Mois: décembre 2016

Un opéra à la Madeleine

Je continue mes virées dans Paris en testant les concerts ayant lieu dans la capitale, notamment au sein de l’église de la Madeleine.

Je suis parfois tombée sans le savoir à l’avance, sur divers spectacles réalisés dans l’église, tantôt des champs religieux évidemment, tantôt à tendance plus gospel. Je me suis également rendue compte que bon nombre d’événements étaient organisés à la Madeleine, à un rythme assez effrené.

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Pour se renseigner, il suffit de se rendre sur le site officiel. En cette fin d’année par exemple, pas un jour ne passe sans un concert. Sur des périodes moins « festives », les spectacles se déroulent plutôt le weekend. Mozart, Beethoven, Ravel, Vivaldi … les plus grands sont joués en ces lieux, où l’acoustique architecturale permet d’apprécier encore plus les morceaux mis en avant.

Il faut compter entre 20 et 30 euros la place, que vous pouvez acheter sur les sites de ventes de billets habituels, ou directement le jour même à l’église. Je vous conseille d’arriver en avance car le placement est libre. L’opéra de Mozart que je suis allé voir cette semaine a fait salle comble, puisque cette dernière était déjà remplie à plus de la moitié une demi-heure avant le début du spectacle. Et tant qu’à y aller complètement dans l’ambiance parisienne, je vous conseille le restaurant Le Colibri, place de la Madeleine, qui fait preuve d’un bon rapport qualité / prix, pourtant proche des rues parmi les plus chères du Monopoly.

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Et pan, encore une année dans les dents !

Avant le petit top annuel des articles du blog (j’attends la fin complète de l’année avant de me pencher dessus), c’est parti pour un petit tour de l’année perso. En effet cela fait longtemps que je n’ai pas forcément parlé de moi, mais ceux qui me connaissent ne vont hélas pas apprendre grand chose de nouveau !

Déjà je vais mieux, par rapport à l’année dernière, par rapport au début d’année, par rapport à pas mal de différents moments en fait. Beaucoup de nostalgie cette année puisque cela fait déjà plus d’un an que je suis allée aux Etats-Unis. De plus petites vacances en 2016, et donc des destinations plus proches, mais toutes aussi sympathiques. Quelques jours par-ci par-là en Pologne, Danemark et Angleterre ont suffi à mon bonheur.

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Pas mal de changements côté santé puisque j’ai enfin dit adieu à mes lunettes sans l’avoir regretté une seule fois (jusqu’à présent, on ne sait jamais, si ma vue recommence à baisser d’ici un an j’aurais vraiment eu l’impression d’avoir jeté 3000 boules par les fenêtres).

Et puis un changement matériel mais de taille puisque j’ai finalement troqué ma Clio contre une Mini que je convoitais depuis pas mal de temps. Je m’étais décidée à m’en acheter une pour mes 25 ans mais le prix ayant largement expliqué ce décalage temporel.

Bref ça va pas trop mal ! Je tente déjà de me dresser une petite liste des activités à faire / rêves à réaliser / cauchermars à éviter pour l’an prochain, car c’est bien plus réalisable que d’autres résolutions moins sympas et plus difficiles à tenir.

Tout ça pour dire que je vous souhaite à tous une très bonne nouvelle année. C’est un voeu pieux pas très original mais j’espère que les petits tracas et les gros malheurs ne feront pas partie de cet an 2017. Ne reste plus qu’à trouver la bonne rime : 2017, année de la bicyclette / biquette /  amourette / andouillette / boulette / plus de lunettes / pompette en nuisette ?

The OA

C’est tout chaud ça vient de sortir, et c’est à Netflix que nous le devons : la série The OA.

Composée de huit épisodes seulement (avec des durées variables d’une demi-heure à plus d’une heure), la série est très orientée vers le surnaturel et rappelle sous bien des aspects Stranger Things diffusé récemment.

L’histoire se focalise sur Prairie Johnson, jeune femme aveugle disparue il y a sept ans, qui refait tout d’un coup surface, avec la capacité de voir à nouveau. Se posent alors les questions suivantes : Où a-t-elle été retenue ? Que s’est-il passé pendant ces sept années ? Comment a-t-elle recouvré la vue ?

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Série créée par Zal Batmanglij et Brit Marling, c’est également cette dernière qui tient le rôle principal de Prairie. Au niveau du cast, je peux aussi citer Jason Isaacs, qui a décidément un rôle aussi méchant que lorsqu’il jouait Lucius Malfoy au cinéma. Mais aussi Nikolai Nikolaeff, plus sympa que dans Daredevil. Les épisodes sont très prenants, tant pour leur aspect empreint de réalisme que, paradoxalement, par leur aspect empreint de surnaturel.

La bande originale est sublime, redonnant sa place à la musique classique dans les productions récentes. Pour ceux que le surnaturel perturbe, tout a ici une explication rationnelle, permettant une meilleure identification auprès de l’histoire et des personnages. Les personnages justement font penser à ceux de Stranger Things, de par leur assemblage hétéroclite qui fonctionne à merveille.

