Mois: janvier 2015

Chez Léon [Une Foodie à Paris]

Je suis quasiment parisienne mais je me rends compte que j’ai fait des articles sur des restaurants un peu partout en France sauf à Paris. Erreur réparée, je suis allée déjeuner hier midi Chez Léon (à ne pas confondre avec la chaîne belge du même nom, merci).

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Foie Gras de Canard Maison

Chez Léon propose une carte assez orientée spécialités du sud-ouest mais pas que. Je raffole de toute façon assez du canard pour ne pas être déçue par la cuisine.

Canard oblige donc, j’ai pêché en prenant du foie gras maison. Je suis une fervente défenseur de la cause animale, mais je ne parviens pas à me passer de foie gras, je suis vraiment désolée et je m’en veux vraiment pour ça. Tout ça pour dire que celui-là était excellent. Présenté de surcroît avec de petits morceaux de pain trempés à l’huile d’olive ainsi qu’une confiture d’oignons confits : un vrai régal. On ne ressentait pas le gras du foie (qui a tendance à être écœurant, d’autant plus si l’on rajoute de l’huile) et la cuisson était adéquate. Le tout bien présenté, sobre et efficace.

J’ai ensuite complètement délaissé la culture sud-ouest pour foncer vers un plat dont je raffole : le risotto.

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Risotto aux crevettes

Ce plat là était constitué de crevettes décortiquées et d’autres non, mais toutes aussi délicieuses. Hélas, mille fois hélas, ce risotto était bien trop salé. C’est souvent un risque quand il est question de fruits de mer (c’est pour cette raison par exemple que je ne peux supporter les tagliatelles au saumon que proposent maints restaurants italiens), et ce plat est malheureusement tombé dans le piège. A chaque bouchée que je prenais, je devais l’estomper avec tantôt un verre d’eau, tantôt un verre de vin. Je déteste gaspiller mais je n’ai pas fini mon assiette (rareté !) tant j’avais peur que cela ne me soit néfaste. La sauce était bien dosée, le goût bien prononcé, mais l’ensemble était trop salé pour moi pour que j’apprécie pleinement le plat, à regrets.

WP_20150126_003 Finalement, je me suis laissée tenter par un fondant au chocolat, accompagné d’une glace à la crème d’Isigny. Bon alors là je suis désolée, je ne sais pas ce qui m’a pris, mais je n’ai pensé à faire une photo que le plat à moitié entamé, voire plus. En plus elle est tellement floue que j’ai l’impression d’avoir pris trop de vin auparavant… La glace ne laisse transparaître le goût de la crème d’Isigny que si elle est vraiment prise indépendamment du chocolat, en ce cas c’est un délice. Le fondant était coulant comme il le fallait, ni trop copieux pour une fin de repas.

Chez Léon est somme toute une adresse que je recommande, bien qu’ayant été déçue par le plat. Les plats sont raffinés et les prix ne sont pas trop élevés pour la qualité des ingrédients utilisés (cela m’a coûté un peu plus d’une quarantaine d’euros hors boissons, mais je n’ai pas pris les plats les moins chers de la carte). Comme quoi, c’est une constante, nous n’avons pas de spécialités parisiennes mais nous prenons toujours autant plaisir à apprécier celles des autres régions.

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Helix

Ma série de la semaine passée, c’était Helix.

Honnêtement, je ne sais pas comment j’ai fait pour passer à côté de cette série jusqu’à il y a quelques jours. Le thème est tout à fait ce que je recherche : un mélange de The Strain et Resident Evil. Dans une base arctique, une épidémie fait rage, transformant les gens de manière drastique. Cette épidémie découle d’expériences sur l’ADN humain, où l’homme a voulu jouer à Dieu pour changer la planète …

Helix

Helix a un format court : 13 épisodes pour la première saison (la seconde étant en cours), qui tourne chacun autour de 30/40 minutes maximum. Les personnages sont très accrocheurs, que ce soit grâce à Jordan Hayes (qui est à mes yeux le sosie d’Emma Watson), au charismatique Hiroyuki Sanada (vu récemment dans 47 Ronin, Ring, Rush Hour 3… bref tous les rôles de méchants japonais) ou encore à Neil Napier, qui était jusqu’alors malheureusement cantonné à des rôles de figurants.

