Foodie de Juin

En juin, le pays s’est réveillé, culturellement et gastronomiquement parlant, même si j’ai mis du temps à me déconfiner, bien après la date officielle.

Je ne suis pas encore allée au cinéma (il faut dire que mon cinéma habituel s’acharne à passer des films vieux de 10 ans et plus, d’Inception à Retour Vers le Futur) et je ne recommence que demain les sorties culturelles avec l’Atelier des Lumières de Paris. En attendant, j’ai quand même mangé, en Ile-de-France et ailleurs, pour 90% dans des endroits que je ne connaissais pas encore, c’est de ceux là dont je vais vous parler aujourd’hui (il n’y en a pas 15 je vous rassure, seulement 3).

Les Paillotes – Ville d’Avray

J’ignorais totalement l’existence de cet établissement et des trois restaurants + un hôtel abrités sous un même lieu, au bord des étangs de Corot à Ville d’Avray. Regroupant un restaurant de type « brasserie », un autre plus gourmet et un troisième carrément étoilé, les étangs de Corot sont une adresse à ne pas louper. Les plats sont conséquents, raffinés et novateurs, tout en restant bien accrochés à la cuisine traditionnelle. Etant le deuxième restaurant que je faisais depuis mars, mon estomac n’était pas encore ré-habitué à un trop-plein de nourriture, je me suis donc contentée de « seulement » un plat et un dessert, à savoir en premier lieu un magret de canard aux cerises, accompagné de courgettes aux girolles, pour clôturer par la brioche façon pain perdue aux pralines, avec du caramel à la fleur de sel.

Je pense que l’intitulé des plats ainsi que les images parlent d’elles-mêmes concernant l’aspect mi-sophistiqué, mi-traditionnel. La carte proposait également du turbot sauvage ou encore de l’échine de cochon à la moutarde de Meaux, pour ne citer que ceux-là. Evidemment, il faut prévoir un joli budget pour le repas mais il vaut le coup sans sourciller, en plus du cadre paradisiaque (imaginez-vous les paillotes sans le cellophane post confinement). J’y retournerai assurément.

Kozy – Paris La Fayette

Instant brunch parisien, mais pour une fois pas un dimanche matin mais un midi de semaine, sur la pause déjeuner. Kozy est une enseigne qui possède plusieurs points de restauration dans Paris, dont celui rue La Fayette où je suis allée. Les brunches sont servis à toute heure, et j’ai été globalement contente de découvrir l’établissement, même si la grosse déception a été pour ma part la température de la nourriture. J’ai été servie en à peine cinq minutes après la prise de commande, sans exagérer, et les plats sont arrivés à peine tièdes. Ce qui est dommage quand on prend d’une part de l’oeuf bacon et de l’autre des pancakes à la banane et au caramel. Après en avoir parlé avec des amis habitués de l’établissement, ce n’est pas quelque chose qui leur est arrivé, j’ai donc mis ça sur le dos du coup de rush de midi qui leur a valu de préparer des plats en avance, même si cela est généralement pour moi rédhibitoire dans le jugement d’un restaurant. La température mise à part, les assiettes étaient fournies et le goût était là. C’est également un bon point que de pouvoir bruncher le matin ou à midi en semaine, ce qui reste assez rare dans les établissements parisiens proposant ce type de formules.

A Merendella Citadina – Ajaccio

Au détour d’une petite rue d’Ajaccio se trouve ce restaurant (ne me faites pas répéter le nom). Je suis d’ailleurs frustrée d’être trop continentale car le responsable du restaurant m’a dit de ne pas hésiter à lui faire de la publicité si le repas m’avait plu, mais avec un nom de la sorte, quand on ne parle pas corse, c’est plus complexe de s’en souvenir. J’ai du passer un peu de temps sur internet pour retrouver quel était le restaurant et c’est peut-être une raison qui expliquerait que le bouche à oreilles hors Corse peut rester à la vitesse du 56k.

