Mois: octobre 2011

Britney Spears – Femme Fatale Tour

Britney

Ce n’est un secret pour personne, Britney reste la reine invétérée et indétrônable du playback, mais de ce défaut elle parvient à s’en servir pour se permettre d’autres extras lors de ces concerts. C’est le cas de ses chorégraphies qu’on peut difficilement réaliser quand on tend à se donner autant au physique qu’à la voix. Je ne vais pas faire l’apologie du playback car j’ai été passablement déçue du concert, pour cette principale raison. 70 euros, voire plus, pour entendre des chansons calquées sur les CD, ça n’est pas intéressant. Tout le charme des concerts, qui réside en de multiples improvisations, est perdu. De plus, le matériel sonore apporté par Britney était largement en-deçà de toute espérance. Pour un son qui ne sort pas de son micro, on aurait pu penser à une meilleure fluidité et un son plus intelligible… malheureusement rien de tout cela.

A côté de ça, l’accent est mis sur les décors scéniques (plus que sur la scène en elle-même, qui ne comportait aucune avancée dans le public), l’interaction avec le public, qui a la possibilité de monter sur scène à plusieurs reprises (dans la limite du raisonnable, évidemment) et un final digne d’un 14 Juillet.

Petit bonus pour la reprise S&M de Rihanna et le peps qui émane clairement de la chanteuse.

Un concert assez moyen en raison du son, à réserver pour les fans, à voir pour le mythe.

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Our time is running out

Beaucoup moins d’articles dernièrement, et ce pour de multiples raisons à chacune plus ou moins fort coefficient.

Kitty

Premièrement, si des articles viennent à manquer, sont verrouillés sous mots de passe ou encore si mon blog n’est plus référencé par les moteurs de recherches, c’est normal. Deuxièmement, les articles à tendance perso (c’est-à-dire plus humains que ceux bien vagues sur les dernières sorties de films), c’est fini jusqu’à nouvel ordre. Ou en tout cas ici, je ne sais pas vraiment encore. Ou alors je ne sais plus trop. Il est arrivé le temps où les écritures détachées, car écrites à la troisième personne ou façonnées dans des histoires mises hors contexte de la réalité, ne trompent plus l’imaginaire et ne peuvent plus qu’être accolées à une vie véritable. Je pourrais toujours continuer d’écrire comme je l’ai toujours fait, mais je n’ai pas envie qu’un parallèle trop étroit puisse être fait entre mes écrits emplis de tristes sentiments heureux, et mes actions, dires et pensées en société.

Me détacher d’articles neurasthéniques mais aussi optimismes parfois, n’équivaut pas à m’arrêter d’écrire. Toutes ces réflexions sur l’optimisme et les années qui passent ne resteront pas stériles. L’optimisme tue d’ailleurs. Comment est-il possible d’aimer quelqu’un ainsi, à s’en détester ? Comment peut-on éprouver une telle douleur, issue pourtant d’un tel bonheur initial ? Pire douleur que je me rappelle éructer, allongée sur la table de mon perceur, peau à découvert et complètement embrochée, à quel point ça fait mal. L’optimisme, tout le monde n’a que ce mot là à la bouche, seulement voilà, l’optimisme tue. Si l’on ne sait pas mettre de bornes à l’optimisme, il devient un exutoire sans fond qui ne saura qu’enchaîner des répercussions négatives, car rien de ce que l’on pourrait espérer ne se déroulerait comme prévu. L’optimisme c’est s’imaginer une vie meilleure et être au trente-sixième dessous quand la vraie vie nous rattrape. Et même si j’espérais secrètement pouvoir changer ce qui m’handicapait, je savais ce que je concédais, ce que je perdais et prenais en acceptant cette relation. J’acceptais de ne rien laisser paraître, de n’aucunement montrer mon affection pour lui en public. J’acceptais que ce soit évidemment réciproque. J’ai accepté de ne vivre pleinement que lorsque je le voyais en tête à tête. J’ai accepté tout cela car c’était le maximum que je pouvais avoir, c’était ce bonheur empoisonné, ou rien. J’ai aussi accepté de prendre soin de lui comme il prenait soin de moi, j’ai accepté de passer de merveilleux moments emplis d’une complicité infinie. J’ai accepté de recevoir bien plus que ses baisers, accepté d’être plus proche de lui qu’aucune femme ne puisse l’être. J’ai accepté de pouvoir lui confier mes sentiments, mes doutes, mes faiblesses, ma douleur, ma folie, et de me faire rassurer. Je continue de l’accepter autant qu’il accepte de recevoir mon affection, juste milieu entre nos envies respectives.

