Forum F&C – Femmes & Challenges [Deauville]

Pour la première fois cette année a eu lieu hier à Deauville le Forum F&C (Femmes & Challenges), au CID. Se rapprochant sensiblement de l’événement proposé par les Conquérantes lors de la journée du 8 mars, le forum a permis échanges, conférences, mentoring / coaching et également de belles rencontres.

Comme pour la journée des droits des femmes, l’entrée était gratuite ; excepté pour l’afterwork et le cocktail en fin de journée, au plus près des invités prestigieux. J’ai surtout assisté aux workshops, notamment celui dédié à l’argent et comment en parler (bah oui, je suis une femme, j’adore l’argent). Justement, si je me considère comme une femme, j’apprécie que soit organisé ce type d’événement. Mais si, comme 95% du temps, je me considère comme un être humain tout bêtement, sans aucunement penser à mon genre, je trouve qu’il peut être dangereux de cibler une moitié de la population au détriment de la seconde, et grosso modo en l’excluant. Si un forum uniquement pour hommes se faisait, je ne doute pas une seule seconde que beaucoup de SJW viennent montrer les crocs. Attention donc aux généralités dans le discours des intervenantes et au fait de séparer comme cela les différents genres.

Cela mis à part, la réception est toujours au top (avec son lot de cadeaux à l’entrée), bien qu’il y ait moins d’activités proposées que lors de journées plus généralistes. Ce forum étant véritablement dédié au business, il sert avant tout à développer le réseau plus qu’à véritablement se promener dans les allées au gré des animations. C’était indéniablement un bel événement, qui a eu un joli succès, avec près de 700 participants pour cette toute première édition.

Père ou Fils [Théâtre de la Renaissance]

Ce weekend dernier, Halloween passé, il n’en restait que la pluie et le temps grisâtre. Ni une, ni deux, je me connecte pour voir quelles sont les pièces du moment qui pourraient m’intéresser pour le lendemain du dimanche, et je tombe sur la nouvelle pièce avec Arthur Jugnot, au théâtre de la Renaissance, que j’avais véritablement découvert dans La Dame Blanche. A savoir que les Azzopardi ne sont jamais bien loin, puisque c’est Juliette qui s’occupe des décors.

La scène est unique, aucun changement de décor n’est apparent pendant la pièce qui se joue intégralement dans l’appartement du fils, joué par Jugnot, où passe souvent le père, Braoudé. Les deux sont au cœur de l’intrigue puisque chacun va se retrouver dans le corps de l’autre le temps d’un weekend. Quiproquo en tout genre, retournements de situation et échanges coquasses seront légion tout au long de l’histoire.

La comédie n’est pas mon genre de prédilection (au théâtre comme ailleurs), mais l’aspect surréaliste du synopsis et le bon jeu des acteurs m’ont fait oublier que ce n’était pas ma tasse de thé. La bande-son est assurément bien gérée, jusqu’à la sonnerie de téléphone au rythme de Girlfriend de TTC (j’ai d’ailleurs adoré le personnage du mi-dealer mi-branleur joué par Julien Personnaz et détesté celui trop hyperactif joué par Flavie Péan – qui joue dans Plus Belle La Vie, dixit une mamie derrière moi). Le show défile à grande vitesse, les dialogues sont entraînants et aucun temps mort ne vient interrompre le déroulé de l’histoire. Père ou Fils est une pièce sympathique qui prête facilement à sourire et qui permet de sortir de la grisaille de ce mois de novembre.

A voir jusqu’à au moins fin janvier 2020 au théâtre de la Renaissance à Paris

Trêve Hivernale Séries Hiver 2019/2020

Que l’année aura passé vite ! Mais ne pleurons pas trop face à l’habituelle trêve hivernale des séries américaines, regardons plutôt quand ces dernières reviendront. Comme d’habitude, liste par ordre alphabétique mise à jour le plus possible à chaque fois que j’ai des informations fiables (et avant que Netflix rende tout obsolète à lancer tous les épisodes d’un coup).