Bref, cet établissement est porté par le coeur du restaurateur, accompagné de son cuisinier, qui prend plaisir à varier les plaisirs et changer régulièrement la carte. Je parle de coeur car on voit qu’il prend véritablement en compte les retours des consommateurs et s’attache à réaliser de la bonne cuisine. J’ai choisi foie gras en entrée et poisson (j’ai oublié lequel) en plat. J’ai été un chouïa surprise par la présentation du foie gras (comme vous pouvez le voir sur ma photo), qui était enrobé d’accompagnement à la truffe. Le foie gras était à mes papilles un petit peu fade (avis tout à fait objectif car j’ai l’habitude qu’il soit cuit directement avec un vin / alcool un plus fort) et j’accorde beaucoup d’importance aux condiments utilisés. Pour autant je n’ai jamais eu autant de foie gras à manger. Les deux foies étaient conséquents et je loue l’originalité de la présentation et du mariage des deux aliments.

Le poisson était des plus fins, avec un risotto bien crémeux, restant pour autant assez digeste pour que je parvienne à finir mon assiette, après la large entrée que j’avais mangée, le tout accompagné de petits légumes croquants à souhait. J’ai également goûté une autre entrée, un gaspacho avec mozzarella (sur la troisième image), que j’ai trouvé très frais et bien relevé (le restaurant n’a donc pas de problème d’assaisonnement je vous rassure). Je vous conseille cet établissement qui mérite d’être connu, où vous serez bien accueilli et repartirez l’estomac plein de nouvelles saveurs.


Plus que de sortir pour me restaurer, j’ai avant tout souhaité encourager le secteur de la restauration évidemment mis à mal. Même si le confinement est passé, le télétravail s’est démocratisé et les restaurateurs sont loin d’avoir retrouvé leur public d’avant la crise sanitaire mondiale. Si vous en avez les moyens évidemment, essayez de soutenir au maximum les restaurateurs proches de chez vous qui sont en difficulté car il faut se serrer les coudes, quel que soit le secteur d’activité concerné.

Bonne reprise à tous !

Mes Lectures du Confinement

J’ai moins lu pendant le confinement que d’habitude. La raison est toute simple : pas de transports en commun, pas de déplacements pour le travail, que cela soit en métro ou TGV. J’adore toujours autant lire mais le temps accordé à la lecture a mine de rien beaucoup diminué pour moi, n’en ayant lu que 5 en deux mois de temps (versus en général un par semaine), commençant à travailler à peine réveillée le matin et ne m’arrêtant que pour dîner / regarder un film / dormir.

Bon, à côté de ça j’ai quand même fait d’autres choses, comme un puzzle 1500 pièces et pas mal de films et séries télé, en attendant la réouverture des salles obscures. Petit focus donc sur mes lectures du confinement, toutes aux antipodes les unes des autres, et dans l’ordre de lecture.

Un(e)secte [Maxime Chattam]

Le pitch de départ ? Et si tous les insectes du monde se mettaient soudainement à communiquer entre eux ? À s’organiser ? Nous ne survivrions pas plus de quelques jours. Entre un crime spectaculaire et la disparition inexpliquée d’une jeune femme, les chemins du détective Atticus Gore et de la privée Kat Kordell vont s’entremêler. … 

Commencé avant le confinement, ce dernier livre de Maxime Chattam m’a plus plu que je ne l’aurais cru. Pour ce qui est des romans de Chattam, je suis beaucoup plus fan du style thriller et policier que fantastique. Le Signal par exemple m’avait un peu déçue, non pour la qualité du roman, mais en raison du style que j’affectionne moins à titre totalement subjectif. Un(e)secte flirte entre les deux aspects mais s’avère beaucoup plus porté sur le réalisme et la science-fiction que le fantastique. Bon millésime 2020 pour moi pour cet ouvrage, qui m’a surtout donné envie de relire, entre autres, le Sang du Temps.

