Urban Legend [Escape Game Horreur]

Dans le village de Saint-Maixme-Hauterive a eu lieu il y a quelques jours Urban Legend : un escape game grandeur nature sur 1000m² de jeu animé par des comédiens, au sein de la Ferme des Aventuriers. Cet événement est disponible sur les autres weekends d’octobre et les jours précédents Halloween. Le thème est donc en lien avec Halloween, et en particulier lié à la frayeur.

Pour une heure (qui en réalité a plutôt duré 1h20), notre équipe est passée via une dizaine de salles différentes, où l’interaction des acteurs m’a beaucoup fait penser au Manoir de Paris. Ici aussi ils peuvent vous toucher et je vous conseille bien de lire la décharge en entier avant de la signer ! Dans le même temps nous devons, à l’instar d’un escape game, trouver des indices et une combinaison nous permettant de sortir gagnants du jeu.

Le gros point noir a été l’attente car nous avions réservé le créneau de 21h40 et nous sommes passés à 23h. A savoir que nous étions en pleine campagne et que la nuit était tombée depuis quelque temps déjà. Loin de nous faire peur cela nous a surtout apporté du froid. Heureusement, la Ferme met à disposition une petite taverne et propose des boissons comme de la nourriture (dont les pizzas faites et cuites à la demande). Pour le reste je salue le professionnalisme des acteurs qui doivent répéter leurs saynètes pendant des heures dans un lieu assez glacial et j’ai trouvé le lieu tout indiqué pour un tel événement. Les décorations, dont à l’entrée de la Ferme, sont bien dans le thème et montrent une réelle volonté de plonger les visiteurs dans l’ambiance.

Je ne vais pas vous spoiler si vous comptez le faire mais soyez prêts à entendre des gens crier, à recevoir des choses vivantes sur votre corps et à manger / boire des choses bien dégueulasses qui donnent vraiment envie de vomir, rien que ça.

La Ferme des Aventuriers est l’été une base de loisir proposant paintball, spectacles et autres activités.

Chambre d’hôte Casa Voltegira : A fuir !

Bon, ce n’est pas de gaieté de cœur que j’écris cet article et ceux qui me lisent savent que je suis en général bon public, que je me plains peu et que j’écris généralement pour mettre en avant positivement les lieux où je vais. Cela sera ici tout le contraire tellement je déconseille ce lieu qui traite ses clients avec l’irrespect le plus total.

J’écris cette review à froid pour tempérer la déception et l’énervement que j’ai ressentis, mais même à froid, je ne comprends pas comment un tel accueil et un tel traitement puisse exister à l’égard de clients. Plutôt que de rédiger tout mon séjour, comme j’ai déjà pu le raconter à pas mal de monde, je vais plutôt lister de façon non exhaustive les petits couacs qui ont parsemé mon séjour, alors même que le prix de la chambre d’hôte est celui d’un grand hôtel, au même titre que le repas pris, qui niveau prix s’apparente à Mariage Frères, alors que dans les faits … A noter que j’appellerai hôte et hôtesse les deux propriétaires du lieu, qui disposent d’un caractère aux antipodes.

Points positifs :

  • Le lieu magnifique
  • La décoration qui donne un style huppé
  • L’hôte (le mari) qui fait preuve d’une réelle sociabilité et qui a l’air d’avoir choisi cette reconversion par vraie envie du contact humain et du partage

Points négatifs :

