album

News Novembre 2020

Comme pour le premier confinement, je prépare un petit article sur mes ouvrages lus pendant cette période. Période un chouïa plus préparée que la première car j’ai eu le temps de passer à ma bibliothèque municipale entre l’annonce et la date d’instauration du nouveau confinement. N’en reste que nous avons un peu plus de liberté et dans le même temps un peu plus de revendications. En attendant de voir ce qu’il adviendra de nous en décembre, retour sur les quelques news de ce mois de novembre.

Le nouvel album d’AC/DC, Power Up, est sorti ce 13 novembre. La version édition limitée proposant un petit coffret sympa comme tout puisqu’il s’illumine et fait de la musique. Je n’ai pas vraiment écouté l’album et ne saurait juger de sa qualité mais on m’a soufflé à l’oreille qu’il était bon. Toujours la grande forme les papis.

Le nouvel album de Mylène Farmer est prévu pour le 4 décembre. Intitulé Histoires De, il sera une compilation (nous y avons droit tous les 10 ans environ) accompagnée de son dernier single, l’Âme Dans l’Eau, pour un total de 52 titres. Petite déception quant au peu de titres inédits qui seront présents dans cet album, un seul donc.

Le dernier livre de Maxime Chattam, l’Illusion est un bon opus, mais j’y reviendrai sur ma revue littéraire du mois.

Gaëlle Garcia Diaz a sorti sa palette pour les yeux de Noël ! Hé oui, il reste toujours un côté bimbo en moi. Je n’ai toutefois pas craqué et ai privilégié sa palette de tchoin. J’ai bon espoir d’en faire un article, donner son avis sur une influenceuse beauté, pourquoi pas. Je vous conseille sa chaîne Youtube, qui est la seule côté beauté que je suive, de par son aspect décalé et pas gnangnan pour un sou, et son site Martine Cosmetics pour plus d’infos sur le maquillage qu’elle crée. Livraison possible en France et Belgique, make up fait en Italie et sans test sur les animaux ni produit animal dans la composition de ses produits.

Et désolée je ne parlerais pas de cinéma car je suis tous les jours dépitée de voir tous les reports en pagaille. Mon article sur la trêve hivernale est également publié mais avec trop peu d’informations encore parues à ce jour. Il sera comme d’habitude mis à jour régulièrement.

High Princess – L’album fantôme de Lady Gaga

Au gré des recommandations YouTube, je suis tombée sur un titre de Lady Gaga que je ne connaissais pas. Ce que je pensais être un titre de chanson s’est révélé être un titre d’album : High Princess. Il semblerait donc que cet album soit bien un album de Gaga, sorti apparemment en 2017. De cet album, nulle trace en magasin, ni sur la bio de l’artiste et quasiment absent également du Gagapédia (oui ça existe). Beaucoup d’espagnols ont commenté ces chansons sur YouTube et un large lot de vidéos ne sont pas consultables depuis une adresse IP française. High Princess n’est donc vraisemblablement pas sorti sur le marché français mais n’a pas non plus fait parler de lui plus que cela sur les internets. Quelle est donc l’histoire de cet album fantôme aux 22 pistes en édition deluxe ?

L’abum comprend (entre autres) un duo avec Cher, 2 remixes des pistes de l’album, une version live et des samples qui diront quelque chose aux little monsters : la tonalité de Brown Eyes sur une piste, les paroles de Fashion of His Love sur Earthquake …. C’est comme si chaque chanson avait, sinon une histoire, un historique. Avait été transformée en quelque chose d’autre ou avait été rayée de la discographie de l’artiste. Prenons le titre Princess Die, à la base dans la playlist de l’album studio Artpop, puis retiré à la demande de sa maison d’édition. La chanson hommage à Lady Di n’avait pas totalement convaincu lors de ses introductions sur le Born This Way Ball en 2012 et aurait pu être sujette à polémique. Bien que Lady G adorant Lady D, les paroles ne sont pas tendres et une grosse partie de la fanbase n’aurait, selon la maison de disques, pas été prête à bien accueillir cette chanson. Personnellement je l’aime beaucoup, outre le ton tragique de la chanson et des paroles, on ressent une pointe du style très Lana Del Rey, se détachant des chansons très pops de l’artiste, en particulier sur Artpop. Princess Die rejoint donc la (longue) liste des pistes réalisées mais non diffusées. D’où le fait que les pistes de l’album soient en bonne version studio car originellement prévues pour une possible sortie.

