Mois: juillet 2011

Google : Qui peut le + peut le moins

La version bêta de Google + est actuellement en ligne depuis quelques semaines, l’occasion de jeter un œil global sur ce que le site apporte en plus par rapport à Facebook mais aussi en quoi il espère se différencier réellement.

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Car si vous avez déjà un compte Facebook, l’intérêt de Google + est plus que minime. Comprenez par là qu’il apparait un peu inutile et illusoire d’avoir un compte sur un réseau social tel que Facebook pour avoir les mêmes personnes reliées à votre compte Google +. La différence entre FB et G+ est tout ce qu’il y a de plus infime, alors que le gap entre FB et Twitter était déjà bien plus intéressant. Les personnes ayant un compte Twitter n’ont pas toujours un compte FB dans le même temps ; l’inverse est également vraie à une échelle encore plus importante. Pour ce qui est de Google +, qui va donc s’y créer un compte ? Ceux qui ont un compte sur Twitter et qui désirent un réseau social un peu plus tourné vers le professionnalisme que ne le serait FB ? Il y a déjà LinkedIn. Ceux qui ont déjà un compte FB et qui veulent faire la même chose sous G+ ? Compréhensible mais complètement useless. G+ peut servir de palliatif aux désinscriptions massives vues sur Facebook, s’il apporte toutefois les éléments manquants chez ce dernier, notamment en termes de confidentialité.

google+ La version étant encore en bêta il est difficile de voir si Google + saura attirer les foules dans le futur, c’est-à-dire quand il sera ouvert au grand public. Pour ce qui est de la protection de données, mon avis reste mitigé. Sous Google +, vous pouvez rentrer vos contacts dans différents cercles, qu’ils fassent partie de vos amis, votre famille, collègues, simples connaissances ou même créer des groupes à l’envi. Le principal avantage est donc que vous pouvez choisir à chaque statut que vous écrivez ou chaque lien que vous postez, quel(s) cercle(s) d’amis va (vont) pouvoir y avoir accès. Face à cela, les connexions entre membres se font plus comme cela se ferait sur Twitter que sur FB. Je réexplique le principe. Sur FB, vous devez faire ami / ami pour avoir chacun des informations sur l’autre (sous réserve que vos informations soient protégées et non exhibées à quiconque sur le site, évidemment). Sur Twitter, n’importe qui peut choisir les personnes qu’il désire « suivre » et donc, pour moi, « stalker », sans que cette dernière n’ait une quelconque réciprocité, autant en termes d’intérêt que de vie privée. Pour palier à cela (c’est ainsi que j’ai configuré mon Twitter), vous pouvez mettre par défaut sur votre compte, une option qui vous permet de confirmer ou non toute personne souhaitant lire les informations que vous y postez. Sur Google +, comme sur Twitter, chacun choisit les infos qu’il souhaitera lire sur les autres, car celles-ci sont par défaut « ouvertes » à quiconque le souhaite. On en revient à FB qui place dans ses réglages par défaut une grande insulte à la vie privée en mettant chaque profil ouvert à tous. Enfin, parler de vie privée sur FB reste la plus grande hypocrisie du net actuel, je ne vais pas rentrer dans ce débat.

Qu’apporte donc Google + par rapport à Facebook ? Je cherche encore. L’aspect général du site parait plus light, sans fioritures ni pubs intempestives et flagrantes. Ces deux détails peuvent trouver leur explication dans « ce n’est que la bêta ». On ne va pas blinder de pubs un site dont on ignore encore s’il va fonctionner et c’est évident qu’il ne va pas paraître engorgé outre mesure dans un premier temps, vu le nombre de personnes « assez restreint » (avec de bons crochets) y ayant accès pour le moment. Mais après le retentissant échec de Google Wave (je n’avais rien compris au système et apparemment je n’étais pas la seule), l’ego de Google serait bien mis à mal si Google + ne provoquait pas l’effet escompté : détrôner Facebook.

Harry Potter et les Reliques de la Mort (2/2)

Pour l’article sur la première partie, c’est ici.