 Raz de Marée [Clive Cussler]

Le pitch de départ ? Des dizaines de cadavres, lestés de fer, au fond d’un lac près de Seattle. Des cadavres de Chinois, exclusivement. Telle est la macabre découverte que fait Dirk Pitt, au cours d’une des plongées les plus périlleuses de sa vie.
Qui a pu délibérément ordonner la noyade de ces malheureux ? Que se trame-t-il dans la vaste résidence qu’un homme d’affaires chinois, Qin Shang, gros pourvoyeur de fonds pour des campagnes électorales, a fait bâtir près de ce lac ?

C’était mon tout premier livre de l’auteur, prêté par une collègue de travail. Je n’ai découvert que par la suite que c’était un grain de sable dans la mer car la série Dirk Pitt de Cussler contient déjà 17 livres et j’ai lu … le 14ème. Je n’avais donc aucun historique quant à l’histoire et au passé du héros, ce qui ne m’a pas empêché d’apprécier le livre du début à la fin. Attention toutefois, les propos de l’auteur sont très techniques sur bien des domaines, notamment en lien avec la navigation, et j’ai parfois été complètement larguée dans des détails et explications qui me passaient tout à fait au-dessus, ne connaissant pas la moitié des termes mentionnés. Ce qui rendait la lecture fastidieuse et ironiquement un certain détachement de l’histoire.

La Chimiste [Stephenie Meyer]

Le pitch de départ ? Elle était l’un des secrets les mieux gardés — et des plus obscurs — d’une agence américaine qui ne portait même pas de nom. Son expertise était exceptionnelle et unique. Et puis, du jour au lendemain, il faut l’éliminer au plus vite… Après quelques années de clandestinité, son ancien responsable lui propose d’effacer la cible dessinée sur son dos. Dernière mission… ou dernière trahison ? Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, un homme que tout devrait éloigner d’elle va bouleverser ses certitudes. Comment survivre à une traque impitoyable quand on n’est plus seule ?

Bon alors je m’explique un chouïa car ceux qui ne connaissent savent bien que les oeuvres de Meyer ne correspondent pas vraiment à mes lectures de prédilection. Tout remonte à plus de 10 ans, quand je faisais du babysitting et que l’une des enfants que je gardais était dithyrambique au sujet de Twilight. Je n’en avais jamais entendu parler et j’avais l’impression de louper le nouveau Harry Potter. Je me suis finalement décidée à lire la saga, qui s’est trouvée à mon sens pas trop mal écrite et qui était une bonne lecture de plage pour ne pas se prendre la tête. J’avais depuis récidivé en lisant Les Âmes vagabondes et son adaptation dégueu, livre qui m’avait également plu. Quand un jour je suis tombée sur La Chimiste dans une brocante pour 2€, je l’ai acheté et l’ai laissé plus de deux ans dans ma bibliothèque sans l’ouvrir. Car oui, même si ses livres m’avaient plu, le synopsis de celui-là me semblait bien au ras des pâquerettes. Et en effet, sous couvert de mots scientifiques et de quelques scènes d’action, le tout reste mielleux au possible, ce qui représente toute la lecture que j’exècre. Le roman était pourtant censé être plus « pour adultes » mais je n’y ai pas trouvé mon compte. Reste à voir si l’adaptation TV prévue sortira bien et si je lirais tout de même Midnight Sun, prévu pour le 4 août.

Miroir de nos Peines [Pierre Lemaitre]

Le pitch de départ ? Avril 1940. Louise, trente ans, court, nue, sur le boulevard du Montparnasse. Pour comprendre la scène tragique qu’elle vient de vivre, elle devra plonger dans la folie d’une période sans équivalent dans l’histoire où la France toute entière, saisie par la panique, sombre dans le chaos, faisant émerger les héros et les salauds, les menteurs et les lâches…..

Dernier tome de la trilogie commencée avec Au revoir là-haut puis Couleurs de l’Incendie, ce volume reste dans la même tonalité, avec moins de trash et de rebondissements marquants que des précédents opus. On sent que l’écriture comme les personnages décrits commencent à s’essouffler, mais Lemaître finit bien sa trilogie, parvenant toujours à faire s’entremêler des personnages aux horizons si différents. J’ai également commencé la série Verhœven et devrait bientôt recevoir Trois jours et une vie, adapté au cinéma l’an dernier.

