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Nevermind [Musique]

Ce fut ma grande découverte du festival de musique d’Auvers-sur-Oise : le groupe Nevermind.

Avec Anna Besson (flûte), Louis Creac’h (violon), Robin Pharo (viole de gambe) et Jean Rondeau (clavecin), le groupe nous entraîne dans les musiques traditionnelles irlandaises et écossaises, mais avec ce petit je-ne-sais-quoi de jazzy et contemporain.

Nevermind - Conversation

Nevermind – Conversation

Je suis arrivée en néophyte car je n’avais jamais entendu parler de ce groupe, ni même du festival d’Auvers, qui en était pourtant rendu à ses 36 printemps ! Enfin, j’avais du en entendre parler sans jamais avoir franchi le pas jusqu’alors. C’est dans le magnifique décor du Château de Mery-sur-Oise (j’avais l’impression de me voir à nouveau en costume d’époque traversant le Château de Versailles :3), et plus exactement dans la bibliothèque, qu’avait lieu ce concert, rassemblant à vue d’oeil une centaine de personnes.

J’espère pouvoir dire sans me vanter, que j’ai une culture musicale assez riche et encore plus variée. Néanmoins, le registre traditionnel des 17/18èmes siècles de ces contrées m’était totalement étranger. Ce qui m’a frappée autant que la musique en elle-même, est la complicité entre les membres. Même depuis les premiers rangs on ne sait pas ce qu’il se dit tout bas, mais on se rend compte de la symbiose qui anime le quatuor. Echanges rapides, sourires, regards… Le gestuel transmet encore une fois plus que la parole et fort heureusement, puisqu’il n’y a point de textes dans les morceaux joués ici.

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J’ai passé à très bon moment, cela ajouté à la joie de la découverte. Avec un final m’ayant particulièrement ravie, puisqu’ils ont même joué une musique utilisée dans Barry Lyndon, film de Kubrick mêlant des musiques du folklore irlandais et classiques.

Bref vous l’aurez compris une grande découverte et un billet en guise d’encouragements pour ce groupe jeune et décalé qui oeuvre depuis plusieurs années déjà !

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Je travaille dans les Ressources Humaines

Je travaille dans les Ressources Humaines, je suis une RH comme je peux bien souvent l’entendre. Et j’en entends beaucoup des réflexions quant à mon travail, mon domaine, mon secteur d’activité.

Je suis généralement le point d’entrée dans un groupe quand vous postulez. Je suis le premier contact, car je travaille spécifiquement dans le recrutement. Car non, les RH ne font pas que renvoyer des salariés. Nous les recrutons, nous les formons, nous les faisons évoluer, nous dressons les fiches de paie et les contrats de travail, au même titre que nous appliquons les douloureuses décisions prises par les directions.

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Je suis votre premier contact donc, bien que la découverte ne se fasse pas pour vous et moi au même moment. Je vous découvre en trouvant votre CV sur l’Apec ou quand vous postulez à l’une des offres d’emplois dont j’ai la charge. En moins de dix secondes, je peux savoir si vous convenez ou non, c’est un fait. Pourtant, je suis humaine et je peux aussi m’attarder à découvrir qui vous êtes, ou ce que vous laissez paraître : vos centres d’intérêt, la dernière entreprise au sein de laquelle vous avez travaillé ou encore les mots-clés qui peuvent me faire réagir. Nous ne sommes ni des machines, ni des robots. Je travaille dans un groupe de 150 000 personnes, mon équipe et moi-même gérons simultanément près de 1500 offres d’emplois pour nos recrutements en interne, mais nous sommes et restons des humains. Nous regardons chaque CV que nous recevons, nous analysons chaque candidature sans la passer dans des espèces de filtres à mots-clés qui peuvent être vantés dans les reportages. Dans le même ordre d’idée, ne glissez pas lesdits mots-clés en typo blanche sur fond blanc comme je le vois bien trop souvent. Nous le voyons, nous le remarquons et nous n’apprécions évidemment pas, car c’est en tant que personnes que nous sommes froissées de passer à vos yeux pour des machines.