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Je ne vais pas faire à nouveau une liste de prétendues incohérences vues ça et là à travers le film (genre le grand méchant qui peut communiquer par la pensée avec le tout gentil, le ressent où qu’il soit, mais ne se rend pas compte de sa présence alors que ce dernier est accroupi derrière une vitre à un mètre de là, passons), car d’une c’est un film, et de deux ce sont des sorciers. Quoiqu’il en soit, un spectateur n’ayant pas lu le livre en premier lieu ne trouvera pas toutes les réponses aux questions posées lors de ce dernier volet. Deuxième petit détail, il est préférable d’avoir vu la partie précédente récemment pour ne pas être dans le flou pendant le premier quart d’heure du film. Pour la première fois pour les films sortant en 3D, je l’ai vu en 2D. Les décors restent tout ce qu’il y a de plus sublime, mais on reste tout de même dans un superbe monde surréaliste, où n’importe qui d’autre serait mort dans les quelques premières minutes du film. Du tout premier film.

Ce dernier opus reste plus passionnant que l’avant-dernier, ne serait-ce qu’en raison du dénouement, bien que magnifiquement prévisible. Ma seule fierté aura été d’avoir réussi à lancer des applaudissements lors du générique de début, rarissime. En agréable bonus pour clôturer le film, la vision « plus mature » des principaux protagonistes 19 ans après, qui n’est pas pour déplaire.

Taux de sobriété : Zéro

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Toutes ces questions, ces interrogations, ces sujets de tant de non-réponses. Ces envies de tout et de rien, surtout de n’importe quoi. Se retrouver à baiser avec quelqu’un que l’on n’aime pas. D’où vient ce terme si antagoniste à celui de faire l’amour. Et heureusement remplacer cela par quelqu’un que l’on veut vraiment. Comme une envie comme celle de respirer, besoin primaire et pervers d’un moment bien à soi, sans l’être vraiment tout à fait. Regarder fixement un inconnu dans le métro en lui faisant comprendre qu’on le désire, devant des dizaines de paires d’yeux indiscrets. Comme une envie de crier des Je t’aime interdits.

Comme écrire, complètement défoncée, toutes pupilles dilatées, sur un bout de mouchoir Starbucks, à défaut d’avoir trouvé un bout de papier quelconque dans son sac. Parce qu’écrire sauve. Et permet de prendre du recul. Draguer à tort et à travers, avant que cela ne soit à corps et à cris. Draguer pour prouver que l’on existe. Que l’on est désiré, voulu. Entendre un gars crier « On n’a qu’une seule vie » et lui rétorquer « Alors pourquoi tu la gâches ? ». Ecrire, écrire, sans retenue, se foutant des gens qui voient cette fille camée jusqu’aux ongles aligner frénétiquement des lignes sur une serviette en papier. Comme si sa vie en dépendait. Comme si, si elle s’arrêtait d’écrire, sa vie s’arrêterait tout aussi net. D’un coup abrupt. Ca finira mal, comme toute chose qui se finit. Rien ne peut se finir d’une bonne façon. Une fin n’est que douleur, et si la douleur est trop forte, c’est la Mort qui attend au tournant. De guerre lasse. De vie futile. D’amour frivole et de désir de bonheur à tel point que s’il échappe, ce ne sera que peine ad vitam aeternam. Jusqu’à l’arrêt complet de mon cœur de s’être par trop essouflé.

Mind Games

64d213ff554af5ca92c8a82f8fbfcfe7 J’écris peu, bon signe. J’ai toujours écrit sans pouvoir m’arrêter quand j’avais un quelconque vague à l’âme. En ce moment, j’ai beau avoir des idées, je n’arrive pas à les formuler, à les exprimer telles que je le voudrais. Cela ne veut pas dire que je ne réfléchis plus autant, j’ai juste le ressenti de subir une tétraplégie littéraire. J’ai des idées mais elles s’envolent dès que j’essaye de les aligner. Peut-être parce que je n’ai plus besoin de les écrire pour les faire passer. Il me suffit d’en parler à la personne concernée pour gommer mes doutes. L’efficacité reste toutefois à prouver, comme si je tentais d’effacer du stylo bille avec le bout bleu de la gomme. Quelqu’un a-t-il déjà réussi à effacer ce qu’il voulait avec ça ? Mais au moins je lui parle. Je lui ai toujours parlé, je lui ai toujours dit ce que je pensais au plus profond de moi. Ce qui a aussi causé ma perte dans un premier temps. Ce qui a changé est qu’il accepte maintenant ces pensées qui me traversent. Je n’ai plus peur de lui faire comprendre à quel point mes émotions sont vivaces, à quel point je tiens à lui, car il le sait et l’accepte. Sans me rendre ces sentiments, il les conçoit et n’en est plus aussi effrayé qu’il pouvait l’être auparavant. La société nous fait tellement nous rouler dans le mensonge éternel, pour rester dans la décence et le non-dit, qu’il apparait si doux le moment où l’on peut enfin se confier sans culpabilité ni remords.

