Une Foodie en Guadeloupe

 Comme du temps du Havre, me revoilà en déplacement professionnel à goûter toutes les saveurs des régions que je traverse. Intervenant en ce moment pour les DOM-TOM, voici venue l’occasion de vous parler des délices de la Guadeloupe, charmante partie du sud de la France.

Avant de venir j’avais en tête les accras et les sorbets coco, que j’engloutis largement lors de mes passages annuels au Salon International de l’Agriculture et à la Foire de Paris sur les stands des pays du monde. Cela peut paraître cocasse, voire plouc sur les bords, mais n’étant jamais allée en territoire ou département d’Outre-Mer je faisais avec ce que j’avais sous la main. Ce qui était tout de même très bon. Je vais donc commencer par là : oui il y a des accras et des sorbets coco mais j’ai goûté en Guadeloupe les plus succulents de ma vie.

Pour ceux qui ne connaissent pas les sorbets coco artisanaux (non ce n’est pas une boule coco comme on en trouve en grande surface vous vous en doutez bien), je vais tâcher de les décrire le plus clairement possible. Le sorbet coco artisanal, grand classique de la gastronomie antillaise, est fait à la main grâce à une grosse sorbetière en bois (comme un petit tonneau), où se trouve un réceptacle en métal comprenant la coco, lui-même entourée de morceaux de glace et de sel pour la durcir et former ainsi la glace coco depuis le lait qui se trouve au milieu. A cela viennent s’ajouter quelques ingrédients plus ou moins secrets selon les vendeurs : noix de muscade, vanille, cannelle ou encore citron vert. Se trouvant le plus souvent au bord des plages, le sorbet coco est un vrai délice que vous pouvez même confectionner à la maison grâce aux multiples recettes trouvables sur le net.

Pour continuer sur la touche sucrée (je fais l’impasse sur la délicieuse coco caramélisée), je suis obligée de vous parler des fruits qu’on trouve en Guadeloupe, aussi facilement que nous trouvons des raisins en Bourgogne. Ananas, mangue, coco, goyave, et bien d’autres noms bien plus excentriques, n’ont qu’à nous voir se baisser pour être ramassés. Les marchés sont hebdomadaires dans les différentes villes, voire quotidiens pour les plus grandes, et permettent de s’achalander de manière permanente en fruits de saison.

Passons maintenant au salé, et là aussi il y a beaucoup à dire. Je vous parlais d’accras mais il n’y a pas que cela. Bon, il y a pas mal de cuisine grasse mais il est très facile de trouver à manger pour tous les goûts. En ce qui concerne la cuisine à l’huile, hormis les accras, vous pouvez également trouver des bokits, qui sont une sorte de sandwich baigné dans l’huile, ainsi que des agoulous, ressemblant aux paninis de chez nous avec un pain différent, mais chut, il ne faut pas le dire. Le bokit étant en haut à gauche sur l’image ci-dessous et l’agoulou juste à sa droite. Viennent les accras en-dessous puis, dans l’ordre de lecture, poisson (je ne sais plus lequel, j’ai honte) et son assortiment de légumes et enfin, poulet façon coco.

Côté poissons et fruits de mer, laissez-moi vous dire que vous serez servi ! Beaucoup de poissons typiques des côtes guadeloupéennes sont trouvables facilement sur les marchés et dans les restaurants, servis la plupart du temps avec du bon riz créole aux haricots rouges. Pour ce qui est de la viande, j’ai pu goûter du cabri pour la première fois. Viande très charnue, elle n’est pas si faisandée que j’aurais pu le croire et est très tendre. L’occasion également de tester les plats servis façon colombo, ressemblant sensiblement à une cuisine faite avec du curry. Bien évidemment, c’est également l’occasion de tester la langouste de ces mers, cuisinée grillée la plupart du temps, qui est un autre des plats emblématiques du département.

Bref, la Guadeloupe n’a plus à prouver qu’elle fait partie intégrante de ces régions françaises où il fleure bon la gastronomie, pour tous les goûts et pour toutes les gourmandises.

Une semaine en Egypte !

Le mois dernier, j’ai réalisé un de mes grands rêves depuis de longues années : visiter l’Egypte. Comme on me l’a demandé sur place : « Mais pourquoi tu n’es pas venue avant ? », je me dois de répondre que c’était un mélange de différentes excuses, mêlant argent, frayeur de l’insécurité, et je crois un peu l’appréhension d’être déçue, après avoir imaginé ce pays depuis très longtemps. Pour résumer : les prix touristiques actuels pour l’Egypte sont plus que corrects, je ne me suis jamais sentie en danger lors de mes excursions et je n’ai pas le moins du monde été déçue.

