restaurant

Une Foodie dans la forêt de Meudon [La Mare aux Canards]

Je parle souvent des restaurants présents aux quatre coins de la France, Outre-Mer compris, en oubliant ceux qui se situent beaucoup plus près de chez moi. L’occasion de faire un petit billet gustatif sur La Mare aux Canards, restaurant niché au cœur de la forêt de Meudon, en territoire altoséquanais.

J’étais tombée sur ce restaurant tout à fait par hasard, en allant jouer sur les terrains de tennis jouxtant la propriété. J’ai glissé ce souvenir dans un coin de ma tête, me promettant d’y retourner, ce qui est chose faite en ce début d’année 2019, où les décorations de Noël foisonnent encore.

Dans un cadre magnifique, entouré de la forêt, le restaurant dispose d’un décor très chic et d’une terrasse qui convient d’être admirée en été. Une fois à l’intérieur, on découvre un environnement plus intimiste, limite bistrot, où j’ai tout de suite réalisé qu’il était bien heureux que nous ayons pensé à réserver : un vendredi soir, toutes les tables étaient prises.

Esprit des fêtes oblige, nous ne nous sommes pas limités au niveau des prix comme du nombre de plats commandés.

Comme son nom l’indique, le canard est à l’honneur dans les cuisines du restaurant : en magret, en confit, en parmentier, en foie gras, en salade ou encore en terrine, c’est ici le royaume où le canard entame sa seconde vie.

Ayant déjà effectué le midi un repas copieux, j’ai commencé tout doucement par du crottin de chèvre chaud rôti au miel, accompagné de salade et pignons de pin. J’ai sobrement enchaîné sur un parmentier de canard aux cèpes (photo en dessous), avant de finir par un dessert léger, la brioche façon pain perdu, avec glace vanille et sauce au caramel beurre salé. Vous pouvez également voir sur les photos ci-dessus (cliquez pour agrandir) les plats de mes comparses : salade de gésiers et jambon de pays sur la deuxième, fromage blanc et crème de marron sur la dernière, et, le plus énorme pour la fin, la trilogie de canard au centre. Plat composé de magret, confit et canard à la broche, que nous avions vu cuire juste avant dans le cheminée devant nous.

Le décalage entre le cadre somptueux et l’aspect bistrot m’a au début fait peur. Je dis bien souvent qu’on reconnaît la qualité d’un restaurant à ses verres et serviettes … et les serviettes étaient en papier. Ce qu’au final je comprends vu le caractère gras du canard. J’ai bien vite revu mon jugement en appréciant des mets copieux sans être écœurants et des prix tout à fait convenables. Caché en plein milieu des bois, La Mare aux Canards a toutefois un grand succès puisque les réservations vont bon train, et on reconnaît rapidement la présence d’habitués. Possédant une carte solide (avec tout de même un poisson dans la liste), j’avoue que j’apprécierai sans problème y retourner rapidement afin de goûter les autres plats proposés.

Publicités

Une Foodie à Deauville [Le Comptoir et la Table]

Suite à mon billet sur le restaurant La Flambée, escale gustative aujourd’hui au Comptoir et la Table, toujours à Deauville.

C’est tout à fait par hasard que je suis tombée sur ce restaurant, un peu à l’écart du centre ville, côté port, non loin tout de même du début des Planches. C’était un vendredi midi, hors vacances scolaires, hors saison, mais toutes les tables étaient remplies, et bien remplies.

Un personnel agréable, une carte variée (tout en mettant la truffe à l’honneur via différentes spécialités) et des menus abordables : Le Comptoir et la Table est pour moi une très bonne découverte. Les plats sont bien présentés, représentatifs de la gastronomie locale (fromages, fruits de mer, poissons, pommes), et bien assez copieux pour satisfaire votre appétit. Ajoutez à cela un menu du jour peu onéreux et changeant tous les jours, et vous pourrez revenir le plus souvent possible dans ce restaurant, tout en continuant d’être ravi.

Je vous conseille très fortement de réserver si vous venez en weekend et de découvrir comme moi d’autres parties de Deauville, qui ne se limite pas à son centre ville.

Une Foodie à Saint-Jean-de-Luz

Qui dit vacances dit également l’occasion de goûter la cuisine locale. Fort heureusement à Saint-Jean-de-Luz, vous trouverez votre bonheur tous les matins au marché aux poissons si vous êtes aussi fans que moi de la nourriture de la mer. Sinon, il y a aussi les restaurants gastronomiques de la ville, dont le restaurant Les Lierres, situé dans l’établissement de l’Hôtel Parc Victoria, et référencé au guide Michelin. Et en fin d’article une petite mention spéciale au Brunch House, qui m’a donné une excellente raison de me lever de bonne heure le dimanche matin.

