Foodie de Mars

En ces temps de confinement (télétravail à 100% pour moi, avec encore plus de choses à faire car beaucoup de problématiques à gérer, comme j’ai pu en parler brièvement dans mon précédent article), j’ai voulu m’échapper un peu en revenant sur les dernières semaines pré-assignation à résidence, qui m’ont permis de prendre un bon bol d’air avant de voir la fin de cette crise.

J’ai donc pu passer un petit weekend en Corse, principalement à Calvi (première photo) mais également dans d’autres villages dont malheureusement je confonds les noms. Etant en bonne compagnie je n’ai absolument pas pensé à prendre des photos de mes autres plats, mais il faut dire que la nourriture en Corse est bien copieuse et bien bonne. J’ai pris pour la blague en photo la « pizza Nutella » car sur la carte il était précisé que c’était une petite pizza au Nutella, sauf qu’au final j’ai eu l’impression de devoir manger une pizza entière, et j’avoue avoir abandonné avant la fin, tant c’était trop. Je suis évidemment repartie avec des valises pleines, notamment d’un saucisson, qui n’a pas échappé à mon petit rouquin.

Et le dernier weekend avant la fin du confinement, sans vouloir faire de rébellion mais parce que c’était un événement réservé de longue date pour un visiteur qui était sur Paris exceptionnellement, j’ai profité d’un dernier brunch du samedi chez Mariage Frères.

 J’avais déjà brunché une seule fois chez MF et, bien que le raffinement ait été au rendez-vous, j’étais restée un peu sur ma faim. J’ai donc ici choisi de prendre le plus gros brunch, comprenant une entrée sucrée (scones et muffins, accompagnés de la gelée extra de thé et de beurre d’Aquitaine), un plat salé (suprême de poulet rôti au thé rose Tudor), et un dessert, à choisir parmi le chariot des desserts. Hé bien là je vous avoue que je ne suis absolument pas restée sur ma faim, c’était raffiné et copieux à souhait ! La seule photo que j’ai prise est celle du dessert justement, qui était un cheesecake, au thé évidemment.

J’arrête de vous faire saliver avec mes photos et vous souhaite évidemment bon courage dans cette période de confinement. Je suis complètement seule dans un appartement en banlieue parisienne et je sais qu’il y a encore bien pire que moi. Je m’occupe en journée grâce au travail et j’essaye de faire beaucoup de yoga et de stepper pour éviter d’être trop rouillée. Toutes mes pensées vont vers vous, j’espère que vous êtes à l’abri, en sécurité et en bonne santé.

Prestataire sous Covid-19

Je travaille dans le conseil en recrutement. Je gère un pôle d’une vingtaine de consultants qui interviennent dans les locaux de différentes entreprises, grandes et petites, pour les aider sur leurs problématiques RH, d’intégration, de recrutement et de suivi des compétences. Nous sommes sous-traitants, nous sommes prestataires, et en temps normal nous le vivons à peu près bien.

Mais depuis la semaine dernière, et surtout depuis hier, le monde du travail est mis à mal et la crise économique ne fait aucun doute. Je fais également partie du secteur d’activité dit tertiaire, des services, qui permet à 80% d’intervenir en télétravail, ce qui est une bonne chose et je n’ai rien à redire là-dessus.

Pour autant, notre statut de prestataire de services, même si nous ne sommes pas une ESN, nous montre encore plus à l’heure actuelle à quel point nous sommes jetables et malléables à souhait. Hier, nous avons perdu 4 clients, dont la moitié ont voulu nous sortir de chez eux du jour au lendemain, malgré les délais contractuels encadrés, qui comprennent notamment des préavis. Ce qui concerne une dizaine de collaborateurs de mes équipes, principalement en CDI. Justement, nous souhaitons conserver les emplois de nos salariés, faire tout notre possible pour qu’il n’y ait pas de dommages collatéraux, mais il y en aura, il y en a déjà. Je comprends que nos clients gèlent les recrutements, que cela soit en aéronautique, en finance, ou encore en informatique. Je comprends que les candidats, les RH et les managers ne veulent plus se rencontrer et ne savent pas quand ils pourront intégrer de nouvelles personnes, mais j’ai des difficultés à comprendre qu’on puisse chercher à jeter une dizaine de personnes du jour au lendemain.

Hier soir j’ai du prendre des décisions difficiles, j’ai du appeler plusieurs collaborateurs qui étaient en CDD et en période d’essai, pour leur dire que nous n’avons plus de travail pour eux et que nous devons arrêter là notre partenariat. J’en étais navrée mais je n’ai aucune visibilité sur les semaines, ni même les jours à venir.

