Mois: novembre 2014

L’Edito [Une Foodie en Champagne-Ardenne]

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Terrine de foie gras maison

De passage à Reims cette semaine et ne connaissant pas assez bien la ville pour trouver un restaurant réputé, je me suis refugiée à la brasserie l’Edito, à deux pas de la cathédrale et de la biscuiterie Fossier. J’aurais pu me renseigner en amont de mon déplacement mais je pensais trouver plus facilement un restaurant gastronomique que le Burger King ayant pignon sur rue …

En rentrant, j’ai tout de suite su que ce n’était pas le restaurant du siècle. Plutôt un repère pour les autochtones avides de manger de la nourriture différente des jours de la semaine. Ayant donc de gros doutes quant à la pertinence des plats, j’ai sciemment choisi le menu le plus cher de la carte, en espérant que le niveau soit placé plus haut que mes craintes, qui étaient pourtant fortes.

J’ai pris en entrée une terrine de foie gras maison, que j’ai trouvée très bonne. Accompagnée de tranches de pain toasté et d’une confiture à la figue, la part n’était ni trop plate ni trop copieuse, ce qui m’a parfaitement convenu. En plat, j’ai choisi le filet mignon de porc alors que la personne qui m’accompagnait a choisi un Edito Burger Royal (boeuf, salade, tomate, cheddar, oignons et cornichons). A savoir que les hamburges proposés vont du simple au triple steak, ce qui peut faire monter le prix du hamburger jusqu’à 32€ …

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Filet mignon de porc / Edito Burger Royal

J’ai tout de suite su en voyant arriver mon plat que ce ne serait pas bon. Voyez cette sauce moutarde qui recouvre tout. Rien n’est plus dérangeant et écœurant que de la sauce en trop grande quantité. Ce qui s’est confirmé quand j’y ai goûté. La nourriture était quelconque et les frites semblaient n’être que des surgelées. Le repas avait bien commencé donc mais mes craintes se sont avérées justifiées.

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Crème brûlée maison

J’ai terminé par une crème brûlée maison, trop banale à mes yeux. Somme toute un repas décevant alors que j’avais pourtant pris un menu avoisinant les trente euros. Il était facile de savoir que ce ne serait pas de la grande cuisine, sachant que la carte est bien trop diversifiée et trop quantitative pour être qualitative. Vous trouverez à l’Edito des woks, moules, paella, pâtes et risottos, burgers, welshes, fajitas et autres plats plus communs. Il est impossible pour un restaurant de faire bon en proposant autant de mets différents. Je vous déconseille cette adresse qui n’est pas vraiment haut de gamme et propose des tarifs tout de même élevés pour si peu.

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ArtRave : The Artpop Ball [Lady Gaga]

Pour la troisième fois, je suis allée assister à un concert de Lady Gaga. Après le Monster Ball Tour et le Born This Way Ball (je n’avais simplement pas pu me déplacer pour sa première tournée, le Fame Ball Tour), Lady Gaga nous est revenue en France pour The Artpop Ball. A savoir qu’elle n’avait pas pu terminer sa précédente tournée, qui avait en tout duré neuf mois (98 concerts dans 41 pays au lieu des 122 dates prévues), à cause d’une inflammation des os dans un premier temps, puis d’une déchirure du labrum de sa hanche droite et devant se faire opérer par la suite (pour ceux qui doutaient encore de sa capacité à se donner sur scène).

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Pour ArtRave : The Artpop Ball, « seulement » 79 dates à travers 68 villes étaient cette fois prévues. A savoir que le concert final de la tournée était celui-ci d’hier soir, au Palais Omnisports de Paris Bercy. Lady Gaga s’était déjà produite à Paris en octobre dernier mais au Zénith ; le POPB étant fermé pour rénovation à l’époque mais rouvrant donc exceptionnellement et temporairement pour l’occasion.

