Mois: novembre 2015

Je travaille dans les Ressources Humaines

Je travaille dans les Ressources Humaines, je suis une RH comme je peux bien souvent l’entendre. Et j’en entends beaucoup des réflexions quant à mon travail, mon domaine, mon secteur d’activité.

Je suis généralement le point d’entrée dans un groupe quand vous postulez. Je suis le premier contact, car je travaille spécifiquement dans le recrutement. Car non, les RH ne font pas que renvoyer des salariés. Nous les recrutons, nous les formons, nous les faisons évoluer, nous dressons les fiches de paie et les contrats de travail, au même titre que nous appliquons les douloureuses décisions prises par les directions.

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Je suis votre premier contact donc, bien que la découverte ne se fasse pas pour vous et moi au même moment. Je vous découvre en trouvant votre CV sur l’Apec ou quand vous postulez à l’une des offres d’emplois dont j’ai la charge. En moins de dix secondes, je peux savoir si vous convenez ou non, c’est un fait. Pourtant, je suis humaine et je peux aussi m’attarder à découvrir qui vous êtes, ou ce que vous laissez paraître : vos centres d’intérêt, la dernière entreprise au sein de laquelle vous avez travaillé ou encore les mots-clés qui peuvent me faire réagir. Nous ne sommes ni des machines, ni des robots. Je travaille dans un groupe de 150 000 personnes, mon équipe et moi-même gérons simultanément près de 1500 offres d’emplois pour nos recrutements en interne, mais nous sommes et restons des humains. Nous regardons chaque CV que nous recevons, nous analysons chaque candidature sans la passer dans des espèces de filtres à mots-clés qui peuvent être vantés dans les reportages. Dans le même ordre d’idée, ne glissez pas lesdits mots-clés en typo blanche sur fond blanc comme je le vois bien trop souvent. Nous le voyons, nous le remarquons et nous n’apprécions évidemment pas, car c’est en tant que personnes que nous sommes froissées de passer à vos yeux pour des machines.

d88101ad33d9e757f4c7ca518ae62989-d3c9xky Le laps de temps que nous mettons à vous appeler est variable et peut parfois s’étendre très en longueur. Les raisons sont simples, ne sont pas secrètes, mais personne ne prend vraisemblablement le temps de les expliquer. A titre d’exemple, je gère plus d’une cinquantaine de postes à pourvoir. Autant d’annonces à rédiger, à mettre en ligne, autant d’annonces sur lesquelles je me dois d’aller voir les candidatures reçues, où certaines peuvent recevoir jusqu’à 60 CV par jour. A côté de cela, je fais des entretiens physiques, j’effectue des réunions nécessaires, je m’entretiens de longues minutes avec les référents opérationnels des postes dédiés… Je ne parle même pas de la dizaine de reportings que je dois mettre à jour de façon quotidienne ou des dizaines de mails que je peux recevoir en une journée. Alors oui, si vous recevez un mail qui vous précise que nous pouvons revenir vers vous jusqu’à une dizaine de jours plus tard, ne soyez pas estomaqués par cette durée.

Quelques heures, voire quelques jours après avoir trouvé ou reçu votre CV, je vous appelle. Je sors de ma carapace de protection, de mon clair-obscur, de ma sécurité. Car je sais que lorsque je vous aurai appelé / envoyé un mail / laissé un message / rencontré en entretien, vous ne m’oublierez pas de sitôt. Je vais vous donner une date butoir de réponse, que j’espère toujours tenir, mais ce ne sera pas le cas. Vous me rappellerez, vous serez énervés, vous aurez raison de l’être mais je ne pourrai rien changer. Le fait est que plus vous visez un grand groupe, plus les intermédiaires s’accumulent. Je vais transmettre votre candidature, qui sera vue, puis transmise à nouveau, revue, transmise à nouveau, sur un délai variable selon les jours de congés de chacun ou leur aptitude à être disponible. Pendant ce temps je ne vous oublie pas, j’effectue des relances constantes auprès de mes interlocuteurs en interne, je les appelle, je leur envoie des mails. Mais bien souvent je ne suis que la RH qui n’est pas au plus près des besoins opérationnels et parfois même, un candidat peut être en passe d’être rencontré, voire recruté alors que je l’ignore. J’essuie donc vos appels, vos relances et vous promets de vous donner du mieux que je peux et au plus vite une réponse. Tout en sachant que je n’ai hélas pas toutes les clés en main.