Nous sommes tous concernés, certains métiers plus que d’autres, et je pense à toutes ces personnes qui doivent aller travailler et toutes celles qui ne peuvent pas. Tous les RH ne sont pas méchants, nous faisons comme nous le pouvons, avec les informations dont nous disposons et avec les sentiments que nous avons encore, contrairement à ce qu’on pourrait croire.

News Février 2020 + L’Acolyte de L’Insolite

Un mois sans post, cela faisait belle lurette que ça n’était pas arrivé.

En cause, du travail et une semaine de vacances, je n’ai que cette excuse-là. Il faut dire que j’ai particulièrement réussi à déconnecter lors de ma semaine à la montagne et que j’ai eu du mal à me remettre dans le bain à mon retour. Je n’ai même pas tant pris le temps que cela d’aller au cinéma ces dernières semaines, hormis pour voir des films d’horreur un peu moisis : le remake de The Grudge, Nightmare Island ou encore La Llorona.

Je profite de ce passage pour vous parler d’un restaurant parisien tout frais dans ma tête puisque j’y suis allée hier soir seulement, à proximité d’Oberkampf : L’Acolyte de L’Insolite. Au menu sur les photos :

  • Ravioles de chèvre, crème de butternut et noisettes du Piémont
  • Gnocchis maison et truffe noire
  • Canette de Barbarie, chutney de mangue et céleri branche

Dans un petit endroit qui ne paye pas de mine de l’extérieur, le restaurant propose un service rapide et aux petits oignons, ayant pu le constater par moi-même car j’avais une vue plongeante sur la cuisine. Les plats étaient fins, légers et les associations originales, comme vous pouvez le voir sur leur carte. Si vous souhaitez y aller, je vous conseille fortement de réserver et de prévoir un petit budget pour ce restaurant car, sans faire véritablement d’extra, cela nous a coûté plus de 110€ pour deux.

Fort manque de temps en ce moment mais comme j’ai toujours autant de choses à raconter je vais me faire violence pour les coucher par écrit. Seeya ~

Soirée au Lido : Paris Merveilles

Pour fêter Noël dernier, j’ai offert à mes parents (et à moi-même par la même occasion) une soirée au Lido, que j’ai pu donc tester la semaine dernière. Je n’y étais jamais allée, ni à aucun autre cabaret parisien, le moment était donc venu de voir par moi-même à quoi ressemblait une soirée dans l’établissement.

L’intérieur du cabinet ressemble beaucoup à l’image qu’on peut se faire du Plus Cabaret du Monde depuis sa télévision. J’avais choisi la formule demi-bouteille de champagne par personne et spectacle de 21 heures, nous sommes donc arrivés en même temps que les tables étaient en train d’être débarrassées. Le coût du dîner en forfait en plus du spectacle faisait un peu exploser mon budget et j’avais quelques appréhensions sur le fait que la cuisine ne soit pas si gastronomique que cela mais que le prix soit justifié par le lieu. C’est un avis purement subjectif de ma part que je n’ai donc pas eu l’occasion de confirmer ou infirmer.

Ma première impression durant le show a été de me dire que c’était tout de même sacrément drôle de se retrouver en 2020 devant des froufrous et des personnes en petite tenue, comme il y a une centaine d’années. Evidemment, le french cancan est là, les meneuses de revue également, mais le show au Lido ne se limite pas qu’à cela. En effet, sans trop rentrer dans le détail et gâcher la surprise, le spectacle Paris Merveilles comprend son lot de tableaux de danse, de performance artistique et autres interludes que je n’aurais pas pensé voir ici. Du mime aux exercices d’acrobatie, les scènes sont variées et sont assez rythmées, accompagnées de jeux d’ombres et de lumières particulièrement réussis, pour que le temps passe sans qu’on ne s’en rende compte, le tout dans une ambiance so parisienne.

Même s’il reprend les classiques qui ont fait la renommée de ce genre de spectacle et qui nous replongent au cœur des années 30, Paris Merveilles (d’une durée d’1h30 avant le second show à 23 heures) est dans le même temps empreint de modernité, que cela soit au niveau des chansons que des acteurs et danseurs, qui ne sont pas que des femmes.

Je vous conseille de réserver à minima plusieurs jours avant d’y aller si c’est en semaine et plus tôt si c’est en weekend ou sur des périodes spéciales de type fin d’année. Pour ma part j’y suis allée un mardi et la salle était à 90% pleine. Sachez également que vous pouvez bien sûr repartir avec les bouteilles de champagne que vous n’auriez pas ouvertes ou bues.

Plein de choses faites en 2019

Encore un bilan me direz-vous, mais c’est la blogueuse de Dark jean, black shirt, dusky shoes qui m’a fait découvrir ce concept, mais surtout m’a fait réaliser qu’on pouvait être content de soi pour avoir également fait des choses que l’on pourrait considérer comme « normales » ou « ordinaires ». J’ai donc voulu me prêter au jeu de ce listing de choses réalisées en 2019, même si de mon côté je ne pense pas arriver à 100, liste non exhaustive !

