Sorties cinéma Septembre 2016

Evidemment, qui dit weekend, dit pour moi sorties cinéma ! Voilà un petit florilège de ce que j’ai pu voir ce mois-ci, et j’ai essayé de varier les genres pour une fois.

Frantz

François Ozon + Pierre Niney = il fallait que je fonce voir ce film. Peu de temps après la Première Guerre mondiale, quelque part dans une ville allemande, Anna (Paula Beer) se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé Frantz devant laquelle se trouve, un jour, un étrange jeune homme (Pierre Niney)… L’homme avait un lien mystérieux avec Frantz, leur rencontre va chambouler leur vie. [Wiki]

Mélange de romance, mais aussi de beaucoup de drame, notamment par le contexte temporel, Frantz est une vraie réussite en termes de réalisation. Tourné presque en totalité en noir et blanc (où certaines séquences en couleur, liées aux souvenirs, sont en couleurs), on ne peut que se sentir projeté auprès des personnages et pris dans leur histoire. Les décors réalisés pour l’époque, aussi bien du côté Allemand que du côté Français, sont vraiment empreints de réalisme et on sent transparaître tout le soin apporté aux détails.

frantz-f514e132932-original

Blood Father

Mel Gibson c’est un peu comme Liam Neeson, il se bonifie avec l’âge pour l’aspect baston. Là il doit venir à la rescousse de sa fille plongée jusqu’au cou dans des histoires de meurtres et de cartels de drogues. Ça secoue, ça va vite du début à la fin, soit 1h30 de course, de baston et de règlement de compte. L’intrigue est parfois mise au second plan et ne vous étonnez pas si l’on fait l’impasse sur certains éléments du scénario, l’action étant prépondérante au sein du film. Bien que le budget doit être important, on se sent devant un Jason Bourse fait maison, et on se dit que Mel Gibson a encore de belles années à venir dans l’industrie cinématographique.

Blair Witch

Une vraie torture sonore et visuelle du début à la fin. Contrairement à ce que je pensais, ce n’est pas un remake du premier film (oui, il y en a eu deux, et le deuxième vaut ce qu’il vaut, c’est à dire vraiment pas grand chose), mais bien une suite du premier, avec de bonnes années d’écart. Un jeune homme souhaite retrouver sa sœur, disparue à l’époque du projet Blair Witch, et va donc refaire exactement les mêmes erreurs qu’elle, mais plus ou moins volontairement.

Ce film est un atroce navet. Je ne plaisantais pas en disant que c’était une vraie torture. Le son est incroyablement mal géré, surement prétexté par le côté « caméra à l’épaule ». Mais bon sang, ils auraient vraiment pu faire un effort à la gestion du son car c’est vraiment désagréable. Souvent trop fort et de façon complètement aléatoire (c’est à dire hormis également les scènes de tension), il est trop saccadé et devient le vrai point noir du film. Le scénario mis à part. Le cadrage mis à part aussi. Je veux bien que cela soit tourné de façon réaliste, mais du coup on ne voit rien du tout à part des gens qui gueulent la nuit dans les bois.

Les rebondissements sont ubuesques et les « idées de génie » se révèlent des gros flops : utiliser un drone pour se guider … dans une forêt avec des arbres de plus de cinquante mètres de haut. N’importe qui verrait le problème arriver. Et ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Il ne passe que dans une dizaine de salles en région parisienne et j’ai maintenant bien compris pourquoi. N’allez pas voir ça !

Juste la Fin du Monde

Une demi-heure après me voilà dans un autre cinéma pour Juste la Fin du Monde. Je n’avais pas vu de film de Xavier Dolan car les précédents ne m’inspiraient guère. Appâtée par les acteurs présents ici (Vincent Cassel, Nathalie Baye, Léa Seydoux, Gaspard Ulliel et Marion Cotillard), j’ai tenté ma chance et je ne regrette absolument pas.

