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Annabelle 2 : La Création du Mal

Trois ans après le premier film et ses séances tumultueuses (notamment celle où j’étais allée), la poupée Annabelle est de retour sur grand écran, avec David F. Sandberg à la réalisation (après le succès de son précédent court-métrage et film Dans le Noir). Cette fois-ci j’ai eu l’avantage de tomber sur une salle calme (pour une séance à 10h du matin un weekend heureusement), qui m’a permis de profiter du film comme il se doit.

Je tiens à remercier au passage UGC qui a pris le risque de diffuser le film dans trois de leurs salles parisiennes, malgré les réticences et les incidents passés. Après échange avec eux, la diffusion d’Annabelle 2 dans plus de salles (les films d’horreur restaient à 80% diffusés à Châtelet, comme c’était le cas de Grave et I Wish) est un test pour voir s’ils peuvent se permettre de stopper le boycott des films d’épouvante dans la plupart de leurs salles.

Nous sommes en plein dans le Conjuring Universe, commencé avec Les Dossiers Warren et Le Cas Enfield. Annabelle premier du nom (ni le second) ne reprenant pas le couple Warren directement mais liant tout de même les histoires et les démons (Valak si tu m’écoutes), de par les références faites au sein des films Conjuring. The Nun est ainsi prévu pour l’an prochain (se focalisant justement sur Valak), en guise de spin-off à Conjuring 2, et nous aurons également un préquel, The Crooked Man, prévu pour 2019.

Revenons sur Annabelle 2, qui nous explique donc la création du démon et qui est un préquel tout à fait réussi du premier long-métrage. Il recoupe d’ailleurs de façon très nette avec les événements du précédent. Le film se déroule 12 ans avant le premier, dans une maison servant d’orphelinat pour six nouvelles venues. Le couple habitant la maison a perdu sa fille unique il y a de longues années, et ils souhaitent redonner un peu de vie à la maison, tout en rendant service. Bien évidemment, rien ne va se passer comme prévu, et d’étranges événements surnaturels vont faire leur apparition, mettant en péril chacun des habitants. Et pas qu’un peu.

On sent un univers plus abouti et une meilleure maîtrise des éléments du film d’horreur. Jouant sur les peurs enfantines et le fait de braver les interdits, les scènes d’épouvante parviennent à toujours utiliser au maximum les éléments du décor mis en place (je pense au monte escalier mais également au passe-plat). Il y a quelques petites incohérences, mais excusables car liées au scénario du film en lui-même, pour renforcer la situation d’horreur et éviter que le film ne dure que dix minutes. Par exemple, on voit bien que le démon prend possession de l’âme de quelqu’un, ce qui était son but ; mais une fois l’âme récupérée il continue tout de même son bazar alors qu’il devrait se calmer et tout arrêter.

Les scènes d’angoisse sont parsemées dans le film mais quand elles sont présentes, elles durent un sacré bout de temps. Les jeux de lumières / sons sont réglés au millimètre / à la seconde, et permettent une bonne immersion dans l’action. A chaud, j’ai trouvé le film en-deçà du premier, mais après réflexion je l’ai trouvé plus mûr que le précédent, même si Conjuring 1 reste mon préféré toute catégorie de la franchise.

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The Conjuring 2 : Le Cas Enfield

Trois ans après le premier film Conjuring, est sorti cette semaine The Conjuring 2 : Le Cas Enfield. Contrairement à ce que je pensais suite à la sortie du premier opus, ce n’est donc pas le cas d’Amityville qui est traité ici car il sera gardé pour un prochain film (l’opus final sans doute).

On retrouve James Wan à la réalisation, connu pour Saw, Dead Silence, Annabelle (à la production), Insidious et j’en passe. Pour ce qui est des acteurs, Vera Farmiga (la maman chérie de Norman Bates dans Bates Motel) est de retour pour incarner Madame Warren, ainsi que Patrick Wilson dans la peau de son époux.

