Mois: juin 2010

Meteor Tour – Indochine

45232618_p

Les fans d’Indochine méritent autant d’être photographiés que le groupe lui-même. Souvent vêtus en noir avec des couleurs flamboyantes dans les cheveux, des tatouages éphémères dédiés à Nicola Sirkis (Nicola sans « s » s’il vous plaît) et des mèches couvrant les cheveux, les groupies hardcores d’Indo n’échappent pas aux préjugés, mais heureusement tous ne sont pas comme ça. Après deux bières à 17€ au café le plus proche du Stade de France, nous voilà Mélou et moi dans la fosse aux lions. En première partie, les Wampas et Miss Kittin, jeune DJ passant des musiques technos d’une dizaine de minutes chacune. Il y a mieux pour chauffer la foule mais cela fait surtout passer le temps et ne nécessite pas grands changements sur la scène pour accueillir Indochine à peine un quart d’heure après. Il faut dire ce qui est : le groupe est ponctuel. A 21h pétantes, le concert démarre. Mais comme il faut aussi dire ce qui est, le son était un vrai désastre. La voix de Nicola Sirkis ne dépassait presque pas les instruments du groupe et les basses beaucoup trop puissantes ne rendaient l’ensemble qu’un grand bordel musical. Pour ses trente ans de carrière Indochine n’a fait qu’un copier/coller de Miss Farmer en terme de show, c’est-à-dire jeux de lumières (en plus faiblards) et cotillons. Les cinq écrans géants avaient le mérite de rendre le spectacle sur scène visible dans toute l’enceinte du stade, mais rien de bien innovant comparé aux autres dates de la tournée. 2h30 de show c’est beaucoup, voire même admirable, mais uniquement quand le son est bon, dommage. Je retiendrai néanmoins de ce concert ma voisine de gauche assez dépressive et la voisine de droite de Mélou, allongée par terre en pleine fosse, son iPod sur les oreilles.

Mais comme je suis folle moi, que je marche pieds nus dans la rue et me baigne en short dans les écumes, je récidive et retourne les voir à Colmar en Août.

Todo List

Comme je n’aime pas faire comme tout le monde, que les résolutions de début d’années ne tiennent jamais jusqu’à la fin du mois de Janvier (sinon pourquoi se donner autant de mal à les reformuler chaque premier jour de l’année ?) et qu’une liste est toujours la bienvenue pour remettre en branle la roue de la fortune (ou Victoria), j’ai listé un petit florilège d’actions à honorer dans les jours prochains, histoire de.

– Arrêter de dire « Je te pardonne » à ceux qui me disent « Pardon » dans le métro
– Trouver un taff d’ici … une semaine
– Réussir à prendre de bonnes photos de concert
– Arrêter d’utiliser l’application vuvuzela pour iPhone (mais c’est si tentant …)
– Acheter une voiture
– Envoyer une lettre à Uhu pour leur dire que la Patafix blanche, c’est vraiment de la merde
– Prendre des vacances loin, très loin de Paris
– Fabriquer un écriteau en carton pour accueillir Mélou à la gare d’Austerlitz
– Commencer à commercialiser les cigarettes au Mojito en France
– Acheter un costume Pedobear pour le prochain Halloween

Après tout ça je pourrai reprendre une vie normale, c’est à dire – comme tout le monde en fait – recommencer à formuler de nouvelles lignes de conduite et de nouvelles résolutions pour ne pas réussir à en dompter la moitié.

Juste une mise au point ♪

Bon, il est temps de resserrer quelques boulons et remettre quelques pendules à l’heure. Pour ce faire, j’invite certaines personnes à relire mon tout premier article et particulièrement le dernier paragraphe. Je me permets de citer à nouveau le passage en question « Les articles présents dans ce blog sont une fiction, les propos prêtés aux personnages, ces personnages eux-mêmes, et les lieux où on les décrit sont en partie réels, en partie imaginaires. Ni eux-mêmes ni les faits évoqués ne sauraient donc être exactement ramenés à des personnes et des événements existant ou ayant existé, aux lieux cités ou ailleurs, ni témoigner d’une réalité ou d’un jugement sur ces faits, ces personnes et ces lieux. ».

J’espère que cela est clair. Si je voulais raconter la stricte vérité sur ma vie je ne le ferais pas sur un blog, encore moins sur celui-là. Ceux qui veulent prendre au mot ce que j’y raconte le peuvent de leur plein gré, à la condition qu’ils ne viennent pas me demander des comptes, m’insulter en des termes plus ou moins dégradants ou encore me toiser de manière hargneuse sur ce que je suis libre d’écrire ou non. Certains articles sont à 100% vrais (les comptes-rendus de concert notamment), d’autres non.