  • Une belle chambre mais où le ménage du sol n’avait pas été fait
  • Une hôtesse qui nous accueille avec cynisme alors que nous ne trouvions pas l’entrée (qui n’était pas indiquée)
  • Travail et vie personnelle sont mélangés puisque j’ai passé le repas à la même table que des amis du couple (si encore j’avais été prévenue, mais non, on se sent clairement de trop, comme si on avait ajouté des clients au dernier moment pour se faire de la thune alors que ça donne l’impression d’une soirée off, comme si on les gênait quoi)
  • Amis qui se permettent de tenir des propos désobligeants et irrespectueux face aux clients (sans que cela ne fasse aucunement réagir les propriétaires bien que j’ai tenu à leur en faire la remarque le lendemain matin)
  • Un repas fait au thermomix qui ne ressemble en rien aux autres exemples pourtant mis en avant sur le site et réseaux sociaux de la chambre d’hôte
  • Si vous êtes allergiques à quelque chose il faut que vous le deviniez et si votre religion ou mode de vie ne vous permettent pas de manger telle nourriture c’est tant pis pour vous
  • Aucun contrôle du pass sanitaire et aucun port de masque dans les parties communes (comme pour la masseuse « professionnelle » qui se permet de faire un diagnostic médical sans port du masque non plus pendant toute la séance et qui m’accueille dans un local glacé parce qu’elle n’a « pas eu le temps d’allumer le chauffage » alors que cela faisait 10 minutes qu’elle rigolait avec les propriétaires)
  • Etre obligée de se lever la nuit (je n’ai jamais fait ça de ma vie) pour leur dire de baisser le volume car la soirée entre propriétaires / amis n’en finissait pas de monter en volume comme s’il n’y avait pas de client qui dorme à quelques mètres de là. Aucune excuse de la part de l’hôtesse évidemment, ni le soir même ni le lendemain matin.
  • Un petit-déjeuner copieux mais sans variété, où je me suis rendue compte en rentrant que lui nous plus ne ressemblait en rien à ce qu’ils mettent en avant sur Instagram : j’ai eu du pain, des pots de confiture entamés (covid friendly) et de la brioche, alors que sur les photos qu’ils affichent c’est plutôt muffins, gâteaux au chocolat, gaufres, fruits, et même du beurre !
  • J’essaye de négocier pour libérer la chambre à 10h30 au lieu de 10h car mon massage finissant à 10h30 j’aurais aimé prendre une douche après. On me répond que ce n’est pas possible car ils doivent la faire pour 16h (6 heures pour faire le ménage dans la seule chambre occupée !!), et quand je pars à presque 11h je me rends compte que la chambre n’a pourtant toujours pas été touchée. Quel état d’esprit déplorable franchement.
  • Une taxe de séjour qui est censée être mise en avant avec les tarifs alors que non, car si on creuse un peu où se rend compte que le prix choisi par les hôtes rentre plutôt dans la catégorie des hôtels 4 étoiles par le CC de Calvi Balagne
  • J’attends toujours le vin de pêche que j’avais commandé pour l’apéritif

Bref, une chambre d’hôte où on a vraiment eu l’impression d’être pris pour des pigeons, d’avoir eu un traitement de défaveur et de manque de considération et où on nous a traités comme des moins que rien. Je ne cherche pas à être traitée comme une VIP, loin de là, mais nous sommes des clients qui avons payé pour un service et il me semble normal d’être traité de façon respectueuse. On se rend bien compte que l’hôtesse n’en a rien à faire des gens et qu’elle se force à adresser à quelques reprises la parole, mais sans agréabilité pour autant, comme si on la gênait. Alors que son mari tente d’être plus pondéré mais reste assurément sous sa coupe. Et j’aurais tout à fait compris qu’on me dise par exemple que le petit-déjeuner ne comportait pas tel ou tel ingrédient pour telle raison, mais non, c’était beaucoup plus perfide que cela.

Je suis ressortie de ce weekend fatiguée, moyennant pourtant un fort prix (qui a encore augmenté dernièrement alors même qu’ils ont lancé cela depuis quelques mois seulement) et en colère contre cette façon de recevoir convenablement leurs connaissances et le réseau corse qui pourrait faire parler d’eux en bien, mais de dénigrer les touristes en les prenant pour des cons. Rien que de me replonger dans cette expérience me met hors de moi et je fais ce retour pour éviter que d’autres ne tombent dans ce piège où tout a l’air porté sur les apparences mais s’effondre quand on gratte un peu.

Fun fact, dans les avis sur Google Maps, un autre couple a subi les mêmes affres, et la chambre d’hôte a seulement répondu qu’en gros il fallait mettre son nom complet sur internet pour qu’elle daigne prendre au sérieux son retour négatif : réponse complètement hors de propos et qui montre bien l’état d’esprit sans aucune remise en question ni sens client.

News Octobre 2021

Ca y est, j’ai enfin remis à jour mon article sur les lieux de restauration de la Défense ! Je le mettais à jour au fil de l’eau ces derniers temps mais il a eu besoin d’une grosse refonte en lien avec la restructuration de l’étage du Dôme en particulier, et côté du feu Castorama. Une bonne vingtaine de restaurants / fast foods étaient concernés par une disparition / apparition. Il reste encore quelques restaurants que je n’ai pas listés, notamment les Paul ou Starbucks par exemple, car je n’y voyais pas de réelle valeur ajoutée.

Niveau séries, la saison 3 de You débarque le 15 octobre, même si j’appréhende un essoufflement. J’étais déjà déçue par la saison 2 par rapport à la première. La question se pose également pour Dexter qui revient sous peu sur les écrans.

Côté cinéma, nous avons finalement depuis hier la bande annonce de Resident Evil : Welcome to Raccoon City. J’étais tombée sur ce film en me renseignant sur la franchise qui fête ses 25 ans cette année, mais aucune communication n’a réellement été faite autour du film, à tel point que je me demandais s’il allait vraiment sortir cette année. Apparemment oui, fin novembre. La bande annonce ne m’a pas vraiment enchantée, mais j’irai sûrement le voir.

