasion donc de commencer à décortiquer les fruits de mer et les restaurants du XXIème arrondissement parisien, en commençant par La Flambée.

Avec 2 Fourchettes au Guide Michelin, il va sans dire que je partais déjà en terrain conquis. Malgré son appellation, La Flambée n’est en rien un restaurant alsacien mais typique du bord de mer. Je commence tout de suite par les prix : les menus sont pour tous les portefeuilles. Vous pouvez donc trouver votre bonheur dès 21€ avec à minima un plat, un dessert et une boisson, mais également des menus plus copieux avec différents types de mets.

J’ai pour ma part commencé par l’œuf mollet sur son nid et feuillantines d’escargots, émulsion de châtaignes (tout en lorgnant sur le plateau de fruits de mer de mon voisin de table) et continué sur un poisson, dont hélas je ne me rappelle plus le nom. Impossible de me référer à la carte présente sur le site puisqu’elle est mise à jour régulièrement, selon les saison et les arrivages.

La Flambée offre un cadre intimiste sans être austère et apporte une grande attention à la présentation de la table et des plats comme au service de la nourriture (vous ne serez jamais à court de pain ou d’eau plate). Les plats servis sont suffisamment nutritifs pour se sustenter convenablement, tout en ayant de la place pour le dessert. A quelques minutes à pied des Planches, le restaurant est un bel endroit où manger, où vous pouvez également profiter de la terrasse intérieure, à l’abri de la circulation et du passage.

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Le dernier épisode de Dexter [spoiler évident]

Alors que l’infime probabilité de la sortie de la saison 9 continue de faire parler d’elle et que j’avais commencé à organiser mon périple pour Miami, j’ai visionné pour la seconde fois l’intégralité des huit saisons qui composent la série Dexter. Seule série à ce jour que je me suis amusée à revisionner, et avec le même plaisir. Cet épisode final durement jugé est-il mauvais ou peut-il être noté de façon plus indulgente ?

J’avoue que je me souvenais de beaucoup d’éléments marquants, du surprise motherfucker à la mort de nombreux personnages principaux, mais il y a un certain nombre de situations que j’ai redécouvertes, cinq ans après. Ayant visionné la série pendant huit ans et l’ayant cette année murgée en un peu plus d’un mois, je dois dire que j’ai eu aussi quelques problèmes avec la chronologie. Des éléments que je croyais rapprochés étaient éloignés dans le temps, et d’autres que je pensais voir arriver bien avant, ont tardé à apparaître.

Le dernier épisode de Dexter se déroule alors que ce dernier a planifié de disparaître en Argentine avec sa compagne recherchée par la police (Hannah McKay) et son fils. Devant tuer un dernier criminel avec de partir (le fils de la psychiatre Evelyn Vogel, interprétée par Charlotte Rampling, celle qui a créé le code qui a servi de base à Dexter), Dexter se rétracte et laisse Debra se charger de son arrestation, qui lui servira pour reprendre sa place au sein de la police avec les honneurs. Hélas, le meurtrier se défend en tirant sur Debra, balle non mortelle, qui l’oblige à subir une opération. Dexter est alors contacté par ses collègues qui lui annoncent la nouvelle et il décide de retarder son départ afin de s’assurer que Debra ne risque rien, pendant que Hannah McKay et son fils partent en Argentine pour l’attendre sur place. L’opération de Debra ne se déroule pas comme prévu et suite à un arrêt respiratoire prolongé, elle perd ses facultés neurologiques, la condamnant à vivre le reste de sa vie dans un état végétatif.

Dexter se débrouille pour tuer son meurtrier en le faisant passer pour un cas de légitime défense, et même si Quinn et Batista ne sont pas dupes, ils comprennent la douleur de Dexter et la partagent. Profitant du cyclone approchant sur Miami et l’agitation générale qui en découle, Dexter débranche le respirateur artificiel de Debra et l’emmène sur son bateau. Il jette le corps de Debra à la mer et fonce droit vers la tornade.