Voyager seule ou sans passer par le biais d’une agence ne me dérange pas. Mais pour cette destination atypique où je n’étais pas vraiment sereine de faire le voyage en totale autonomie, j’ai choisi de réserver via un tour opérateur français (Thomas Cook) et une agence d’excursion égyptienne (Kuoni, circuit « Gloire des Dieux »). Je préfère déjà rassurer toutes les personnes qui, comme moi auparavant, n’ont jamais effectué de vacances en voyage organisé : vous êtes bien accompagné mais bénéficiez d’un bon nombre de temps libre pour ne pas vous sentir enfermé. A l’aéroport d’arrivée par exemple, j’ai été tout de suite récupérée par l’agence, qui devait me remettre mon Visa pour entrer sur le territoire. J’avais quelques appréhensions de ne pas trouver la personne devant me réceptionner, mais une fois sur place, et devant le nombre de panneaux et de personnel présents, j’ai réalisé qu’il aurait été impossible que je passe à côté et sois alors reconduite à la frontière. Ou ailleurs. Je ne sais pas trop ce que j’imaginais. Bref, tout est réglé et récupéré pour vous chaque jour : les billets d’entrée dans les musées ou sites, les calèches, minibus ou autres moyens de déplacement et les repas (entre autres, je ne vais pas faire une liste exhaustive mais vous avez juste à vous soucier des boissons et des petits extras). Je précise aussi qu’il y avait très peu de touristes sur les lieux que nous avons vus au fil du séjour, en raison du faible attrait qu’a hélas la région en ce moment.

Le premier jour fut assez dur, puisqu’après deux avions, je suis arrivée à bord de mon bateau à 1h30 du matin, avant de me lever à 6h le dimanche pour commencer les visites au cœur d’Assouan. Et comme c’était la première nuit de ma vie que je passais sur un bateau de croisière, je ne crois pas avoir beaucoup dormi, mais ça ne m’a pas dérangée pour autant. L’excitation d’être enfin là surement. Je ne vais pas rentrer dans le détail de toutes les visites car d’un point de vue extérieur cela peut être assez rébarbatif. Dimanche donc : visite de Louxor, de l’allée des Sphinx, de la vallée des Rois, du temple d’Hatshepsout et des colosses de Memnon. Nan ça, ce n’était que le matin ! L’après-midi étant dédiée à la visite des temples de Louxor et Karnak, avant le retour sur le bateau pour commencer la navigation vers Edfou.

Vous l’aurez compris, le programme est assez chargé mais nous passons à chaque fois assez de temps sur chaque lieu touristique. Le guide francophone Kuoni nous expliquant sur place tout ce qu’il y a à savoir, avant de nous donner quartier libre et nous retrouver à un endroit prédéfini. Cette deuxième nuit sur le bateau fut également agitée, non en raison d’un quelconque mal de mer (j’ai la chance de ne pas être atteinte par cela), mais plutôt du passage de l’écluse d’Esna en plein milieu de la nuit. Pour resituer le contexte, le bateau dans lequel je dormais était des plus luxueux (digne des romans d’Agatha Christie et rempli seulement à moitié) et j’étais au quatrième étage (juste sous le pont), avec depuis ma chambre une vue sur le Nil. Quelle n’a pas été ma surprise de me faire réveiller dans la nuit par un égyptien qui vendait des objets à hauteur de ma fenêtre alors que j’étais en pleine navigation sur le fleuve. C’est en ouvrant délicatement mon rideau que j’ai compris que les locaux se servaient de l’écluse comme point de vente aux touristes. Ce qui peut être assez surprenant quand on ne s’y attend pas.

Nous sommes partis le lundi à la découverte du temple d’Edfou, dédié au dieu Horus (à tête de faucon) et au temple de Kom Ombo consacré à Sobek (à tête de crocodile). L’occasion de visiter par la même occasion le musée du temple, regorgeant d’une collection assez impressionnante de momies crocodiles. Je rebondis sur le fait que les visites commencent très tôt le matin, en raison de la chaleur du climat : à 7h, il fait déjà plus de 30 degrés à l’ombre.

