Mois: août 2014

Le Karma : Prise d’Inconscience

Plus les journées passent, plus je ressens au fond de moi que ma vie commence à ressembler à celle qui m’effrayait. Une femme qui se lève le matin pour aller travailler, qui rentre pour se coucher, qui ne sort pas, qui n’a personne dans sa vie, qui ne sait pas quoi faire de ses weekends.

@Sacrilège

@Sacrilège

Bien sûr, j’ai un travail, et rien que cela ferait que je ne devrais pas imaginer une seule fois me plaindre, compte-tenu de la conjoncture actuelle. Oui j’ai des amis, trop pris, trop loin ou trop casés. Je fais toujours en sorte d’entretenir mes relations amicales lorsque je suis en couple, hélas, il est certaines personnes qu’on sait pertinemment qu’on ne reverra jamais, depuis qu’elles ont trouvé la moitié pour les occuper un quart de leur vie. Egalement je sors, pour donner le change, l’impression que je m’amuse, que je croque la vie à pleines dents, pour me tromper moi-même.

On me conseille d’être de nouveau désirable. Ce conseil me plaît beaucoup, il est sincère et objectif. Mais il est difficile à réaliser quand on ne sait même plus ce qui faisait de soi une personne désirable. Étais-je jolie ? Avais-je toujours le bon mot ? Étais-je quelqu’un d’agréable ? Je n’en sais plus rien. Et puis peu importe, tout cela n’a plus vraiment d’importance dans cette situation. L’important est de se lever le matin pour aller travailler le sourire aux lèvres. De sortir le soir en ayant toujours le mot pour rire et des blagues à enchaîner. De se motiver pour aller voir Lucy ou le dernier Marvel au cinéma, même quand on y va seul. De se forcer à avaler un peu de nourriture de temps en temps pour faire plaisir aux gens, pour leur donner l’impression que tout va bien, puisque ceux qu’on côtoie tous les jours ne sont pas ceux qui ont le pouvoir de faire basculer à nouveau la vie du bon côté. D’aller dans des bars pour flirter et rentrer chez soi accompagné, pour avoir le sentiment d’être encore désirable, même sans plus savoir ni comment, ni pourquoi.

Ces moments où la moindre petit contrariété qu’on affrontait sans problème il y a deux mois, devient pire qu’une gorgée d’huile brûlante qui vient s’ajouter à la marmite intérieure de tout ce qui fait mal et dont on ne peut pas parler. Alors on se contient, on garde tout pour soi jusqu’au jour où tout explosera. Mais toujours garder la tête haute, ne pas susciter ni du dégoût, ni de la pitié : essayer de susciter de l’amour.

Juillet et Août ont passé sans que je n’aie eu le sentiment d’avoir pu me reposer, d’avoir pu profiter, à part à quelques rares occasions. J’en attendais pourtant beaucoup de ces mois d’été : des liens resserrés avec les personnes qui me sont chères, des vacances comme l’an passé, une météo … estivale. Avoir l’impression d’être adolescente à nouveau en ayant des … vacances d’été. Mais quand on est étudiant, on est ado, et donc sans le sou. Maintenant j’ai le sou, mais plus personne avec qui partir en vacances. J’en attends finalement mieux de Septembre, qui me permettrait de rebondir, même si je ne maîtrise plus rien et que je ne suis pas décisionnaire, comme si mes jours étaient comptés.

Publicités

Ma rencontre avec Katie Melua

Katie_Melua_Paris_2

©David Maire

 A l’occasion de la sortie de son dernier album, Ketevan, Katie Melua nous a fait l’honneur de son passage à Paris, précédant également une tournée dans l’hexagone. Accompagnant Chiffre L (très bon ami sur qui je ferai un article prochainement), nous nous sommes rendus dans son hôtel parisien, afin d’échanger avec elle sur sa musique et ses influences. Je ne vais pas revenir sur le contenu de l’interview menée par Chiffre L, que vous trouverez dans son intégralité sur le site Small Things, mais plutôt sur la personnalité de cette jeune artiste, qui n’a rien à envier aux anciens.


 Le 16 septembre 2013, en guise de cadeau d’anniversaire, Katie Melua sort Ketevan, son sixième album, qui se révèle être son prénom en géorgien. On ne trouve aucune reprise sur cet album, mais uniquement des chansons originales de la chanteuse. Mike Batt et Toby Jepson, guitaristes et compositeurs anglais, participent à l’écriture de plusieurs pistes de l’album.