L’écoute de l’album commence avec beaucoup de gros sons (principalement électro, voire même dubstep avec Bitch, Don’t Kill My Vibe), puis se calme avec quelques trop rares chansons plus intimistes. High Princess n’est pas forcément un bon album, on sent beaucoup d’hésitation et finalement de chansons « déchets » qui ont servi à d’autres par la suite, mais cela reste toujours un plaisir de découvrir de nouvelles chansons de l’artiste. Si vous cherchez bien sur le Google vous le trouverez très facilement en téléchargement gratuit, vu qu’il est bien compliqué de trouver de versions véritables, physiques comme numériques (les visuels officiels semblent plutôt ceux réalisés par les fans de Mother Monster), de cet opus.

Indochine : 13

Sorti le 8 septembre dernier, le nouvel album d’Indochine s’appelle sobrement 13. 13 comme le nombre d’albums du groupe sorti à ce jour et du nombre de pistes de celui-ci (+ titres bonus + remixes).

13 est déjà très bien positionné dans les classements européens et marque le retour en force du synthétiseur symbolique du groupe. Parmi les derniers albums, j’ai eu un vrai coup de cœur pour La République des Meteors, que je ne peux pas m’empêcher d’écouter sans être émue. Avant tout pour la thématique de la Première Guerre Mondiale, représentée par toutes les paroles des chansons. J’avais même participé à deux dates de cette tournée, c’est dire. Quatre ans après, en 2013, Black City Parade est arrivé, avec le clip très controversé et marquant de College Boy, réalisé par Xavier Dolan. Empreint d’une tristesse bien différente que celle du précédent album, on ressent surtout une certaine nostalgie dans sa globalité. J’écoute bien moins cet album car peu de pistes m’ont tapé dans l’œil, mis à part Memoria et Le Messie.

Nous voilà donc à nouveau quatre ans plus tard, pour écouter 13. Je parlais plus haut de tristesse et on la sent ici plus diluée. Nous retrouvons un premier clip frappant, La vie est belle (réalisé par Aria Argento, qui participe également à la chanson Gloria), et nous découvrons les autres pistes, tantôt punchy (Station 13 et notamment son remix par Talisco), tantôt désespérées (Cartagène) et bien entendu politiques (Trump le Monde).

A mes yeux, l’album n’est pas forcément destiné et n’a pas but à être un succès commercial (même si les ventes sont actuellement assez hautes) mais se tourne vers le public déjà présent auprès des artistes. Nous avons connu des paroles et des musiques plus inventives et on pourra être déçus sur cet aspect. Néanmoins, on reconnaît « la patte » des musiciens, qui continuent à faire passer des émotions avant tout. Objectivement, ce n’est pas le meilleur album du groupe, mais il me contente, ne serait-ce que pour la moitié des pistes qui me surprennent et me font voyager. L’autre moitié ressemblant beaucoup à ce qui s’est déjà fait et ne parvenant pas réellement à sortir du lot.

Si nous suivons la mouvance des derniers albums sortis, il faudra attendre quatre autres années pour avoir des nouvelles d’Indochine. 2021 donc, ce qui équivaudrait également aux 40 ans du groupe, événement que Nicola Sirkis prépare déjà …

Anti [Rihanna]

Sorti le 28 janvier dernier, Anti de Rihanna semble être un bon album face aux critiques unanimes. Pourtant, ce dernier opus me semble bien fade face aux précédents.

rihanna

Quatre ans après Unapologetic, qui n’était pas non plus brillant à mes yeux, Anti est à son tour très axé R&B, ce qui n’est pas mon style de prédilection. Rien que le premier single, Work, avec Drake, ne sort pas des sentiers battus et nous ressort à peu de choses près la même rengaine à laquelle la chanteuse nous avait habitués. Certains pourraient dire que c’est une bonne chose, qu’elle reste dans la continuité de ses titres antérieurs. Mais pour moi, elle ne sait pas se renouveler. La seule piste qui m’a intéressée sur ce nouvel album est Same Ol’ Mistakes (une reprise d’une durée de presque sept minutes), qui est un compromis entre ses chansons jazzy et ses balades désespérantes.