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Conjuring 2 est du même acabit que le premier, c’est à dire un bon film d’horreur. Ce qui se fait très rare depuis une bonne douzaine d’années. On en vient au plus gros défaut du film : ses spectateurs. Attendant ce film depuis de longs mois, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’UGC n’avait sciemment pas acquis les droits de distribution du film. En effet, suite aux nombreux événements de vandalisme qui jaillissent en même temps que les séances de films d’horreur, il n’a souhaité prendre le risque de transformer ses salles en camps de vacances (en mode Vendredi 13 en plus de ça). Je m’étais déjà offusquée à propos de la séance d’Annabelle qui avait été des plus déplorables et je comprends tout à fait qu’UGC n’ait pas voulu reproduire l’expérience. Mais quelle tristesse de le faire pour un aussi bon film ! Ils l’auraient fait avec Ouija, je n’en aurais jamais été peinée… Nous comptons sur les spectateurs pour faire perdurer l’art du cinéma et c’est tout le contraire qui se passe ces derniers temps : fan de cinéma et utilisant autant ma carte UGC illimitée que ma carte bleue (la carte UGC reste néanmoins valable dans les MK2), je suis profondément attristée de ces agissements.

Sinon, pour parler du film, il est vraiment à la hauteur du premier. Le cadrage et la mise en scène bien particuliers sont à nouveau utilisés pour insister aussi bien sur l’aspect psychologique que sur l’épouvante. A titre d’exemple, dans la première scène se déroulant en Angleterre, nous avons droit au même travelling / plan-séquence que lors de Conjuring : Les dossiers Warren, lorsque nous découvrons la maison hantée pour la première fois. Les effets de réalisation et de son utilisés nous donnent une très bonne immersion, à mis chemin entre un documentaire en HD et un véritable film surnaturel. Je n’ai pas eu « peur » comme j’ai pu avoir cette sensation oppressante dans d’autres films, car tout ne tourne pas autour de la frayeur dans Conjuring, comme si c’était un élément perturbateur sans pour autant que tout se raccroche à cela. C’est d’ailleurs un réel effort du réalisateur, puisqu’Insidious (pour ne citer que lui), gardant cette même ambiance feutrée, n’est pour autant pas du tout sur la même longueur d’ondes. Et puis un ennemi qui est une religieuse avec un visage à la Resident Evil, ça ne peut qu’être emblématique.

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A savoir que nous retrouvons également à la fin des véritables bandes sonores enregistrées lors du cas Enfield (dans la vraie vie), ainsi que les photographies de l’époque de chaque personnage incarné aujourd’hui par un acteur du film.

Mon ultime conseil (c’est ce que j’ai fait), privilégiez la bonne séance de cinéma du samedi ou dimanche matin, qui vous permettra de payer moins cher et d’être avec des personnes avec une meilleure volonté d’apprécier ce qu’ils ont en face d’eux (et bam, une pierre deux coups).

News Juillet 2016

Mars One entame son nouveau round, pour passer de 100 à 40 candidats (pas encore finalistes) pour le voyage sans retour à destination de Mars. Pour rappel, ils étaient 200 000 à s’être inscrits, de 140 pays différents. Mars One a également effectué des tests afin de faire pousser de la nourriture sur une imitation de sol martien et les résultats se sont avérés concluants !

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Le wifi arrive dans les stations du métro parisien, merci la RATP ! Avec en prime, une accélération du déploiement de la 3G et 4G sur le réseau.

Pour la mauvaise nouvelle, Conjuring 2 : Le cas Enfield n’est pas distribué par UGC, mais seulement par Gaumont et MK2. Que les heureux possesseurs de la carte UGC illimité se rassurent puisque MK2 et le Grand Rex la prennent aussi. Mais bon ça reste dommage, on se retrouve dans le même cas de figure que pour Saw VII (Saw 3D : Chapitre Final).

Trop de charge de travail en ce moment, d’où la rareté de mes articles, mais je ne vous oublie pas, j’ai encore d’autres textes sur les bras !