Le mardi matin, visite du temple de Philae, dédié au culte d’Isis (qui avait été déménagé suite à la construction du Haut-Barrage), puis du Haut-Barrage lui-même, protégé comme une centrale nucléaire (détecteurs, militaires, snipers, la totale). A savoir que tous les lieux que nous avons visités comprenaient la présence de gardes armés et de détecteurs, car il est à titre d’exemple interdit de se promener avec un simple couteau. Attention aux photographes également, car certains lieux (comme c’est le cas de la vallée des Rois) n’acceptent pas les appareils photos et caméras (téléphones portables acceptés sur soi mais prises de vues interdites). L’après-midi, promenade en felouque autour de l’île Kitchener et visite du jardin botanique. Avec en option pour le soir le spectacle sons et lumières au temple de Philae (qui n’a pas pu avoir lieu exceptionnellement en raison de pluie – il n’avait pas plu à Assouan depuis quatre ans).

Le mercredi, excursion à Abou Simbel (départ tout schuss à 4h30 du matin car il faut trois heures de bus pour atteindre la destination) et nous nous envolons dans l’après-midi pour Le Caire, à un peu plus d’une heure de trajet, avant d’arriver vers minuit dans notre hôtel, avec vue sur les pyramides depuis la piscine. What else ?

Le jeudi, visite du Caire avec évidemment le musée du Caire et sa collection dantesque de momies superbement conservée. La salle des momies humaines (car il y a aussi chats, chiens…) est en option et coûte plus cher que l’entrée au musée en elle-même, mais je vous rassure, cela ne correspond au final qu’à cinq euros. Il était inconcevable que j’aille en Egypte sans voir de mes propres yeux des momies. Je ne vous montrerai pas de photos car elles sont interdites pour des raisons de conservation évidentes. L’après-midi étant dédiée à la visite du bazar de Khan El Khalili avant de retourner nous reposer à l’hôtel devant (choisissez) la piscine / un mojito / une chicha / la vue des pyramides. En fait je n’ai pas choisi. Afin de parfaire cette journée, j’ai pris en option le spectacle sons et lumières devant les grandes pyramides, à seulement un quart d’heure de bus de l’hôtel. Il faut également savoir que la conduite en Egypte n’est pas comparable à la conduite en Europe. C’est ici la loi du plus fort et du plus téméraire, où se mêlent sur le périphérique à 100 kilomètres / heure piétons, ânes, vans, voitures (en panne ou non) et scooters.

Vendredi, dernier jour de visite, et pas des moindres, puisque le Saint-Graal m’attendait : la visite du plateau de Guizeh, avec le Sphinx et les pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos, ainsi que la pyramide à degrés de Saqqarah. Nous étions au plus près de ces illustres monuments et j’ai même poussé le vice jusqu’à visiter l’intérieur d’une des trois. Il faut savoir que les égyptiens sont ouverts à toutes sortes de théories concernant les pyramides et ne sont pas offusqués quand j’ai abordé la théorie des anciens astronautes (qui m’est très chère, particulièrement en ce qui concerne les pyramides). Eux-mêmes ne sachant toujours pas pourquoi elles ont été construites, ils estiment cette croyance aussi valable que de vénérer des dieux à tête d’animaux. En effet, aucune momie n’a été trouvée à l’intérieur et elles ne comportent pas d’inscription, contrairement aux temples et nécropoles. Dernières haltes avant de rentrer à l’hôtel : un magasin de coton égyptien, un atelier de fabrication de papyrus et un laboratoire d’essences naturelles.

C’est donc le cœur rempli de toutes ces visites que je suis repartie le lendemain matin pour rentrer sur Paris. Je ne suis absolument pas déçue et, bien que la semaine ait passé vite, j’ai eu l’occasion de découvrir un grand nombre de choses. Le séjour mêlant nuits en croisière et nuits à l’hôtel permet d’explorer beaucoup de lieux, tout en bénéficiant d’un équilibre parfait entre accompagnement et autonomie. Pas d’article « foodie » pour cette destination car j’ai le plus souvent mangé dans des restaurants ou à des buffets de type continental. A part la bière égyptienne Stella, je n’ai pas pu énormément goûter à la gastronomie locale, pains égyptiens et épices mis à part. Je vous conseille fortement cette destination, même si la mythologie égyptienne ne vous fait pas forcément rêver. Mes derniers conseils, que j’ai pu mettre en pratique : évitez le mois du ramadan et les périodes trop chaudes (je pense que le mois de mai est la limite), afin de profiter au mieux du séjour. Je me suis toujours déplacée à l’extérieur avec mon foulard en guise de hijab, mais plus pour me protéger du soleil que par souci de coutume. En effet, les touristes ne sont pas mal vus de ne pas adopter le style vestimentaire du pays mais je déconseille toutefois aux femmes de porter des vêtements trop aguicheurs. J’espère vous avoir donné envie de visiter ce beau pays, même si j’ai peur que d’ici quelques décennies beaucoup de temples commenceront à fermer au public, car l’exploitation des lieux touristiques (et notamment le peu de respect qu’ont certains touristes à toucher à tout) pourra rapidement mettre en péril les monuments de cette superbe civilisation.