Les acteurs sont tous éblouissants car ils sortent de leurs rôles habituels (à part Cassel où l’on est habitués à ses coups de gueule mais je ne m’en lasse pas). Louis, joué par Ulliel, revient chez sa famille, qu’il n’a pas vue depuis douze ans, pour leur annoncer sa mort. Voilà le pitch et voilà ce qui va nous tenir en haleine pendant tout le film. Cela peut paraître peu mais les scènes de la vie quotidienne sont tellement bien amenées et prêtent autant à sourire qu’à être désemparé, qu’on ne voit pas le temps passer. Drôle, le film sait aussi être touchant et même si l’on peut rester sur sa fin, tout est ici compréhensible, et notamment les réactions de chacun.

La bande son est également traitée avec soin, où l’on passe de Camille, à O-Zone ou encore Moby. Une belle découverte pour ma part, et je me regarderai sûrement ses productions précédentes, en attendant son prochain film avec Kit Harington …

Victoria

Avocate, célibataire (mais avec deux enfants), Victoria (jouée par Virginie Efira) est une quarantenaire qui n’est pas vraiment au top de sa forme. Entre les affaires professionnelles et ses pauvres affaires de coeur, sa vie pourtant monotone n’est pas de tout repos.

Au milieu d’une salle comble, je me suis rendue compte que l’humour du film fonctionnait particulièrement bien, chacun prenant certaines blagues selon son propre vécu. Il n’est pas question ici d’un enchaînement de scènes prétendument hilarantes, mais plutôt de bons dialogues et réflexions sur la vie et les échecs de façon générale. Virginie Efira n’a plus rien à prouver concernant sa carrière d’actrice et Victoria nous montre qu’on peut toujours prendre du plaisir à aller voir une comédie française.

victoria

Cell

Sorti ce mois-ci également, mais directement en DVD, The Cell est une adaptation d’un livre de Stephen King, où chaque personne qui utilise un téléphone portable va devenir une espèce de zombie. Et qui sont les gentils qui veulent éradiquer ces méchants humanoïdes ? John Cusack (pendant tout le film j’ai cru que c’était Nicolas Cage ahem) et Samuel L. Jackson.

Autant le dire tout de suite, le film ne casse pas trois pattes à un canard et c’est dommage de sortir en DVD un film que les gens ne voudront sûrement regarder qu’une seule fois. Le seul mérite du long-métrage est l’intrigue de base, mais comme elle est issue d’un livre, il ne lui reste pas grand chose. La fin reste toutefois surprenante et évite l’écueil habituel, même si c’est assez décevant d’attendre les dernières minutes pour trouver quelque chose de positif à ce film.

Nouvelles Saisons Rentrée 2016 !

La rentrée c’est pour tout le monde ! Petit tour d’horizon rapide des saisons les plus attendues de septembre et octobre, par ordre alphabétique s’il vous plaît …

scream-queens-s2-trailer

American Horror Story S6 : 14 septembre
Arrow S5 : 5 octobre
Ash VS Evil Dead S2 : 2 octobre
Braquo S4 : 12 septembre
Brooklyn Nine-Nine S4 : 20 septembre
DC’s Legends of Tomorrow S2 : 13 octobre
Elementary S5 : 2 octobre
Flash S3 : 4 octobre 2016
Gotham S3 : 19 septembre
Grey’s Anatomy S13 : 22 septembre
How to Get Away with Murder S3 : 22 septembre
Marvel : Les Agents du S.H.I.E.L.D S4 : 20 septembre
Masters of Sex S4 : 11 septembre
Once Upon a Time S6 : 25 septembre
Scream Queens S2 : 20 septembre
The Big Bang Theory S10 : 19 septembre
The Strain S3 : 28 août
The Walking Dead S7 : 23 octobre
Vampire Diaries S8 : 21 octobre

J’ai testé : l’épilation laser définitive

Raisons budgétaires, raisons pratiques, raisons flemmardes … Tout un tas de raisons peuvent mener à vouloir tenter l’épilation laser définitive. Combien ça coûte ? Ça fonctionne vraiment ? C’est douloureux ? On va en parler tout de suite.

Les prix

Je peux déjà vous rassurer tout de suite, les tarifs ont baissé de façon drastique depuis l’arrivée de la technique sur le marché. Les prix que je peux vous indiquer restent un exemple de l’institut (parisien) où je vais, mais ils représentent ce qui ce fait aujourd’hui de façon globale. Je vous précise d’ailleurs les prestations les plus demandées car je ne vais pas vous apposer tout le catalogue, qui va de l’épilation du menton à celui de la barbe pour les hommes (sans parler du fameux SIF, le sillon inter-fessier, plus communément appelé RDC (raie du …)).  Les prix sont par séance, sachant qu’il en faut en moyenne 5/7, selon votre type de peau.