Beaucoup ont critiqué la fin de Dexter pour les dernières minutes qui ont suivi les scènes que je viens de vous raconter. On y voit Dexter, ayant refait sa vie dans on ne sait quel Etat, comme bûcheron, encore ravagé par le chagrin. Je comprends cette fin, qui peut être motivée par un souhait de conserver le personnage principal vivant, mais j’avoue que la fin aurait été bien plus impressionnante si elle finissait sur le suicide de Dexter en pleine mer. Le scénariste Scott Buck a même précisé : « J’ai fini la série de la manière qui me semblait la plus honnête possible par rapport au personnage de Dexter. Dans mon esprit, Dexter a toujours été celui qui serait capable de survivre. »

Même si les dernières minutes et ce Dexter en mode bûcheron ont pu gâcher cette fin de série dans l’esprit de beaucoup de monde, je fais cet article pour réhabiliter ce dernier épisode, qui pour moi est l’un des plus forts que la série ait connue.

Il faut pour comprendre cela reprendre au début de cette saison. Debra est au courant que son frère est un tueur en série depuis une saison déjà. A la fin de la saison 7, elle choisit de tuer sa supérieure hiérarchique au sein de la police afin que son frère n’aille pas en prison. Au début de la saison 8, nous retrouvons une Debra Morgan qui a quitté son poste de lieutenant pour travailler dans une agence de détectives privés. Les premières scènes sont éloquentes : droguée, ne prenant plus soin d’elle, alcoolique, perdue, Debra n’est plus que le fantôme d’elle-même. Le physique qui la représente en ce début de saison reprend celui qu’elle avait au début de la série, quand elle n’avait pas confiance en elle, ni en personne. Elle en veut à son frère de lui avoir fait faire ce choix et s’en veut de l’avoir choisi lui, tout en sachant au fond d’elle qu’elle le referait si l’occasion se présentait. La réconciliation entre le frère et la sœur prend beaucoup d’épisodes et même s’ils redeviennent proches, les protagonistes et les spectateurs sont conscients que rien ne sera jamais plus comme avant.

C’est en parvenant à dépasser le monstre qui est en lui, son dark passenger, et en plaçant sa sœur au-dessus de ses pulsions meurtrières que Dexter va malgré lui être responsable au second degré de la mort de Debra. La volonté de suicide de Dexter suite à ces événements n’est pas incohérente. Même s’il tient à son fils, il le sait en sécurité auprès d’Hannah et ne tient à mon avis pas à vivre avec sur la conscience la mort des personnes qui lui ont été le plus proche : son père, Rita, Vogel et surtout Debra. Les dernières minutes de la série sont aussi bien une volonté de fan service que d’ouvrir sur une possible vie meilleure, après des années de reconstruction, dans un environnement destructeur au sens premier du terme, si l’on en croit son nouveau métier.

La fin de Dexter n’est pas une mauvaise fin si l’on considère la dernière saison, voire le dernier épisode dans son ensemble, mais elle a subi la mauvaise publicité faite par la scène finale. Malgré quelques longueurs et des antagonistes plus ou marquants selon les saisons, Dexter reste encore à ce jour une bonne série télévisée. La psychologie des personnages est bien traitée et l’évolution se fait en douceur au fil des épisodes. Je regrette quelques raccourcis (notamment entre les saisons) qui expliquaient de manière trop brève la disparition de tel ou tel personnage mais je retiens une série forte, mêlant adroitement suspense et comédie par moments, qui a su se détacher de l’oeuvre originale pour surprendre ses spectateurs.

Atlas – La Cantine du Monde

Bienvenue dans le restaurant (pour le moment) éphémère Atlas, la Cantine du Monde !