The OA est une bonne série pour les vacances de Noël (ou tout du moins l’esprit de Noël si vous n’avez pas de vacances), qui permet d’attendre la suite des autres séries américaines en cours …

Olivier de Benoist : 0 / 40

On ne pourra jamais se lasser de Paris, ne serait-ce que par le renouvellement perpétuel de la culture que la ville offre. Entre comédies musicales, théâtres, musées … la capitale est toujours un motif de découverte. Cette semaine, je me déplacée pour le one man show d’Olivier de Benoist, ayant lieu au Café de la Gare (même s’ils n’ont pas de café à l’intérieur ni de gare à proximité) jusqu’à la fin de l’année.

olivier-de-benoist-affiche Le Café de la Gare fait partie de ces anciennes salles de spectacle où l’on croirait entendre les chansonniers. Ici le placement se fait par ordre d’arrivée. Je vous conseillerai néanmoins d’arriver pour l’heure, car quiconque fait une demi-heure de queue pour ensuite aller aux toilettes à l’intérieur du théâtre se voit piquer la place qu’il comptait prendre. Le spectacle dure 1h30, première partie de Jérémy Charbonnel comprise (c’est vrai qu’il est pas mal), sans entracte, et sans temps mort.

Pour ceux qui connaissent déjà Olivier de Benoist, je n’ai rien à leur apprendre. On retrouve l’humour caustique qui le caractérise et, pour une fois ce n’est pas une blague, il laisse en grande partie les femmes tranquilles. A vue d’oeil les deux tiers du show sont composés de sketches inédits, comprenez par là « pas passés à la télévision ou radio ». Je préfère le préciser car il n’y a rien de pire que d’aller voir un spectacle comique, en ayant déjà eu connaissance de l’intégralité du show par le biais de divers canaux. Enfance, scolarité, mariage, paternité … Toute la vie du comique est passée au crible, de 0 à 40 ans, d’où le titre du spectacle.

Olivier de Benoist montre qu’il est un vrai show man qui ne concurrence personne sur les thèmes qu’il aborde. Et ce genre de spectacle nous prouve encore qu’il est possible de sortir à Paris, rire, s’amuser, le tout pour une vingtaine d’euros ! Si je devais noter 0/40, ce serait un 15/20.

Notre-Dame de Paris [2016]

Depuis sa première représentation au Palais des Congrès le 16 septembre 1998, la comédie musicale Notre-Dame de Paris a fait du chemin, jusqu’à revenir à son point de départ cette année et une nouvelle tournée en France l’an prochain. Pour moi, parisienne, j’avais l’impression que c’était une véritable remise au goût du jour, mais la comédie musicale ne s’est quasiment jamais arrêtée en près de vingt ans :

1998 Paris
1999 Tournée internationale
2000 Las Vegas / Londres
2001 Paris / Barcelone
2002 Tournée en Italie / Moscou
2005 Tournée internationale / Montréal
2007 Tournée en Corée du Sud
2010 Anvers
2011 Tournée en Italie
2012 Tournée internationale
2013 Séoul
2014 Tournée internationale
2016 Tournée en Italie / Séoul / Gdynia / Tournée en France

N’ayant pas pu assister aux premières représentations (même si je connais pour autant les chansons sur le bout des doigts), c’est trépignant d’impatience que je suis allée voir l’une de celles ayant lieu actuellement au Palais des Congrès.

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Je dois vous dire que je suis retournée en enfance. Toute la nostalgie était bien présente et les nouveaux acteurs sont d’un tout aussi bon acabit que les premiers que nous avons connus au tout début. Seul Daniel Lavoie fait toujours partie de ce premier casting, et il a toujours autant de coffre et de présence.

Les décors sont très soignés et bénéficient de très bons jeux de lumière selon les situations. L’adaptation des pistes est un calque quasi parfait de celles que l’on écoutait au siècle dernier. Les chanteurs ayant également les mêmes intonations que ceux de l’époque. Avec une extrême ponctualité, nous assistons à plus de deux heures de show (dont un entracte d’un quart d’heure) où l’on ne peut qu’être bouche bée devant tant de puissance de voix et de charisme, de la part de chacun des personnages et danseurs. Les danseurs sont de véritables acrobates qui se démènent formidablement bien. J’ai également souri en voyant la mise au goût du jour des « soldats du roi », plutôt vêtus comme des CRS de nos jours.

En plus de deux heures de temps, je me suis rendue compte que je n’avais pas bougé d’un iota, tellement j’étais scotchée par l’ambiance, la bonne gestion du son et des lumières, ainsi que par le jeu des acteurs. Notre-Dame de Paris a eu raison de revenir sur le devant de la scène française et je pense que le spectacle a encore de beaux jours, voire même années, devant lui !