Créée par Ronald D. Moore (à qui l’on doit Star Trek, Battlestar Galactica…) et diffusée sur Syfy, la série m’a vraiment séduite. Le rythme est soutenu car les événements vont bon train. Les explications scientifiques ne sont pas trop tirées par les cheveux et permettent une compréhension facile de l’histoire et des éléments importants.

La première saison clôture vraiment une histoire et la seconde se déroule un bon temps après, suite à une nouvelle et différente épidémie. Celle-ci est diffusée depuis le 16 janvier et démarre sous d’aussi bons auspices que la précédente.

Welcome to New York [Abel Ferrara]

Ce que l’on appelle « l’affaire DSK » est un événement qui m’a beaucoup marquée. Ayant entendu pléthore d’avis sur le film dédié, où le personnage se rapprochant de DSK est joué par Gérard Depardieu, je ne m’étais pas encore décidée à le visionner. Je ressentais un mélange de curiosité et d’appréhension à l’idée de voir des scènes avec lesquelles je ne suis pas forcément à l’aise. Également, la plupart des critiques à l’égard du film n’étaient pas franchement dithyrambiques, c’est le moins que l’on puisse dire. Les mois ont passé et je me suis dit qu’il était tant que je me fasse ma propre opinion sur le film.

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Je vais lui reprocher ce que j’ai reproché à La Vie d’Adèle, c’est à dire des scènes de sexe inutiles. Utiles dans un sens, pour comprendre la perversité du personnage principal, mais inutile dans le sens où elles sont parfois trop longues et trop récurrentes : il a une dépendance sexuelle, on l’a bien compris. Pour le reste, j’ai globalement apprécié le film. Je comprends pourquoi il est décrié, mais j’ai été aspirée par les acteurs, leurs relations, leur charisme. Je remercie Gérard Depardieu et Jacqueline Bisset, sans qui ce film aurait été bien différent. J’ai aimé la réalisation d’Abel Ferrara, qui ne surcharge pas les scènes avec des musiques intempestives et qui donne un ton réaliste, réel, outrageusement voulu, qui sied comme il le faut à l’histoire.

Ce film est à voir si l’on est intéressé, à plus ou moins grande échelle, par l’affaire en elle-même. Gerard Depardieu explique d’ailleurs au début du film, en guise d’introduction, pour quelles raisons il a choisi de jouer ce rôle. Vous ne trouverez ici aucune réponse à aucune question, mais plutôt une vision critique envers un homme qui aimait trop les femmes pour pouvoir les aimer véritablement.

Stalker – Série 2014

A cause Grâce encore à la trève hivernale, j’ai commencé une nouvelle série : Stalker.

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Je reste dans mon thème de prédilection, c’est à dire des meurtres, de l’angoisse et ici en plus de ça du harcèlement moral et physique. Niark.

Comme beaucoup de séries, Stalker utilise le système d’un épisode = une enquête. Sur fond d’histoire qui traîne sur tous les épisodes (comme pour Forever d’ailleurs on voit que le personnage principal a un lourd secret à cacher), chaque épisode analyse le cas d’un stalker (harceleur / harceleuse pour les franco-français) jusqu’à la résolution de l’affaire.

Chaque générique de fin est une reprise d’une chanson bien connue, plutôt pas mal faite. Vous entendrez donc au gré de la série, Creep, Eternal Flame, Enjoy the Silence et bien d’autres.

Les épisodes sont très plaisants et utilisent comme personnages principaux des acteurs charismatiques. Leur vie est bien explorée, ce qui permet d’avoir un maximum d’éléments afin de bien appréhender leur histoire. Je n’ai pas grand chose à dire à propos de la série, si ce n’est qu’elle est dans la veine de ce qui se fait actuellement et est plutôt réussie.

Jositha [Une Foodie dans le Var]

Pour une fois je mêle article tranches de vie et article foodie. Vendredi soir, 20h30, je débarque à Toulon, ville où je suis allée une fois il y a des années de cela, autant dire que je suis perdue. Je n’allais pas trop mal ces derniers jours mais gros coup de moins bien dans le TGV, les larmes qui s’accumulent contre mes joues mais j’arrive à les retenir du mieux que je peux, je ne suis pas seule et pleurer en public, très peu pour moi. Seulement voilà, je sors de la gare, je cherche mon hôtel, je me perds un peu et là c’est le drame (le point de non retour ayant définitivement été atteint en me cognant la tête dans le range-bagages du TGV sous le regard de racailles hilares puis en voyant tous les couples enlacés et émus de se retrouver sur le quai de la gare).