Gros flop en ce qui me concerne, je ne partagerai donc assurément pas l’expérience du Anti World Tour, commençant le 26 février à San Diego.

Bonus 2015

Après une mauvaise nuit, des rêves bien pires que la réalité et des échanges concrets qui m’ont fait relativiser sur ma journée d’hier et sur le fait que malheureusement les gens changent sans qu’on n’ait soi-même finalement grand-chose à se reprocher, ainsi va la vie et ça va quand même mieux de le savoir même quand on reste dans l’ignorance, me voilà de retour avec un thème un peu plus jovial puisque nous nous replongeons dans l’univers du divertissement, et donc du plaisir. Sans vouloir faire de tops / flops de l’année 2015, je vais faire un article bonus, histoire de compiler certaines créations dont je n’ai pas pris le temps de parler dans des articles à part entière.

Versailles [Série]

Les séries télévisées coûtent cher, et certaines encore plus que d’autres. C’est le cas du pari audacieux que s’est lancé Canal + en réalisant et diffusant Versailles depuis quelques semaines.
Tourné en partie sur le lieu éponyme (en plus de Vaux, Maisons-Laffitte, Janvry, Sceaux, Rambouillet et bien d’autres), la série a flambé son budget en attachant une attention particulière aux costumes, aux lieux choisis et aux éléments de décor censés représenter l’ambition démesurée de Louis XIV quant à la construction du château. Composée de dix épisodes, la saison n’aura coûté pas moins de 27 millions d’euros : un budget colossal pour une série française.

595788.189

Il est encore un peu tôt pour juger objectivement de la qualité de la série, puisqu’elle n’a pas encore fini d’être diffusée sur les écrans et qu’il me semble déplacé de court-circuiter Canal + en allant regarder la totalité de la série sur les internets. Grandeur et démesure sont en tout cas de mise et c’est avec grand plaisir qu’on découvre une série sur l’histoire de France produite par nos propres studios. Nationalement, cela fait du bien.

Adèle [25]

Je ne me suis jamais véritablement penchée sur les précédents albums d’Adèle. Bien entendu je connais les principaux singles et apprécie sa voix sans commune mesure, mais sans pour autant avoir été un jour fan comme peuvent l’être beaucoup de personnes à son encontre. J’ai donc souhaité rattraper mon manque de culture adélien flagrant en achetant son nouvel album nommé 25.
J’en retiens une très belle découverte, une voix toujours chaleureuse, mais des paroles aussi irréalistes que possible. Certes je ne suis qu’une personne lambda mais si, à l’instar de la chanson Hello, j’appelais quelqu’un « au moins un millier de fois », je pense que cela n’aurait rien de romantique / nostalgique du tout, mais ressemblerait plutôt au comportement d’une névrosée / hystérique. Bien qu’elle ait trouvé l’amour, Adèle continue de composer des chansons délibérément tristes donc éviter l’album si vous sortez d’une peine de cœur, au risque de pleurer à chaque piste (Water Under the Bridge et Sweetest Devotion mis à part, qui sont une véritable et joviale bouffée d’oxygène).

The Girl in the Red Coat

Je lis beaucoup mais je lis peu de romans récents (comprenez « de cette année »), ce qui fait qu’il m’ait bien souvent impossible d’effectuer une quelconque critique de la rentrée littéraire actuelle. Pour autant, j’ai lu le mois The Girl in the Red Coat, roman de Kate Hamer, encore inédit en langue française (ce qui ne saurait tarder vu le succès du livre dans sa langue anglais originale).
Le pitch est des plus simples : une petite fille se fait un jour kidnapper à quelques mètres de sa mère, sans que cette dernière ne s’en rende compte. S’en suit alors un roman croisé entre les mésaventures qui vont être subies par l’enfant et celle de la mère ne perdant pas espoir malgré les mois qui passent sans aucune nouvelle de sa fille.
Les chapitres sont plutôt courts (rarement plus d’une dizaine de pages) et se lisent avec une grande facilité. Le style d’écriture oscillant sensiblement entre les phases de la mère et celle de l’enfant, celui-ci permet une immersion facile dans l’histoire. De plus, même si vous n’êtes pas férus de la langue anglaise, je pense que vous pourrez aisément réviser vos bases grâce au vocabulaire d’une enfant de huit ans.