Pour une fois, je vais également mentionner ici le décor du restaurant, qui a sa place à part entière dans ma critique gastronomique. Situé au cœur du parc privé Victoria, où vous trouverez oiseaux et chats en liberté, le restaurant bénéficie de plusieurs salles, dont, celle que j’ai choisie, au bord de la piscine de l’hôtel.

La carte comprend des mets variés et met aussi bien à l’honneur la viande que les poissons. Vous y trouverez également des indications mentionnant les plats sans gluten, végétariens ou omnivores. Je ne fais pas un mystère des prix qui sont visibles en zoomant sur la carte que j’ai jointe, mais également sur leur site internet. Ils sont en accord avec le haut de gamme du lieu et de la cuisine et ne sont donc pas surprenants.

Les plats servis sont fins et innovants, tout en restant dans le style de la cuisine traditionnelle. Pour prendre un exemple, le foie gras qui m’a été présenté n’était pas accompagné de figues, comme cela est bien souvent le cas, mais de poires. Permettant ainsi un joyeux mélange sucré / salé mais changeant des habitudes. Le personnel est aux petits soins, malgré un temps d’attente un peu long à la prise des commandes pour ma part, et la gestion globale du repas est très bien réalisée. Un bel endroit où se ressourcer donc, dans un cadre des plus agréables.


Comme précisé en début d’article, je vous touche également quelques mots à propos du Brunch House situé en bord de mer, à tel point que vous l’avez directement en face de vous à quelques dizaines de mètres de la plage seulement.

J’ai découvert ce restaurant en passant devant et en zieutant sur les assiettes des clients attablés. Renseignements pris, j’ai donc décidé d’y passer le dimanche matin suivant, afin de tester leurs produits.

Proposant des accompagnements, boissons et plats variés, The Brunch House met en avant des mets locaux mais pas que, et permet d’avoir une assiette bien remplie et diversifiée. Un passage obligé pour profiter de la mer au petit matin, même si les brunches peuvent être pris jusqu’à 15 heures.

Une Foodie à Deauville [La Flambée]

Du Spinnaker au Ciro’s (prononcez cirrhose), je dois dire que j’ai déjà fait mon chemin (et mon estomac) parmi les restaurants de Deauville. Je n’ai pour autant jamais fait d’articles sur la ville, bien que mon tout premier article foodie ait été écrit sur un restaurant très proche, à Merville Franceville. Pour des raisons personnelles, je vais passer de plus en plus de temps à Deauville dans les années à venir, l’occasion donc de commencer à décortiquer les fruits de mer et les restaurants du XXIème arrondissement parisien, en commençant par La Flambée.

Avec 2 Fourchettes au Guide Michelin, il va sans dire que je partais déjà en terrain conquis. Malgré son appellation, La Flambée n’est en rien un restaurant alsacien mais typique du bord de mer. Je commence tout de suite par les prix : les menus sont pour tous les portefeuilles. Vous pouvez donc trouver votre bonheur dès 21€ avec à minima un plat, un dessert et une boisson, mais également des menus plus copieux avec différents types de mets.

J’ai pour ma part commencé par l’œuf mollet sur son nid et feuillantines d’escargots, émulsion de châtaignes (tout en lorgnant sur le plateau de fruits de mer de mon voisin de table) et continué sur un poisson, dont hélas je ne me rappelle plus le nom. Impossible de me référer à la carte présente sur le site puisqu’elle est mise à jour régulièrement, selon les saison et les arrivages.

La Flambée offre un cadre intimiste sans être austère et apporte une grande attention à la présentation de la table et des plats comme au service de la nourriture (vous ne serez jamais à court de pain ou d’eau plate). Les plats servis sont suffisamment nutritifs pour se sustenter convenablement, tout en ayant de la place pour le dessert. A quelques minutes à pied des Planches, le restaurant est un bel endroit où manger, où vous pouvez également profiter de la terrasse intérieure, à l’abri de la circulation et du passage.

Une Foodie chez Georges Blanc

Je poursuis ma tournée des restaurants avec une escale à Vonnas, à une quinzaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse, au sein de l’illustre enseigne de Georges Blanc, récompensé de 3 étoiles au Guide Michelin (et 4 toques au Gault-Millau s’il vous plaît).