Située en plein cœur de Paris, l’enseigne a été créée par Danone pour promouvoir leur nouvelle gamme de yaourts du monde. Vous pouvez aussi bien venir en journée, pour 5€ par heure vous aurez café, thé, wifi et yaourts à volonté. Mais également pour dîner (le mercredi) ou bruncher (le dimanche), pour 20€, avec des conférences, de la nourriture à thème selon le pays sélectionné pour le jour où vous y allez et bien d’autres surprises encore.

J’ai découvert Atlas par hasard en cherchant où bruncher un dimanche à Paris, sans me faire avoir par les restaurants dédiés aux touristes. Je me suis rendue au brunch dédié au Sri Lanka le mois dernier, où j’ai pu découvrir la nourriture locale, concoctée le matin même par une cuisinière srilankaise, en présence de représentants de l’ambassade. Buffet froid, chaud, plats salés, sucrés, vous aurez tout ce qu’il vous faut pour passer un bon moment et en apprendre plus sur la culture des pays sélectionnés.

Subventionné en partie par Danone, vous savez où va l’argent que vous dépensez pour le repas. Il vous faudra réserver pour assister aux dîners et aux brunches car ils ont lieu en petit comité (nous étiez à peu près une vingtaine de personnes, mais le bouche-à-oreilles va je pense aller bon train).

Bien sûr, on va se dire que tout cela n’est que du marketing mais je trouve l’idée vraiment novatrice et avec une réelle plus-value pour le consommateur. Le public peut aussi bien être exclusivement français qu’international et les échanges avec les représentants des pays sont dans un univers informel, permettant d’en apprendre plus sur les cultures de manière intelligente. Car quoi de mieux pour connaître de nouvelles cultures que d’en goûter les spécialités gastronomiques ?

Une Foodie en Floride [Miami et Orlando]

Cela fait déjà plusieurs semaines que je suis revenue et j’ai mis du temps à accoucher de cet article. Les raisons sont simples : orgie de burgers, je n’en peux plus. Autant dans les autres Etats où je suis allée (Nevada, Californie, Arizona, New York), j’ai toujours trouvé de quoi m’alimenter sans faire la tête, autant en Floride, j’ai du me faire violence pour trouver quelque chose qui me tentait, même lorsque je crevais de faim.

Tout commençait pourtant bien puisque c’est un Etat en bord de mer, ce qui veut donc dire crustacés et poissons à gogo. Chez nous peut-être, aux Etats-Unis un peu moins. Sur les trois jours que j’ai passés à Miami, j’ai réussi à manger une fois et demi de la nourriture issue de la pêche. La première au centre commercial Aventura Mall, chez Luke’s Lobster, où, comme son nom l’indique, j’ai pu déguster un homard. Ayant oublié l’espace d’un instant que j’étais en Floride, j’ai été étonnée de découvrir un sandwich de homard, un SANDWICH !

Mis à part la présentation, je dois avouer qu’il était bien présenté et servi avec des morceaux de pain brioché chaud. Cela ne m’a quand même pas bien calée très longtemps et j’ai fini au Shake Shack cinq minutes après. La seconde fois où j’ai mangé un simili poisson à Miami ne compte que pour moitié quand vous verrez la tête de mon plat. Je n’avais pas gardé un mauvais souvenir d’un déjeuner à San Francisco chez Bubba Gump et j’y suis retournée en vitesse avant de prendre un bateau pour une belle virée en mer. Sur la carte, beaucoup de fritures, beaucoup de plats en sauce, et au milieu, des crevettes en gratin. Banco !

 Le plat arrive à ma table et je vous donne une minute pour trouver les crevettes, c’est parti !
Hé oui, c’était un gratin de crevettes featuring des coquillettes et plus de fromage que je ne pourrais en manger en un mois. J’enterre définitivement l’enseigne où mon estomac a été meurtri par ce plat lourd, sans saveur et avec des crevettes caoutchouteuses.