Le Fantôme de Canterville

On s’est tous à peu près mis d’accord pour dire que le long-métrage Les Visiteurs 3 était assez déplorable et que Batman contre Superman n’était pas le film du siècle : c’est pour cette raison que je ne les ai pas commentés. Il y a en revanche peu de critiques sur Le Fantôme de Canterville, dernier petit bébé d’UGC Distribution grâce à sa filiale Les Films du 24 (à qui on devait précédemment (Thérèse DesqueyrouxQu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?  ou encore Joséphine s’arrondit …).

Tourné en Wallonie, c’est supposément en Bretagne qu’a lieu le film. Les bases de l’histoire sont bien simples et librement inspirées de l’œuvre d’Oscar Wilde : « Le fantôme d’Aliénor de Canterville est condamné à hanter le château de sa famille et à en faire fuir tout nouvel habitant. Elle remplit cette mission à merveille, aidée de Gwilherm, son fidèle serviteur. Mais lorsque les Otis, une famille fuyant la vie parisienne, achètent le château, Aliénor se désole car elle n’arrive pas à effrayer cette tribu du XXIe siècle… Pire : les enfants la ridiculisent et les parents l’ignorent ! »

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Réalisé par Yann Samuel (qui a connu la notoriété grâce à Jeux d’enfants), le film est un bon divertissement pour la famille. J’avais vraiment peur d’aller voir un navet fini mais la salle a bien plus ri que lors de la séance des Visiteurs (si tant est qu’on puisse juger sur cet exemple). Audrey Fleurot donne parfois le sentiment d’en faire trop, bien que ce soit son personnage qui le veuille. Michaël Youn quant à lui, m’a semblé bien sage, montrant ainsi qu’il peut également faire rire sans être grivois. Attention, Le Fantôme de Canterville ne vole pas bien haut mais il reste tout de même un bon divertissement pour les enfants (bien qu’ils ne comprendront pas toutes les blagues un peu plus « adultes »), grâce notamment au petit nombre de personnages. Evidemment, on voit à des kilomètres quels obstacles vont arriver et comment cela va se finir, mais je n’y allais pas avec de réelles attentes.

Pour donner un vrai point positif au film, j’ai été bluffée par les effets spéciaux, car on dit bien souvent que les sociétés françaises / belges ne sont pas vraiment au point. Les efforts en termes de costumes et d’effets spéciaux sont remarquables et donnent un véritable cachet à certaines scènes.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas eu de vrai coup de coeur mais l’ensemble reste correct, et au-dessus de ce qu’on pourrait croire en voyant simplement les affiches derrière les bus parisiens.

Régression [Film 2015]

Mercredi 4 novembre, j’entame ma seconde séance de la journée en me vautrant comme une baleine échouée dans les escaliers de la salle 9 de l’UGC la Défense, mon fief. Ayant vu A  Vif ! le midi même, j’ai souhaité ajouter une touche de thriller à cette journée en allant voir Régression.

Du film, je ne savais que peu de choses à part les deux acteurs centraux présents sur l’affiche promotionnelle : Emma Watson et Ethan Hawke. On doit le scénario et la réalisation à Alejandro Amenábar (Les Autres, Mar Adentro…) et la bande-son à Roque Baños, considéré comme l’un des meilleurs compositeurs espagnols. Pour ce qui est du synopsis : « Dans les années 90, de plus en plus de rumeurs parlent de rites sataniques. Un homme, John Gray, est arrêté au Minnesota, en 1990, pour avoir abusé sexuellement de sa fille Angela (Watson). Mais il n’en a aucun souvenir, serait-il au cœur d’un complot ? L’inspecteur Bruce Kenner (Hawke) est chargé de l’enquête aidé du Dr Kenneth Raines. » Il n’y a d’ailleurs ici pas qu’une seule ancienne actrice d’Harry Potter puisque le Docteur Kenneth Raines en question n’est autre que David Thewlis, ancien professeur Lupin …