The Beatles : le mieux est l’ennemi du bien

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Si j’aime les Beatles, c’est parce que j’ai bouffé du Nostalgie pendant toute mon enfance. C’est parce que je me suis saignée tous les albums depuis des années, en boucle, les haut-parleurs à fond. Mais s’il y a une chose que je déteste, c’est tout ce merchandising puant autour du groupe. Ok, je n’ai rien de particulier contre le merchandising en général, cela reste du marketing primaire mais si un fan trouve son bonheur en l’achat d’un objet / souvenir de concert pour lui rappeler l’amour qu’il porte à son idole, pourquoi pas. J’ai des calendriers Mylène Farmer et des t-shirts des Beatles. Justement, voilà ce qui me révolte. On bazarde de-ci de-là des tonnes de produits dérivés, qui sont au final achetés la plupart du temps par des personnes qui n’en ont rien à faire mais bon, c’est cool de surfer sur l’effet de mode. Quand je vois des petites poufs qui écoutent du B2O et qui sont incapables de me citer une chanson des Beatles alors qu’elles en arborent les couleurs, ça m’énerve. Tout va bien, tout le monde a le droit d’écouter du B2O. Oui ok c’est mignon tout plein et les gens font ce qu’ils veulent, mais étant une fan depuis bien avant ce battage marketing, ça me hérisse. Je sais qu’il y a ceux qui sont nostalgiques de cette époque et ceux qui regrettent de ne pas en avoir fait partie, mais il y a trop de surenchère. OUAIS ET LES BEATLES SUR ITUNES. Sérieux arrêtez les mecs, qui que vous soyez. Un fan des Beatles ce n’est pas seulement quelqu’un qui boit son chocolat chaud dans une tasse Hey Jude. Un fan des Beatles ce n’est pas non plus une groupie de 15 ans qui se caresse en écoutant chanter Paul McCartney et en l’imaginant à l’époque où il avait son âge. J’aime les Beatles parce qu’il y a des chansons poignantes (Let It Be, Yesterday), des chansons psychédéliques (Lucy in the Sky…), des chansons folklo (Yellow Submarine), des chansons d’anthologie (Come Together, Help !), barrées et vives (Helter Skelter), tendres (Black Bird, If I Fell), reposantes (Julia, Dear Prudence, This Boy), dynamiques (Can’t Buy Me Love, I’ve Just Seen A Face) ou encore simplement entrainantes (Penny Lane, Lady Madonna, Magical Mystery Tour, Baby You’re A Rich Man).

Il y a une tripotée de raisons d’aimer les Beatles, car non, chaque chanson ne se ressemble pas et non, leur discographie n’est pas une discographie pour minettes (exclusivement). D’un coup de cœur j’ai dérivé au coup de gueule car je n’en peux plus de voir des objets déco ou vestimentaires des Beatles, achetés par des gens (pigeons) avec qui je ne pourrais même pas avoir une conversation sensée et intéressante sur le groupe.

Mazette !

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En retombant sur cet article vieux de plus de 2 ans, je me suis rendue compte que j’ai toujours écrit mes articles la tête remplie de pensées négatives. Et bizarrement je ne m’en souvenais pas. Je pensais avoir commencé à coucher sur le papier tous les maux de la Terre il y a approximativement un an, mais non, j’ai bel et bien toujours pensé à ce qui n’allait pas plutôt que le contraire. Aussi loin que ma mémoire me permette de remonter.

Le bien, le mal. Tant de notions variables selon chaque société, chaque époque et surtout chaque individu. Ce qu’on recherche, ce qu’on attend, ce qu’on obtient au final. Tant d’expectatives qu’il est difficile de concilier.

Alice, ma fidèle Alice, aime un homme. Malheureuse de l’aimer, triste à l’idée que cela puisse ne plus être le cas. Tout se crée dans l’insatisfaction et l’incertitude. Peinée de l’aimer car son Amour n’est pas réciproque. Désolée d’imaginer l’Amour qu’elle lui porte s’échapper, car ils se sont remis ensemble malgré tout. Même s’il ne veut pas appeler un chat un chat. De toute façon, Alice ne sait même plus ce qu’elle veut, à part apprécier chaque jour avec lui comme s’il était le dernier, comme s’il était une nouvelle fois le dernier. Entre quelqu’un qui ne veut pas s’imaginer dans une relation plus sérieuse et quelqu’un qui ne sait pas comment se situer par rapport à ses propres désirs, les deux se sont sans doute bien trouvés.