Voilà pour mes aventures de mer à Miami. Evidemment, à côté de cela, j’ai mangé des burgers normaux, des burgers du chef, des burgers supplément bacon, oeuf, cheddar et tout ce qu’on peut mettre dessus ou dedans. Mon restaurant préféré a été le Norman’s Tavern sur Miami Beach (Collins Avenue plus précisément, si tant est que ce soit précis plus la longueur de l’avenue). Le bar fait de très bons happy hours où vous pourrait profiter des vins américains (habituellement très chers aux Etats-Unis) et d’un service agréable et rapide. Pour des burgers aux environs de 10 dollars, frites comprises évidemment, ce restaurant est le juste milieu entre le Miami tout doux du nord de l’île et tout fou du sud.

Avant de partir vers d’autres horizons, mentionnons également les brunches du matin (ou autres trucs que j’ai pu trouver car la proximité de mon hôtel (vu qu’il a plu des cordes pendant plusieurs jours c’était voiture ou bloc d’à côté) ne regorgeait pas de restaurants fastes ou qui ouvraient tôt). J’ai trouvé mon bonheur au Social Club, à deux pas de la plage.

Dans un environnement chic mais pas trop, j’ai pu remplir mon estomac comme il se doit, grâce à une carte variée et des prix modérés. Ouvert à partir de 7 heures du matin (à cause du décalage horaire il me fallait bien ça), l’endroit est une petite aubaine pour ceux qui souhaitent aller sur la plage de Miami avant les touristes et l’heure où il faut commencer à mettre des sous dans l’horodateur (9 heures).

Vint ensuite le départ pour Orlando, à bord de ma voiture rutilante, toujours sous des trombes d’eau, avec une grande escale dans les Everglades pour filer les alligators, et une pause curiosité-semi gustative dans un Taco Bell à Naples, histoire de me sustenter à petit prix pour tester l’enseigne. Cela reste tout de même un fast food mais plus sain que ce qu’on peut trouver dans les autres marques. Attention également aux cafés servis aux Etats-Unis, ils sont toujours extrêmement chauds. Le mien a mis une heure de route pour revenir à une température buvable, ne tombez donc pas dans le piège de vous jetez dessus sans avoir d’abord testé la température !

Arrivée à Orlando, j’ai trouvé un restaurant non loin de mon hôtel qui deviendra mon point d’ancrage pour les trois soirs que je passerai dans la ville, le Applebee’s. J’ai pu y déguster des bières et des burgers, mais pas que, car je commençais sérieusement à en faire une overdose. La carte est très variée et propose aussi bien des salades que des pâtes ou des grills. Pour des repas qui ne dépassaient pas 20 dollars, boisson comprise, avec un service agréable, j’étais contente de m’y réfugier après des kilomètres (genre une douzaine par jour) de marche. Car si j’étais à Orlando, c’était pour les parcs à thème principalement. La ville n’a pas d’attrait historique ou grands quartiers culturels mais tourne avant tout autour du cinéma et des parcs d’attraction.

Départ en fanfare pour mon premier jour (sur les deux) dédié aux parcs à thème, direction Universal Studios Florida. Je ne vais pas rentrer ici dans le détail des attractions ni vous dire à quel point elles étaient dingues (il faut vraiment dire qu’elles l’étaient), mais vais plutôt me consacrer, en lien avec l’intitulé de cet article, aux spécialités culinaires du parc, car il y en a. Organisé selon différents quartiers (un dédié à San Francisco par exemple, où l’on retrouve encore Bubba Gump), j’ai commencé par étancher ma soif avec … une bièraubeurre. Je suis vraiment désolée pour tous les fans d’Harry Potter, mais c’était le truc le plus infecte que j’ai jamais bu de ma vie. Et le problème c’est que tout le monde autour de moi avait l’air d’adorer. Mais une bière au beurre ça peut passer, limite tiède bon ok, mais avec du beurre de cacahuète ça n’allait vraiment pas du tout. Même si on m’avait dit que ce n’était pas bon je serais allée le goûter par moi-même, ça reste une bièraubeurre quand même, mais je ne vous conseille pas cette boisson. Rabattez-vous plutôt sur l’excellent glacier au pied de Gringotts ou encore sur les pâtisseries présentes dans le chemin de traverse ou à Pré-au-Lard.