Zone Prix moyen par séance
Aisselles 60€
Barbe complète 120€
Maillot de 60 à 150€, selon le modèle
Dos entier environ 250€
Demi-jambes environ 150€

chewie-comic

Globalement, la barbe et le dos sont plutôt à destination d’un public masculin. Pour le maillot, les tarifs sont disparates puisque cela va du maillot dit « classique », à « l’échancré », le « brésilien », « l’intégral », etc. Vous trouverez sûrement des prix moins chers mais il est plus qu’important de prendre la qualité en considération quand il s’agit d’un acte médical.

Ce qu’il faut savoir

Je vous parlais du nombre de séances en fonction de votre type de peau, car cela est un point très important. Plus vos poils seront foncés et plus votre peau sera claire, plus la technique sera efficace et le nombre de séances sera réduite. Une brune à la peau vampiresque comme moi est la candidate parfaite. Tous les centres ne proposent pas la technologie adaptée pour intervenir sur des peaux plus mates par exemple, car c’est la mélanine qui est ciblée. Dans le cas des peaux foncées, la technologie laser brûlera autant la peau que le poil et sera d’autant plus douloureuse. Le cas inverse, les poils blancs et roux ne sont donc pas atteints par l’épilation laser.

Le Cycle Pilaire

Le Cycle Pilaire

Dans la grande majorité des cas, il faudra entre cinq à sept séances, étalées sur un an et demi (afin de pouvoir couvrir la durée d’un cycle pilaire), pour que le traitement soit complet et l’épilation définitive. Ce qui permet dans le même temps de soulager le portefeuille au fur et à mesure. En plus de la peau, il faut ainsi prendre en compte l’âge dans l’élimination des poils. Il y a plus de « chance » de rechute si les séances sont faites avant l’âge de 25 ans, il est donc conseillé de commencer le traitement après.

La séance

Pour éviter de stresser, et donc d’être plus sensible à la douleur, c’est toujours mieux de savoir où l’on met les pieds. En arrivant pour la séance, vous serez amené(e) dans une pièce individuelle afin de retirer la crème anesthésiante, si celle-ci vous a bien été prescrite.

1582_test

Vous irez ensuite dans la salle d’intervention, où vous serez généralement avec un médecin seul(e) ou avec une infirmière / un infirmier l’accompagnant, où vous serez installé(e) sur une table d’opération, le bien souvent dans le plus simple appareil selon les zones traitées. Evidemment, carrément en mode cuisses de grenouille pour une épilation du maillot. Un tracé sera effectué sur votre peau afin d’être en accord sur la délimitation de la zone. Toutes les zones devant être traitées devront être rasées le matin même. Le rasoir à lame sera le seul moyen de traitement des poils à pouvoir être utilisé entre les séances : point de cire ou de rasoir électrique par exemple.

En ce qui concerne la durée de l’intervention, il faut compter cinq minutes pour les deux aisselles et entre cinq et dix minutes selon la zone du maillot traitée. Je ne saurais vous dire pour les jambes et le reste. Les consultations sont donc intenses (j’y reviendrai dans le paragraphe juste en-dessous) mais rapides. A savoir que vous pouvez tout à fait demander une pause au chirurgien si la position ou la douleur est trop insupportable.

La douleur

Prescrit par la plupart des chirurgiens, assurez-vous de bien avoir l’ordonnance de crème anesthésiante, à mettre deux heures avant la séance. Et ne cherchez pas à faire en sorte qu’elle tienne sous les aisselles grâce au cellophane, c’est impossible. Bien appliquée, elle permet de réduire la douleur ressentie lors de l’opération. Evidemment, le ressenti dépend des personnes et certaines vont réagir différemment à la douleur.