Je n’ai sciemment rien lu sur le concert avant de le voir, pour garder l’effet de plaisir aussi bien sur la scène que la playlist. Nous avons donc eu droit à deux premières parties. La première par Breedlove & Chew Fu (Chew Fu, à qui l’on doit le remix Love Game entre Lady GaGa et Marilyn Manson), tous les deux enjoués d’être là. La seconde était dédiée à Lady Starlight, spécialisée dans l’électro mais avec trop de beat à mon goût. A savoir qu’aux Etats-Unis, la première partie était selon les lieux assurée par Hatsune Miku.

http://gagaimages.org

Ce qu’a compris Lady Gaga, c’est que le show commence avant le show. Tout au long des premières parties, une caméra nous montre sa préparation en temps réel depuis les coulisses, le maquillage, les costumes, la préparation physique et le stress pré-scènique. On se rend alors bien compte que la simple Stefani Joanne Angelina Germanotta devient « Lady Gaga », effigie burlesque tout en strass et perruques.

Après un bon quart d’heure d’attente où l’on entend Gaga en boucle avec des images défilant sur les écrans centraux, la diva apparaît enfin, dans un justaucorps à paillettes avec des ailes flamboyantes. Pendant deux heures trente, on assiste à un vrai spectacle à l’américaine, chose que je ne retrouve que dans les concerts de Farmer. Les rares moments de pause étant ceux dédiés aux changements de costumes.

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Les chorégraphies sont présentes sur quasiment chaque chanson et sont réglées au millimètre près, aussi bien de par les danseurs que de Gaga elle-même. Les pistes sans danse sont celles où cette dernière est au piano (et encore), nous offrant une sublime version de Dope et Born This Way en acoustique, où il n’y a aucun doute à avoir concernant les capacités vocales de la chanteuse. Comme pour ses précédents concerts, elle s’adresse beaucoup à ses fans, ses little monsters, notamment en lisant une lettre poignante récupérée sur la scène, où elle y fera monter l’intéressé.

ArtRave : The Artpop Ball est et restera un concert hors-norme que je classe parmi les concerts les plus pêchus qu’il m’ait été donné de voir, aussi bien pour la prestation scénique et vocale que pour la créativité et l’amour du public dont Lady Gaga fait preuve.

Dhafer Youssef à Ermont

Grâce au festival Jazz au fil de l’Oise, j’ai pu découvrir le chanteur et oudiste Dhafer Youssef. C’est au sein du théâtre Pierre Fresnay que s’est produit l’artiste, pendant près de deux heures, sans interruption.

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D’origine tunisienne, il a longtemps vécu en Allemagne, puis en France, d’où il tire son inspiration pour certaines de ses chansons, dans le même temps bien empreintes de ses influences orientales. Dhafer Youssef nous entraîne dans des chants tantôt mélancoliques, tantôt joyeux, motivés par la rythmique du jazz et d’improvisations grandioses. La maîtrise du oud et de sa voix transcende de par sa perfection et sa franchise. Ne connaissant absolument aucune chanson de lui avant de prendre place dans la salle, j’ai découvert un artiste professionnel, enjoué et bénéficiant d’un réel lien avec ses musiciens, ce qui est plus que nécessaire vu la place que prend l’improvisation dans ses chansons en live.

Dhafer Youssef m’a permis de faire une vraie pause, de me reposer tout en étant transportée par ses chants jazzo-orientaux dans lesquels il met tout son coeur.

Et les meilleurs sont ……

Pas d’article sur les films qui passent au cinéma cette semaine, ça vous fera un peu de répit ! En échange j’ai dressé une petite liste sur les dix articles les plus lus du blog, histoire de voir qui remporte la palme des sujets les plus intéressants ou dont on parle le plus. Attention cela ne prend les statistiques uniquement que depuis la nouvelle ouverture de mon blog (en juillet de cette année), n’ayant pas pu garder les précédentes.

