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Une Foodie en Guadeloupe

 Comme du temps du Havre, me revoilà en déplacement professionnel à goûter toutes les saveurs des régions que je traverse. Intervenant en ce moment pour les DOM-TOM, voici venue l’occasion de vous parler des délices de la Guadeloupe, charmante partie du sud de la France.

Avant de venir j’avais en tête les accras et les sorbets coco, que j’engloutis largement lors de mes passages annuels au Salon International de l’Agriculture et à la Foire de Paris sur les stands des pays du monde. Cela peut paraître cocasse, voire plouc sur les bords, mais n’étant jamais allée en territoire ou département d’Outre-Mer je faisais avec ce que j’avais sous la main. Ce qui était tout de même très bon. Je vais donc commencer par là : oui il y a des accras et des sorbets coco mais j’ai goûté en Guadeloupe les plus succulents de ma vie.

Pour ceux qui ne connaissent pas les sorbets coco artisanaux (non ce n’est pas une boule coco comme on en trouve en grande surface vous vous en doutez bien), je vais tâcher de les décrire le plus clairement possible. Le sorbet coco artisanal, grand classique de la gastronomie antillaise, est fait à la main grâce à une grosse sorbetière en bois (comme un petit tonneau), où se trouve un réceptacle en métal comprenant la coco, lui-même entourée de morceaux de glace et de sel pour la durcir et former ainsi la glace coco depuis le lait qui se trouve au milieu. A cela viennent s’ajouter quelques ingrédients plus ou moins secrets selon les vendeurs : noix de muscade, vanille, cannelle ou encore citron vert. Se trouvant le plus souvent au bord des plages, le sorbet coco est un vrai délice que vous pouvez même confectionner à la maison grâce aux multiples recettes trouvables sur le net.

Pour continuer sur la touche sucrée (je fais l’impasse sur la délicieuse coco caramélisée), je suis obligée de vous parler des fruits qu’on trouve en Guadeloupe, aussi facilement que nous trouvons des raisins en Bourgogne. Ananas, mangue, coco, goyave, et bien d’autres noms bien plus excentriques, n’ont qu’à nous voir se baisser pour être ramassés. Les marchés sont hebdomadaires dans les différentes villes, voire quotidiens pour les plus grandes, et permettent de s’achalander de manière permanente en fruits de saison.

Passons maintenant au salé, et là aussi il y a beaucoup à dire. Je vous parlais d’accras mais il n’y a pas que cela. Bon, il y a pas mal de cuisine grasse mais il est très facile de trouver à manger pour tous les goûts. En ce qui concerne la cuisine à l’huile, hormis les accras, vous pouvez également trouver des bokits, qui sont une sorte de sandwich baigné dans l’huile, ainsi que des agoulous, ressemblant aux paninis de chez nous avec un pain différent, mais chut, il ne faut pas le dire. Le bokit étant en haut à gauche sur l’image ci-dessous et l’agoulou juste à sa droite. Viennent les accras en-dessous puis, dans l’ordre de lecture, poisson (je ne sais plus lequel, j’ai honte) et son assortiment de légumes et enfin, poulet façon coco.

Côté poissons et fruits de mer, laissez-moi vous dire que vous serez servi ! Beaucoup de poissons typiques des côtes guadeloupéennes sont trouvables facilement sur les marchés et dans les restaurants, servis la plupart du temps avec du bon riz créole aux haricots rouges. Pour ce qui est de la viande, j’ai pu goûter du cabri pour la première fois. Viande très charnue, elle n’est pas si faisandée que j’aurais pu le croire et est très tendre. L’occasion également de tester les plats servis façon colombo, ressemblant sensiblement à une cuisine faite avec du curry. Bien évidemment, c’est également l’occasion de tester la langouste de ces mers, cuisinée grillée la plupart du temps, qui est un autre des plats emblématiques du département.

Bref, la Guadeloupe n’a plus à prouver qu’elle fait partie intégrante de ces régions françaises où il fleure bon la gastronomie, pour tous les goûts et pour toutes les gourmandises.