The Autopsy of Jane Doe – The Jane Doe Identity

Enième victime des changements de titres d’anglais à anglais pour rien, The Autopsy of Jane Doe en version originale devient The Jane Doe Identity dans les salles de cinéma françaises.

L’histoire tourne autour d’une autopsie effectuée sur le cadavre d’une inconnue (une Jane Doe donc), qui ne va pas se dérouler de façon tout à fait normale. Je pensais aller voir un film d’épouvante lambda (c’est à dire pas franchement bien), mais je suis sortie de la séance avec un bon ressenti sur ce que je venais de voir. Le film va se cantonner véritablement à deux personnages principaux (je compte la copine, le chat, le shérif et la morte comme personnages secondaires), ce qui est assez rare dans un film d’horreur, où l’on a souvent tendance à accumuler à outrance le nombre de personnages présents à l’écran, afin d’en tuer un maximum au fil des scènes. Deux acteurs pour soutenir le film donc, dont Brian Cox, également à l’affiche de Churchill en ce moment, et de beaucoup d’autres films précédents.

Les éléments d’angoisse ne sont pas forcément originaux (jeux de miroirs, ombres, jumpscares habituels) mais l’ambiance générale du film est particulièrement réussie. Le thème de l’horreur n’apparaît pas dès le début et peut faire passer le long-métrage pour un thriller pendant une bonne partie de l’histoire. L’arrivée de la police, à l’inverse de la grande majorité des films, n’est pas synonyme de dénouement et l’aspect technique de l’autopsie est bien plus poussée (logiquement) que d’habitude. Je pense m’essayer au précédent film d’André Øvredal, The Troll Hunter, tourné en mode caméra à l’épaule, pour découvrir ce réalisateur que je ne connaissais pas jusqu’à aujourd’hui.

Alien : Covenant

J’arrive après la bataille mais je voulais me faire une réelle opinion sur le film, quitte à aller plusieurs fois le voir au cinéma. Cet article est garanti sans spoil direct, quitte à parfois faire des phrases incompréhensibles pour ceux qui n’ont pas vu le film. Attention d’ailleurs, une simple recherche du film sur Google Images dévoile des éléments qu’il serait préférable d’ignorer avant d’aller le voir.

Beaucoup de choses ont été dites sur Alien : Covenant : articles, reviews, vlog … J’en ai vues et lues un maximum et j’en partage à moitié les avis. Pour avoir toutes les cartes en main, j’avais revu Prometheus récemment, je suis allée voir Alien : Covenant une première fois, puis j’ai regardé tantôt Durendal, tantôt le Fossoyeur, mais aussi d’autres, surtout ceux qui n’appréciaient pas le film, car ce sont souvent les critiques les plus abouties. Je suis ensuite retournée voir le film au cinéma une seconde fois, pour au final regarder à nouveau Prometheus. Voilà pourquoi j’accouche sur le tard de ce papier.

Commençons brièvement par Prometheus, décrié par la plupart des critiques, alors qu’il conserve son 7/10 sur IMDB avec près de 500 000 avis. J’avais adoré la saga Alien mais je n’avais pas vraiment d’attente sur le film car je n’avais (avant de le voir) pas fait le rapprochement avec la série de films. Au visionnage, le rapprochement était évident, malgré ce qui a pu se dire à l’époque, principalement par des personnes qui ne souhaitaient pas voir la vérité en face. Même sans voir l’alien présent dans la scène finale, il était clairement sous-entendu que Prometheus faisait partie de cet univers. La clé pour apprécier un film étant peut-être de ne pas avoir d’attentes trop hautes ? J’ai ainsi apprécié Prometheus pour ce qu’il était et pour les questions qu’il soulevait, notamment le comment et le pourquoi de la création de la race alien mais également de la nôtre. Le physique des Ingénieurs a été énormément critiqué mais ne m’ayant jamais imaginé ce peuple, je n’avais aucune comparaison à faire qui aurait pu me conduire à une déception. Les codes du film de SF sont présents, aussi bien en points positifs qu’en points négatifs. On pourra donc citer le nombre de personnages qui est trop grand, ou encore la bêtise de certains, mais ce sont des ficelles scénaristiques qui sont présentes dans beaucoup de films, et pas que les navets.

