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Une Foodie à Deauville [La Flambée]

Du Spinnaker au Ciro’s (prononcez cirrhose), je dois dire que j’ai déjà fait mon chemin (et mon estomac) parmi les restaurants de Deauville. Je n’ai pour autant jamais fait d’articles sur la ville, bien que mon tout premier article foodie ait été écrit sur un restaurant très proche, à Merville Franceville. Pour des raisons personnelles, je vais passer de plus en plus de temps à Deauville dans les années à venir, l’occasion donc de commencer à décortiquer les fruits de mer et les restaurants du XXIème arrondissement parisien, en commençant par La Flambée.

Avec 2 Fourchettes au Guide Michelin, il va sans dire que je partais déjà en terrain conquis. Malgré son appellation, La Flambée n’est en rien un restaurant alsacien mais typique du bord de mer. Je commence tout de suite par les prix : les menus sont pour tous les portefeuilles. Vous pouvez donc trouver votre bonheur dès 21€ avec à minima un plat, un dessert et une boisson, mais également des menus plus copieux avec différents types de mets.

J’ai pour ma part commencé par l’œuf mollet sur son nid et feuillantines d’escargots, émulsion de châtaignes (tout en lorgnant sur le plateau de fruits de mer de mon voisin de table) et continué sur un poisson, dont hélas je ne me rappelle plus le nom. Impossible de me référer à la carte présente sur le site puisqu’elle est mise à jour régulièrement, selon les saison et les arrivages.

La Flambée offre un cadre intimiste sans être austère et apporte une grande attention à la présentation de la table et des plats comme au service de la nourriture (vous ne serez jamais à court de pain ou d’eau plate). Les plats servis sont suffisamment nutritifs pour se sustenter convenablement, tout en ayant de la place pour le dessert. A quelques minutes à pied des Planches, le restaurant est un bel endroit où manger, où vous pouvez également profiter de la terrasse intérieure, à l’abri de la circulation et du passage.

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Une Foodie chez Georges Blanc

Je poursuis ma tournée des restaurants avec une escale à Vonnas, à une quinzaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse, au sein de l’illustre enseigne de Georges Blanc, récompensé de 3 étoiles au Guide Michelin (et 4 toques au Gault-Millau s’il vous plaît).

Je ne vais pas revenir en détails sur tout l’historique de la ville de Vonnas et de la présence de la famille Blanc (et surtout de Georges), mais sachez que s’il y a une sortie d’autoroute directe sur le village, il n’y est pas pour rien. Blanc dans le pays de la Bresse, c’est un empire. Depuis la présence de Jean Louis Blanc, limonadier dès 1872 en plein centre-ville, jusqu’aux multiples récompenses de Georges dans le milieu gastronomique et la présence du complexe hôtelier et des différents restaurants de Vonnas, qu’on appelle aujourd’hui Le Village Blanc.

 J’ai choisi de déjeuner dans l’Ancienne Auberge, principalement pour des raisons de coût et de praticité. Je n’avais ni le temps ni les moyens de déjeuner dans le restaurant principal avec son menu à 7 plats et 295€ et me suis donc « rabattue » avec plaisir dans l’auberge mitoyenne que je connaissais déjà, plutôt style bistro, où l’on mange vite et bien. J’ai choisi de prendre la spécialité du pays (que j’adore) : la volaille de Bresse. Accompagnée de morilles, de riz pilaf et de sa sauce onctueuse, qui revient à moins de 40 euros, le supplément morilles compris. Les prix pratiqués dans l’auberge sont bien plus abordables que dans l’enseigne principale et la salle est pleine tous les jours, ce qui nous fait oublier que nous sommes quasiment en rase campagne.

L’autre bon plat que je me souviens avoir goûté chez lui étant la quenelle de brochet homardine, baignant également dans sa sauce, plutôt assaisonnée. La nourriture est d’une finesse que c’en est un plaisir indéfinissable. Les plats servis sont copieux sans être écœurants pour un sou, comme on pourrait l’imaginer en voyant la sauce.