Benedict [Une Foodie à Paris]

Essayant de sortir de plus en plus dans Paris les soirs et weekends, j’ai découvert à quelques pas du Marais le restaurant Benedict, proposant des plats copieux et délicieux.

Situé rue Sainte Croix de la Bretonnerie, le restaurant ouvre tous les jours de la semaine, que ce soit pour le déjeuner ou le dîner. Sandwiches, salades, plats gargantuesques, oeufs (Benedict bien entendu), ou encore pâtisseries, je pense que chacun pourra y trouver son compte. Les prix sont quant à eux très corrects pour un bon restaurant de la capitale : comptez à peu près une vingtaine d’euros pour un (gros) plat et une boisson. Et comme « jamais deux sans trois », je vais insister une dernière fois sur le contenu des plats en vous mettant la photo de mon déjeuner :

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Seul bémol à mes yeux, l’architecture de la salle qui rend le tout très très bruyant. Avantage et inconvénient de son succès, Benedict fait salle comble, ce qui m’a parfois poussée à crier afin de me faire entendre auprès de mon interlocuteur. Cela mis à part, le restaurant est un très bon endroit pour bien manger et surtout se faire plaisir, dans un quartier central et donc facile d’accès (je parle en transports en commun car Le Marais en voiture j’ai donné pendant des années et je n’en ai plus le courage). Et en plus il est situé en face d’une boutique Pierre Hermé, juste au cas où on voudrait aussi quelque chose pour le goûter, niark niark.

Dernier point, je vous conseille d’arriver dès l’ouverture car une file d’attente se forme très rapidement devant l’établissement, preuve de sa bonne publicité !

Une Foodie en Pologne

Je continue mon petit tour à l’étranger par un séjour de quelques jours en Pologne. Varsovie, Cracovie, Modlin et Białystok ayant été mes points de chute sur place.

J’ai pu goûter un grand nombre de plats typiques, mais les circonstances de ma visite étaient quelques peu particulières : je venais assister à un mariage. Quelle meilleure occasion donc de découvrir les plats (et surtout les boissons) d’un pays. La quantité de nourriture ingurgitée n’est peut-être pas représentative, mais les mets en eux-mêmes le sont. Mais avant cela, j’ai commencé mon voyage à Varsovie, car je me devais tout de même de visiter la capitale. Sans m’en rendre compte, le hasard de la localisation de mon hôtel et l’heure tardive (à peu près 22 heures suite au retard de mon avion) ont fait que j’ai dîné dans un restaurant bio assez haut de gamme, nommé Dyletanci. Gastronomie et vins renommés étaient donc au programme.

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Il faut également savoir que la charcuterie prédomine en Pologne. Vous trouverez peu de poisson, à part en terrine, mais de la viance à foison. Je m’en suis tirée pour une somme correcte car il faut savoir que la Pologne est un pays peu cher pour les touristes. J’y ai mangé pour l’équivalent d’un restaurant lambda chez nous, mais d’un très bon restaurant pour les locaux.

IMG_2236Pour le deuxième jour, sachant que la cérémonie avait lieu l’après-midi et que je ne savais pas encore à quelle heure aurait lieu le repas (ni ô combien il serait énorme), je décidais de prendre un petit en-cas dans une ville en périphérie de Bialystok, dont j’ai oublié le nom, vous m’excuserez. Pas de quoi fouetter un chat mais je me permets de mettre en avant l’apple pie fait maison, à tel point que je n’ai pas reconnu le produit indiqué sur la carte, même s’il était des plus originaux.

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Nous y sommes enfin : le repas du mariage. Je m’en rendrai compte plus tard, mais celui-ci s’étendra de 19 heures à 3 heures du matin (heure à laquelle je suis partie, le cas échéant j’aurais pu continuer à manger pendant longtemps), pour se poursuivre le lendemain midi, lors d’un barbecue + autres plats chauds + autres plats froids, qui durera tout l’après-midi.

 Lorsque nous arrivons dans la salle de réception, nous nous apercevons que toutes les tables sont déjà recouvertes de plats froids, ainsi que des alcools de différents pays. Puisque le mariage est franco-anglo-polonais, vins français et vodkas remplissent déjà les seaux à champagne. Rédigé dans différentes langues, le menu était composé de deux pages : la première expliquant les plats froids disposés sur les tables, la seconde évoquant les plats chauds qui feront leur apparition au fil de la soirée.