d88101ad33d9e757f4c7ca518ae62989-d3c9xky Le laps de temps que nous mettons à vous appeler est variable et peut parfois s’étendre très en longueur. Les raisons sont simples, ne sont pas secrètes, mais personne ne prend vraisemblablement le temps de les expliquer. A titre d’exemple, je gère plus d’une cinquantaine de postes à pourvoir. Autant d’annonces à rédiger, à mettre en ligne, autant d’annonces sur lesquelles je me dois d’aller voir les candidatures reçues, où certaines peuvent recevoir jusqu’à 60 CV par jour. A côté de cela, je fais des entretiens physiques, j’effectue des réunions nécessaires, je m’entretiens de longues minutes avec les référents opérationnels des postes dédiés… Je ne parle même pas de la dizaine de reportings que je dois mettre à jour de façon quotidienne ou des dizaines de mails que je peux recevoir en une journée. Alors oui, si vous recevez un mail qui vous précise que nous pouvons revenir vers vous jusqu’à une dizaine de jours plus tard, ne soyez pas estomaqués par cette durée.

Quelques heures, voire quelques jours après avoir trouvé ou reçu votre CV, je vous appelle. Je sors de ma carapace de protection, de mon clair-obscur, de ma sécurité. Car je sais que lorsque je vous aurai appelé / envoyé un mail / laissé un message / rencontré en entretien, vous ne m’oublierez pas de sitôt. Je vais vous donner une date butoir de réponse, que j’espère toujours tenir, mais ce ne sera pas le cas. Vous me rappellerez, vous serez énervés, vous aurez raison de l’être mais je ne pourrai rien changer. Le fait est que plus vous visez un grand groupe, plus les intermédiaires s’accumulent. Je vais transmettre votre candidature, qui sera vue, puis transmise à nouveau, revue, transmise à nouveau, sur un délai variable selon les jours de congés de chacun ou leur aptitude à être disponible. Pendant ce temps je ne vous oublie pas, j’effectue des relances constantes auprès de mes interlocuteurs en interne, je les appelle, je leur envoie des mails. Mais bien souvent je ne suis que la RH qui n’est pas au plus près des besoins opérationnels et parfois même, un candidat peut être en passe d’être rencontré, voire recruté alors que je l’ignore. J’essuie donc vos appels, vos relances et vous promets de vous donner du mieux que je peux et au plus vite une réponse. Tout en sachant que je n’ai hélas pas toutes les clés en main.

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Je travaille aux ressources humaines, je suis le premier point de contact, je suis le gilet pare-balles. Mais je reste une vraie personne. Je fais sûrement mécaniquement le geste de vous envoyer un mail de refus, vous expliquant par le menu ô combien j’ai trouvé votre candidature extraordinaire sans pouvoir y donner suite, mais j’en mesure à chaque fois les conséquences. Votre dépit, votre incompréhension. J’essaye toujours de donner leur chance à des candidats qui ne respectent pas en tous points les pré-requis demandés dans l’annonce, mais si je fais cela, j’essuie de l’autre côté des remarques de la part des opérationnels sur le décalage entre le besoin factuel et le CV transmis. Evidemment, tout n’est pas tout noir, loin de là. Nous recrutons, nous vous donnons également le plus souvent des réponses rapides, mais je préfère prévenir qu’il ne faut pas se formaliser devant des délais qui peuvent parfois s’allonger en vous en expliquant les raisons.

C’est hélas fataliste, mais si vous ne correspondez pas aux critères demandés, ne postulez pas. Et ne créez pas de double-compte par pitié, épargnez-nous et épargnez-vous ça. Si vous correspondez et postulez, vous ne serez évidemment pas le ou la seule. Mais ne désespérez pas, il y a beaucoup de chaussures pour beaucoup de pieds. En revanche, n’oubliez pas qu’il y a des hommes et des femmes de l’autre côté de la barrière. Que nous avons un cœur nous aussi, que nous avons des envies de carrière également, que nous avons postulé maintes fois dans notre vie, comme vous. Que nous avons essuyé des refus, comme vous. Mais que si nous avons choisi les ressources humaines comme fil de vie, et d’autant plus le recrutement, c’est autant pour nous que pour vous.