Pour plus de clarté j’ai mis le lien de cet Après-Propos dans la sidebar du blog, espérant à l’avance ne plus avoir à dire une troisième fois ce que je viens de remettre présentement sur le tapis.

Cordialement.

The Resistance Tour – Muse SdF 2010

1800

Il est près de 20 heures quand je déboule aux environs de la Plaine Saint-Denis. La première partie a déjà commencé depuis belle lurette mais je suis venue pour voir Muse, prévu dans un peu plus d’une heure, un point c’est tout. Désirant m’aérer un peu la tête avant le concert j’ai choisi de sortir de la station de RER la moins proche du Stade. Non, je déconne, évidemment des deux RER, B et D, j’ai choisi le mauvais, celui dont la sortie se trouve à un bon kilomètre de l’enceinte du stade. Et encore, un seul kilomètre je suis gentille ; le temps de dépasser un MacDo, quatre hôtels, traverser douze intersections et trois voies ferrées, passer devant seize stands de baraques à frites et cinquante-sept revendeurs de billets à la sauvette.

Les centaines de personnes en direction du stade marchent toutes comme des zombies, certaines d’arriver à destination elles marchent toutes au même rythme, ne se laissant perturber ni par lesdits vendeurs de billets ou de hotdogs. Suivant ma poisse de la soirée, la porte du stade par laquelle je me dois de rentrer se trouve à l’extrémité d’où je me trouve actuellement. Ce n’est pas grave, il fait beau, il fait chaud, j’en profite pour m’acheter une glace (ça y est, je viens d’exploser mon budget de la soirée) et commence à faire le demi-tour complet de l’enceinte.

A peine installée (place dans les gradins pour une fois, ça change de la fosse, surtout quand il pleut), ma voisine de la soirée me sort « Je suis une grande fan de Muse vous savez. En général dans les concerts les gens autour de moi en ont marre de mes sifflements tant je crie et fais du bruit. Haha. ». Toi ma grande, tu as beau être sympathique et Belge mais on ne va pas être copines. Je viens pour écouter Muse, pas tes jérémiades et gesticulations. Et comme d’habitude dans ce genre d’articles je vais parler de tout sauf des vrais événements du concert. Je n’arrive pas à décrire les concerts, tous se ressemblant plus ou moins : des chanteurs, des effets pyrotechniques (oui surtout au SdF en fait …) et des centaines voire parfois milliers de spectateurs. Les événements marquants du Resistance Tour à Paris : un OVNI gonflable flottant au dessus du stade avec un acrobate caché à l’intérieur, des cotillons lancés sur le public ainsi que des ballons en forme d’yeux remplis d’eau se déversant sur les têtes une fois crevés et enfin, un jeune homme derrière moi n’arrivant pas à siffler correctement et émettant donc un joli sifflement de merle plutôt qu’un son tonitruant crevant les tympans (et je l’en remercie). Niveau son on aura vu mieux mais on aura aussi vu pire, les mélanges sonores n’étant pas douloureux pour les oreilles mais tout de même bordéliques par moments. Dommage, on n’est pourtant pas dans une petite salle de spectacle d’un village au fin fond de la campagne (et je parle en connaissance de cause). Somme toute un bon concert, à part le petit bémol attribué aux vendeurs de boissons : impossible d’acheter un verre cautionné si on ne prend pas de bières. Foutage de gueule, il aurait fait tapisserie avec mes autres verres provenant de divers festivals des quatre coins de la France, mais nada. Dernier mot, big up aux fouilleurs de sac qui ont laissé mon appareil photo et mon encyclopédie rentrer à l’intérieur du stade malgré un « caméras et appareils photos interdits » inscrit en Arial 56, gras et souligné, sur le billet d’entrée. Il faut dire qu’avec les téléphones portables de maintenant, cette interdiction tombe quelque peu à l’eau.

Oui, je reprends un style d’article casual (casual c’est le mot, 910 au TOEIC et je suis déçue), j’essaye aussi de reprendre un style de vie casual. Une vie où je boufferais du pain perdu jusqu’à m’étouffer et où je me prendrais moins la tête. Melou’s way of life. Sinon, j’ai eu mon permis et mon passage en quatrième année est validé, DE QUOI JE ME PLAINS HEIN ? C’est vrai, être larguée par son copain en se faisant expliquer que de la sorte il puisse « être disponible pour pouvoir trouver mieux » ça met en de bonnes conditions pour les partiels et autres examens. Comme le dit ma sage mère « On ne peut pas être heureux partout ». Bien vrai, auquel cas cela en deviendrait ennuyeux … mais tellement jouissif.