Comme je l’ai précisé précédemment, nous aurons principalement droit à de la viande (charcuterie et plats chauds), et des spécialités polonaises, notamment leurs ravioles (les pierogis), fourrées au choix à la viande / à la purée de pommes de terre et choucroute / ou encore aux oignons et fromage blanc typique de Pologne. Parmi les autres spécialités, nous retrouvons les golabki (choux farcis à la viande), les kopytka (gnocchi à la pomme de terre) et la fameuse soupe à la batterave, le barszcz ! Cliquez sur l’image ci-dessous pour plus de détails :

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Le lendemain donc rebelotte et je dois vous avouer que les repas du reste de mon séjour ont été composés de beaucoup d’eau. J’avais l’impression d’avoir mangé comme dix, pendant des heures et des heures. Attention, tout ceci était très bon, mais dans un pays étranger, on a vite fait de vouloir goûter à tout, ce qui peut facilement donner envie de rouler sous la table une fois la digestion entammée. Et puis les alcools aussi. Tout est prétexte à lever son verre pour boire un shot de vodka et autres apéritifs / digestifs.

Le surlendemain de cette orgie gastronomique, j’en ai donc profité pour faire un détour au marché de Bialystok, afin de me plonger dans les autres mets typiques de la région. On y retrouve les plats cités plus hauts, mais également des brioches faites d’une façon particulière, au même titre que la panettone pour les italiens, mais d’un aspect plus … polonais. Sans surprise, ce sont les stands de charcuterie qui remportent la palme du présentiel. En bonus sur la photo, une image de la zone détaxée de l’aéroport, où l’alcool coule à flot. A noter que les bouteilles vendues à l’aéroport sont en plastique (et on n’y voit que du feu), ce qui permet de gagner du poids dans les bagages.

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Somme toute un bon petit périple, fortement rythmé par la nourriture, cérémonie de mariage oblige. Pour les détails logistiques, c’était en juin et il faisait plus de 30 degrés chaque jour. Le soleil se lève entre 5h et 5h30 (pensez à bien tirer les rideaux avant de vous coucher) et la monnaie de référence est le złoty (divisé en 100 grosz) ; un złoty équivalant à un quart d’euro. A savoir également que les taxes sont bien moins importantes (notamment sur le tabac et l’alcool, que je vous conseille d’acheter en ville plutôt qu’à l’aéroport, où ils sont taxés selon votre pays de destination dans ce dernier lieu).

La Jument Verte [Une Foodie à Rueil-Malmaison]

Deuxième fois que je parle dans ce blog d’un restaurant de Rueil-Malmaison, mais aujourd’hui pour aborder La Jument Verte.

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Situé à proximité de Nanterre, dans l’un des nombreux quartiers résidentiels des Hauts-de-Seine, La Jument Verte est un restaurant gastronomique abordable, qui propose des plats français typiques et excellents, sans se mêler de ce que l’on appelle « la cuisine nouvelle » (au cas où vous ne l’auriez pas encore remarqué, je ne suis pas une fanatique de ce type de cuisine saugrenu).

J’ai envie de dire que, comme c’était mon anniversaire, je me suis lâchée. Mais « se lâcher » ici équivaut à payer un menu une trentaine d’euros, ce qui n’est absolument pas exhorbitant compte-tenu de la nourriture servie. J’ai opté (avec une coupe de champagne, autant faire les choses bien, et boire pour oublier que l’on vieillit) pour du foie gras en entrée. Cuit comme il convient, une seule tranche suffit pour apprécier le met à sa juste valeur et la part est bien assez copieuse pour savourer son assiette à loisir. Je mets en avant la bonne cuisson car il n’est jamais évident de cuire parfaitement un foie gras, d’autant plus quand les tranches ne sont pas fines.

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Adorant autant les poissons que les crustacés, je me suis ensuite dirigée vers des langoustines en plat de résistance. Proposées avec du riz, leur goût était bien relevé et la sauce n’était pas indigeste pour un sou.

