humour

Olivier de Benoist : 0 / 40

On ne pourra jamais se lasser de Paris, ne serait-ce que par le renouvellement perpétuel de la culture que la ville offre. Entre comédies musicales, théâtres, musées … la capitale est toujours un motif de découverte. Cette semaine, je me déplacée pour le one man show d’Olivier de Benoist, ayant lieu au Café de la Gare (même s’ils n’ont pas de café à l’intérieur ni de gare à proximité) jusqu’à la fin de l’année.

olivier-de-benoist-affiche Le Café de la Gare fait partie de ces anciennes salles de spectacle où l’on croirait entendre les chansonniers. Ici le placement se fait par ordre d’arrivée. Je vous conseillerai néanmoins d’arriver pour l’heure, car quiconque fait une demi-heure de queue pour ensuite aller aux toilettes à l’intérieur du théâtre se voit piquer la place qu’il comptait prendre. Le spectacle dure 1h30, première partie de Jérémy Charbonnel comprise (c’est vrai qu’il est pas mal), sans entracte, et sans temps mort.

Pour ceux qui connaissent déjà Olivier de Benoist, je n’ai rien à leur apprendre. On retrouve l’humour caustique qui le caractérise et, pour une fois ce n’est pas une blague, il laisse en grande partie les femmes tranquilles. A vue d’oeil les deux tiers du show sont composés de sketches inédits, comprenez par là « pas passés à la télévision ou radio ». Je préfère le préciser car il n’y a rien de pire que d’aller voir un spectacle comique, en ayant déjà eu connaissance de l’intégralité du show par le biais de divers canaux. Enfance, scolarité, mariage, paternité … Toute la vie du comique est passée au crible, de 0 à 40 ans, d’où le titre du spectacle.

Olivier de Benoist montre qu’il est un vrai show man qui ne concurrence personne sur les thèmes qu’il aborde. Et ce genre de spectacle nous prouve encore qu’il est possible de sortir à Paris, rire, s’amuser, le tout pour une vingtaine d’euros ! Si je devais noter 0/40, ce serait un 15/20.

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Pourquoi j’ai pas mangé mon père

Je devais aller visionner ce film en début de semaine, mais après avoir subi Lost River, j’étais tellement blasée que je ne voulais pas m’infliger une seconde séance dans la même journée, qui aurait pu s’avérer presqu’aussi désastreuse que la première.

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Ce film (basé sur un livre de Roy Lewis, il fallait le faire) n’est pas décevant mais il n’est pas transcendant non plus. L’histoire est elle-même est assez banale mais logique finalement, puisque le film se veut ciblé vers les enfants. Les rebondissements sont convenus et je me suis ennuyée par moments, me rendant compte que je dépassais l’âge moyen du public de la salle. J’ai du mal d’ailleurs à cerner la cible de ce film, tant des scènes peuvent être incompréhensibles pour de jeunes enfants et d’autres franchement lourdes pour des adultes. Comme si, à vouloir agir sur plusieurs fronts, le long-métrage se perdait en route et devenait difficile à visionner pour chacune des tranches décrites plus haut. Ce point de vue est totalement subjectif et je suis sûre que beaucoup l’apprécieront sans même se soucier de cela. En revanche, l’aspect 3D et les images en elles-mêmes sont sublimes. Les séquences de savane font bien évidemment penser au Roi Lion, surtout à ceux qui comme moi ont grandi avec ce dessin-animé. Et puis quel plaisir d’entendre Louis de Funès à nouveau ! Les mimiques des acteurs sont adéquates et bien placées, sans trop en faire non plus. Je n’ai d’ailleurs pas reconnu Mélissa Theuriau dans le personnage de Lucie, qui me faisait plutôt penser à Diane Kruger. Ce n’est donc pas le film de l’année mais on passe un bon moment, surtout quand les gosses de la salle arrêtent enfin de parler comme si la Terre entière était sourde.