Madame Bovary [Gustave Flaubert]

Le pitch de départ ? Emma Rouault, fille d’un riche fermier, a été élevée dans un couvent. Elle rêve d’une vie mondaine comme les princesses des romans à l’eau de rose dans lesquels elle se réfugie pour rompre l’ennui. Elle devient l’épouse de Charles Bovary, qui, malgré de laborieuses études de médecine, n’est qu’un simple officier de santé qui ne lui offre qu’une vie routinière, bien vite monotone et frustrante pour Emma.

J’ai peu lu de classiques car j’ai été dégoûtée par les lectures de Balzac au collège. Les rares ouvrages anciens qui ont ma primeur restent ceux d’Alexandre Dumas fils. Conseillée pour donner une seconde chance à cette littérature, j’ai dévoré Madame Bovary en une semaine, bien que j’avais quelques appréhensions sur l’aspect ennuyeux du roman. Il y a beaucoup à dire, beaucoup à analyser mais j’ai apprécié (re)découvrir la vie en ce temps-là, les mœurs, la moralisation à outrance, et surtout le fait de voir que nous avions bien évolué depuis.


Je pense n’en avoir pas oublié et vais maintenant passer à de la littérature teintée corse, via Mateo Falcone et les Contes des sages de Corse qui m’attendent sur ma table de chevet. Avec en plus un livre de SF qui me fait saliver : Silo de Hugh Howey. J’attends également avec impatience le nouvel Elena Ferrante, le nouveau Joël Dicker, et le nouveau Louise Penny, qui devraient me faire passer un bon été littéraire.

Et vous, qu’avez-vous lu ou fait durant cette période si particulière ?

News Mai 2020

Le mois de mai s’entame tout doucement et je n’ai évidemment pas grand chose à vous raconter !

Pour ceux qui attendent comme moi désespérément que les cinémas rouvrent à nouveau, je vous conseille ce lien, mis à jour régulièrement sur les dates de sorties des films prévus en salles cette année : films décalés / reportés.

Niveau concerts et festivals, vous vous en doutez, ce ne sera pas la fête cette année. Dans l’Yonne, les Nuits de Saint-Sauveur sont pour le moment maintenues, comme le festival du cinéma américain de Deauville, prévu du 4 au 13 septembre. Il nous a en revanche été confirmé que le concert de Paul McCartney prévu à Paris La Défense Arena ce mois ne serait pas reporté ; et aucune news de la tournée de Lady Gaga qui n’aura de toute façon pas lieu en juillet, mais pas d’informations sur une annulation ou un simple report. Son album sortira quant à lui bel et bien à la fin de ce mois, après avoir été reporté de plusieurs semaines.

De mon côté je continue ma routine de films et séries, ayant découvert Netflix récemment. J’ai même poussé le vice jusqu’à regarder l’intégralité de Kaamelott, chose que je n’avais jamais faite jusqu’alors, pour être prête pour la sortie du premier volet au cinéma, qui après avoir été avancé, a finalement été redécalé au 25 novembre.

En attendant tout cela, prenez soin de vous, ne vous précipitez pas dans les rues lundi prochain si vous n’avez pas à le faire et portez vous bien !

Une Foodie à l’Hippodrome de Saint Cloud

Les séminaires ça a du bon. Les séminaires de direction, c’est encore un autre niveau. L’occasion m’a été donnée en ce début d’année, de découvrir l’hôtel / restaurant Renaissance, Paris Hippodrome de Saint Cloud, mitoyen et quasi inséparable du Country Club attenant. Je connaissais déjà l’hippodrome de Saint Cloud, non pour y avoir assisté à des courses, mais pour participer chaque année au Salon des Terroirs, rassemblant des producteurs et éleveurs des quatre coins de la France, voire plus. Mais je n’avais jamais eu l’occasion de manger, et encore moins de dormir en ce lieu. L’hôtel Renaissance est un hôtel haut de gamme (appartenant à la chaîne Marriott), où le personnel est aux petits soins et où chaque pièce, de la chambre au hall d’entrée, en passant par les salles de séminaire ou le large coin piscine, vous montre à quel niveau ce point de chute est de grand standing.