J’ai botté en touche pour le dessert et me suis contentée de regarder celui de mon voisin, car j’étais déjà des plus rassasiées. Poires chaudes, pain d’épices et glace à la mandarine, voilà qui permettait de finir sur une aussi belle note que le reste du repas.

Vous trouverez peu de personnel en salle un soir de semaine, mais ce n’est en aucun cas un gage de lenteur. Au contraire, on s’y sent en toute quiétude, appréciant l’ambiance typique du lieu et du calme, grâce à l’agencement de la pièce principale. La Jument Verte est à mes yeux l’un des meilleurs restaurants gastronomiques de la ville de Rueil-Malmaison, et il sait viser juste grâce à son appréciable rapport qualité / prix.

Le Timgad [Une Foodie à Courbevoie]

Sur ma lancée des articles à tendance gastronomique, j’en profite pour faire celui-ci, que j’aurais du faire il y a des années déjà, tant j’ai mangé à de nombreuses (et toujours aussi bonnes) reprises dans ce restaurant : le Timgad.

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D’aussi loin que je m’en souvienne, le restaurant doit au moins être ouvert depuis 25 ans 1975 après vérification et ne cesse de croître en renommée depuis lors. Proposant entrées chaudes ou froides, couscous, tajines, grillades et desserts orientaux, les menus sont également agrémentés de boissons typiques (thé, vins algériens et marocains …) et accompagnés de tout le nécessaire (harissa, pois chiches, raisins secs …). A un quart d’heure à pied de la Défense, je vous conseille d’arriver tôt le midi si vous souhaitez être sûr d’obtenir une place sans avoir besoin de réserver auparavant.

Fidèle habituée, je ne suis pas très objective pour juger de la gentillesse et du professionnalisme du maître des lieux ainsi que des serveurs, même si je peux dire avec certitude qu’ils le sont avec toute la clientèle. Je fais avant tout ce billet pour faire connaître ce restaurant au plus grand nombre, tant ce dernier le mérite.

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A savoir que le restaurant propose aussi ses plats à emporter, où bouillon, semoule et plat principal sont disposés individuellement dans des larges barquettes gardant évidemment la chaleur, pour un prix – comme sur place – tout à fait respectable.

http://www.letimgad.com/fr

Bouillon Chartier [Une Foodie à Paris]

Emblématique à plus d’un titre, c’est pourtant tout récemment que j’ai dîné chez Bouillon Chartier, brasserie créée à Paris en 1896. Ouvert tous les jours de la semaine, avec un service continu pendant les heures d’ouverture, il faut se rendre rue du Faubourg Montmartre (métro Grands Boulevards) pour s’échapper dans la vieille France le temps d’un repas.

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On fait bien souvent la queue pour y rentrer, mais rassurez-vous, l’attente ne dure jamais très longtemps, en raison du service extrêmement rapide de la maison. Le secret ? Des commandes prises quasi simultanément lors de l’installation à la table et une carte avec des plats simples, de façon à être préparés rapidement. De plus, si vous prenez une entrée et un plat, le second va être préparé en cuisine dès que la commande aura été passée. Ce qui signifie que vous n’avez jamais à attendre plus de cinq minutes entre les assiettes.

IMG_1570 Les mets proposés sont des plus abordables, comme le foie gras par exemple, qui est vendu pour 7 euros (et je dois avoir pris l’entrée la plus chère de la carte). De style belle époque, vous pourrez admirer les serveurs en noir et blanc et les alcools anciens, comme le Dubonnet, que je n’avais jamais eu l’occasion de goûter, alors que les publicités en province sont toujours légion sur les devantures des maisons. L’atmosphère est également très conviviale puisque, selon votre nombre, vous pourrez être placés à la même table que d’autres convives. A savoir également que ce sont les plats français qui sont ici mis à l’honneur : poulet fermier, confit de canard, andouillette, jambon de pays …

Si vous souhaitez manger bon et vite, l’endroit est tout indiqué. En revanche, je préfère prévenir, si vous souhaitez plutôt prendre votre temps en amoureux, privilégiez un autre restaurant. Dans tous les cas, pour s’imprégner de l’époque parisienne d’antan, foncez-y !