Visiter Berlin
Faire une virée en tracteur
Faire les 10 jours du festival de Deauville
Vendre un objet sur LeBonCoin (un vélo !)
Ramasser plusieurs kilos de cèpes toute seule dans les bois
Me faire couper 20 centimètres de cheveux
Organiser un séjour au ski avec mes amis
Visiter Beaune
Marcher 20 kilomètres dans Londres et visiter le Donjon
Fêter les 90 ans du petit ami de ma grand-mère
Passer 4 jours dans un festival de trance
Dormir sur une aire d’autoroute
Fêter les 30 ans d’une amie à Tours / Découvrir des gens formidables
Avoir une évolution managériale
M’acheter un nouvel ordinateur
Déjeuner au Hilton
Voir la dernière tournée de Mylène Farmer 3 fois
Participer à VivaTech / Y voir Emmanuel Macron
Faire un brunch chez Mariage Frères
Voir Kit Harrington au théâtre à Londres

Et vous, qu’avez-vous fait en 2019 ?

Beaune sous les meilleurs hospices

Passant mon 31 décembre à Beaune (mais également les 28, 29 et 30), j’ai décidé de redécouvrir cette ville que je n’avais fait que traverser lors de routes de vins et visites de vignobles. L’occasion de visiter les hospices de Beaune, le centre ville et un restaurant à proximité.

Les hospices peuvent se constituer du centre hospitalier récent, du domaine viticole et de l’Hôtel Dieu. C’est surtout ce dernier que j’ai visité, le temps d’une heure, sans avoir choisi la visite guidée mais en autonomie avec mon audio-guide. La visite se fait en quasi intégralité en intérieur, seules la cour et quelques coursives sont en extérieur. Chaque salle comporte des chapitres liés à l’audioguide et sont différents selon celui pour les adultes et celui pour les enfants, qui ont des descriptifs je suppose plus funky que les nôtres (il est quand même question d’un hospice, de gens malades et de tout ce que cela comporte scientifiquement parlant). La première salle par exemple, sur la troisième des photos ci-dessous, montre l’immense dortoir aux lits apposés conjointement, ainsi que les charpentes au style étonnant qui ont attiré toute mon attention.

D’autres salles montrent la vie de tous les jours, que cela soit des cuisines au laboratoire, nous montrant les instruments ou encore les habits de l’époque, pourtant si peu lointaine que cela. On se rend d’autant plus compte des progrès rapides de la médecine moderne en les comparant avec ce que l’on faisait encore il y a peu, sur l’échelle de l’humanité évidemment. La reconstitution de la cuisine par exemple comprend un grand souci du détail, avec le mannequin de la sœur, les pommes de terre et les lapins sur le plan de travail.

 En fin de visite, peu avant la boutique, vous trouverez la salle dédiée au polyptyque du Jugement Dernier, admirable sous une lumière tamisée et bénéficiant d’une loupe qui passe de temps en temps devant les tableaux pour en regarder tous les détails. Cette salle m’a subjuguée par la qualité et le degré de maîtrise de l’oeuvre, qui fait tout de même plus de 2 mètres sur 5 et comprenant quinze panneaux.

La dernière salle nous propose des thèmes plus actuels avec les vignobles alentours et les événements liés aux ventes des vins des hospices de Beaune, dont vous pourrez en trouver quelques uns à la boutique. J’y ai justement fait ma touriste en y achetant un savon aux graines de moutarde et un shampoing au Chardonnay, et toc.

Me promenant ensuite dans le centre ville, je vais simplement mentionner le restaurant où j’ai pu prendre une boisson chaude et déjeuner ensuite, le Belena. Comme il faisait bien froid, des plaids étaient disposés sur quasiment chaque siège de la terrasse chauffée. C’est déjà une petite attention qui me plaît beaucoup. Le personnel était aux petits soins et très agréable, offrant un biscuit avec le café et permettant aux clients de venir avec leurs chiens. On ne m’a d’ailleurs pas mise dehors alors que je n’avais commandé qu’un café à 11h30, où on commence généralement à sortir tout ceux qui ne mangent pas (je viens de Paris, c’est peut-être pour cela que je suis agréablement surprise à chaque fois qu’un restaurateur est courtois). Ayant finalement décidé d’y rester déjeuner, j’ai profité d’un burger au fromage des Moins (le reste de la gastronomie bourguignonne je connais, ramassant et cuisinant moi-même mes champignons et mes escargots) accompagné d’un kir (cette spécialité là je ne me la refuse jamais).

Ayant continué le reste de mon périple chez un ami je n’ai plus rien d’autre à vous raconter mais vous conseille bien de vous arrêter dans cette ville pour visiter et / ou vous sustenter.