Mélou

La Pudeur des Sentiments

Si vous avez un jour été triste, si vous avez un jour eu des amis, vous devez sûrement connaître cette situation.

Cette situation où vos amis vous disent que si vous n’allez pas bien, vous pouvez les appeler. Ils le disent avec sincérité et vous les remerciez avec cette même sincérité.

Mais quand vient la nuit, ou tout simplement quand viennent les moments douloureux, peu importe le moment, la pudeur, voire peut-être la honte font surface. Ces moments où, souffrant comme sur un bûcher, vous ne parvenez pas à saisir votre téléphone pour appeler à l’aide. Où il faut savoir, comme le dirait Amanda Palmer, How I Learned to Stop Worrying and Let People Help (comment j’ai cessé de m’en faire et j’ai laissé les gens m’aider). Où exprimer aux yeux des autres votre tristesse, quand bien d’autres souffrent, où parler tout en pleurant n’est pas une image agréable à imposer aux autres.

Si je ne vous ai pas appelé(es), ce n’est pas parce que je ne pensais pas à vous. Mais parce que je pensais trop à vous pour vous obliger à partager mon désespoir.

Il s’est passé quoi ici en 2K14 ?

bbbooooo

Comme on a jusqu’au 31 pour présenter ses vœux, c’est aussi l’heure du bilan pour l’année passée. Alors ? Quels ont été les articles les plus intéressants ? Les plus lus ? Bilan en images ci-dessous ! Chiffres toutefois à relativiser puisque je n’ai rouvert mon blog que cet été.

hormones

C’est donc ma chère Mélou qui remporte la palme de l’article qui a tout dézingué ! Heureusement que j’ai pu écrire quelques autres articles qui se sont également fait remarquer. Encore bravo à elle, qui nous a montré, s’il fallait encore en douter, que les articles les plus beaux, les plus touchants, sont ceux écrits avec le cœur, avec les tripes. Juste en-dessous, la liste des articles les plus lus cette année.

meilleurs posts

Je suis d’humeur badine ce soir, je vais donc vous souhaiter également mes plus beaux vœux pour cette nouvelle année, qu’elle vous soit favorable, qu’elle vous apporte bonheur et réussite dans un maximum de domaines possibles. Qu’elle soit bonne, tout simplement.

Sacrilège

PS : Une dernière surprise pour toi lecteur !

voeux Milano

Billet d’Humeur

 

 

Live fast, die young.

Sad girls do it well.

 

Jours, semaines et mois assez durs à vivre en ce moment, c’est sûrement pour cette raison que je me rabats énormément sur la catégorie « divertissements« . A plusieurs reprises encore ces derniers jours, j’ai pu me rendre compte que tout n’était question que d’une jauge qui se remplit puis se vide sans prévenir. Quand trop de rires s’accumulent, de faux-semblants, d’une impression de bonne humeur : tout s’écroule. Et de façon bizarre en plus. Se réveiller, aller moyennement bien, voire pas trop mal, puis la seconde d’après sentir son monde éclater et ne pas se rendre compte que les larmes coulent le long de son visage. Que ce soit à la campagne allongée au soleil, caressant un chien, conduisant sa voiture pour aller au travail, écoutant une musique qui rappelle un souvenir de trop, etc. Les exemples ne manquent malheureusement pas.

Réapprendre à vivre seul, c’est comme réapprendre à marcher sans béquilles. Réapprendre un rythme de vie qui avait disparu depuis bien longtemps. Et qui dans le même temps n’est pas sans rappeler des périodes tristes. Un simple parallélisme qui effraie de par les souvenirs que cela laissait. Cela fait des années que je n’ai pas réussi à me réjouir d’être seule, à apprécier ma propre compagnie ; tout ça pour me dire que je comprends finalement en quoi les gens peuvent s’ennuyer en me côtoyant car je ressens la même sensation à mon égard. Alors je me lève chaque matin en espérant que la journée à venir ne ressemblera pas à la précédente, sans trop y croire vraiment.

Where are those happy days, they seem so hard to find
I tried to reach for you, but you have closed your mind
Whatever happened to our love?
I wish I understood
It used to be so nice, it used to be so good
[…]
When you’re gone
How can I even try to go on?
When you’re gone
Though I try how can I carry on?

Les Hormones en Costard

Nous accueillons Mélou, qui me (nous) fait l’honneur de participer à ce blog par un article de sa besace !