KYO – L’Équilibre

Sorti en mars 2014, soit 10 ans après leur dernier album 300 Lésions, L’Equilibre de Kyo a permis au groupe de retrouver une place sur la scène française. J’ai écouté et réécouté l’album afin de vous donner mon avis sur ce que vaut Kyo aujourd’hui.

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L’Équilibre est donc le quatrième album de Kyo. Deux singles en sont sortis à ce jour : Le Graal et L’Équilibre. Choix intéressant puisque ces deux morceaux sont sensiblement différents, respectivement comme l’étaient à l’époque Tout envoyer en l’air et Dernière Danse. Pour Le Graal, on retrouve le tonus et la punch rock attitude d’antan. L’Équilibre quant à lui, nous plonge profondément et spontanément des années en arrière, quand on entendait à la radio Je Saigne Encore. Et pour cause, cette chanson est d’une tristesse infime et je la déconseille à quiconque souffrant de tromperie ou autre désastre amoureux. Alors hop, un exemple des paroles, pour le sadomasochisme : « Cette nuit tu n’as pas dormi, Je t’ai retrouvée dans le noir, Les yeux gonflés par le mépris, Par la tristesse et par la rage, La voix cassée par les larmes, Tu veux connaître tous les détails, Ou, quand, comment, Et ce qu’elle a de plus que toi, Comme un enfant désemparé« . Voilà, voilà, du Kyo quoi. En soit ce n’est pas un reproche, si on achète l’album de Kyo c’est pour entendre ce pourquoi on appréciait le groupe à l’époque.

Je m’attends à faire face à une levée de boucliers si je dis que Poupées Russes me fait penser à Mano Solo, mais c’est l’impression que j’ai eue en entendant le morceau pour la première fois. Pareil pour Enfant du Solstice avec Indochine, mais simplement pour les premières notes, où l’on découvre ensuite une mélodie punchy plutôt agréable. Je vais arrêter ici les comparaisons maladroites puisqu’on entend surtout … du Kyo.

Les critiques à sa sortie ont été relativement positives, heureusement, étant donné le temps de production de cet album. Pour le reste des pistes, on entend les sonorités générales qu’on trouvait sur leurs précédents albums, et ce n’était pas pour me déplaire.

Le Barbu Du Pré

Voici venu le temps des paroles et des chants, avec le Barbu du Pré ! Suite à mon article sur Chiffre L qui a cartonné (et j’espère surtout qu’à part me lire vous irez l’écouter), je vous parle aujourd’hui d’un autre groupe cher à mes yeux, puisque mon cousin fait partie du duo : Le Barbu Du Pré.

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Cyril

Au début uniquement constitué de Cyril Jamet, auteur, compositeur et intreprète, le groupe s’est agrandi avec Guillaume,  généralement à la contrebasse. Le barbu du pré présente en concerts aussi bien des reprises que des compositions originales. Après un premier EP éponyme sorti en 2012 par Cyril, le groupe se concentre sur des représentations lors de concerts et de festivals (comme celui Des Insensés ayant eu lieu cet été). Se servant de la langue française si riche en émotions, Cyril et Guillaume nous jouent des musiques jazz, parfois mélancoliques, souvent détonantes, mais toujours poétiques.

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Guillaume

De par les origines régionales différentes du duo, le Barbu du Pré se produit aussi bien en région parisienne (entre autres au Baroc’ ou au Limonaire à Paris),  que dans l’Yonne (au Moulin de Vanneau ou à l’Escale pour ne citer que ces salles). Vous trouverez ci-dessous les principaux liens pour écouter leurs chansons (parmi la playliste de Noomiz, gros coup de cœur de ma part pour Blues Jean’s et Le Miroir, bien qu’à l’opposé niveau sonorités) et pour être au courant de leurs concerts à venir !

http://www.noomiz.com/lebarbudupre
https://twitter.com/LeBarbuDuPre
https://myspace.com/lebarbudupre