J’ai terminé mon repas (je ne dois pas dire que j’avais encore faim mais j’ai surtout mis ça sur le dos de la gourmandise) par un moelleux au chocolat coulant, accompagné de sa glace au moka.

Je suis consciente que les enseignes de Georges Blanc restent au-dessus des restaurants de la vie de tous les jours en termes de prix, mais le jeu en vaut véritablement la chandelle. Comme à chaque fois où j’y suis allée, le chef de manque pas de venir nous saluer à la fin du repas pour prendre en compte nos remarques, ce qui ne se fait pas toujours dans les restaurants où les chefs où des enseignes partout en France. Cette promiscuité est liée au fait que tout l’univers Blanc soit concentré à Vonnas, véritable symbole de l’économie de la Bresse.

Une Foodie chez Popolare

Installée depuis peu rue Réaumur à Paris, la Pizzeria Popolare est aujourd’hui un franc succès public. Même sans connaître, vous serez obligés de flasher devant la devanture emplie de bouteilles d’alcools.

Nourriture fraîche, service rapide et petits prix, voilà les clés du succès de ce restaurant gastronomique italien, proche des grands boulevards. Il n’y a pas à dire, le service est rapide et les plats sont bons. Mais le plus dur, c’est de rentrer dans le restaurant ! En effet, il n’y a pas de réservation possible. Vous devrez donc faire la queue dehors en attendant que vous soyez placés. Le restaurant ouvre à 19 heures mais un début de file commence déjà à se constituer à partir de 18h30. Et ne comptez pas sur vos amis déjà présents pour qu’ils aient une table à votre arrivée : on ne vous laisse rentrer que si vous êtes au complet. De fait, quand vous êtes assis, vous ne monopolisez pas une table sans rien commander à manger car vous êtes déjà tous là (et en plus vous avez déjà bien faim).

 Ce qui permet d’obtenir des plats rapidement est la carte minimaliste. Vous n’aurez pas plus de cinq pizzas ou cinq pâtes ou cinq plats à choisir, ou même cinq desserts, si comme moi vous poussez le vice jusqu’au bout. Les portions sont bien copieuses et gare à l’indigestion si vous vous acharnez à finir tout le chocolat fourni avec les profiteroles ! J’ai sobrement opté pour le plat le plus cher de la carte : des pâtes aux truffes à 18 euros, ce qui est largement abordable. Avec en dessert, des petits churros nappés de gianduja. Après, je ne vous cache pas que je suis directement allée me coucher.

Avec son ambiance chic parisien et son style bistrot (tout en ayant des serveurs exclusivement italiens trilingues), Popolare a rapidement tiré son épingle du jeu pour être dans les restaurants qui valent le détour en ce moment sur Paris. Je vous conseille d’y aller soit pour le second service, soit assez en avance pour être sûr de pouvoir y manger, si toutefois vous avez des amis qui savent respecter les horaires, au risque de vous voir recaler au dernier moment car les tables se seront remplies entre-temps.

La Grange aux Loups [Une Foodie dans l’Oise]

L’hiver arrive mais il ne faut pas se laisser abattre. L’occasion de profiter des derniers jours de beau temps et des restaurants référencés au Guide Michelin, en allant se sustenter à La Grange aux Loups, dans la commune d’Apremont, dans l’Oise. Dans les Hauts-de-France comme on dit maintenant.

J’ai commencé mon repas avec une mauvaise impression. Celle que peuvent avoir certains restaurateurs à paraître trop pompeux. C’était surtout une impression générale, mêlée aux prix mentionnés sur la carte et au prix des bouteilles d’eau. OK, ça peut paraître rien dit comme cela, surtout que je m’arrête rarement à ce niveau de détails. Les prix des menus étaient clairs et on a souvent droit à un petit supplément quand on prend du foie gras par exemple. Mais là, la moitié des plats mentionnés dans le menu comportait des suppléments, parfois jusqu’à faire doubler le prix du menu ! Aucun sens de faire un menu dans ces cas-là … Pour l’eau, c’est une autre histoire. La Grange aux Loups fait sa propre eau minérale et pétillante … mais vend la bouteille comme si elle venait des grands distributeurs. Je comprends la logique de se détacher de la grande distribution, mais de là à vendre de la pseudo eau du robinet 4€ les 70 centilitres, je me suis demandée combien devait coûter la carafe…