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Article égocentrique, quoi, je suis invitée, je peux tout me permettre :

 Les hormones en costard,

 Certaines personnes savent cuisiner les mangues, moi je suis la pro des salades composées. Attention, pas la petite salade avec 99% de feuilles vertes, non moi je fais une salade avec tous les ingrédients minutieusement découpés en dés de 2cm/2cm. Des petits dés telle une manique découpe un cheveu en 4 pour savoir s’il est 21h03 ou 21h04 pour régler son réveil. Mes salades, je n’avais rien d’autre à offrir le midi si une personne débarquait à l’improviste, mais on y trouvait un peu tout de moi dans cette salade : des couleurs, des opposés, des textures et le tout agrémenté d’une sauce hors pair. Oui en fait, je ne sais peut-être pas bien garnir un poulet avec des champignons, mais je fais des salades et quand la folie me prend, je fais un œuf sur le plat (malheureusement, il reste parfois bien collé à la poêle). Non, ce n’est pas un billet marmiton que je suis en train d’écrire, passons-en aux faits et « live for today » :


Certaines personnes gagnent des batailles dans l’herbe suite à une ballade en vélo, d’autres en gagnent dans la neige quand l’adversaire a le pied coincé sous une motte de neige.

Certaines personnes vous sourient au coin d’un couloir d’hôtel, d’autres vous réveillent avec une chanson bien trop courte dans laquelle on peut entendre « take my hand ».

Certaines personnes aiment écrire, oui Les Mots tel Sartre les avaient décrits, des mots à double sens tandis que d’autres s’éveillent simultanément en pleine nuit sans raison.

Certaines personnes rentrent en trombe à leur appartement et esquissent un large sourire en voyant le canapé déjà occupé, il n’y a plus qu’à laisser le trousseau de clé sur un bout de table et répondre aux « Viens ».

Certaines personnes resteraient des heures devant un feu de cheminée à s’en piquer les yeux tandis que d’autres se retrouveraient saouls, en chantant « Breathe Me ».

Certaines personnes, un peu imbibées de la veille appelleront pour prendre la route 3h après « A demain chérie », pour être accueillie dans un appartement bientôt vide.

Certaines personnes vous diront « plus jamais » mais reprendraient bien un peu de ces makis menthe/fromage/saumon devant un épisode d’une série désormais obsolète.


Quoi, les petits bonheurs ne résident-ils pas dans les fumées des barbecues d’été ? Ne résident-ils pas dans de longues balades nocturnes sans point de chute, tant qu’on marche, tout va bien, qui plus est sur un pont des arts ? Ne résident-ils pas dans une livraison de pommes inattendues ? Ne résident-ils pas dans le bruit d’une clé doucement introduite dans la serrure au petit matin ? Ne résident-ils pas sur une promenade en barque sous une légère pluie brumeuse à l’image de petites bulles de champagne ? Ne résident-ils pas dans des pique-niques improvisés au pied d’un château, d’une grotte miteuse ou d’une abbaye ? Ne résident-ils pas dans un réveil rouleau de printemps au fin fond de la Bourgogne ? Ne résident-ils pas dans une baignade sous un pont du diable désertique ? Ne résident-ils pas dans deux verres pression en terrasse ? Ne résident-ils pas dans le contact des mains sur « Heaven » donné en live devant vos yeux ? Bah quoi, y’a rien de plus beau et sensuel que nous deux non, à en voir ce reflet dans le miroir « Let me show you the world in my eyes ».


Mais un jour, la salade composée finie par se remplir à 99% de feuilles vertes, n’ayant plus personne à inviter, plus aucune raison de découper des petits dés. J’ai voulu prendre ce bout de chemin proposé « I follow you » mais tout était faux depuis le début. Je pensais être protégée des Orques mais on ne m’avait pas dit qu’ils rongeraient de l’intérieur. Que j’aille à droite ou à gauche, au bout c’était le fossé, assurément. Crédule ! J’étais bien trop concentrée à couper mes tomates en petits dés. Pourtant, ce n’est pas faute de m’être blessée à plusieurs reprises avec ce couteau qui ne cessait de disparaître. Comprenez alors, qu’il était naturel que, lorsque je le retrouvais, je m’occupais de couper mes tomates en petits dés « You take my self-control ». Mais le menu devenait répétitif, le couteau remuait la plaie et la photo d’un trèfle à 4 feuilles était supprimée.

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On finit donc par se fixer un autre problème (« Somebody’s watching me ? ») : un problème existentiel, obsessionnel, un problème qu’on peut régler, un but, un objectif dont nous seul avons le pouvoir pour renverser la tendance : régime powaaaaaaaaaa ! (bah oui, les filles, c’est comme ça).

On se met à grossir sans raison, alors on mange de moins en moins, et de plus en plus vert et de plus en plus cru, on fait du sport, encore et encore, midi et soir, semaine et week-end mais rien à faire. On se défoule (ouais baby, « Rock you like a hurricane »).

Certes, on recommence à remplir son armoire de breloques, on voyage, les gens applaudissent, ils sont contents, ils font même des articles, mais vous, ce que vous voulez, c’est passer du temps à couper vos ingrédients en petits dés, en tout petits dés pour atteindre la perfection des salades composées, celle qui reste indélébile dans les esprits, celle qui n’a de l’avenir que dans l’assiette de l’autre lorsque ses yeux pétillent.