J’ai découvert Katie Melua en la voyant, sincèrement. J’avais, comme beaucoup de personnes, entendu ses chansons à la radio, mais je ne m’étais jamais penchée en particulier sur sa discographie. J’ai découvert une personne franche, discrète, mais volubile juste comme il le faut pour une interview. Avec des nuances de blues et de folk, Katie Melua parvient à faire passer ses émotions par le biais de paroles véritables et de rythmes entraînants. A l’heure à laquelle j’écris, sa tournée française est terminée depuis plusieurs mois déjà, mais je vous invite à vous procurer son dernier album, centré sur les sources de la chanteuse et ce qui la touche.

Katie_Melua_31

@Sacrilège

Colorier pour Vivre

D’humeur assez maussade en ce moment, j’ai découvert de nouvelles activités pour passer le temps, permettant de se concentrer sur une tâche bien précise, et ainsi oublier ce qui peut réellement préoccuper. Je vais au cinéma, je regarde des émissions pourries sur des chaînes qui mériteraient de ne pas exister, je joue à LOL, mais surtout je colorie.

WP_20140825_001

Je colorie aussi bien grâce à des livres dédiés que sur de simples feuilles blanches. Effet du karma ou non, j’avais même déjà acheté un livre de coloriage alors même que j’étais épanouie, par curiosité. Il me sert aujourd’hui plus de support qu’il n’était auparavant qu’une simple distraction. Il existe en effet des livres « d’art-thérapie » (j’ai également entendu parler d’équithérapie ce weekend, c’est pour dire), vendus comme anti-stress et à destination des personnes adultes. Publiés par Hachette Loisirs, ils abordent différents thèmes comme « Petites bêtes et grosses bestioles« , « Forêts féeriques« , « Art-Thérapie Psychédélique » ou encore « Art-thérapie : Art médiéval » (celui que j’ai), qui ne sont que des exemples du catalogue, qui doit couvrir près d’une quarantaine d’ouvrages.

WP_20140814_001 Il peut paraître simple de colorier à la va-vite. Mais il est important de se concentrer pour ne pas déborder, ce qui permet de se sentir investi dans ce que l’on fait, et donc de ne penser qu’au dessin. Les prix de la collection Hachette Loisirs tournent autour de 13 €uros, ce qui peut paraître cher pour un « simple livre de coloriage » mais il faut bien se faire plaisir de temps en temps, sachant que le papier est d’une qualité supérieure à ce qu’on peut trouver à 1€ pour les enfants.

 A part cela, il y a évidemment la solution de la feuille blanche. A partir d’une image, d’un paysage ou simplement de sa propre imagination, il est facile de coucher sur le papier ce que l’on a en tête. L’avantage sera une meilleure liberté dans le dessin, et au diable si on ne sait pas dessiner ! Je ne suis pas très douée en arts plastiques, mais cela n’empêche pas le plaisir de réaliser ses propres créations (oui, si vous voulez vous pouvez également faire des bracelets à partir d’élastiques d’appareils dentaires, chacun son truc).

Coloriez, peignez, dessinez, faites ce que bon vous semble, ce qui vous inspire, car les loisirs créatifs ne sont pas uniquement faits pour les enfants !

Croire que ce n’est pas grave.

Ne plus se maquiller, savoir que personne ne le remarquera et se dire que ce n’est pas grave. Garder toutes ses idées pour soi, quitte à exploser un jour ou l’autre et se dire que ce n’est pas grave. Avoir envie de se blottir contre quelqu’un sans pouvoir le faire et se dire que ce n’est pas grave. Donner son corps à droite à gauche, en s’imaginant auprès de l’être aimé et se dire que ce n’est pas grave. Avoir l’impression de se sentir détestée alors qu’on souhaiterait l’inverse et se dire que ce n’est pas grave.

Sentir au fond de ses tripes qu’on a loupé sa vie, mais devoir se dire que rien de tout cela n’est grave.

Croire quand on vous dit qu’on vous aime, croire quand on vous dit qu’on ne vous quittera pas, donc croire aussi quand on vous dit qu’on ne vous trompera pas, croire quand on vous dit de faire confiance.

Croire quand on vous dit que la vie est belle.

Lucy [in the Sky with Diamonds]

Après une campagne médiatique en fanfare, un démarrage en trombe et enfin des critiques désastreuses, Lucy reste tout de même un carton au box office. Je compte en parler brièvement car je me doute qu’on trouve pléthore d’articles sur le sujet dans toute la blogosphère.

Lucy

Prévu depuis plusieurs années, attendu depuis plusieurs mois, Lucy est enfin sorti ! Je ne vais pas revenir sur le synopsis que tout le monde doit connaître maintenant : une femme parvient à ses dépens à accéder jusqu’à 100 % des capacités de son cerveau, avec toutes les questions d’ordre métaphysique et universel que cela comporte.