Je ne vais pas vous décrire par le menu ma journée et demi en ces lieux, mais vais plutôt m’attarder, comme à mon habitude, sur la nourriture servie, que j’ai pu tester le temps d’un dîner, d’un petit-déjeuner et d’un déjeuner.

Ce n’est pas le cas dans tous les établissements luxueux mais ça l’est de plus en plus, à mon grand désarroi : des noms de plats et des plats eux-mêmes assez pompeux, qui cherchent plus à faire rêver qu’à véritablement ravir les papilles. La nourriture n’était pas mauvaise, loin de là, mais elle cherchait trop à sortir des sentiers battus, plus qu’à vraiment faire honneur à la bonne gastronomie, qui peut sans problème rester simple et haut de gamme à la fois. Je mets ici de côté le petit-déjeuner, continental, qui proposait tout ce que j’aime (céréales, viennoiseries, charcuterie, œufs, etc.) et toute une variété de produits salés et sucrés vous rendant prêt pour toute la journée.

Je suis plus critique quant aux autres repas. A préciser également qu’en raison de ma présence en mode séminaire, je me doute assurément n’avoir pas partagé la même carte que les convives ordinaires, en plus d’être réduite. De fait, c’est également la même carte qui nous a été proposée pour les deux repas. Carte qui était pour moi bien restreinte en termes de choix. La raison est bien simple et ne regarde que moi ; je n’arrive pas à manger de la nourriture crue, ce qui était fortement représenté sur notre carte. Effet de mode ou non, je ne saurais le dire. Je tiens également à être tout à fait honnête, mes collègues mangeant de tout n’ont pas le moins du monde été étonnés par les mets proposés, y trouvant facilement leur bonheur.

Bon je ne vais pas revenir sur tous les plats que j’ai mangés, mais en résumé : le velouté de butternut par exemple, j’en fais moi-même assez souvent à la maison pour vouloir en manger au restaurant, la raviole d’Obsyblue, que je n’avais jamais goûté de ma vie m’a laissé une mauvaise impression pour son goût de marée et sa cuisson peu poussée, grand bravo pour la pluma ibérique confite ainsi que le paleron de 72 heures façon bœuf bourguignon, très bien aussi le pavé de saumon et patates douces. Au final c’étaient surtout les entrées et les desserts qui m’ont moins ravie.

Je vous conseille toutefois le lieu, tant pour la beauté de l’hôtel et l’amabilité des hôtes, car je pense également que vous aurez une carte plus complète : je bavais complètement devant les assiettes des autres clients du restaurant.

Foodie de Mars

En ces temps de confinement (télétravail à 100% pour moi, avec encore plus de choses à faire car beaucoup de problématiques à gérer, comme j’ai pu en parler brièvement dans mon précédent article), j’ai voulu m’échapper un peu en revenant sur les dernières semaines pré-assignation à résidence, qui m’ont permis de prendre un bon bol d’air avant de voir la fin de cette crise.

J’ai donc pu passer un petit weekend en Corse, principalement à Calvi (première photo) mais également dans d’autres villages dont malheureusement je confonds les noms. Etant en bonne compagnie je n’ai absolument pas pensé à prendre des photos de mes autres plats, mais il faut dire que la nourriture en Corse est bien copieuse et bien bonne. J’ai pris pour la blague en photo la « pizza Nutella » car sur la carte il était précisé que c’était une petite pizza au Nutella, sauf qu’au final j’ai eu l’impression de devoir manger une pizza entière, et j’avoue avoir abandonné avant la fin, tant c’était trop. Je suis évidemment repartie avec des valises pleines, notamment d’un saucisson, qui n’a pas échappé à mon petit rouquin.