American Crime Story saison 3 épisode 1 : 27 septembre 2020
American Housewife saison 4 épisode 11 : 17 janvier 2020
Better Call Saul saison 5 épisode 1 : 23 février 2020
Bless The Harts saison 1 épisode 12 : 5 janvier 2020
Brooklyn Nine-Nine saison 7 épisode 1 : 6 février 2020
Chicago Fire saison 8 épisode 10 : 8 janvier 2020
Chicago Med saison 5 épisode 10 : 8 janvier 2020
DC Legends of Tomorrow saison 5 épisode 1 : 20 janvier 2020
Good Trouble saison 2 épisode 11 : 15 janvier 2020
Grey’s Anatomy saison 16 épisode 10 : 23 janvier 2020
Homeland saison 8 épisode 1 : 9 février 2020
How to Get Away with Murder saison 6 épisode 10 : 2 avril 2020 (!!)
Kidding saison 2 épisode 1 : 9 février 2020
Outlander saison 5 épisode 1 : 16 février 2020
Power saison 6 épisode 11 : 7 mars 2020
Riverdale saison 4 : pas encore de nouvelles sur l’épisode 9
Shameless saison 10 épisode 9 : 5 janvier 2020
The Good Place saison 4 épisode 10 : 9 janvier 2020
Will & Grace saison 11 épisode 6 : 9 janvier 2020

La liste est pour le moment bien plus courte que les autres années à la même époque car nous avons bien moins d’informations disponibles. Elle sera très rapidement éditée dès que j’en saurai plus !

Une Foodie à Berlin

Les vacances (dont le festival de Deauville) et la reprise du travail sont passés par là, ce qui fait que je ne parle que maintenant de mon séjour à Berlin, ayant eu lieu … début septembre. Pour moi, j’allais au-devant de bretzels, saucisses et bières. Finalement, beaucoup de bières, un bretzel et deux saucisses. Le reste étant un mélange de nourriture turque, indienne et américano-japonaise (!!). A savoir que le blog Refuse To Hibernate et l’article écrit par Audrey & Mickaël m’a été d’un grand conseil pour mes sorties gustatives, comme vous pourrez le voir.

Little Green Rabbit

Je vais être assez concise dans cet article, surtout car les souvenirs s’échappent rapidement de mon esprit, notamment par exemple le nom du premier restaurant où j’ai décidé de déjeuner, ce qui ne va servir à rien que j’en parle.

[Cinq minutes plus tard]

C’était le Little Green Rabbit ! Plats bien copieux, à tendance bio, pour un prix modique, je vous le recommande fortement. Les salades sont composées à la demande, comme les plats, et la variété de mets et de garnitures est assez large et les cuisiniers n’y vont pas de main morte. La possibilité de déjeuner à l’intérieur comme en terrasse est également un plus pour cet endroit détente et propice à la relaxation.

Je suis un peu confuse concernant la chronologie de ces trois jours à Berlin mais je suis à peu près sûre que c’est ce premier soir où je suis allée dans un restaurant indien, le Mira, qui m’a laissé un souvenir quelconque. Dans la moyenne, ni plus ni moins, il a fait le job.

Le lendemain, après un petit-déjeuner à l’hôtel et la suite de la visite de la ville (il ne faut pas croire que je suis un pilier de bar et de restaurant, tout le reste du temps je l’ai passé à arpenter Berlin), rendez-vous au Steel Vintage Bikes, magasin de cycles qui fait en même temps office de restaurant, dans une ambiance mi-vintage, mi-underground. Ce repas était un pur bonheur, salé comme sucré. Et pour l’aspect cuisine copieuse, le restaurant se pose aussi là. Orgie de pancakes et de vin dans ce repère de bikers à tendance lounge. Bien que lourde quand on voit ce que j’ai commandé, la nourriture était délicate et excellemment bien préparée. Je vous conseille d’éviter les heures de pointe car le restaurant / magasin étant petit, il sera vite complet.

Steel Vintage Bikes

Comme si tant de nourriture ne suffisait pas pour la journée, c’est le Shiso Burger qui m’a accueillie en début de soirée pour l’apéro et le dîner. Je ne le savais pas mais il y en a également un à Paris, vers Saint-Michel. Shiso Burger, c’est le mélange des mondes américains et asiatiques : en gros des burgers thon mariné, à la sauce teriyaki, etc. J’avoue n’avoir que moyennement apprécié. La cuisson de la viande, l’impression bourrative des frites, rien ne m’a véritablement convaincue. Si j’avais su, je l’aurais testé à Paris directement. Le côté fun, hormis l’originalité du mélange de ces deux cuisines, réside également dans les murs, recouverts d’écrits et de dessins des visiteurs, remerciant les hôtes. J’y ai laissé un petit Pikachu si vous passez par-là.