J’ai évidemment mes billets pour la tournée de Mylène Farmer Nevermore 2023 (juste pour un seul soir, j’ai pas fait ma fan hystérique). Croisons les doigts pour un possible nouvel album pour Noël, qui est en général sa saison préférée pour les nouvelles sorties.

Côté perso, mon activité de freelance se porte bien avec deux clients à mon actif, ce qui m’occupe déjà pas mal. De quoi tout de même garder du temps sur le mois d’octobre pour retrouver les activités d’Halloween qui étaient aux abonnées absentes en 2020. Affaire à suivre…

Où Bruncher à Deauville ?

Cela fait longtemps que je voulais faire cet article mais je n’avais pas encore testé tous les brunches de Deauville. Ce n’est toujours pas le cas mais je vais mélanger ceux que j’ai déjà goûtés et ceux à venir.

Il m’en reste évidemment bien d’autres à lister, aussi je mettrai à jour cet article régulièrement.

Chez Nany [testé]

Mon brunch préféré ! Nourriture bio, locale, avec des engagements nombreux (produits de qualité et sélectionnés en direct auprès des producteurs, utilisation d’articles de seconde main, propre compost, etc.) et une vraie gentillesse, je ne pouvais que le mettre tout en haut de l’article, bien qu’il n’y ait ici pas de classement à proprement parler.

Une chose est sûre, à la fin je n’avais plus faim ni soif. Je précise soif car bien souvent on doit se contenter d’une boisson chaude et d’un verre de jus d’orange et basta. Alors que là j’ai eu en plus un cidre, une bouteille entière de jus et un milkshake. J’étais comblée. Grâce aux bons produits utilisés et au fait que la nourriture n’était pas tant grasse que ça, ma balance le lendemain matin n’a vu aucune différence entre avant et après le brunch =} Je conseille fortement cette belle adresse, mais attention, brunch uniquement le dimanche et réservation obligatoire !

Dupont Avec un Thé

Je n’ai pas encore pu le tester mais j’en ai entendu le plus grand bien. Pour autant je vais souvent y acheter des desserts individuels et la qualité est au rendez-vous. Tous les Dupont proposent la vente directe de leurs produits, la mise à disposition de leurs salons de thé, des repas mais également des brunches. A noter que ceux de Deauville et de Trouville proposent un brunch différent puisqu’il est disponible avec l’option « super complet » (à savoir avec encore plus de choses à manger !). Les prix sont très corrects puisque le Super Complet est à 21€90 et comprend (sans être exhaustif) thé (évidemment), oeuf, fromage blanc, pain, brioche, madeleine, confitures, salade de fruits, boisson chaude … Il est sur ma to-eat list !

Le Morny’s Café [testé]

Au secours. Les déjeuners sont peut-être bons mais j’ai eu une très mauvaise expérience de brunch chez eux. Un accueil exécrable, j’ai réservé pour le brunch (qui commence assez tard et que le dimanche) et on me dit que j’arrive trop tôt (10 minutes avant franchement, vous pouvez pas me servir déjà un café ?!!), pour finalement servir avant moi tous les clients qui sont arrivés à l’heure pile. Je ne me souviens plus exactement du prix du brunch mais ça ressemblait au final beaucoup à juste un petit-déjeuner dans un bar : beurre, café, demi-baguette de pain, croissant, oeuf et tchao. Pour tout le reste c’est en option. Je ne suis jamais retournée au Morny depuis et je regrette qu’il ait pignon sur rue (face au marché) si c’est pour être si peu accueillant. A noter qu’il a changé de propriétaire en septembre 2020, j’irai peut-être lui laisser une seconde chance …

La Belle Epoque

Le fameux, l’emblématique : le brunch de l’hôtel Normandy. Je n’ai pas encore pu le tester car d’une, il coûte 80 €uros (boissons comprises mais quand même) et de deux il est actuellement indisponible, et ce depuis les débuts de la crise sanitaire que nous connaissons. Je pense que l’hôtel privilégie le petit-déjeuner / brunch pour les clients de l’hôtel plutôt que de l’ouvrir à tous vues les contraintes actuelles ; ou attend pour remettre la disposition sous forme de buffet (j’écris cet article en septembre 2021 et tout peut changer très vite). J’ai toutefois vraiment envie de déguster ce brunch qui m’a l’air magnifique, même si en voyant la carte je le considère plutôt comme un déjeuner à part entière.