1, Les Hormones en Costard 148 vues

the_starbucks_wintercup_by_nothinimportant912, Pourquoi [N°1] : Les gens se font-ils du mal ? 106 vues

3, Secret Story, la vache à lait d’Endemol 59 vues

4, Chiffre L 56 vues

5, Annabelle [Film 2014] 54 vues

6, The Human Centipede III (Final Sequence) 48 vues

7, Kuroshitsuji : Book of Murder 45 vues

8, Les Secrets de la Méthode Allen Carr 45 vues

9, Lucy [in the Sky with Diamonds] 33 vues

10, Pokemon X / Y 33 vues

Ce qui me réjouit est de voir une telle diversité de vues ! Films, articles autobiographiques, musique, anime, jeux vidéo, cigarette et télé-réalité ! Cet ensemble ne pouvait pas être plus éclectique que cela. Mention spéciale pour Mélou qui, en tant qu’auteure invitée a dézingué toutes mes statistiques ! Egalement, même s’il n’est que huitième au classement, je suis heureuse du nombre de personnes qui cherchent à arrêter de fumer.

Merci à toutes les personnes qui me lisent, avec intérêt ou non, je le pense sincèrement.

Elato, ou les cauchemars d’Alex

Cela va faire cinq mois que Barbara a quitté Alex, pour probablement rejoindre Elato, avec qui elle avait déjà l’habitude de papillonner. Alex n’était que de passage dans la vie de Barbara. Mais pour lui, il a désormais le sentiment d’avoir raté la sienne.

La_mort_du_cerf_noir__by_Sirxlem

Tous les soirs il peine à trouver le sommeil, il prend des médicaments qui ne fonctionnent plus. Il aggrave son diabète en ne mangeant que du sucre, mais comme il n’a jamais faim c’est la seule chose qui lui permette de ne pas tomber dans les pommes. Il est une boule de nerfs de façon permanente, tantôt tremblant de douleur, tantôt s’effondrant en sanglots sur une simple pensée pour elle.

Ses jours sont hantés par le visage de Barbara, par ses souvenirs communs qui l’enfoncent de plus en plus dans les regrets. Ses nuits sont ravagées par la vision d’Elato sur elle, prenant ce corps qui auparavant était pour lui. Il se réveille chaque nuit en pleurant, sans parvenir à trouver à nouveau le sommeil de longues heures durant. Il se lève en ayant tous les jours conscience de l’absence flagrante de celle qui partageait sa vie. Il tente d’aller dans des bars ou au restaurant seul, pour conjurer le sort, mais cela ne parvient qu’à le renforcer dans sa propre solitude. Le renvoyant à tout ce qu’il a perdu. A tout ce qu’il espère retrouver. Car il n’a plus que cela à espérer.

Les Jardins de Villennes [Une Foodie dans les Yvelines]

Depuis l’article présentant le restaurant « Chez-Marion », je n’ai pas pris le temps de vous parler de nourriture (ok, hormis la nourriture anglaise, mais on ne joue pas dans la même cour). Je vais vous parler aujourd’hui des Jardins de Villennes, dans le territoire altoséquanais.

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Trio de foie gras des canards de Norbert Joyeux

C’est donc dans la ville de Villennes-sur-Seine (pourquoi faire compliqué ?) que se trouve le restaurant en question. La gastronomie proposée y est typiquement française. A cause du temps du mois de novembre les clients sont cantonnés à l’intérieur mais la terrasse semble très prometteuse pour des températures plus estivales. Les mets sont présentés avec délicatesse et le service est assez rapide, grâce à une carte qui ne fait pas dix pages de long.

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Turbot et sa purée de céleri

 On y trouve aussi bien de la viande que du poisson, le plus souvent suivant l’arrivage et évidemment la saison. Les accompagnements sont variés et sont pour la quasi totalité constitués de légumes, exit les sempiternels pâtes et riz.

Une chose est sûre, on ne reste pas sur sa faim à la fin du repas. Il faut compter un peu plus d’une trentaine d’euros pour une entrée / plat ou plat / dessert et un peu plus d’une quarantaine pour les trois étapes. A cela s’ajoute 11€ si vous souhaitez vous faire la totalité en passant par une assiette de fromages. Les prix ne sont pas forcément très abordables mais la cuisine reste fine. Les aliments sont assaisonnés de telle façon qu’on a alors les pupilles remplies de bien des saveurs, et plaisantes en plus de cela ! Je conseille cette adresse pour les occasions spéciales, car il apparaît difficile de déjeuner ici tous les dimanches midis.

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Mi-cuit au chocolat Barry rare du Mexique et glace amaréna