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Le souci des films inspirés de faits réels est qu’ils dépendent donc énormément d’une histoire originelle et sont obligés de suivre un fil rouge, ou tout du moins parvenir au même point à la fin de la narration. Conséquence négative ici : l’histoire est longue pour pas grand chose et l’intrigue est aussi décousue que prévisible. Je suis pourtant souvent celle qui fonce tête baissée dans les virages de l’histoire, sans avoir véritablement de recul sur ce qui se dit au moment donné. Dans Régression, j’avais l’esprit bien lucide (le roulé-boulé dans les marches sans doute) et je n’ai pas douté une seule seconde du rebondissement final, censé être le point d’orgue et la révélation ultime dont personne ne se doutait. Les acteurs, si bons soient-ils, n’ont malheureusement pas pu éviter l’échec scénaristique du film. On ne s’ennuie pas forcément d’un bout à l’autre, mais on se dit à la fin « tout ça pour ça » et c’est bien dommage.

Insidious : Chapitre 3

Insidious-3-150403-03 Je me motivais depuis le matin pour aller voir Vice-Versa, mais vous savez, chassez le naturel toussa… Je me suis donc finalement assise dans la salle qui projetait Insidious : Chapitre 3. Et j’ai choisi ma place, le plus au fond possible, dans un coin. Jamais je ne m’étais assise à un endroit pareil, mais je voulais être le plus loin possible du chahut, contrairement à Annabelle où j’étais au premier rang. Les spectateurs ont été plus ou moins calmes, en tout cas beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé. Avant de rentrer dans la salle, j’ai demandé à un UGCman comment étaient les séances aujourd’hui, où il m’a répondu que c’était de toute façon la même typologie de film et de spectateurs que pour Annabelle. Il en a finalement résulté hier en de bonnes agitations lors de scènes post-tension / jump scares pour relâcher la pression, mais le reste de la séance s’est déroulée sans problème notable.

Changement de réalisation pour ce troisième opus car il n’a pas réalisé par James Wan, à qui on devait les deux premiers, mais par Leigh Whannell. Rien de bien méchant quant on sait que les deux sont intervenus sur la licence Saw. Je voue quand même un culte à James Wan car c’est également lui qui a réalisé Conjuring : Les Dossiers Warren et produit Annabelle. Leigh Whannell est habitué à jouer dans les films d’horreur, notamment les siens, puisqu’il y joue Steven Specs, l’un des deux chasseurs de fantômes et qu’il est le scénariste des trois volets (et vu l’histoire loufoque des premiers, heureusement que nous n’avons pas perdu le scénariste en route).

Trop de tension dans ce film. Insidious est très fort à ce niveau là car l’accent a toujours été mis sur les effets sonores tout au long de la trilogie. Rien que le lancement du titre du film à l’écran est représentatif de l’envie de mettre les spectateurs sur les nerfs. Les scènes avec des violons saturés, les sons graves, les volumes déplaisants, tout est fait pour susciter de l’angoisse et cette licence y parvient vraiment bien.

J’ai trouvé très intéressant qu’ils prennent l’exemple de Paranormal Activity Tokyo Night, en choisissant comme personnage principal une femme ayant les deux jambes dans le plâtre (voire pire par la suite) qui ne peut absolument pas se défendre face à ce qui va tenter de l’atteindre. Cette position d’infériorité renforce le fait qu’on ne puisse que difficilement contrer les événements qui arrivent, et donc l’horreur de la situation. Bien qu’il y ait des jump scares attendus, certains m’ont complètement étonnée, et la salle entière par la même occasion. Hélas, comme pour les précédents opus, j’ai trouvé que le dénouement et les explications pseudo rationnelles se faisaient trop rapidement pour la dose d’information à assimiler.

Bien que préquel à l’histoire des deux premiers, Insidious Chapitre 3 trouve sa place et ne donne pas trop l’impression d’être simplement un élément ajouté pour faire du business. Si vous aimez avoir peur, le film joue très bien le jeu.