Too Good To Go

Petit mémo sur TGTG également que j’ai pu tester à plusieurs reprises dans Deauville, notamment pour le petit-déjeuner. Ne vous attendez pas à récupérer des oeufs brouillés et du bacon mais l’Ibis et le Novotel par exemple peuvent vous fournir tous les jours (plus souvent les weekends, vacances et festivals c’est sûr) à partir de midi un assortiment de viennoiseries entre 2 et 3 € selon les enseignes. Un très bon plan à utiliser quand on veut se faire un brunch chez soi à moindre coût !

Biocoop, Carrefour Market et d’autres enseignes de Deauville et des environs vous permettent également de repartir avec un petit panier. Mais la demande est forte, il faut rester à l’affût.

Review sur le festival de Deauville 2021

J’ai décidé de concaténer le listing des films que j’ai pu voir cette année, pour ne pas vous noyer sous une dizaine d’articles différents. J’essaierai d’être la plus concise possible pour éviter un article à rallonge. Pour autant, un petit bonus vous attend à la fin de l’article.

Nouveauté de cette année, plus de conférence de presse à l’arrière du CID à l’issue de la projection, mais des séances de questions / réponses dans la salle après le générique de fin. Pour revenir sur le premier jour du festival 2021, je dois dire que le public était fortement au rendez-vous. En particulier sous un si beau soleil (l’équipe technique du CID, je sais qu’il y a les contraintes Covid (dont la très bonne idée du bracelet journalier) mais il faudrait quand même y aller mollo sur la climatisation). J’ai repris mes habitudes pour cette nouvelle édition : mon présentateur favori (merci encore David Rault !), ma place habituelle et mes petites notes au fil de la journée. C’est donc parti pour revenir sur les 19 films que j’ai pu voir durant cette 47ème édition du festival du cinéma américain de Deauville (avec en prime cette année, le magazine offert aux accréditations festival) !

Samedi 4 Septembre

1. Blue Bayou (Compétition)

Film qui avait déjà fait parler de lui avant le festival et qui a pu bénéficier de meilleurs producteurs (je ne me souviens pas avoir souvent vu le logo Universal avant un film présenté ici), Blue Bayou est très poignant et authentique, comme bien souvent les films diffusés à Deauville. On se rend bien compte dès le début qu’on ne va pas nous raconter une histoire drôle : nous sommes plongés dans la classe moyenne basse américaine, l’immigration, les rapports avec la police … La vraie vie est filmée ici, avec son lot de déceptions et de malheurs, même si des pointes de bonheur et d’espoir sont parsemées, car tout n’est pas toujours tout noir et qu’il convient d’avoir des choses pour lesquelles se battre.
Beaucoup de retours élogieux du public lors de mes échanges post-séance avec les spectateurs : nombreux sont ceux qui, comme moi, ont été émus aux larmes.
J’ai voté 4/5 pour le Prix du Public.

2. Pleasure (Compétition)

« You’re here for business or for pleasure ?”
Fait rare mais pas exceptionnel non plus pour une présentation à Deauville, Pleasure est interdit aux moins de 18 ans car il suit une jolie jeune blonde suédoise qui arrive à LA pour percer dans le domaine du porno.
Moins de personnes dans la salle que pour le premier film en compétition et public plutôt trentenaire. Présence de l’équipe du film très fournie, dont la réalisatrice et l’actrice principale, qui tournait ici son tout premier film et était novice dans le milieu, contrairement à ses partenaires à l’écran qui faisaient eux partie de l’industrie pornographique (certains jouent également leur propre rôle à l’écran).
Le film est cash mais reste toujours à la limite de ce qu’il peut vraisemblablement montrer ou non pour servir son propos. On suit des aventures dans le porno, mais nous ne sommes pas vraiment dans un porno. Donc oui on va voir des sexes en gros plan, des passages à l’acte, mais cela s’arrête toujours au bon moment et la suggestion est aussi pertinente que le fait de finalement tout montrer. Le film est intéressant et aborde un sujet rarement traité, argumenté de 5 années de recherches dans le milieu de la part de la réalisatrice. On oscille entre camaraderie et concurrence, distinction et vulgarité, pour finalement mettre en avant que la place de l’homme reste la plus facile, tant en termes d’ascendant physique et psychologique.
J’ai voté 3/5 pour le Prix du Public.

3. La Fracture (Festival de Cannes)

Film hors compétition donc car il nous vient tout droit du festival de Cannes, avec l’équipe quasiment au complet. Que je suis contente de voir ce partenariat perdurer entre les deux festivals. Autant on critique Bac Nord sur son aspect politique, autant La Fracture semble y aller encore plus franco, mais de l’autre bord. Thierry Fremont, directeur du festival de Cannes, ayant été dithyrambique avant le lancement du film que je m’attendais à mieux. Le film se veut un juste milieu entre drame et comédie mais prête finalement peu à sourire et se perd dans sa volonté de soutien aux Gilets Jaunes et à l’hôpital public, pour ne laisser que peu de place aux autres éléments du film, qui apparaissent parfois très brouillons. J’apprécie de l’avoir vu mais je ne le conseillerais pas forcément.

