Mois: avril 2015

Resident Evil Révélations

resident_evil__revelations_wallpaper_1080p_by_thegallerychronicles-d5sihmdDurant les jours pluvieux, il est adéquat d’aller au cinéma mais également rester chez soi, pour par exemple jouer avec un survival horror. Je suis fan de la saga Resident Evil depuis bien longtemps. Comme beaucoup le savent, les derniers opus se sont largement éloignés des premiers, que ce soit en termes d’histoire mais aussi de gameplay, je vise ici particulièrement les Resident Evil 5 et 6. Pour ce qui est de Resident Evil : Operation Racoon City, sorti en l’attente de la mise sur le marché de RE6, n’en parlons même pas tellement c’était une bouse infâme.

Les Resident Evil Révélations reprennent les anciens modes d’avancée des jeux : très sombres et une forte difficulté si tant est qu’on ne passe pas le jeu en mode « facile ». Le premier est d’abord sorti sur Nintendo 3DS avant d’être adapté sur une console moins portable et plus potable (c’est à dire PC, 360 et PS3). Il se déroule sur un navire à l’abandon (qui vogue quand même en pleine mer) où il est préférable d’avoir un bon sens de l’orientation. C’est simple, je n’ai pas arrêté de me perdre, repasser aux mêmes endroits dix fois, etc. Ce qui est fait sciemment puisque plus de la moitié des pièces se ressemblent à s’y méprendre. Rajoutez à cela les plusieurs niveaux du bateau et vous comprendrez pourquoi il n’est pas si facile que cela de suivre la carte. Le scénario tient la route et les effets bien stressants sont au rendez-vous.

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Resident Evil Révélations 2 est sorti le mois dernier et se déroule quant à lui sur une île, où se trouve une prison désaffectée où les prisonniers ont subi pléthore de tests viraux, bien évidemment. Quatre épisodes bien distincts façonnent le jeu (avec deux sous-parties dans chaque). Ils ont d’ailleurs été vendus séparément avant que le jeu ne sorte en version complète. Chaque manche se joue avec deux personnages : je joue en solo et il est très facile de passer d’un personnage à l’autre, ce à quoi j’étais réticente au début. Aussi sombre que le premier, je vous conseille d’installer le jeu sur la console si vous le pouvez. Je joue sur 360 et les graphismes sont tellement poussés que je dois laisser passer une trentaine de secondes après chaque checkpoint pour être sûre de ne pas lagger en plein « combat ». Il y a quelques jump scares bien placés, surtout quand on ne s’y attend vraiment pas. Les cinématiques sont toujours de plus en plus travaillées et les petits trailers en amont de chaque prochain épisode comme dans Alan Wake ne sont vraiment pas pour déplaire.
Je n’en suis qu’à la moitié et je ne peux que le conseiller à tous les fans des anciens jeux de la saga (avec heureusement une meilleure jouabilité, tirer en se déplaçant c’est possible hein), en espérant vous avoir convaincus !

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Un Avril au Ciné [2015]

Le temps était pourtant clément ce mois-ci, mais c’est sciemment que je suis allée à plusieurs reprises m’enfermer dans des salles de cinéma.

J’ai commencé par Lost River, qui m’a laissé un goût assez acre dans la bouche tellement j’ai été déçue, puis Pourquoi J’ai Pas Mangé Mon Père, qui s’est avéré être une jolie surprise. Je me suis ensuite finalement laissée tenter par Big Eyes, qui valait mieux que les critiques ne le laissaient entendre.

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Pour finir le mois je suis allée voir deux films, l’un triste, l’autre prétendument drôle. Le premier était Une Belle Fin. On y suit la vie de John May, dont le travail est de trouver des proches ou connaissances de personnes venant de mourir, afin qu’il y ait au moins quelqu’un à l’enterrement. Malheureusement, il ne trouve jamais personne. Il va donc se démener sur une affaire en particulier (son voisin d’en-face) pour parvenir à trouver des gens et les convaincre de venir. Bon dieu que ce film est triste ! Je pensais qu’il aurait été un peu comique, mais non. Il y a quelques touches d’humour noir, qui font sourire, mais ce n’est pas le but. Ce film est vraiment d’une grande tristesse, mais très posé, très calme. Il fait beaucoup réfléchir et est plaisant à regarder. Je vous le conseille mais il faut être dans un bon état d’esprit pour le visionner.