Je ne vais pas revenir en détails sur tout l’historique de la ville de Vonnas et de la présence de la famille Blanc (et surtout de Georges), mais sachez que s’il y a une sortie d’autoroute directe sur le village, il n’y est pas pour rien. Blanc dans le pays de la Bresse, c’est un empire. Depuis la présence de Jean Louis Blanc, limonadier dès 1872 en plein centre-ville, jusqu’aux multiples récompenses de Georges dans le milieu gastronomique et la présence du complexe hôtelier et des différents restaurants de Vonnas, qu’on appelle aujourd’hui Le Village Blanc.

 J’ai choisi de déjeuner dans l’Ancienne Auberge, principalement pour des raisons de coût et de praticité. Je n’avais ni le temps ni les moyens de déjeuner dans le restaurant principal avec son menu à 7 plats et 295€ et me suis donc « rabattue » avec plaisir dans l’auberge mitoyenne que je connaissais déjà, plutôt style bistro, où l’on mange vite et bien. J’ai choisi de prendre la spécialité du pays (que j’adore) : la volaille de Bresse. Accompagnée de morilles, de riz pilaf et de sa sauce onctueuse, qui revient à moins de 40 euros, le supplément morilles compris. Les prix pratiqués dans l’auberge sont bien plus abordables que dans l’enseigne principale et la salle est pleine tous les jours, ce qui nous fait oublier que nous sommes quasiment en rase campagne.

L’autre bon plat que je me souviens avoir goûté chez lui étant la quenelle de brochet homardine, baignant également dans sa sauce, plutôt assaisonnée. La nourriture est d’une finesse que c’en est un plaisir indéfinissable. Les plats servis sont copieux sans être écœurants pour un sou, comme on pourrait l’imaginer en voyant la sauce.

J’ai terminé mon repas (je ne dois pas dire que j’avais encore faim mais j’ai surtout mis ça sur le dos de la gourmandise) par un moelleux au chocolat coulant, accompagné de sa glace au moka.

Je suis consciente que les enseignes de Georges Blanc restent au-dessus des restaurants de la vie de tous les jours en termes de prix, mais le jeu en vaut véritablement la chandelle. Comme à chaque fois où j’y suis allée, le chef de manque pas de venir nous saluer à la fin du repas pour prendre en compte nos remarques, ce qui ne se fait pas toujours dans les restaurants où les chefs où des enseignes partout en France. Cette promiscuité est liée au fait que tout l’univers Blanc soit concentré à Vonnas, véritable symbole de l’économie de la Bresse.

Une Foodie chez Popolare

Installée depuis peu rue Réaumur à Paris, la Pizzeria Popolare est aujourd’hui un franc succès public. Même sans connaître, vous serez obligés de flasher devant la devanture emplie de bouteilles d’alcools.

Nourriture fraîche, service rapide et petits prix, voilà les clés du succès de ce restaurant gastronomique italien, proche des grands boulevards. Il n’y a pas à dire, le service est rapide et les plats sont bons. Mais le plus dur, c’est de rentrer dans le restaurant ! En effet, il n’y a pas de réservation possible. Vous devrez donc faire la queue dehors en attendant que vous soyez placés. Le restaurant ouvre à 19 heures mais un début de file commence déjà à se constituer à partir de 18h30. Et ne comptez pas sur vos amis déjà présents pour qu’ils aient une table à votre arrivée : on ne vous laisse rentrer que si vous êtes au complet. De fait, quand vous êtes assis, vous ne monopolisez pas une table sans rien commander à manger car vous êtes déjà tous là (et en plus vous avez déjà bien faim).

 Ce qui permet d’obtenir des plats rapidement est la carte minimaliste. Vous n’aurez pas plus de cinq pizzas ou cinq pâtes ou cinq plats à choisir, ou même cinq desserts, si comme moi vous poussez le vice jusqu’au bout. Les portions sont bien copieuses et gare à l’indigestion si vous vous acharnez à finir tout le chocolat fourni avec les profiteroles ! J’ai sobrement opté pour le plat le plus cher de la carte : des pâtes aux truffes à 18 euros, ce qui est largement abordable. Avec en dessert, des petits churros nappés de gianduja. Après, je ne vous cache pas que je suis directement allée me coucher.

Avec son ambiance chic parisien et son style bistrot (tout en ayant des serveurs exclusivement italiens trilingues), Popolare a rapidement tiré son épingle du jeu pour être dans les restaurants qui valent le détour en ce moment sur Paris. Je vous conseille d’y aller soit pour le second service, soit assez en avance pour être sûr de pouvoir y manger, si toutefois vous avez des amis qui savent respecter les horaires, au risque de vous voir recaler au dernier moment car les tables se seront remplies entre-temps.