Ça c’est un problème, un vrai, n’est-ce pas ? On va de l’avant, on y croit à fond, on se dit qu’on a eu une bonne journée parce qu’on a passé trois coups de fil, journée rentable, on a pris la meilleure décision de sa vie de femme youhou cotillon fanfreluches et string en l’air « Bonjour, je veux un stérilet, la pilule me fait grossir » « Bonjour je voudrais un rendez-vous avec la nutritionniste car je grossis sans raison » « Bonjour, je voudrais un rendez-vous avec Jojo car je grossis, est ce psychologique ? »

Mais suis-je bête, tout ceci c’est la faute des hormones !!! Le problème est-il cependant réglé quand on en connaît la cause ? Et bien non, doigt dans l’œil une fois de plus, un problème que je pensais pouvoir résoudre avec toute ma force intérieure, finalement, c’est une fois de plus un problème qui me passe devant mais qui laisse apparent son passage « with every heartbeat ».

WTF, il n’y a pas de consultations pour programmer des amnésies ?

Alors j’ai beau me refaire le film ; que je me rassure, c’est de la faute des hormones si j’me suis plantée de destin « Fade Out » ! Je deviendrai un gladiateur en costard « but not tonight » car ce soir, c’est moi qu’on a découpé en tout petits dés.

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Source GIF : http://blueisthewarmestcolormovie.wordpress.com/the-blue-analysis/scene-analysis/

Pour d’autres articles de Melou : c’est ici !

Crise de Nerd

Aujourd’hui j’ai encore écrit un article que je ne publierai pas. Si j’ai le cran (ou le grain de folie) suffisant, j’en ferai un mail à la personne concernée. Ou alors je le rangerai dans le dossier d’archives de mon Windows – fucking – Vista, ad vitam aeternam. Le genre de mail magnifique (à lire en écoutant Exogenesis : Symphony Part 1 de Muse), que la moitié de la population souhaiterait recevoir … sauf que je pioche dans la seconde moitié, et que je m’en mords les doigts. Mais je craquerai. Et cet article, je le posterai finalement ici un jour ou l’autre, ou le mailerai, il me suffira d’avoir encore bu plus que de raison ou de piquer une nouvelle crise de nerfs, comme c’était le cas hier, aujourd’hui, et le sera encore sûrement demain.

Alors aujourd’hui j’ai aidé une amie. Plutôt que d’envoyer des mails à la personne que j’aime pour lui faire comprendre que ce n’est pas le cas et ainsi la récupérer (psychologie inversée powa), j’ai envoyé, un mail à la personne qu’elle aime, pour lui faire comprendre que cela est bel et bien le cas, et ainsi la récupérer. Mettre des mots sur son propre ressenti n’est pas l’acte le plus aisé qui soit, surtout quand l’interlocuteur qu’on a en face est fermé à la négociation. Quand les mots ne parviennent pas à aider ceux qui les écrivent, autant les mettre à disposition de ceux qui s’estiment prêts à les lire.

You’re my Guitar Hero

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Mojitos, piscine et Guitar Hero, c’était le changement d’air radical que j’ai vécu pendant une semaine. Et je compte bien rester sur cette lancée positive, le plus dur c’est de rentrer dans le bain. Tout ça grâce à l’énergie débordante de Mélou (fan d’Indochine à ses heures perdues mais faut pas le dire). Je vais vous raconter une histoire comme on en voit de plus en plus ces derniers temps. Il était une fois (j’ai encore rêvé d’elllllle), il y a maintenant bientôt 5 ans, la Coccinelle du Net, site de traduction de chansons étrangères qui a perdu de son panache depuis les lois sur les copyrights, qui ont quelque peu foutu en l’air le pouvoir du site car remettant en question le pourquoi de son existence. Effectuant des traductions au gré du vent, j’ai alors rencontré une jeune fille appréciant les chansons de Mylène Farmer et le bagage littéraire de ses paroles (ouais, t’entends ça Siboulette ? :p). De fil en aiguille une relation est née, ponctuée de forums internets, de conversations MSN, d’articles de (sky)blog et de photos sur Facebook. Après une rencontre non voulue et ratée dans un TGV, nous nous sommes vues, pour de vrai cette fois, et pour la presque première fois, au concert de Depeche Mode à Paris Bercy en janvier cette année, puis pour un autre concert, en juin cette fois-ci. C’est ainsi que je me suis retrouvée à passer une poignée de jours à Tours, à prendre des apéros à 10 heures du matin (quoi j’exagère ?), me faire détruire au billard à cause d’un manque d’inattention et à perdre ma virginité de batteuse sur Guitar Hero. J’ai aussi appris qu’une limace pouvait se dissoudre sous l’effet du sel (ne testez pas, nous l’avons fait pour vous), qu’une vieille femme dans Shutter Island boit un verre d’eau … sans verre (véridique) et que le power balance, ça fonctionne. Des semaines comme celles-là on en redemande et des rencontres comme celles-ci, on y tient !