Dimanche 5 Septembre

4. We are living things (Compétition)

Encore un synopsis WTF qui mélange extraterrestres, salon de manucure et fétichisme. J’ai d’ailleurs été moyennement conquise par les synopsis de cette journée mentionnés dans le magazine du festival, notamment celui-ci, qui dévoile des éléments qu’on ne découvre qu’au dernier tiers du film, ce que je trouve dommage. Ce que je me suis dit devant le générique de fin : « Pour un film sur les extraterrestres, c’était chiant ». Certaines scènes sont intrigantes, voire surprenantes dans le bon sens du terme, les acteurs font de leur mieux, mais on ressent surtout le gros manque de rythme de ce film. Il met du temps à démarrer, et ça ne va pas forcément mieux la première demi-heure passée. Le film passe avec une extrême lenteur hélas, alors que le pitch original permettait beaucoup de choses.
J’ai voté 2/5 pour le Prix du Public.

5. Pig (Compétition)

Le film qui m’a fait verser ma larme car cela a été le cas pour Blue Bayou la veille. Avec un synopsis de vengeance à la John Wick, Nicolas Cage (méconnaissable) bénéficie ici d’un rôle qui lui sied à merveille et qui permet – enfin ! – de le mettre en avant. Très contente de retrouver à l’affiche Alex Wolff, qui forme un duo avec Nicolas Cage qui fonctionne à la perfection. J’ai entendu suite à la projection des retours mitigés mais j’ai trouvé ce film très touchant, très « film de cinéma » plutôt que « film de vécu » et c’est une très bonne chose. Je n’en peux plus des films tranches de vie dramatiques comme on en voit trop souvent à Deauville. C’est un film qui fonctionne bien, quasiment sans fausse note, et qui parvient à susciter de l’émotion.
J’ai voté 4/5 pour le Prix du Public.

6. Ogre (Première)

Film français indépendant (avec le soutien de la région BFC !), Ogre est un bon film qui part un peu trop en live sur la fin. Le pitch : dans un village de campagne, on retrouve des animaux tués et, pour ce qui est des enfants, on ne les retrouve pas. Ajoutez à cela que le film s’appelle Ogre et vous avez une bonne idée de quoi on va parler. La salle du Morny était quasiment pleine et même si beaucoup de spectateurs n’ont pas été conquis, j’ai apprécié l’agencement et l’avancement du film, en plus d’y voir Ana Girardot et surtout Samuel Jouy que j’aime beaucoup. On a envie de savoir ce qu’il se passe, on ne sait pas toujours qui croire ni où se situe la vérité, et il faut pour moi encourager la sortie de ces films indépendants.

Lundi 6 septembre

7. La Proie d’une Ombre (Compétition)

Beaucoup de monde pour un lundi ! Il faut dire qu’il y avait des sorties scolaires donc ça remplit vite l’espace, on a du serrer les rangs au CID ! J’ai vraiment apprécié ce film, qui sait jongler entre l’appréhension, la tension et des séquences carrément de jumpscares. C’est ce qui fait plaisir au festival de Deauville : pouvoir être surpris et voir des films qui se suivent mais ne se ressemblent pas (c’est en tout cas le cas pour cette édition 2021). Le film part du deuil, du surnaturel et, comme pour Ogre, de savoir ce qu’il faut croire ou non. Le tout se tient au niveau de l’intrigue et du déroulement de l’histoire, chaque élément à sa place, et j’ai vraiment aimé les jeux de lumière et de relief qui font tantôt penser au surnaturel, tantôt à de simples vues de l’esprit. Très belle découverte que de voir Rebecca Hall dans ce film.
J’ai voté 3/5 pour le Prix du Public.

8. The Last Son (Compétition)

Encore un film d’un genre différent puisqu’il est ici question d’un western, ni plus ni moins. Enfin, presque un peu moins que plus. Après un discours très sensé du réalisateur Tim Sutton, j’ai peu été conquise par ce film. J’entends des spectateurs à la fin du film vanter la photographie et je suis d’accord sur ça, mais pour le reste c’est très plat. La fin est attendue et se dévoile dès les premières minutes du film. Il n’y a aucune surprise sur la fin en elle-même ni sur ce qui la provoque. J’espérais que le réalisateur nous aurait justement pris à revers mais que nenni. Nous sommes également sur le sempiternel raccourci scénaristique du « le monde est petit » ; comme si aux Etats-Unis, et encore plus quand on traverse plusieurs Etats, tout le monde passe son temps à se croiser partout par hasard. Pour un script écrit il y a 10 ans, il n’aurait pas été de trop d’en faire une relecture.
J’ai voté 2/5 pour le Prix du Public.