Roland Garros, mon Amour. [2/2]

17263_la-diffusee-en-4k-testee-en-france-pendant-roland-garros-et-la-coupe-du-monde

Il fait chaud, très chaud sur le court Philippe Chatrier. Gaël Monfils frappe à loisir ses balles en direction du public, qui en redemande. Le tennisman prend plaisir à jouer, et cela se voit, sans savoir que son prochain match lui sera fatal. Un peu plus loin, un autre lieu, un autre jour, Nadal fait claquer le filet de ses frappes fortes, précises et décisives, n’esquissant un sourire qu’en de très rares occasions. Il aura fait chaud ces deux semaines, mais par intermittence, le soleil ayant préféré se faire discret pour mieux taper sur les épaules et le dos des spectateurs une fois sorti des nuages.

Par temps de pluie ou sous les rayons du soleil, ce sont des milliers de visiteurs qui se croisent dans les allées mitoyennes des dizaines de courts différents de Roland Garros. Dans ces allées, des boutiques officielles à la pelle, vendant souvenirs, boissons, glaces, casquettes, draps de bains, raquettes et balles de tennis. Ce stade entier, aux allures de grand village se satisfaisant à lui tout seul, paraît complètement invisible vu de l’extérieur parisien. Toujours dans ses allées, les visiteurs se promènent entre les matches programmés, tantôt une glace à la main, tantôt une balle de tennis dans la poche, en attente d’être dédicacée. Les Jardins de Roland Garros, le restaurant principal du stade, voit se retrouver sur ses terrasses un flot de spectateurs désireux de déguster une bonne bière fraîche ou un café revigorant dans des verres Nespresso consignés, faisant l’événement fleurer bon l’état d’esprit des festivals.

Aujourd’hui, jour de finale Messieurs, les pas se font plus rapides en direction du court principal, chacun brûlant d’impatience de retrouver au plus vite sa place dans les gradins. Les clans sont faits depuis longtemps, opposant les fans rouges et jaunes et leurs « Vamos Rafa » tonitruants, aux pro-suédois, envieux de voir le champion tomber de nouveau de son piédestal. Les olas vont bon train, comme à chaque match, instants de fièvre entre les minutes de silence réservées aux joueurs à peine la balle lancée en l’air.

Chaque spectateur repartira de Roland Garros des étoiles plein les yeux, que ce soit ceux évanouis à cause de la chaleur ou simplement ceux heureux d’avoir pu assister à de tels matches, réunissant non seulement de grands sportifs mais aussi de fortes personnalités.

Sa faim justifie les moyens

Hier soir, j’étais plus ou moins détendue, j’attendais tranquillement à la porte de Pantin pour le concert de Oomph, rock / métal industriel allemand, précurseur de la vague Rammstein. Puis j’ai commencé à réfléchir à des choses et d’autres jusqu’à finir une heure après en larmes avec mon ex au téléphone. Là, j’étais de suite moins détendue. Ni une ni deux, mon estomac se tordant et réclamant de quoi vivre, je me dirige vers le McDo du coin pour m’accorder une petite portion de frites. Il faisait beau, il faisait chaud, je les « déguste » (si tant est qu’on puisse déguster de la bouffe aussi dégueulasse) adossée à la devanture en attendant la demoiselle porteuse de nos invitations presse pour Oomph.

Vas-y, donne-moi tes potatoes !
Euh … non ?
Ouais bah c’est ça garde-les. (wesh)
Faudrait quand même savoir ce que tu dis …
Mais ta gueule !
Tu viens me parler et tu me dis de me la fermer ? Commence à réfléchir à ce que tu dis et alors, peut-être pourrons-nous avoir une discussion cohérente. Pas forcément intelligente, mais cohérente ce serait déjà pas un mal.
Ouais bah dégage, t’es devant chez moi là, c’est ma zone.
Si t’aimes pas la gueule des gens qui sont dans la rue, le mieux serait que tu rentres chez toi
(sous-entendu : va t’y pendre).

Le fait qu’il avait deux têtes (et sûrement deux années) de moins que moi, qu’il tenait une canette de bière à la main et que j’étais dans le même temps fortement à fleur de peau ce soir-là, m’a poussée à lui tenir tête, ce petit merdeux qui ne venait parler aux gens dans le seul but de les faire chier. Le fait qu’il y avait une bonne poignée de personnes devant le McDo à me porter secours si jamais il laissait dégainer un coup de poing aussi … Et puis c’était tellement caricatural, un jeune basané (comme on dit dans le politiquement correct) qui règne sur son territoire en grand maître des cités. On lutte évidemment, mais cela reste assez dur de ne pas penser involontairement aux préjugés quand on traine dans un coin mal famé à minuit passée.