Mon repas du midi a définitivement fâché mon corps avec toute la friture servie dans ce pays. Même quand on prend du simple poulet, il faut qu’il soit caché sous de la chapelure, rendant tout goût de viande indétectable. Malheureusement, vous trouverez une grande variété de ce type de restauration chez Universal, à moi de choisir les endroits les plus huppés, mais qui restent tout de même à but lucratif et non gustatif.

Le lendemain, direction Walt Disney World et le parc de Magic Kingdom (faut pas rêver, je ne vais pas passer l’intégralité de mes vacances dans des parcs à thème donc une seule journée à Disney me suffit). Evidemment, comme une quiche, j’ai choisi le parc … que nous avons à Marne La Vallée. Fort heureusement, il y avait quelques différentes, notamment dans le design des attractions (je préfère de loin notre Space Mountain) et à l’intérieur (les éléments de décor de la Maison Hantée n’étant pas tout à fait les mêmes). A cela s’ajoutent tout de même des attractions que nous n’avons pas en France. Assez dépitée de mes aventures culinaires chez Universal, je n’en attendais pas grand chose de Disney, d’autant plus qu’allant aux parcs de Paris plusieurs fois par an, je suis quand même assez au fait de ce qu’on propose dans ce type d’environnement.

 J’ai été fortement étonnée en trouvant un bon restaurant de fruits de mer, près du lac central, avec des prix plus que corrects considérant l’endroit, où j’ai pu à nouveau goûter un homard. Servi également en sandwich (et moins cher), mais AVEC DES CHIPS. Dans quel monde vit-on pour proposer des pinces de homard décortiquées et de la chair succulente, avec des chips ? Certes, elles semblaient être « faites maison » mais tout de même, je n’ai jamais mangé de homard de façon si sur le pouce. Comment rendre un plat raffiné en un truc mangé vite fait, comme si, le comble, c’était un aliment courant de la vie de tous les jours. Bon après, à côté de ça, on a des gens qui mangent des cuisses de dinde dans la rue, normal.

J’ai adoré mon séjour aux Etats-Unis et j’ai trouvé que je m’en suis particulièrement bien sortie concernant l’organisation succincte (j’ai décidé de partir deux mois avant) et la météo désastreuse. Pour autant, j’en retiens une véritable déception sur le plan gastronomique, où j’en attendais plus d’un Etat bien situé pour se nourrir des produits de la mer. En espérant vous avoir apporté mon aide et n’hésitez pas à me donner votre avis sur la bièraubeurre, ça m’intéresse …

L’Eventreur [Théâtre Essaion]

J’ai connu le théâtre Essaion par le biais de la pièce sur le Comte de Monte-Cristo en fin d’année dernière. J’ai redécouvert ce même théâtre le weekend dernier, en aidant un proche qui montait son propre décor avant sa représentation, en en profitant pour fureter dans les coulisses et préparer le café dans la cuisine des pro. Bref, le théâtre Essaion, je m’y sens un peu comme chez moi maintenant. Et pendant que je furetais, j’ai mis la main sur un tract faisant la publicité de la pièce l’Eventreur, jouée tous les samedis en fin d’après-midi. Assez férue des pièces de thriller, voire même d’horreur (comme on peut le déduire grâce à mes précédents billets sur La Peur, Piège Mortel, La Dame Blanche, etc.), je n’ai pas eu besoin de beaucoup réfléchir pour me décider à aller voir la pièce à la prochaine représentation, soit hier.

Par le biais d’un style évidemment très british, nous suivons les principaux meurtres de Jack l’Eventreur, en présence des enquêteurs cherchant à débusquer le criminel et des victimes ayant succombé à ses attaques. Pour rappel, Jack l’Eventreur a sévi à Londres en 1888, en tuant pas moins de cinq prostituées (voire onze personnes, voire même beaucoup plus), sans que l’on ne sache jusqu’à aujourd’hui encore qui se cachait derrière ce sobriquet.