Et le dernier weekend avant la fin du confinement, sans vouloir faire de rébellion mais parce que c’était un événement réservé de longue date pour un visiteur qui était sur Paris exceptionnellement, j’ai profité d’un dernier brunch du samedi chez Mariage Frères.

 J’avais déjà brunché une seule fois chez MF et, bien que le raffinement ait été au rendez-vous, j’étais restée un peu sur ma faim. J’ai donc ici choisi de prendre le plus gros brunch, comprenant une entrée sucrée (scones et muffins, accompagnés de la gelée extra de thé et de beurre d’Aquitaine), un plat salé (suprême de poulet rôti au thé rose Tudor), et un dessert, à choisir parmi le chariot des desserts. Hé bien là je vous avoue que je ne suis absolument pas restée sur ma faim, c’était raffiné et copieux à souhait ! La seule photo que j’ai prise est celle du dessert justement, qui était un cheesecake, au thé évidemment.

J’arrête de vous faire saliver avec mes photos et vous souhaite évidemment bon courage dans cette période de confinement. Je suis complètement seule dans un appartement en banlieue parisienne et je sais qu’il y a encore bien pire que moi. Je m’occupe en journée grâce au travail et j’essaye de faire beaucoup de yoga et de stepper pour éviter d’être trop rouillée. Toutes mes pensées vont vers vous, j’espère que vous êtes à l’abri, en sécurité et en bonne santé.

Prestataire sous Covid-19

Je travaille dans le conseil en recrutement. Je gère un pôle d’une vingtaine de consultants qui interviennent dans les locaux de différentes entreprises, grandes et petites, pour les aider sur leurs problématiques RH, d’intégration, de recrutement et de suivi des compétences. Nous sommes sous-traitants, nous sommes prestataires, et en temps normal nous le vivons à peu près bien.

Mais depuis la semaine dernière, et surtout depuis hier, le monde du travail est mis à mal et la crise économique ne fait aucun doute. Je fais également partie du secteur d’activité dit tertiaire, des services, qui permet à 80% d’intervenir en télétravail, ce qui est une bonne chose et je n’ai rien à redire là-dessus.

Pour autant, notre statut de prestataire de services, même si nous ne sommes pas une ESN, nous montre encore plus à l’heure actuelle à quel point nous sommes jetables et malléables à souhait. Hier, nous avons perdu 4 clients, dont la moitié ont voulu nous sortir de chez eux du jour au lendemain, malgré les délais contractuels encadrés, qui comprennent notamment des préavis. Ce qui concerne une dizaine de collaborateurs de mes équipes, principalement en CDI. Justement, nous souhaitons conserver les emplois de nos salariés, faire tout notre possible pour qu’il n’y ait pas de dommages collatéraux, mais il y en aura, il y en a déjà. Je comprends que nos clients gèlent les recrutements, que cela soit en aéronautique, en finance, ou encore en informatique. Je comprends que les candidats, les RH et les managers ne veulent plus se rencontrer et ne savent pas quand ils pourront intégrer de nouvelles personnes, mais j’ai des difficultés à comprendre qu’on puisse chercher à jeter une dizaine de personnes du jour au lendemain.

Hier soir j’ai du prendre des décisions difficiles, j’ai du appeler plusieurs collaborateurs qui étaient en CDD et en période d’essai, pour leur dire que nous n’avons plus de travail pour eux et que nous devons arrêter là notre partenariat. J’en étais navrée mais je n’ai aucune visibilité sur les semaines, ni même les jours à venir.

Nous sommes tous concernés, certains métiers plus que d’autres, et je pense à toutes ces personnes qui doivent aller travailler et toutes celles qui ne peuvent pas. Tous les RH ne sont pas méchants, nous faisons comme nous le pouvons, avec les informations dont nous disposons et avec les sentiments que nous avons encore, contrairement à ce qu’on pourrait croire.