Football Soccer - Portugal v France - EURO 2016 - Final - Stade de France, Saint-Denis near Paris, France - 10/7/16 Portugal's Cristiano Ronaldo reacts after sustaining a injury REUTERS/Carl Recine Livepic

Pour ne pas limiter mon article à ma propre expérience, j’ai échangé avec plusieurs personnes de mon entourage sur ce point, ayant même eu les interventions dans le même institut que le mien. Certaines sentaient des picotements, d’autres une sensation de douleur un peu plus prononcée. Pour ma part, j’ai eu mal à en pleurer, ayant des spasmes de réflexe dans les muscles. Pour autant, le degré de douleur dépendra bien entendu de la zone traitée, et si vous êtes déjà habituée ou non à une épilation et non une dépilation. L’importance de la pose de la crème est donc capitale (sans être aisée) puisque c’est le seul élément qui permet une diminution de la douleur. Si vous avez déjà testé les épilateurs lasers qui se vendent dans le commerce, vous avez déjà un avant goût du type de douleur dont il est question. J’avais à l’époque dépensé 500€ dans ce machin, ce qui n’est vraiment pas un bon investissement.

Là je vous parlais de la douleur pendant l’intervention. Certains auront également une douleur après. Pour ma part, à peine une heure après, ma peau ne gardait aucune brûlure. Pour d’autres personnes, il conviendra de mettre de la Biafine jusqu’à trois jours après la séance ; la peau montrant des trâces de brûlures plus ou moins importantes selon la réaction de l’épiderme.

Le résultat

Il sera difficile pour moi de vous donner un aperçu aussi définitif que l’épilation puisque je suis encore en cours de traitement à la date de publication (septembre 2016). Je mettrai toutefois à jour cet article une fois que j’en aurai fini. On peut quand même noter une très grande différence après quelques séances puisque les poils mettent beaucoup plus de temps à repousser et en moindre quantité. Ne vous étonnez d’ailleurs pas de voir vos poils tomber dans les semaines qui suivent les séances, cela est tout à fait normal.

Le résultat final dépendra de toute façon de votre type de peau et des séances supplémentaires peuvent être faites jusqu’à ce que vous soyez satisfait(e). L’épilation définitive n’est pas une épilation totale : des poils continueront d’apparaître au fil des années, mais un pourcentage très infime par rapport à avant le traitement. Vous vous en sortirez sans problème avec une simple pince à épiler.


Bien que non remboursée, l’intervention au laser reste un acte médical. Il est donc plus que conseillé de vous renseigner par vous-même sur les dangers liés à cette chirurgie et si vos caractéristiques sont compatibles avec le traitement. Surveillez également vos finances car il est préférable de finir l’ensemble des séances. Si vous arrêtez avant l’intégralité des séances, il faudra recommencer à zéro, soyez donc bien sûr(e) d’avoir les moyens pour vous lancer dans cette opération. Bien sûr, si vous souhaitez abandonner en cours de route il n’y a aucune contre-indication. Privilégiez également les centres vous proposant une consultation préalable au début du traitement, afin de découvrir au mieux le processus, d’obtenir un diagnostic quant à votre peau, et poser le maximum de questions que vous pourriez avoir.

Sorties cinéma de l’été 2016

J’ai fait un article à part pour Dernier Train pour Busan, car il m’avait vraiment fait bon effet. Les autres films dont il est question aujourd’hui ne sont pour autant pas médiocres, mais j’en ai tellement regardés que j’ai préféré les condenser dans un seul article. C’est parti !

Au rayon des films d’horreur, Dans le Noir est un bon film, même si je l’ai trouvé en-deçà des deux Conjuring, pour citer un exemple récent. Je le conseille toutefois car c’est un film d’épouvante très bien ficelé. On retrouve James Wan dans celui-ci, même s’il n’est qu’à la production de Dans le Noir et non à la réalisation comme pour Saw et Conjuring (entre autres). A noter que nous retrouverons également James Wan aux manettes du prochain Night Shyamalan, affaire à suivre…

Dans le Noir

Dans le Noir

Pour rire un peu j’ai pu aller voir Agents Presque Secrets et Un Petit Boulot. Agents Presque Secrets ne dispose pas d’un humour bien fin mais reste sympa à visionner. The Rock nous prouve encore qu’il est un très bon acteur, avec un bon sens de l’auto-dérision. Si vous comptez le voir, je vous invite à (re)visionner le reportage de quelques minutes sur le Honey Badger si vous voulez rire pendant le film, qui y fait une petite référence. Un Petit Boulot est quant à lui plus frenchy, avec Romain Duris et Michel Blanc, et est très plaisant à regarder. Les dialogues sont bons et la vue omniscience du personnage clé joué par Romains Duris est un bon choix de narration. Bien que l’idée de base soit simple (payer un chômeur pour tuer quelqu’un), les rebondissements et faits qui en découlent ne sont pas si évidents que cela, ce qui permet de ne pas se retrouver face à une comédie rabâchée, d’autant plus que – même si l’on rit assez – le ton comique n’est pas ce qui prévaut ici.