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Je travaille aux ressources humaines, je suis le premier point de contact, je suis le gilet pare-balles. Mais je reste une vraie personne. Je fais sûrement mécaniquement le geste de vous envoyer un mail de refus, vous expliquant par le menu ô combien j’ai trouvé votre candidature extraordinaire sans pouvoir y donner suite, mais j’en mesure à chaque fois les conséquences. Votre dépit, votre incompréhension. J’essaye toujours de donner leur chance à des candidats qui ne respectent pas en tous points les pré-requis demandés dans l’annonce, mais si je fais cela, j’essuie de l’autre côté des remarques de la part des opérationnels sur le décalage entre le besoin factuel et le CV transmis. Evidemment, tout n’est pas tout noir, loin de là. Nous recrutons, nous vous donnons également le plus souvent des réponses rapides, mais je préfère prévenir qu’il ne faut pas se formaliser devant des délais qui peuvent parfois s’allonger en vous en expliquant les raisons.

C’est hélas fataliste, mais si vous ne correspondez pas aux critères demandés, ne postulez pas. Et ne créez pas de double-compte par pitié, épargnez-nous et épargnez-vous ça. Si vous correspondez et postulez, vous ne serez évidemment pas le ou la seule. Mais ne désespérez pas, il y a beaucoup de chaussures pour beaucoup de pieds. En revanche, n’oubliez pas qu’il y a des hommes et des femmes de l’autre côté de la barrière. Que nous avons un cœur nous aussi, que nous avons des envies de carrière également, que nous avons postulé maintes fois dans notre vie, comme vous. Que nous avons essuyé des refus, comme vous. Mais que si nous avons choisi les ressources humaines comme fil de vie, et d’autant plus le recrutement, c’est autant pour nous que pour vous.

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Trêve Hivernale Séries Hiver 2015/2016

On n’y pensait plus trop mais voilà qu’elle revient, la trêve hivernale des séries télévisées américaines pour cet hiver. Je vous fais un petit listing (non exhaustif et mis à jour au fur et à mesure, car toutes les dates ne sont pas forcément annoncées) des séries qui marqueront quelques (longues) semaines de pause :

Heroes Reborn : Les trois derniers épisodes (11, 12 et 13) reprendront en janvier 2016 (une seconde saison n’est pas encore confirmée).

How To Get Away With Murder / Grey’s Anatomy : prochain épisode le 11 février 2016.

Once Upon a Time : épisode 12 en mars 2016 (sous forme d’un double épisode).

The Walking Dead : reprise le 14 février 2016.

Bones : pause mais pas de date déclarée pour l’épisode 11.

Modern Family : épisode 10 courant janvier 2016.

The Big Bang Theory : épisode 10 diffusé le 10 décembre ; pas encore de date annoncée pour les épisodes suivants.

Scandal : reprise le 16 février 2016.

La suite ici : Trêve Hivernale Séries Hiver 2016/2017

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La Semaine d’Après

Suite à mon dernier article et surtout suite à tout ce qui peut se dire sur les internets ou les autres canaux d’informations, je ne reviendrai pas sur les événements de la semaine dernière. Je préfère revenir sur la semaine d’après.

Le vendredi soir, rentrant chez moi à plus de deux heures du matin, j’observais déjà un changement. Me déplaçant essentiellement en voiture, j’ai pu voir les parisiens sympathiques, courtois à leur volant, ce qui n’était pour ainsi dire jamais arrivé. Le lendemain, le samedi, sur les trottoirs, j’ai remarqué qu’une grande majorité des personnes cherchait une excuse pour se parler, même entre inconnus. Proposer de l’aide, demander des nouvelles, se désoler de vous avoir frôlé de trop près. Comme si tout était prétexte à parler avec quelqu’un, décrocher un sourire, échanger. Quelques jours avant j’étais en terrasse à Châtelet, à une table avec des inconnus le temps de feindre de demander une cigarette. Puis restant des heures avec eux alors que je ne les connaissais pas le matin. C’est cette même ambiance que je ressens dans Paris depuis vendredi dernier.

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Une volonté de profiter de la capitale encore plus forte. Hier j’étais aux Champs-Elysées, un œil sur le marché de Noël vide sous la pluie battante. Hier je suis aussi allée à Opéra où les trottoirs n’étant pas désemplis, sur les grands boulevards, à la Madeleine et bien d’autres lieux encore. Une envie d’en profiter tant qu’on le peut encore. Mélangée à un abattement lourd, un dépit et, malgré tout, une peur et une tristesse qu’on ne doit pour autant pas renier.

Je suis Paris

Pas de Pray For Paris pour moi car je ne souhaite pas mêler la religion à cela, nous avons été touchés, peu importe qui nous sommes, ce qui nous pensons, ce que nous faisions.

Les Eagles of Death Metal, je les ai vus en concert, le Stade de France (pour raisons personnelles et professionnelles) j’y ai passé de longs moments et ce lundi, j’allais assister à un concert. Tout le monde peut être touché, n’importe où, je ne me suis jamais autant sentie parisienne qu’à ce jour.