Bref, ce léger désappointement mis à part, j’ai tout de suite été conquise par la présence d’une motte de beurre sur la table. Hé oui, il m’en faut peu. Le pain fourni (sous plusieurs formes) était également très bon, ce qui est pour moi gage d’un bon restaurant (avec les verres adéquats disposés sur la table). Je m’offusque toujours de boire mon vin dans des « petits verres ». Il y a des verres à Bourgogne, à Alsace, à Bordeaux … On ne devrait jamais être servi dans des petits verres ! Il y avait bien ici les bons contenants pour les bons contenus. Avec en guise d’apéritifs différents mets originaux, sans faire trop cuisine nouvelle.

Langoustines pieds de porc / Foie Gras de Canard / Tarte fine aux Pommes

Je me suis ensuite concentrée sur les plats, et la qualité était bien au rendez-vous. Et même si vous prenez des plats sans supplément, ils valent aussi bien le détour que ceux qui exigent un petit bonus. J’ai remarqué avec un semi plaisir le renouveau des anciennes plantes potagères : panais, rutabaga… Mangeant ce genre de légumes quasiment tous les jours chez moi (merci le potager familial), cela me paraît délicat d’aller au restaurant pour les déguster. Mais la façon dont ils sont cuisinés vaut leur utilisation. Et si cela peut permettre aux parisiens de découvrir de nouveaux produits, tant mieux. La présentation est raffinée et met en valeur les différents ingrédients, quels que soient les plats. J’ai choisi en entrée un foie gras, assaisonné comme il se doit, avec son pain chaud aux raisins et son chutney complémentaire. Une tranche suffisamment copieuse sans couper l’appétit pour autant, mais plutôt en suscitant un vif intérêt pour la suite.

Fan de poisson en règle générale, j’ai décidé cette fois de continuer sur de la viande, avec des joues de porc et un gratin de … j’ai oublié pardon, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous. Avant de conclure par une tarte aux pommes et sa glace à la vanille, proposée flambée au Calvados, mais que j’ai préféré choisir nature en raison de goûts personnels. Et pour finir sur une énième bonne note, des petites mignardises nous attendaient au moment du café.

Une très bonne adresse au final, dans un superbe cadre, qui permet de manger copieusement des mets raffinés pour pas si cher que cela !

Une Foodie en Guadeloupe

 Comme du temps du Havre, me revoilà en déplacement professionnel à goûter toutes les saveurs des régions que je traverse. Intervenant en ce moment pour les DOM-TOM, voici venue l’occasion de vous parler des délices de la Guadeloupe, charmante partie du sud de la France.

Avant de venir j’avais en tête les accras et les sorbets coco, que j’engloutis largement lors de mes passages annuels au Salon International de l’Agriculture et à la Foire de Paris sur les stands des pays du monde. Cela peut paraître cocasse, voire plouc sur les bords, mais n’étant jamais allée en territoire ou département d’Outre-Mer je faisais avec ce que j’avais sous la main. Ce qui était tout de même très bon. Je vais donc commencer par là : oui il y a des accras et des sorbets coco mais j’ai goûté en Guadeloupe les plus succulents de ma vie.

Pour ceux qui ne connaissent pas les sorbets coco artisanaux (non ce n’est pas une boule coco comme on en trouve en grande surface vous vous en doutez bien), je vais tâcher de les décrire le plus clairement possible. Le sorbet coco artisanal, grand classique de la gastronomie antillaise, est fait à la main grâce à une grosse sorbetière en bois (comme un petit tonneau), où se trouve un réceptacle en métal comprenant la coco, lui-même entourée de morceaux de glace et de sel pour la durcir et former ainsi la glace coco depuis le lait qui se trouve au milieu. A cela viennent s’ajouter quelques ingrédients plus ou moins secrets selon les vendeurs : noix de muscade, vanille, cannelle ou encore citron vert. Se trouvant le plus souvent au bord des plages, le sorbet coco est un vrai délice que vous pouvez même confectionner à la maison grâce aux multiples recettes trouvables sur le net.