Contrairement à Prometheus, j’en attendais considérablement de Alien : Covenant. Ma principale attente (qui fut ma principale déception) était la venue sur la planète des Ingénieurs, qui nous avait été teasée à la fin du film. Pour moi, AC devait se focaliser sur leur civilisation et les réponses qu’eux-mêmes pourraient nous apporter directement (principalement grâce à David, ayant démontré précédemment qu’il avait les capacités d’échanger avec eux). Bien qu’il apparaisse ici avec les cheveux de Brice de Nice. Mais nous voyons bien grâce à une certaine scène que ces réponses ne viendront jamais. Scène qui m’aurait fait crier de colère dans la salle si j’avais été seule.

Alien : Covenant répond à certaines interrogations secondaires de Prometheus. Nous comprenons par exemple pourquoi un certain personnage avait déjà commencé ses expérimentations dans le premier film, en propageant volontairement le virus dans le vaisseau. Nous en comprenons donc maintenant les motivations, mais cette réponse n’est qu’une réponse de facilité à une question que nous ne nous posions pas forcément. J’ai été très déçue d’AC au premier visionnage mais l’ai mieux apprécié au second (le choc des Ingénieurs ayant été assimilé).

Beaucoup ont pointé du doigt des éléments de scénario grossiers pour s’en moquer. Le principal étant le fait que les voyageurs se souhaitent pas se rendormir. Les critiques se sont rapidement moquées de cette réplique, car ils ne se rendaient pas compte du sous-entendu compris dans ce propos. S’ils ne souhaitent pas se rendormir, ce n’est pas par flemme ou par caprice, mais parce qu’ils ont perdu un être cher il y a quelques heures à peine à cause d’un accident lors du réveil de la cryostase. Il est alors facile de comprendre pourquoi cet argument prend déjà un peu plus de sens. Je ne vais en revanche pas défendre le fait qu’ils sortent sur une planète étrangère sans casque, ce n’est pas défendable. Au même titre que le prétendu cliffhanger final qui ne surprendra personne.

Mais alors pourquoi un tel article si finalement je ne trouve pas ce film si bien fait que j’aurais aimé le voir ? Car objectivement j’admets qu’Alien : Covenant n’est pas bon, mais subjectivement il a contribué à me faire voyager, à m’extasier devant de la SF bon marché (bien que coûteuse) et à faire en sorte de continuer une saga qui me plaît. Michael Fassbender porte le film sur ses deux paires d’épaules et le sentiment d’oppression est bien présent. Avec même une touche d’humour par moment (ne jamais plonger sa tête dans un oeuf d’alien, même juste pour jeter un oeil). Alien : Covenant ne parle pas forcément aux tripes mais parle encore un peu à l’imaginaire, ravivant encore une fois la théorie des anciens astronautes chère à mon coeur.

Alimentation Générale [Théâtre des Béliers Parisiens]

Je continue ma tournée des théâtres parisiens en passant par le Théâtre des Béliers, situé dans le 18ème arrondissement, ouvert depuis 2012.

Pièce de théâtre un peu spéciale cette fois-ci puisqu’elle est dédiée aux zombies et au Paris post apocalyptique, parlons aujourd’hui d’Alimentation Générale. Je l’ai découverte grâce aux colonnes Morris présentent un peu partout dans la capitale, dont les affiches mentionnaient les morts-vivants et l’aspect « interdit aux moins de 16 ans » de la pièce.

D’une durée exacte d’1h30, celle-ci va retracer les premières heures et journées qui vont suivre une épidémie de zombies dans Paris. Les premiers face-à-face, les premières morts, les premières contaminations et la recherche d’un refuge et de nourriture. J’ai vraiment été emballée par le thème de la pièce, qui sort vraiment de ce qui se fait généralement au théâtre, mais la pièce en elle-même ne m’a pas vraiment convaincue.