Mes pensées vont évidemment aux proches des victimes, au pays tout entier, mais également, égoïstement, à certains de mes proches qui ne m’ont pas encore donné de nouvelles. Rassurez-moi je vous en prie.

Une Heure dans un Love Hotel Parisien

Mi-parisienne, mi-campagnarde, j’ai quand même su trouver des occupations pittoresques qui font le charme de la capitale. Le charme, le mot est bien choisi, puisque je vais vous faire découvrir aujourd’hui un pan des love hôtels de Paris.

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Venu tout droit du Japon, c’est en traînant sur le net que je me suis rendue compte que le principe était aussi applicable ici. Louer une chambre d’hôtel à l’heure, c’est faisable et en plein cœur de Paris. Mon comparse et moi-même nous décidons pour l’enseigne Love Hotel à Paris, à deux pas des bars de Châtelet, dans l’illustre rue Saint-Denis. A partir de 25 euros l’heure, nous nous voyons proposer diverses chambres à thème : le dojo japonais, la case africaine, le donjon SM, le métro, le royaume des miroirs, j’en passe et des bien plus extravagants encore. Une fois la pièce choisie, nous nous voyons remettre deux cadeaux : un préservatif pour le monsieur et un sex toy pour la demoiselle (à garder par la suite évidemment). L’hôtel étant hébergé dans un sex shop comparativement comme le Sexodrome, nous avons l’impression de déambuler dans maints couloirs et escaliers avant de finalement arriver à l’étage destiné au plaisir des sens.

Ma plus grande crainte était de tomber dans un établissement sale, où l’on pouvait voir et sentir les nombreux couples passés avant nous. Quelle ne fut donc pas ma très bonne surprise en découvrant une chambre limite aseptisée, propre de partout, salle de bain comprise. Ma deuxième surprise fut de me rendre compte que la chambre était couverte (en dehors de la décoration propre au thème) d’écrans de télévision diffusant des films pornographiques. Une télécommande posée sur une table de chevet permettant d’en baisser le son sans problème.

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Les clients sont soit discrets, soit rares, puisque nous n’avons croisé aucun autre couple à l’entrée comme à la sortie de la chambre. Je vous recommande Love Hôtel à Paris grâce à sa propreté et la gentillesse des hôtesses. Comme dans les sex shops de Pigalle, ne soyez pas gênés d’être où vous êtes. Les vendeurs sont là pour vous comme ils le seraient dans n’importe quel magasin, ce qui est également le cas pour le maître d’hôtel de cet établissement, certes particulier. 25€ n’étant pas non plus une forte somme pour une heure et de toute façon, quand on aime (faire l’amour), on ne compte pas.

Le Labyrinthe : la Terre Brûlée

Suite du Labyrinthe, La Terre Brûlée sort donc complètement du cadre du premier film, puisque nous nous retrouvons ici « à l’extérieur » et évidemment face à de nouvelles contraintes.

Au casting, outre les acteurs déjà présents dans le premier opus, nous trouvons entre autres le brillant Giancarlo Esposito (Gus de Breaking Bad et le Miroir de Once Upon A Time), Aidan Gillen (la moitié de la salle soufflant « C’est Petyr Baelish ! ») et Thomas Brodie-Sangster, aussi présent dans Game of Thrones.

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Le scénario n’est pas fou fou et peut tout à fait tenir sur une page. Le plus difficile pour moi de regarder une trilogie pareille est que je suis en faveur des méchants à 100%. Entre espérer sauver tout le monde d’une façon hypothétique ou être sûr d’y parvenir en sacrifiant une partie de la population, je suis désolée, mais j’adhère à la seconde solution. Alors que je sais pertinemment que nous sommes dans un film pour teenagers et que les gentils gagneront. Ce qui m’énerve passablement. Scénario nullissime pour ce deuxième film car, bien qu’il y ait pléthore d’événements, l’histoire n’avance véritablement pas. Quelques incohérences m’ont également fait bondir, comme le fait de ne pas se disperser sous l’orage ou encore de tirer au sniper à bout portant…

Pour autant, je mets en exergue deux points positifs : la bande-son et le cadrage. Les musiques ne sont pas surfaites et ne prennent pas toute la place dès qu’une scène d’action pointe le bout de son nez. Pour ce qui est du cadrage, certains plans sont tout bonnement magnifiques, comme celui au cours duquel on peut entendre un coup de feu dans le désert (vous comprendrez en le voyant).

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Le film dure plus de deux heures mais on ne s’ennuie pas du début à la fin, avec en prime quelques moments de surprise à faire bondir dans son fauteuil …