9. The Card Counter (Première)

Après un petit laïus intéressant mais assommant, nous découvrons le nouveau film de Paul Schrader. Soutenu par de beaux studios de production, le film ne parvient pas forcément à décoller et j’avoue que je ne suis pas restée jusqu’au bout de la séance. Après seulement 3 jours de festival j’ai ressenti un petit coup de mou et je n’ai pas de légitimité pour juger le film dans son ensemble. Il ne m’a en tout cas pas donné envie de rester jusqu’à la fin…

Mardi 7 septembre

10. Down With The King (Compétition)

J’en attendais peu et je n’ai pas été ni conquise, ni déçue par ce que j’ai vu. Ce film, qui montre un rappeur qui se met au vert pour pondre un nouvel album et se prend au jeu de la vie à la campagne, n’est clairement pas un film pour végétarien. J’ai apprécié la beauté des paysages, sans basculer dans le contemplatif à outrance (il faut dire que je viens de la campagne en partie donc ça me parle), le léger regard sur le milieu du rap que je ne connaissais pas du tout (léger car il y aurait beaucoup plus à en dire pour sûr), ou encore le fait de voir la quiétude du monde rural, comme sa dureté. Pour autant j’ai eu du mal à rester dans le film, j’ai beaucoup décroché, à cause de passages assez longuets, qui se répètent même. J’ai pourtant ri à certains moments, comme le public, mais je reste mi figue mi raisin concernant ce film.
J’ai voté 3/5 pour le Prix du Public.

11. Potato Dreams of America (Compétition)

Clairement mon coup de coeur jusqu’à présent, alors que je n’étais pas franchement motivée à aller voir ce film. Je m’attendais encore à une histoire à faire pleurer dans les chaumières sur les déconvenues de la vie américaine. Hé bien ça a été une très belle surprise. C’est satyrique, c’est complètement barré par moments et c’est un bon vent de fraîcheur. Il faut dire qu’avec une histoire de sa vie aussi invraisemblable, le réalisateur a eu raison de vouloir en faire un film. J’aurais beaucoup à dire sur ce film, j’ai pris plusieurs pages de notes, bien plus que pour les autres films, mais en y repensant il est ardu de le décrire sans risque de ne pas lui faire honneur. Je vous laisse donc me faire confiance pour aller voir ce film s’il sort un jour sur des plateformes françaises.
J’ai voté 5/5 pour le Prix du Public.

12. Jim Carrey, l’Amérique démasquée (Documentaire)

Documentaire français très intéressant, qui fait plus de s’occuper de la carrière de Jim Carrey mais permet un éclairage aussi sur l’évolution du cinéma US très rigolard des les années 90 (comédie régressive comme le dit la narratrice) puis très patriotique après le 11 septembre, avec le renouveau des super-héros. Il montre également toutes les répliques qu’on du faire des grandes institutions, comme Disney ou le Superbowl, pour faire face à des nouveaux venus dans le milieu qui venaient leur prendre une bonne partie de leur audimat. Présenté par Arte, le documentaire reste engagé mais très instructif.

Mercredi 8 Septembre

13. Catch The Fair One (Compétition)

Je me rapproche de plus en plus de la scène, en ayant tenté le troisième rang ce matin. Encore une fois, le synopsis proposé dans le magazine en disait un peu trop. Je n’ai pas trop eu de coup de coeur pour ce film, bien qu’applaudissant les talents d’actrice de Kali Reis, personnage principal de ce film en tant que boxeuse … et dans la vraie vie double championne du monde. Le final m’a laissé un goût mitigé et certaines scènes sont à la limite de la compréhension ; le film essayant de faire passer des messages indirectement, quitte à tourner autour du pot sans vraiment cracher ce qu’il a à dire. J’aurais aimé plus d’action directe et ce petit plus qui aurait pu en faire un film marquant.
J’ai voté 2/5 pour le Prix du Public.

14. The Novice (Compétition)

Second film de sport de la journée, pour celui-ci c’était l’aviron. Très axé psychologie, le film nous parle de la compétition qui règne dans le milieu du sport, mais aussi, comme l’a dit la réalisatrice en introduction, de l’obsession qui peut en découler. Comme un crabe qui ne se rend pas compte de son déclin quand il est dans la marmite, The Novice nous entraîne dans le milieu du sport et ses conséquences pour l’esprit (et le physique) parfois néfastes. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Requiem For a Dream à certains moments, je vous laisserai découvrir pourquoi.
J’ai voté 3/5 pour le Prix du Public.