Pour contrecarrer les effets très déprimants de ce film (malgré une touche d’optimisme), je me suis dirigée sans réfléchir vers la séance de Robin des bois, la véritable histoire. Comment passer du coq à l’âne … Je m’attendais à un parfait navet mais il y a quelques gags qui parviennent à sauver le film. Tout cela ne vole vraiment pas très haut et est même franchement déplacé pour des enfants qui voudraient voir le film, mais on parvient tout de même à rigoler de temps en temps. La moitié des blagues ont déjà été vues et revues mais chacun sait qu’il ne va pas voir un long-métrage pareil pour l’amour du cinéma.

N’oubliez pas non plus Ouija qui sort cette semaine, si vous êtes amateurs du genre sans pour autant vouloir mettre la barre bien haut.

Le Projet Atticus [The Atticus Institute]

Je préfère indiquer le nom anglais original car le lieu où se situe le projet paranormal en question est l’institut Atticus. Ce qui n’est pour autant pas le nom du projet…

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Le film The Atticus Institute donc, nous rapporte sous forme de documentaire les études menées autour de Judith Winstead, seul cas de possession reconnu à ce jour par l’armée américaine.

Présenté hors compétition au dernier festival du film fantastique de Gérardmer, The Atticus Institute est décrit par Wikipedia comme étant un film parodique. J’ai lu cette information avant de visionner le film, ce qui a peut-être faussé mes impressions. Je m’attendais à une parodie comme peut l’être Brain Dead ou le très bon Behind The Mask: The Rise Of Leslie Vernon. Dans les faits, je n’ai pas trouvé ce film parodique (ce qui se révèle être une erreur du site), seulement pragmatique. Le scénariste n’est autre que Chris Sparling, à qui l’on doit surtout Buried.

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Ce film est une vraie surprise pour moi car très réussi. Il ne tombe pas dans les pièges maintes fois vus dans les films traitant de possession. Les tests menés sur Judith Winstead vont crescendo et ne sont pas tirés par les cheveux. La présence de l’armée américaine est tout à fait expliquée et on se demande même comment l’on a fait pour ne pas y penser avant. Les fausses images du faux documentaire qui relate les événements des années 70 ont une belle touche vintage très agréable à l’œil.

Vous ne verrez pas ici de démons qui s’agitent dans tous les sens en criant des insanités. Pas plus que vous ne verrez un rituel de dépossession religieux durant un quart d’heure. Comme je le disais plus haut, le cas est traité de façon très pragmatique, scientifique, avec une précision plus chirurgicale que paranormale.

The Atticus Institute a réussi sa mission car il se regarde véritablement comme un documentaire factuel. Sorti en DVD au mois de mars dernier, je le conseille aux fans d’horreur lassés des flops habituels et aux non fans qui voudraient découvrir le genre dans ce qui se fait de mieux.

Summertime Sadness

Allongée sur la pelouse, elle me caressait les cheveux, ramenait les boucles sur mes oreilles. Depuis des années déjà, elle était ma meilleure amie. Mais elle était plus que cela. Elle était la sœur que je n’avais jamais eue, elle était mon âme sœur même. En vacances, nous passions nos journées et nos nuits ensemble. Admirions le ciel étoilé, riions sur Ragnarök Online, apprenions à nous connaître. Nous ressentions que nous étions proches, sans nous rendre compte que nous l’étions trop. Une lettre écrite de sa main aurait pu paraître de la mienne. Les nôtres se frôlant au début, puis se prenant sans honte en pleine rue.

La première fois que nous nous sommes embrassées sonnait comme une évidence. Comme si nous nous retenions depuis trop longtemps pour continuer à éviter l’inévitable. Nous vivions avec les autres mais nous vivions pour nous. Nous apprécions le moment présent intensément, comme si nous savions au fond de nous qu’il n’était pas fait pour durer.

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Car nous n’étions pas faites pour être ensemble. Car nous étions des femmes, des femmes qui aimaient bien trop les hommes. Allant parfois même jusqu’à faire l’amour avec les mêmes sans le savoir. Le temps nous avait rapprochées, il nous a déchirées. Le pont qui nous liait s’est effondré, je n’ai plus eu aucune nouvelle d’elle.

Pendant deux années. Deux ans après, j’étais toujours étudiante, et en cours au moment où elle m’a appelée. Je ne l’ai vu qu’après. Avec le texto qui l’accompagnait. Elle était à l’hôpital, en soins psychiatriques. Elle venait de faire une énième tentative de suicide. La rappelant dans la foulée, c’est en pleurs que nous nous sommes enfin avoué à quel point nous nous aimions.

De cet appel et de cet ultime aveu, il n’en est rien résulté. Ne pouvant pas me déplacer au bout de la France où elle s’était réfugiée, nous n’avons pas pu nous voir. Peut-être était-ce pour le mieux. Notre histoire avait été forte, fusionnelle, délicate, dangereuse, consommée, mais aussi terminée.