ATTENTION, CE FILM EST UN DIVERTISSEMENT. On peut le traiter de film débile, de film incohérent où tout part à vau-l’eau, mais on oublie en disant cela que le but premier de ce film est le divertissement. EuropaCorp a toujours produit des films à gros budget, pour le plaisir des yeux plutôt que pour celui de l’intense réflexion, mais ce n’est pas grave (l’action d’Europa a d’ailleurs encore grimpé de 3% ces derniers jours à la bourse de Paris). Et même si Lucy n’est pas à grande portée scientifique (ou en tout cas des pensées très hypothétiques), il permet toutefois de se laisser aller à réfléchir à l’espèce humaine et aux théories qui jonchent les bibliothèques des universités. Pour ma part, je ne crois pas que l’on puisse atteindre un dixième des capacités répertoriées dans le film, mais c’est bon de rêver de temps en temps.

J’ai lu un article critiquant Luc Besson, l’accusant d’avoir mis au second plan l’aspect sexy de Scarlett Johansson. Et alors ? Tout le monde ne va pas voir Transformers pour baver devant Megan Fox. Je m’en fous que Lucy ne soit pas en train de se déhancher à chaque scène, et ça ne m’aurait de toute façon pas plu. D’autant plus qu’elle l’explique elle-même, perdant son humanité au fur et à mesure que son cerveau prend le pouvoir sur son métabolisme.

Les effets spéciaux, réalisés en grande partie par Industrial Light & Magic (ILM, ayant déjà essuyé les plâtres sur Star WarsJurassic Park, Harry Potter et à peu près 200 autres films), sont magnifiques. Ils permettent une immersion sans faille dans les plans que l’on nous montre. La bande-son composée par Éric Serra (souvenez-vous du Grand Bleu, de Nikita ou du Cinquième Élément) reste sur un ton futuriste, bien adapté au fond.

Pour le reste, il me sera difficile de vous parler des passages m’ayant marquée, puisqu’il convient de garder la surprise si vous décidez de voir le film. Je peux néanmoins ajouter qu’il n’y a que peu de temps morts, sachant que l’action commence déjà dès la quatrième minute du film.

Donc oui c’est du grand spectacle, parfois grotesque, parfois too much, mais cela fait du bien parfois de se reposer et d’en prendre plein les yeux.

Ultraviolence – Lana Del Rey

Sorti le 16 Juin 2014 en France, Ultraviolence est le troisième album studio de Lana Del Rey. Petit focus, avec un peu de retard, sur ce qu’il vaut.

lana-del-rey-ultraviolence-cover-promo-2014-folkr-00

Après Lana Del Ray A.K.A. Lizzy Grant (très peu connu du grand public puisqu’il a été retiré de la vente seulement trois mois après sa sortie, avec « Ray » orthographié différemment, et pis ça fait déjà mieux qu’Elizabeth Woolridge Grant) et Born to Die (plus fortement médiatisé), Lana Del Rey récidive avec un troisième opus : Ultraviolence.

A la première écoute, j’ai été déçue. Pour une raison simple, bête et méchante : le titre de l’album. Avec un nom pareil, je m’attendais à plus de rock, plus de grunge, moins de calme. J’ai mis de côté l’album pendant quelques semaines avant de me pencher à nouveau sur la playlist et sur des réécoutes moins passives. Ce qui m’a le plus frappée au début, fut la ressemblance entre la plupart des chansons, de façon bien moins tranchées que sur son précédent album. A titre d’exemple, Radio et National Anthem bénéficiaient de sonorités pêchues quand Dark Paradise ou encore Cola (édité dans Born to Die – The Paradise Edition) se berçaient sur des tons plus feutrés.

Lana-Del-Rey-Ultraviolence-2014

J’ai finalement réussi à accrocher, en ayant des coups de cœur pour des chansons qui n’ont pourtant même pas été choisies comme singles. Shades of Cool, Brooklyn Baby et West Coast sont pour moi des chansons fades, sans grand intérêt, même si elles s’écoutent facilement en fond sonore lors d’une soirée. A l’inverse, Money Power Glory et Fucked My Way Up to the Top sont à mes oreilles bien plus dynamiques et se différencient vraiment du reste de l’album. Les deux pistes calmes et appréciables de la playlist sont pour moi les deux premières : Cruel World et Ultraviolence (second single), respectivement de plus de six et quatre minutes. Cet album s’écoute comme on peut écouter Nova, d’une oreille distraite, pour se reposer, pour s’endormir ou pour conduire. Je ne dis pas ça de façon péjorative, le ton de l’album reste dans la même veine que les précédents, ce qui le rend tout aussi plaisant.