Pour continuer sur la touche sucrée (je fais l’impasse sur la délicieuse coco caramélisée), je suis obligée de vous parler des fruits qu’on trouve en Guadeloupe, aussi facilement que nous trouvons des raisins en Bourgogne. Ananas, mangue, coco, goyave, et bien d’autres noms bien plus excentriques, n’ont qu’à nous voir se baisser pour être ramassés. Les marchés sont hebdomadaires dans les différentes villes, voire quotidiens pour les plus grandes, et permettent de s’achalander de manière permanente en fruits de saison.

Passons maintenant au salé, et là aussi il y a beaucoup à dire. Je vous parlais d’accras mais il n’y a pas que cela. Bon, il y a pas mal de cuisine grasse mais il est très facile de trouver à manger pour tous les goûts. En ce qui concerne la cuisine à l’huile, hormis les accras, vous pouvez également trouver des bokits, qui sont une sorte de sandwich baigné dans l’huile, ainsi que des agoulous, ressemblant aux paninis de chez nous avec un pain différent, mais chut, il ne faut pas le dire. Le bokit étant en haut à gauche sur l’image ci-dessous et l’agoulou juste à sa droite. Viennent les accras en-dessous puis, dans l’ordre de lecture, poisson (je ne sais plus lequel, j’ai honte) et son assortiment de légumes et enfin, poulet façon coco.

Côté poissons et fruits de mer, laissez-moi vous dire que vous serez servi ! Beaucoup de poissons typiques des côtes guadeloupéennes sont trouvables facilement sur les marchés et dans les restaurants, servis la plupart du temps avec du bon riz créole aux haricots rouges. Pour ce qui est de la viande, j’ai pu goûter du cabri pour la première fois. Viande très charnue, elle n’est pas si faisandée que j’aurais pu le croire et est très tendre. L’occasion également de tester les plats servis façon colombo, ressemblant sensiblement à une cuisine faite avec du curry. Bien évidemment, c’est également l’occasion de tester la langouste de ces mers, cuisinée grillée la plupart du temps, qui est un autre des plats emblématiques du département.

Bref, la Guadeloupe n’a plus à prouver qu’elle fait partie intégrante de ces régions françaises où il fleure bon la gastronomie, pour tous les goûts et pour toutes les gourmandises.

Benedict [Une Foodie à Paris]

Essayant de sortir de plus en plus dans Paris les soirs et weekends, j’ai découvert à quelques pas du Marais le restaurant Benedict, proposant des plats copieux et délicieux.

Situé rue Sainte Croix de la Bretonnerie, le restaurant ouvre tous les jours de la semaine, que ce soit pour le déjeuner ou le dîner. Sandwiches, salades, plats gargantuesques, oeufs (Benedict bien entendu), ou encore pâtisseries, je pense que chacun pourra y trouver son compte. Les prix sont quant à eux très corrects pour un bon restaurant de la capitale : comptez à peu près une vingtaine d’euros pour un (gros) plat et une boisson. Et comme « jamais deux sans trois », je vais insister une dernière fois sur le contenu des plats en vous mettant la photo de mon déjeuner :

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Seul bémol à mes yeux, l’architecture de la salle qui rend le tout très très bruyant. Avantage et inconvénient de son succès, Benedict fait salle comble, ce qui m’a parfois poussée à crier afin de me faire entendre auprès de mon interlocuteur. Cela mis à part, le restaurant est un très bon endroit pour bien manger et surtout se faire plaisir, dans un quartier central et donc facile d’accès (je parle en transports en commun car Le Marais en voiture j’ai donné pendant des années et je n’en ai plus le courage). Et en plus il est situé en face d’une boutique Pierre Hermé, juste au cas où on voudrait aussi quelque chose pour le goûter, niark niark.

Dernier point, je vous conseille d’arriver dès l’ouverture car une file d’attente se forme très rapidement devant l’établissement, preuve de sa bonne publicité !