Un-Petit-Boulot-Romain-Duris-le-flingueur-de-ce-trailer-

Du côté des films plus connotés « action », Nerve se faufile à une bonne place aux niveaux des recettes, notamment grâce aux deux acteurs principaux, Dave Franco (le frère de) et Emma Roberts (la nièce de), de très bons acteurs en devenir qu’on a déjà pu voir dans d’autres productions précédentes. Le film traite de ce que chacun peut être prêt à faire pour gagner de l’argent. Sans rentrer dans des questions d’ordre sociétal et philosophique, il reste un bon divertissement. Le montage des images (celles visionnées sur ordinateur et téléphones) est d’un bon acabit et rend, en plus du scénario qui le nécessite, le film dynamique. Le dernier Jason Bourne n’est pas fou fou non plus, mais il se laisse regarder. Les scènes d’action sauvent le tout car elles sont bien traitées (notamment Vincent Cassel en mode GTA) mais il faudrait tout de même qu’ils mettent un point final à une licence qui devrait s’arrêter tant qu’elle est encore potable.

maxresdefault-28

Nerve

Passons sur ce que j’appellerais les « films d’auteur », même si cette catégorie reste à relativiser. Moka pourrait en faire partie, où Emmanuelle Devos cherche à retrouver le meurtrier de son fils ; un peu à l’instar de Daniel Auteuil dans Au Nom de ma Fille. Malgré des scènes assez lentes au début, on se retrouve tout de même pris dans l’histoire, jusqu’à se demander au fil de l’intrigue si nous sommes bien sur la bonne piste ou non. Et je finis par mon coup de coeur du mois : Nocturama. MadmoiZelle parle d’une claque, c’est à peu près l’effet que m’a aussi fait le film pendant la séance. Tourné pendant l’été 2015 (autant remettre les choses dans son contexte compte-tenu du sujet), il aborde l’histoire d’un groupe de jeunes adultes déterminés à commettre des attentats dans Paris et sa proche banlieue. De la préparation en amont, au stress pré/post attaques, aux attentats en eux-mêmes, à la résolution, tout est traité en 2h10. Des attaques de symboles plus que de personnes : place de la Bourse, ministère, statue de Jeanne d’Arc, la tour à moitié maquillée de Total à la Défense … Connaissant Paris, j’étais complètement dans le film. Nous suivons les personnages dans les lignes de métro au fil de la journée, pendant une nuit à l’intérieur de La Samaritaine, un peu partout dans les rues de Paris : tout est fait pour montrer au maximum les décors extérieurs, en insistant sur les noms des lieux, des métros, afin de paraître le plus ancré possible dans le monde réel.

Nocturama

Nocturama

Le montage est très bien réalisé et nous permet de visionner plusieurs scènes avec des cadrages différents, jusqu’à déterminer ce dont il était question. On suit par exemple un jeune qui entend un coup de feu sans que nous n’en sachions la provenance ; la scène suivante repartira quelques minutes avant, pour que l’on puisse rejoindre le lieu où le coup a été tiré. La bande son est également à tomber par terre, allant de Berlioz à des musiques minimales, en passant par la version de My Way de Shirley Bassey, en finissant par le générique d’Amicalement Vôtre pour l’acte final (les musiques passées l’étant quasiment dans leur intégralité à chaque fois). Si vous avez l’occasion d’aller voir ce film, j’aimerais avoir votre avis. Il m’a beaucoup troublée, même si je l’ai trouvé lent à démarrer, mais la seconde moitié du film rattrape les moments nébuleux du début.