C’était il y a plusieurs années maintenant. Tentant maladroitement de nous joindre, par le biais de connaissances que nous avions en commun principalement, nous ne nous sommes néanmoins jamais revues, jamais reparlé. Il me reste encore beaucoup de souvenirs, de mélancolie et de nostalgie, quelques regrets. Les raisons de notre rupture étaient troubles, déchirantes, c’est ce qui nous a le plus meurtries. Mais jamais je ne pourrai oublier les moments que nous avons passés ensemble et c’est en souriant que je parviens désormais à y penser.

Une Foodie en Terrasse [Rueil-Malmaison]

Je vais de temps en temps à La Terrasse, situé à Rueil-Malmaison, mais je n’en avais jamais encore fait un article. L’occasion aujourd’hui de remplir ce vide flagrant.

Juste avant de rentrer dans le restaurant, je me suis dit que j’allais sûrement faire comme d’habitude quand je dîne ou déjeune à l’extérieur et me « contenter » d’un foie gras, d’un poisson et d’un gâteau au chocolat. Ça n’a pas loupé.

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Je pense avoir mangé assez de foie-gras dans ma vie pour faire la différence entre les bons et les mauvais, les vrais et les faux, mais surtout entre les différents niveaux de cuisson. Les restaurants qui font du bon foie-gras le font souvent trop cuire. Ici, en plus de servir de l’excellente nourriture, la cuisson était plus légère, un poil rosée comme vous pouvez le voir sur la photo, ce qui n’est pas chose aisée à faire car le juste milieu est dur à atteindre. Ce qui permet d’apprécier encore plus le goût du plat. Le canard maison étant rehaussé par le Sauternes dans lequel il avait mariné.

Pour ce qui est du poisson, j’aurais tendance à dire tout l’inverse. J’ai pris le poisson issu de la pêche du jour : de la lotte. Je l’ai trouvée trop ferme. Pas immangeable loin de là, mes papilles étaient vraiment enchantées, mais trop ferme pour un poisson qui se mange plutôt onctueux. Je pense que cela résulte du fait qu’ils doivent sûrement pocher les poissons au dernier moment pour le service, ce qui leur donne cette consistance plus compacte. Différents légumes intéressants accompagnaient le plat, comme des carottes (oranges et noires), des courgettes, et surtout un crumble de topinambour ! Bonus d’originalité déclenché !

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Bien qu’étant tentée par d’autres plats de la carte, j’ai, comme la plupart du temps, craqué pour un moelleux au chocolat chaud. Tout ce chocolat … Pas de surprises ici, un dessert parfaitement réalisé dans les règles de l’art.

Les premiers menus étant à 25 Euros (comme celui que j’ai pris par exemple), il est très facile de se faire plaisir sans pour autant se ruiner. Le service est rapide et agréable et on ne reste absolument pas sur sa faim en sortant du restaurant. Vu son nom, j’espère qu’il est inutile de vous préciser qu’il bénéficie d’une terrasse, qui se relève être spacieuse et au calme. Le beau temps arrive, je ne saurais que vous conseiller d’aller passer quelques temps à La Terrasse pour fêter cela.

Big Eyes

J’ai mis du temps à me décider à voir Big Eyes, car je ne suis pas particulièrement fan des biopics. Ils sont intéressants si la vie des personnages l’est ou si l’on est passionné par l’artiste concerné. Ne pensant ni l’un ni l’autre ici, j’ai finalement regardé Big Eyes comme si c’était un film, rien de plus qu’un film.

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Ceci étant, je l’ai trouvé agréable. En voyant la bande-annonce et en lisant le synopsis je me suis dit que l’histoire serait vite bouclée mais la façon dont elle est amenée permet de la faire durer le temps d’un long-métrage sans pour autant que cela ne soit trop plat. En revanche, si l’on ne m’avait pas dit qui était le réalisateur, j’aurais plutôt misé sur Woody Allen que Tim Burton. Je parle de la mise en scène et non du choix des couleurs utilisées, qui reflètent en effet plus la patte de Burton.

Les chansons de Lana Del Rey ne m’ont pas choquée et collent plutôt au thème, comme si l’on plongeait dans une sorte de Twin Peaks, non au niveau scénaristique mais au niveau de l’environnement, des toiles et des quelques scènes de huis clos intimistes.

Big Eyes n’est pour moi ni un échec ni une réussite. Ce qui en soi reste décevant. Ce n’est pas un film dont on se souviendra, ce qui est peut-être avantageux pour Tim Burton, car il serait triste de penser à sa carrière en se remémorant celui-ci.