C’est le genre de dires que je ne me permettrai plus de coucher ici. Maintenant je me concentre sur l’écriture professionnelle. Celle qui ne s’arrête pas aux blogs qui pullulent sur le net, et celle qui est regardée avec des yeux plus critiques mais moins incisifs. Des yeux qui voient au-delà des maux et qui les apprécient, ou non, sans juger la personne qui les confie.

Gyakkyou Burai Kaiji : Hakairoku-hen

Suite au dernier article (article sans spoil, comme celui-ci), sont tombées la fin de Weeds (ok, je l’avoue, j’en ai eu des frissons en même temps que je me suis entendue répéter vingt fois « Non ! »), celle de United States of Tara (en retard chez moi mais je préférais attendre que tous les épisodes soient sortis pour me lancer dans le visionnage) avec une petite déception quant à la fin en queue de poisson un peu inutile, et celle de Gyakkyou Burai Kaiji : Hakairoku-hen, la deuxième saison. Kaiji quoi ? Kaiji, un personnage inconnu pour les personnes bien en dehors de la sphère otaku, et c’est bien dommage. Il gagnerait à être connu en prenant allègrement la place de Naruto, qui a largement fait son temps.

Kaiji

Kaiji donc. Un personnage atypique, aux traits géométriques et au caractère trop bon trop con, auquel on ne peut que s’attacher, bizarrement. Je ne vais pas redéfinir en détails le personnage comme j’avais pu le faire ici, mais plutôt m’attarder quelque peu sur cette seconde saison et le précédent film live. Inutile de chercher une femme dans Kaiji, ce serait hors-contexte. Hormis celle du générique qui n’apparaît même pas dans l’anime, impossible de trouver une demoiselle dans ce milieu plus que macho lié aux jeux d’argent. Et heureusement. Car même si certains personnages ont des traits plus que féminins (Ichijou tout particulièrement), je n’ose imaginer la tête qu’auraient les femmes si ces dernières étaient aussi dessinées à la truelle que les hommes.

Kaiji donc. Cette seconde saison se regarde avec autant de délectation que la première, sauf que. Comme un livre de Dan Brown, quand on a compris une première fois comment se finissent les choses, on ne sera pas surpris de les voir se réitérer une seconde fois. Malgré ce petit détail qu’on oublie bien vite, les épisodes s’enchaînent avec plus de suspense les uns que les autres. Les actions oscillent entre rapidité et lenteur calculée, et si je dois additionner ça au ratio hommes / femmes ainsi qu’au côté glauque des sévices subis par Kaiji (oreille coupée, ongles soulevés, j’en passe et des pires), je ne pense qu’à Breaking Bad pour la comparaison en série américaine, niveau tension dramatique.

Je me permets également de parler du film live, en prévision du second à sortir au cours des mois à venir. Étonnement, le film se regarde assez bien pour un film japonais basé sur un anime, jeu d’acteur inclus. Car à la base, Kaiji en fait déjà beaucoup trop dans l’anime. Son personnage est caractérisé à l’extrême, autant dans ses joies que ses larmes viriles qui n’en finissent pas de couler. On est donc ici peu étonné de voir les acteurs (et surtout le principal) en faire des tonnes, du au moindre décalage entre l’anime et le film.

Bref, 26 épisodes où l’on pourrait se dire qu’il ne se passe pas grand-chose si l’on devait les résumer, mais qui montrent une certaine maturité dans l’évolution des personnages, excepté peut-être Kaiji lui-même, malgré ses efforts constants. Ce n’est pas la jugeote qui lui fait défaut, mais sa naïveté en l’Homme. Car tout le monde ne naît pas comme lui, c’est-à-dire bon de naissance, et Kaiji ne fait que l’apprendre à ses dépens.