Pourquoi j’ai pas mangé mon père

Un Avril au Ciné [2015]

Le temps était pourtant clément ce mois-ci, mais c’est sciemment que je suis allée à plusieurs reprises m’enfermer dans des salles de cinéma.

J’ai commencé par Lost River, qui m’a laissé un goût assez acre dans la bouche tellement j’ai été déçue, puis Pourquoi J’ai Pas Mangé Mon Père, qui s’est avéré être une jolie surprise. Je me suis ensuite finalement laissée tenter par Big Eyes, qui valait mieux que les critiques ne le laissaient entendre.

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Pour finir le mois je suis allée voir deux films, l’un triste, l’autre prétendument drôle. Le premier était Une Belle Fin. On y suit la vie de John May, dont le travail est de trouver des proches ou connaissances de personnes venant de mourir, afin qu’il y ait au moins quelqu’un à l’enterrement. Malheureusement, il ne trouve jamais personne. Il va donc se démener sur une affaire en particulier (son voisin d’en-face) pour parvenir à trouver des gens et les convaincre de venir. Bon dieu que ce film est triste ! Je pensais qu’il aurait été un peu comique, mais non. Il y a quelques touches d’humour noir, qui font sourire, mais ce n’est pas le but. Ce film est vraiment d’une grande tristesse, mais très posé, très calme. Il fait beaucoup réfléchir et est plaisant à regarder. Je vous le conseille mais il faut être dans un bon état d’esprit pour le visionner.

Pour contrecarrer les effets très déprimants de ce film (malgré une touche d’optimisme), je me suis dirigée sans réfléchir vers la séance de Robin des bois, la véritable histoire. Comment passer du coq à l’âne … Je m’attendais à un parfait navet mais il y a quelques gags qui parviennent à sauver le film. Tout cela ne vole vraiment pas très haut et est même franchement déplacé pour des enfants qui voudraient voir le film, mais on parvient tout de même à rigoler de temps en temps. La moitié des blagues ont déjà été vues et revues mais chacun sait qu’il ne va pas voir un long-métrage pareil pour l’amour du cinéma.

N’oubliez pas non plus Ouija qui sort cette semaine, si vous êtes amateurs du genre sans pour autant vouloir mettre la barre bien haut.

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Pourquoi j’ai pas mangé mon père

Je devais aller visionner ce film en début de semaine, mais après avoir subi Lost River, j’étais tellement blasée que je ne voulais pas m’infliger une seconde séance dans la même journée, qui aurait pu s’avérer presqu’aussi désastreuse que la première.

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Ce film (basé sur un livre de Roy Lewis, il fallait le faire) n’est pas décevant mais il n’est pas transcendant non plus. L’histoire est elle-même est assez banale mais logique finalement, puisque le film se veut ciblé vers les enfants. Les rebondissements sont convenus et je me suis ennuyée par moments, me rendant compte que je dépassais l’âge moyen du public de la salle. J’ai du mal d’ailleurs à cerner la cible de ce film, tant des scènes peuvent être incompréhensibles pour de jeunes enfants et d’autres franchement lourdes pour des adultes. Comme si, à vouloir agir sur plusieurs fronts, le long-métrage se perdait en route et devenait difficile à visionner pour chacune des tranches décrites plus haut. Ce point de vue est totalement subjectif et je suis sûre que beaucoup l’apprécieront sans même se soucier de cela. En revanche, l’aspect 3D et les images en elles-mêmes sont sublimes. Les séquences de savane font bien évidemment penser au Roi Lion, surtout à ceux qui comme moi ont grandi avec ce dessin-animé. Et puis quel plaisir d’entendre Louis de Funès à nouveau ! Les mimiques des acteurs sont adéquates et bien placées, sans trop en faire non plus. Je n’ai d’ailleurs pas reconnu Mélissa Theuriau dans le personnage de Lucie, qui me faisait plutôt penser à Diane Kruger. Ce n’est donc pas le film de l’année mais on passe un bon moment, surtout quand les gosses de la salle arrêtent enfin de parler comme si la Terre entière était sourde.