Jeudi 9 Septembre

15. Red Rocket (Compétition)

Deuxième film en compétition sur l’univers de l’industrie pornographique, il n’a rien de l’aspect subversif de Pleasure puisqu’il raconte l’histoire d’un ancien pornstar qui revient auprès de sa femme après avoir perdu son argent et son agent. Il essaye de recommencer sa vie, d’abord par la voie légale, puis un peu moins. Sean Baker, le réalisateur, n’était pas à Deauville pour la première fois mais il était ici accompagné de l’acteur principal : Simon Rex. Après un début dans le porno (gay), il est plus connu du grand public pour ses rôles principaux dans les films Scary Movie. Il avait donc la taille de l’emploi et sa légitimité. En voyant le personnage rentrer chez lui, on sent tout de suite que cela sort des séries tournées à New York ou Wisteria Lane. On y retrouve la classe très moyenne, voire carrément pauvre, où le sexe est un moyen de se faire un peu d’argent.

Pendant une bonne partie du film on attend qu’un truc se passe mal car il y a de quoi faire entre l’adultère et le trafic de drogue mais c’est finalement un événement inattendu qui va donner un coup de pression à l’histoire. Dommage pour la fin ouverte qui aurait mérité une conclusion plus concrète car on ne sait pas tout à fait ce que va faire le personnage de la dernière phrase que sa femme lui a lancé. C’est ce qui m’a fait osciller entre la note de 2 ou 3.
J’ai voté 2/5 pour le Prix du Public.

16. We burn like this (Compétition)

Quel ennui. Ce ne sont pas forcément les films les plus longs qui paraissent les plus longuets, n’est-ce pas Gravity ? Le film aborde la question de la religion juive et des néonazis. Et son loupé est qu’il ne parvient pas à immerger les spectateurs qui ne sont pas particulièrement concernés, alors qu’American Skin l’avait fait magnifiquement sur un sujet différent (les violences policières envers les noirs américains). Nous sommes ici face au film typique du festival : de la tristesse, de la violence, de la drogue, l’absence d’un père, l’incompréhension d’une mère, bref tout pour faire pleurer dans les chaumières. Mais c’est mou, c’est lent, ça manque d’échanges, d’avancées et d’une réelle construction scénaristique. La réalisatrice a mis en avant l’actrice principale dans son discours d’introduction, dommage qu’elle ne lui ait pas laissé vraiment l’occasion de se mettre finalement en avant dans son film. A noter que je n’ai jamais vu autant de personnes partir au fil de l’eau de la salle lors de cette édition.
J’ai voté 1/5 pour le Prix du Public.

Vendredi 10 Septembre

17. John and the Hole (Compétition)

Dernier film en compétition et la salle était comble ! A noter également le casting trois étoiles où les 4 acteurs principaux n’en étaient pas à leur coup d’essai. Je citerai les deux pour lesquels j’ai énormément d’appréciation : Michael C. Hall (Dexter) et Taissa Farmiga (La Nonne, soeur de Vera …). Le film distille le mal-être petit à petit et aurait mérité une meilleure explication des scènes de mise en abîme, mais il met bien en avant le fait de vouloir être adulte sans en avoir les responsabilités, et garde jusqu’au bout le suspense quant à la résolution, où il est ardu de déterminer si elle sera positive ou négative pour les principaux intéressés.
J’ai voté 3/5 pour le Prix du Public.

Samedi 11 Septembre

18. Guermantes (Première)

Avec et en présence des principaux comédiens de la Comédie Française, Guermantes est avant tout un hommage au théâtre, à ses acteurs, et à tout le monde de la culture. J’en avais beaucoup entendu parler pendant la semaine car un certain nombre de festivaliers l’attendait avec impatience. Pour autant la salle était à moitié pleine, fait rare pour un samedi de clôture. Ce n’était pas trop mon style de film à la base et ça s’est confirmé. Le film est en effet un bel hommage mais il laisse de côté les personnes qui ne sont pas forcément concernées par le monde du théâtre. Et encore, j’estime le connaître tout de même et passer beaucoup de temps à me renseigner et aller voir des pièces, seulement voilà je ne connais pas les coulisses et n’ai pas réussi à m’immerger dans ces moments de complicité, d’agacements, de la vie culturelle comme au temps de Proust un petit peu. Le film oscille bien entre moments de fiction et de réalité, jusqu’à rendre la frontière transparente. Ce n’est pas ma tasse de thé mais je peux comprendre son aspect touchant ; bien qu’il aurait pu durer une bonne demi-heure de moins.