A cause de la pluie battante la géolocalisation de mon téléphone tactile déconne, à cause de mes larmes qui deviennent un vrai déluge, je ne vois plus rien. Pleurer ce n’est pas facile, mais pleurer quand on est myope c’est vraiment la pire des plaies car verres embrumés et lunettes couvertes d’humidité. Bref, j’appelle la personne que j’aime car c’est la seule personne à qui j’ai envie de parler et je commence à paniquer à peine la discussion finie. Je suis perdue dans une ville inconnue et la peur de me faire agresser à nouveau refait surface. Je n’ai pas énormément faim mais je reviens de plusieurs jours à Lille où la nourriture ne pas pas convaincue, j’entre donc dans le restaurant Jositha, plus par envie de me réfugier quelque part que par réelle envie de manger comme une reine.

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C’est donc une jeune fille complètement hagarde et au top de sa sensualité qui s’est présentée, les cheveux dégoulinant de pluie et les yeux bouffis de désespoir. Malgré mon plus beau sourire quand je suis rentrée, le gérant m’a tout de suite conseillé de me reposer, que nous étions au calme dans son restaurant. Puis il m’a d’emblée proposé un verre de vin. Il ne fallait pas être devin pour savoir que j’étais au bout de ma vie, mais cet échange m’a tout de suite mise à l’aise. J’ai pris son conseil au pied de la lettre et je me suis détendue. J’ai vu arriver différents tableaux noirs, présentant la carte, les menus, les spécialités et les plats du jour. Tous les plats, rien qu’à leur nom, m’ont semblé succulents. Je suis une fervente admiratrice de poissons et je ne pouvais pas repartir de Toulon sans en avoir mangé. Je me suis donc décidée pour un bar au four avec son gratin dauphinois. L’instinct de survie et la nature humaine ont alors repris leurs droits : j’ai tout dévoré. Comme si je n’avais pas mangé depuis plusieurs jours, ce qui était tout de même un peu le cas. Le bar était présenté entier et la cuisson était parfaite : bien cuite et tendre à la fois. Je souligne le fait qu’ils aient laissé la tête, car cela m’a permise de décortiquer les joues, qui est pour moi le sot-l’y-laisse poissonnier. Après mon passage, le bar ne ressemblait plus à rien, il ne restait plus que l’arête centrale. Le gratin dauphinois, cela se voyait, était fait maison et était également accompagné de quelques légumes cuits, à mon avis, à la provencale.

WP_20150116_007 Pour finir j’ai pris un cheesecake, qui semblait fait maison également, de par le goût artisanal du fromage blanc utilisé. Ce dernier était mêlé avec du chocolat, ce qui l’a rendu très complet. Je n’aurais pas craché sur un soupçon de coulis de fruits rouges, mais le repas avait fait son œuvre : me reposer et me concentrer sur la nourriture que j’ai trouvée excellente, à tel point que j’étais rassasiée alors que je ne pensais même pas avoir faim en entrant.

Jositha est un très bon restaurant qui fait également café et salon de thé. J’ai été comblée par son ambiance intimiste mais à la fois conviviale. La cuisine est fine, aussi bien régionale qu’orientale, et les plats sont copieux. Une très bonne adresse à trois minutes à pied de la gare de Toulon.

Il s’est passé quoi ici en 2K14 ?

bbbooooo

Comme on a jusqu’au 31 pour présenter ses vœux, c’est aussi l’heure du bilan pour l’année passée. Alors ? Quels ont été les articles les plus intéressants ? Les plus lus ? Bilan en images ci-dessous ! Chiffres toutefois à relativiser puisque je n’ai rouvert mon blog que cet été.

hormones

C’est donc ma chère Mélou qui remporte la palme de l’article qui a tout dézingué ! Heureusement que j’ai pu écrire quelques autres articles qui se sont également fait remarquer. Encore bravo à elle, qui nous a montré, s’il fallait encore en douter, que les articles les plus beaux, les plus touchants, sont ceux écrits avec le cœur, avec les tripes. Juste en-dessous, la liste des articles les plus lus cette année.

meilleurs posts

Je suis d’humeur badine ce soir, je vais donc vous souhaiter également mes plus beaux vœux pour cette nouvelle année, qu’elle vous soit favorable, qu’elle vous apporte bonheur et réussite dans un maximum de domaines possibles. Qu’elle soit bonne, tout simplement.

Sacrilège

PS : Une dernière surprise pour toi lecteur !

voeux Milano