News Août 2016

Je ne vous apprends rien, le dernier livre Harry Potter (Harry Potter and the Cursed Child) est sorti il y a un mois déjà, le même jour que sa représentation au théâtre. Disponible dans beaucoup de pays je l’ai pourtant acheté directement en Angleterre (la version française sortira d’ici la fin de l’année ; déjà que les précédents livres étaient faciles à lire dans la langue de Shakespeare, le fait que ce soit en format pièce de théâtre l’est encore plus), et il se lit avec beaucoup de plaisir.

Ce qui est aussi sorti récemment, c’est le dernier album de Britney Spears, Glory. Je sais bien que ce n’est pas de la grande musique de base, mais cet album est plutôt une déception par rapport aux autres. En grande partie pour l’absence de tubes qui semble s’en dégager (avec peut-être Wanna Come Over et If I’m Dancing mis à part). Assez plates, les pistes manquent de tonus et je ne parviens pas à me dire que cet album aura une chanson marquante comme dans chacun des précédents. Un peu comme le dernier album de Superbus sorti cette année.

maxresdefault

Eight Days a Week, ça vous dit quelque chose ? Une chanson des Beatles bien sûr, mais aussi celui du film sur le groupe qui va sortir le mois prochain, sous forme d’un documentaire, avec Ron Howard à la réalisation. Prévu pour le 16 septembre, il ravira sans doute les fans mais sera vraisemblablement d’un intérêt moindre pour les autres. Reste à savoir si beaucoup de salles vont tenter la distribution. En parlant de distribution, Dans le Noir, film d’horreur sorti récemment, n’est pas non plus de la partie dans les UGC, où il faudra plutôt se tourner vers les Gaumont / MK2 et autres.

Dernièrement, pas de nouvelles du film d’animation La Horde du Contrevent, l’adaptation du superbe et grandiose livre d’Alain Damasio. Il devrait sortir cette année mais il fait encore face à certains soucis budgétaires, à voir ce qu’il adviendra courant des prochains mois …

Dernier Train pour Busan

Qui dit vacances dit aussi cinéma, et heureusement, je n’ai pas abandonné suite à la séance de Jason Bourne (qui reste tout de même un bon divertissement, dans la lignée des précédents). Ce matin, j’ai donc pris un ticket pour le Dernier Train pour Busan.

dernier-train-pour-busan-cannes-2016-958329

Film sud-coréen présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2016, il est plus orienté thriller que film horrifique, mais les deux catégories se complètement à merveille. Sok-woo et sa fille Soo-ahn prennent une ligne régionale afin de rallier la ville de Busan, où vit la mère de cette dernière. Mais alors que le train est prêt à partir, une personne contaminée monte à bord, infectant les passagers qui passent en mode survie, pendant que le reste de la population est également en proie au virus. Ici, virus = zombies.

Je ne m’attendais pas nécessairement à voir des zombies car cela faisait bien longtemps que j’avais abandonné l’idée de voir de nouveaux films d’horreur asiatiques au cinéma. Mais c’était sans compter sur la société de distribution ARP, sans qui ce long-métrage n’aurait pas forcément vu le jour en France.

Pour parler du film en lui-même, il est véritablement touchant. Et c’est d’autant plus notable quand on voit le genre dont il est question. Il permet aussi de viser assez large en brassant le plus d’émotions possibles, importantes car transmises aux spectateurs. Le format de deux heures passe très vite, puisqu’on a le sentiment qu’il est aux 3/4 quarts fait en temps réel. L’immersion est donc encore plus grande, en plus d’avoir face à nous des personnes lambda, face à une catastrophe qui pourrait arriver n’importe quand (je ne parle pas forcément des zombies hein, mais n’importe quel virus qui ferait perdre les pédales à une bonne partie de la population).

381230

La majorité des personnages principaux sont attachants et le film nous tient en haleine du début jusqu’à la fin. Quant aux effets spéciaux je ne trouve rien à y redire, mais j’aurais bien aimé voir la tête de leurs plateaux de tournage et de tous ces figurants, s’ils ne sont pas ajoutés en postprod. Sorti avant-hier, Dernier Train pour Busan est une belle réussite qui permet de remettre au goût du jour une catégorie de films, hélas, bien souvent tenue à l’écart du cinéma grand public.