19. Les Magnétiques (Prix d’Ornano-Valenti)

J’ai été flouée par le synopsis, une fois encore. Quand il parlait d’un monde qui s’effondre, je pensais à l’humanité, mais on parle ici de l’environnement des personnages principaux, leur monde à eux. Le film m’a émue sans que je ne parvienne à saisir pourquoi ; même si je pense que l’événement qui se passe durant le dernier tiers me rappelle un bon nombre de mauvais souvenirs, donc en fait je sais. Si Guermantes est un hommage au théâtre, Les Magnétiques est un hommage au son, à la radio, à l’insouciance, à la jeunesse, aux années 70. Le réalisateur livre ici un premier long-métrage réussi, touchant, nostalgique et réaliste.


Pour résumer je suis très contente du festival de cette année. Nous avons eu des films variés, du beau temps, une organisation toujours au top et qui s’améliore d’année en année. Les deux bémols me concernant : la climatisation bien trop violente dans le CID et le jury bien plus discret que les années précédentes, à tel point que beaucoup ont pensé qu’ils étaient souvent absents de la présentation des films en compétition. Pour le reste c’était une très bonne édition, avec des films bien distincts et quel plaisir de pouvoir voir à nouveau les acteurs et réalisateurs américains pouvoir revenir en France.


Le bonus : Entendu à Deauville

« Garde ma place je dois aller faire pleurer l’Empereur »
« Prends-nous en selfie avec ton téléphone, je suis en digital detox »
« Ils auraient du appeler le film Red Quéquette »

Le bonus : La playlist d’attente (non exhaustive)

  • Trop Beau, Lomepal
  • Where Evil Grows, The Poppy Family
  • Feel It Out, Yaeji
  • Disconnexion, La Femme
  • Spottieottiedopaliscious, OutKast
  • Naked, Kraak & Smaak (feat. IVAR & Berenice van Leer)
  • In this Dark Time, Aime Simone (je n’ai pas réussi à trouver quel remix exactement)
  • West, Klon
  • Pony, Deluxe

News Septembre 2021

Nous sommes le 3 septembre et c’est parti pour le 47ème festival du cinéma américain de Deauville. L’organisation de l’an dernier avait clairement laissé à désirer (le festival n’était vraiment pas prêt pour gérer les conditions sanitaires qu’il s’était lui-même imposé en plus des normes gouvernementales), mais cette année les jauges des salles seront en capacité pleine, ce qui augure déjà moins de frustrations de la part du public – même si pour récupérer les accréditations il fallait s’armer de patience cet après-midi. Pour les dix jours à venir, j’ai listé une petite trentaine de films à voir, de quoi je l’espère battre mon record de 2019.

J’ai oublié d’en parler à l’époque mais je tiens à remercier les équipes travaillant dans l’U Arena La Défense dans sa version centre de vaccination. J’avais découvert la salle à l’occasion de la dernière tournée de Mylène Farmer et l’ai redécouverte dans l’organisation à la chaîne des vaccinations, en particulier au pic de fin mai / début juillet, dates auxquelles j’ai fait mes deux injections. C’est à la chaîne et c’est normal, mais toutes les personnes que j’ai rencontrées ont été professionnelles et accueillantes. Notamment la Croix Rouge qui m’a ramassée à la petite cuillère après une baisse de tension drastique quelques minutes après la première injection. J’ai évidemment envie de retrouver la salle en lieu de concert, mais je tenais à remercier toute l’organisation et la présence du personnel, souvent bénévole, qui a permis de faire fonctionner le site.

Petite note également concernant la neuvième saison de Dexter, avec une date de sortie officialisée au 7 novembre 2021 aux Etats-Unis, évidemment sur Showtime. Je n’ai pas vu le trailer, je ne veux pas le voir, je veux me garder la surprise de cette série qui m’a fait véritablement découvrir les séries à l’américaine quand j’étais adolescente et qui reste une de mes préférées. N’hésitez pas pour l’occasion à consulter l’article que j’avais fait sur le jusqu’alors ultime épisode de la série, histoire de vous remettre dans le bain avec un résumé des derniers événements.

J’ai pas mal boosté la sortie de mes articles dernièrement pour la bonne raison que j’avais des choses intéressantes à raconter. Je pars pour une dizaine de jours purement cinéma, je ne sais pas si j’aurai le temps de faire un article par jour comme je l’avais fait en 2019 car mon programme est encore plus rempli et que cela demande quand même pas mal de boulot. Il y aura c’est sûr une review générale à minima. Stay tuned !