Shiso Burger

La dernière véritable escale gustative s’est faite le lendemain matin, à l’occasion d’un brunch chez Roamers Coffee & Booze, en plein cœur du quartier turc. Car brunchant à 11 heures, j’ai grignoté par-ci par-là le reste de la journée, dont mon fameux bretzel, acheté in extremis à l’aéroport avant le départ en soirée. L’un des plus bons brunchs que j’ai eu l’occasion de tester. Je pense que les photos ci-dessous parlent d’elles-mêmes, toutes évidemment sans filtre.

C’est ici que j’ai enfin pu goûter des saucisses allemandes, sachant que mon plat était constitué d’oeufs avec miel et herbes, que les saucisses étaient de sanglier, avec de l’avocat, de la feta, des haricots, le tout agrémenté de sauce chimichurri, beurre et pain. Rien que ça. Le plat en face du mien (avec lequel j’ai beaucoup hésité) comprenait du chèvre, du miel et encore plein de bonnes choses. Et pour bien finir, un grand thé chaï et un carrot cake, bam.

Roamers

Pour résumer, je ne m’attendais absolument pas à manger tout cela à Berlin. J’avais beaucoup d’idées préconçues et mes souvenirs de mon dernier séjour allemand, à Freiburg, me laissaient penser à une cuisine plus traditionnelle : bretzels et forêt noire. J’ai donc été ravie par la variété de nourriture proposée, même si le multiculturalisme fait qu’il est de plus en plus difficile de trouver des adresses typiques. Pour autant je ne regrette pas les restaurants où je suis allée, car n’étant sur place que trois jours, il fallait de toute façon faire des choix.

Blair Witch 2019

Je suis dans une forme olympique et j’ai recommencé à jouer sur PC et à délaisser ma chère Xbox. Munie d’un nouvel ordinateur tout neuf, d’une carte graphique au niveau, d’un SSD convenable et d’une RAM qui me donne l’impression d’être dans une navette spatiale avec Brad Pitt, j’ai donc relancé Steam et ma consommation de jeux vidéo. Après quelques sessions de PUBG, je suis rapidement tombée sur un produit qui me faisait de l’oeil depuis le magasin Steam : Blair Witch.

Il faut dire que l’horreur et moi, ça fait bon ménage. Je suis moins souvent déçue par les jeux que les films d’horreur (oui Blair Witch 3, ne te cache pas on sait que c’est toi la pire blague du cinéma en 2016), mais quand c’est vraiment angoissant, c’est l’enfer sur Terre. Penumbra si tu m’entends, je pense encore bien fort à toi. Et comme je ne fais pas les choses à moitié, j’ai revu le Projet Blair Witch et ai été bluffée par la justesse des décors adaptés dans le jeu. A juste titre puisque ce n’est autre que Lionsgate Games (entre autres) qui s’est chargé de l’édition.

Comparativement au film, on est encore plus plongé dans un réalisme saisissant car les personnages du film ont au moins une carte et une boussole. Pour nous, que dalle. Une lampe torche, un chien et nous voilà dans une forêt où tous les arbres se ressemblent, où on a plus que l’impression de repasser plusieurs fois au même endroit et où jour et nuit se confondent. Bullet, notre chien, est le personnage secondaire qui mérite un Oscar cette année. Sans lui, je ne sais pas comment j’aurais pu faire pour aller au bout de l’intrigue. C’était un choix de ma part de le garder car il nous est proposé à plusieurs reprises de l’abandonner (notamment lorsque nous le portons dans nos bras, j’ai marché jusqu’à l’épuisement dans une boucle de forêt qui n’en finissait pas, mais j’ai bien réussi à finir le film sans avoir du abandonner mon chien). A savoir qu’il y a plusieurs fins disponibles et que j’ai du avoir la plus sympathique (toutes proportions gardées) car j’ai passé pas mal de temps à appeler Bullet, à le suivre de près, le câliner et même lui donner à bouffer. Plus pour me rassurer moi que lui je l’avoue.