Zut, j’arrive et je vois qu’il y a déjà une dizaine de personnes devant moi. Je voulais être bien située, je ne voulais pas qu’on me pique mes places préférées. Fort heureusement, je me suis vite souvenue qu’au théâtre, les spectateurs n’aiment pas les premiers rangs (encore plus quand on sort du cadre de la comédie), j’ai donc pu prendre mes aises comme j’en ai l’habitude, au tout premier rang. J’ai au début eu peur de voir une comédie musicale (ce qui n’est pas mon genre préféré), mais la pièce n’en est pas une. Elle inclut la musique dans son récit, sans que ce dernier ne tourne autour d’elle. Ce qui m’a beaucoup frappée a été la précision des détails narrés par les personnages, tant chirurgicale que franche. Les victimes de l’éventreur ont subi de graves blessures, voire même une destruction forte de leurs organes (imaginez-vous lire du Maxime Chattam), mais le tout est décrit de façon honnête et dure, sans fioriture, ce qui glace d’autant plus que c’est bel et bien la réalité des faits. La façon qu’a le narrateur de raconter l’histoire est également précise et très bien tournée. On est face à de la belle écriture, des phrases qui font mouche et prêtent à sourire comme à réfléchir.

Je ne peux pas m’avancer plus que cela dans l’histoire car il est important de découvrir le reste sur scène. Les trois acteurs jouent chacun plusieurs personnages et sont vraiment crédibles dans leur discours comme dans leurs actes. Je n’ai pas pu aller boire un verre avec eux en sortant (terrible dilemme en un soir de l’Eurovision) mais leur entrain et leur investissement sont bien réels, ce qui donne vraiment envie de les encourager pour la suite.

Vous trouverez les horaires du spectacle sur le site du théâtre Essaion, et à savoir que des prix découvertes sont actuellement en vente sur BilletReduc.

News Mai 2018

Bon j’ai un peu raté la date d’anniversaire, mais cela fait déjà plus de dix années que ce blog est en ligne !

Je suis certes moins active sur ces derniers mois que je n’ai été prolifique à certains moments de la vie de ce blog, mais vous le savez, tout est cyclique. Donc je vous rassure, il tiendra bon au moins quelques années encore.

Côté séries TV, on attendait début mars la troisième saison de Scream (tirée évidemment du film du même nom), mais l’affaire Weinstein ayant eu pas mal de conséquences, elle en a aussi eu sur la suite de la diffusion de la série, où le monsieur a été décrédité du générique. Les plus optimistes (ou les plus renseignés) nous parlent de la sortie de la saison 3 pour cet été.

La semaine dernière était pour moi une semaine ciné d’horreur, avec dans un premier temps une comédie horrifique, plutôt comédie d’ailleurs : Game Night, où une soirée murder party vire à l’angoisse, ou carrément au fiasco. Sans faire trembler le monde de par son originalité, le film contient quelques blagues qui font mouche et j’ai remarqué que cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu une salle de cinéma rire à gorge déployée. Euh ouais ok, je ne vais jamais voir de comédies en fait. Dans un second temps, je suis allée voir hier Action ou Vérité, que je pensais avoir déjà vu, avant de me rendre compte que je confondais avec le film éponyme sorti en 2012. Les effets spéciaux sont réussis et bougrement surprenants car on ne s’y attend pas (sauf si on a vu les images issues du film avant d’aller à la séance). L’aspect terreur n’est pas forcément là mais est représenté par la menace psychologique qui plane sur les participants, ce qui n’est finalement pas plus mal. J’aurai surement oublié ce film dans une semaine mais je ne suis pas déçue vu que je ne m’attendais pas à grand chose en y allant.

Et côté perso je m’envole encore pour de nouvelles contrées courant de ce mois, pour le loisir cette fois-ci. De nouveaux articles dédiés verront donc le jour le mois prochain…