Eye Candy

Basé sur le roman du même nom de R.L. Stine (l’auteur de l’illustre Chair de Poule), Eye Candy est à mes yeux une espèce de Mr. Robot féminine. On y suit Lindy, hackeuse qui s’est faite inscrire par sa meilleure amie sur Flirtual (Tinder pour ne pas le nommer) et va ainsi se frotter à un tueur en série sévissant parmi la gente féminine présente sur l’application. En une saison de dix épisodes, Eye Candy excelle dans la montée de l’intrigue (car nous sommes conscients que le tueur fait partie de l’entourage proche de Lindy) et dans l’humour caustique même parfois moins rationnel que Mr. Robot (cette série faisant évidemment partie de mes coups de coeur de l’année, mais ayant déjà fait un article dessus, je ne trouvais pas utile d’y revenir).

21481

Diffusée par MTV, chaque épisode comporte son lot de chansons extradiégétiques, où le titre et l’interprète apparaisse en simultané sur l’image, afin de se les procurer si l’envie nous en prend. L’actrice principale (Lindy) étant également interprétée par Victoria Justice et le production venant de l’excellent Blumhouse Productions, studio dont je ne vais pas encore reparler. Mention spéciale WTF pour les titres des épisodes, du nom d’IRL, SOS ou encore YOLO… Malheureusement, à cause des audiences américaines médiocres, la série ne comportera qu’une seule et unique saison.

Interstellaires

J’ai gardé le meilleur pour la fin, au en tout cas l’album qui me tenait le plus à cœur, puisqu’Interstellaires n’est autre que le titre du dernier album en date de Mylène Farmer.
Commençons par le moins bon : pas de piste cachée et une chanson que je ne parviens absolument pas à écouter, même en me forçant : Insondables. Pour le reste, il n’y a que du bon dans le cochon ! Interstellaires est un album pêchu, mêlant reprises réussies (Stolen Car et I Want You to Want Me) et créations dynamiques (Interstellaires, City of Love, C’est pas Moi et mon coup de cœur Voie Lactée). Pour une fan comme moi de Farmer, mais aussi de l’espace, le thème de cet album ne pouvait que me ravir. Pas de tournée annoncée suite à cet opus mais le cru farmérien 2015 est vraiment d’un bon acabit.

Honeymoon – Lana Del Rey

« C’est le mot qui résume le rêve ultime. […] La vie est une lune de miel, tu sais ? La vie, l’amour, le paradis, la liberté… C’est pour toujours. »

tumblr_nin99etp9P1u7j6ago1_500 Ainsi décrit par l’artiste, il est sorti depuis le 18 septembre, il s’appelle Honeymoon et c’est le dernier album studio de Lana Del Rey.

J’ai commencé cet article à la première écoute, j’ai laissé passer quelques jours d’écoute plus attentive et je l’ai finalement fini aujourd’hui. Ambiance sensiblement différente que ses précédents albums, les pistes sont plaisantes même si j’avais la désagréable impression d’être bourrée en entendant le rythme des paroles, entêtant et déstabilisant comme le quart d’heure qui suit l’ingurgitation d’un shot d’absinthe. A moins que LDR n’ait été elle-même portée par cette chaleur en enregistrant l’album.

Quoiqu’il en soit, une ambiance très années trente se dégage de l’album, et bien que les pistes ne soient pas forcément des plus abouties, on ressent que la chanteuse a réussi à poser sa voix. Même si l’album Born to Die a été un énorme succès commercial, il n’en restait pas moins évident que la voix de Lana Del Rey avait été retouchée outrageusement. Même les néophytes pouvaient s’en rendre compte à l’écoute des chansons, comme c’était le cas notamment pour Video Games. La voix et les respirations de la chanteuse sont ici plus naturelles et ne souffrent pas d’un parasitage d’Auto-Tune ; peut-être moins vendeur mais aussi moins factice.

Je ne sais pas comment va se porter Honeymoon au niveau des ventes, mais il est possible que bien des acheteurs ne soient pas intéressés car LDR se détache de plus en plus de ce qu’elle faisait lors de ses premiers singles. Ni pire, ni meilleur, cet album est surtout différent car on sent une émancipation et un détachement de la chanteuse face à ce qui se veut (et se vend) dans l’air du temps.