Les décors justement sont (malgré quelques bugs où j’ai du relancer la partie) d’une justesse totale et d’une immersion psychédélique poussée. Les effets de jour, de nuit et d’altération de la réalité m’ont vraiment convaincue. Je ne rentre sciemment pas dans les détails car je ne souhaite pas dévoiler plus d’intrigue que nécessaire mais sachez qu’à côté le film ne fait pas vraiment peur. Pour autant, la sensation de peur repose surtout sur la situation de précarité balistique du personnage : juste une lampe torche pour faire peur aux monstres, comme Alan Wake. Plus on échoue, moins on a peur face aux monstres, car on rentre dans une habitude de jeu. J’ai du « mourir » (qui consiste en un léger blackout qui nous fait revenir quelques pas en arrière) une petite poignée de fois dans tout le jeu mais surtout lors de l’épisode final. Le reste du temps, j’étais heureuse que Bullet soit là pour m’avertir du danger. Il y a également beaucoup d’items à ramasser, même si j’en ai loupés plein à la fin car je ne faisais que regarder mes pieds (il y a une raison à ça, ce n’est pas simplement parce que je n’étais pas rassurée). Vous pouvez aussi beaucoup vous amuser avec le peu d’objets que vous avez sur vous, dont un téléphone portable vieillot style Nokia à l’ancienne, où j’ai pris le temps de décompresser en jouant à Snake et appelant chaque personne de mon répertoire lors des rares moments où j’avais du réseau.

Allez je résume avant de trop m’emballer :

– la peur s’estompe au fur et à mesure que le jeu avance (sauf pour le dernier épisode) et repose principalement sur le manque d’arme que sur une réelle mise en danger du personnage (un jumpscare m’a toutefois bien surprise et les passages à la caméra infrarouge olala)
– les décors et les effets de distorsion sont très bien faits et reprennent avec brio ceux du film
– quelques bugs selon les situations où vous vous trouvez (il est possible que vous n’en n’ayez aucun)
– plusieurs fins différentes, ce qui me fait penser qu’il faut que j’y retourne pour essayer de trouver les autres fins sans avoir à réprimander mon chien…

Piège pour Cendrillon [Théâtre Michel]

Un splendide Azzopardi comme je les aime. Adorant ce metteur en scène, j’ai profité de la première semaine de représentations pour m’offrir les places aux prix réduits en carré VIP, liées au lancement pour faire un peu de publicité quand une pièce commence et cherche à se faire connaître. Je précise qu’il était inutile de m’offrir une coupe de campagne pour que je me décide à dire du bien de cette pièce, que j’ai énormément appréciée (même si La Dame Blanche reste pour moi l’indétrônable, devant Chapitre XIII – pour ne citer que les thrillers). Si tu cliques sur les liens, tu tomberas sur mes précédents articles sur ces pièces.

D’une durée courte (1h20 rappels compris), Piège pour Cendrillon est une adaptation du livre de Sébastien Japrisot paru en 1963. L’intrigue de base est simple : une jeune femme est retrouvée vivante, mais avec des complications physiques et mentales, après avoir subi l’incendie d’une propriété, où une autre femme a perdu la vie. Souffrant d’amnésie, elle ne se souvient plus de beaucoup d’éléments, jusqu’à ne plus savoir ce qu’elle faisait à cet endroit … et avec qui. La suite (et surtout le dénouement dont je ne parlerai évidemment pas) est nettement plus complexe. J’avoue avoir voulu raconter la pièce à mes parents et j’ai eu beaucoup de mal à leur décrire l’histoire et les rebondissements car il faut vraiment les vivre pour les comprendre et les apprécier à leur juste mesure.

J’ai été bluffée par les 4 acteurs et encore plus les deux actrices principales Alyzée Costes et Nassima Benchicou, qui excellent dans les retournements de situation et de tempérament. La mise en scène est impeccable (exemple sur l’image plus haut), comme toujours chez Azzopardi, grâce aux mélanges de musiques, de lumières, d’effets, qui permettent une immersion totale et un sentiment de vivre l’histoire avec ses protagonistes.

J’espère que cette pièce fera un carton car elle continue dans la lignée des spectacles différents des théâtres de boulevard et autres lieux communs qu’on ne voit que trop. Encore bravo aux acteurs et à tout le staff qui nous permettent de découvrir de belles pépites comme celle-ci.

Au théâtre Michel, au moins jusqu’au 30 novembre 2019.