Je vais commencer par ce qui m’a plu : en particulier les déguisements des zombies, qui sont vraiment bien faits, et le jeu des acteurs, qui vont jusqu’à interpréter plusieurs personnages tout au long de l’intrigue. Egalement, un grand écran diffusant de courtes scènes permet les changements de décors, tout en faisant avancer l’histoire. En revanche, les dialogues sont plats et prêtent très peu à rire, contrairement à ce qui était mis en avant sur les affiches : « Sachez que vous risquez davantage de mourir de rire que de peur« . On sent qu’il y a des tentatives d’humour mais elles tombent hélas le plus souvent à plat. Les situations dans lesquelles se retrouvent les personnages sont des clichés et ne sortent pas vraiment des sentiers battus. Je m’attendais à un peu plus d’ironie, et de recul peut-être, sur notre société, alors qu’il n’y a pas vraiment de répliques qui font mouche.

Alimentation Générale est hélas une pièce qui se repose sur un thème innovant dans le milieu du théâtre, sans aller plus en profondeur sur des thématiques qu’il aurait pu être intéressant d’aborder. Pour autant, on passe tout de même un bon moment et c’est toujours un plaisir de sortir se divertir.

News Mai 2017

Je suis encore une fois désolée pour la rareté de mes articles en ce moment mais je ne vous oublie pas !

Le cinéma fait partie des loisirs m’ayant accaparée ces derniers jours et j’en profite pour vous conseiller deux films qui font partie de mon top de ce mois-ci : Get Out et Tunnel. Get out  va traiter du sujet du racisme dans un film d’horreur (côté épouvante, pas trop côté gore), le tout avec des moyens simples et une réalisation au poil. Il doit surement y avoir des films de Jason Blum que je n’apprécie pas, mais ce n’est toujours pas celui-là ! Je ne vais néanmoins pas m’étendre sur Get Out car beaucoup de critiques en ont fait l’apologie et ce ne serait que répéter les qualités que l’on entend à droite à gauche.

Tunnel est quant à lui dans un style tout à fait différent, bien que le sentiment de frayeur et d’enfermement ont tout autant leur place que dans Get Out. Un homme d’affaires coréen se retrouve piégé (pendant une période que je ne vais pas vous spoiler ici) sous un tunnel récemment construit, suite à l’éboulement d’une partie de la montagne qui le surplombe … et à l’aspect défectueux de certains matériaux utilisés. Peu de films coréens sortent dans un grand nombre de salles en France (et souvent ça se comprend), mais celui-ci commence doucement son petit succès, grâce à des événements et des scènes bien plus nombreux et variés que dans Buried par exemple. Tourné comme un blockbuster il saura ravir les fans du cinéma asiatique et permettra aux autres de découvrir le genre.

Le cinéma mis à part, plusieurs séries sont également sorties ces derniers temps. C’est le cas de 13 Reasons Why grâce à Netflix, racontant à travers les 13 épisodes de la saison, les 13 raisons qui ont poussé une jeune lycéenne à se suicider. Très noir, la série n’est pas à conseiller à tout le monde mais peut faire ouvrir les yeux sur le harcèlement scolaire et toutes ses formes. Ce n’est pour autant pas un coup de coeur de ma part, l’aspect « drama queen » de l’héroïne et suspense de la série en elle-même ont eu vite fait de me faire voir cette série avec un certain recul, me poussant sans doute à ne pas l’apprécier à sa valeur réelle.

J’ai plutôt trouvé mon bonheur grâce à la série The Family, sortie pourtant en 2016 mais seulement disponible depuis le mois dernier sur 13e Rue. Adam est enlevé à l’âge de 8 ans lors des élections municipales de sa mère mais il réapparaît dix ans plus tard, ayant réussi à s’échapper de son bourreau. Mais était-ce vraiment un kidnapping ? Pire, est-ce vraiment Adam qui est revenu ? Douze épisodes pour une série qui fait quelque peu penser à American Gothic, ne serait-ce que par les secrets que cache la famille. Là encore ce n’est pas la série de l’année, mais elle se laisse agréablement regarder en attendant les séries estivales à venir …

Je m’arrête là pour aujourd’hui et vous donne rendez-vous à la fin de ce mois, à mon retour du pays des momies (et d’une séance d’Alien Covenant) avec plus de choses à vous dire !