Mois: mai 2017

Alien : Covenant

J’arrive après la bataille mais je voulais me faire une réelle opinion sur le film, quitte à aller plusieurs fois le voir au cinéma. Cet article est garanti sans spoil direct, quitte à parfois faire des phrases incompréhensibles pour ceux qui n’ont pas vu le film. Attention d’ailleurs, une simple recherche du film sur Google Images dévoile des éléments qu’il serait préférable d’ignorer avant d’aller le voir.

Beaucoup de choses ont été dites sur Alien : Covenant : articles, reviews, vlog … J’en ai vues et lues un maximum et j’en partage à moitié les avis. Pour avoir toutes les cartes en main, j’avais revu Prometheus récemment, je suis allée voir Alien : Covenant une première fois, puis j’ai regardé tantôt Durendal, tantôt le Fossoyeur, mais aussi d’autres, surtout ceux qui n’appréciaient pas le film, car ce sont souvent les critiques les plus abouties. Je suis ensuite retournée voir le film au cinéma une seconde fois, pour au final regarder à nouveau Prometheus. Voilà pourquoi j’accouche sur le tard de ce papier.

Commençons brièvement par Prometheus, décrié par la plupart des critiques, alors qu’il conserve son 7/10 sur IMDB avec près de 500 000 avis. J’avais adoré la saga Alien mais je n’avais pas vraiment d’attente sur le film car je n’avais (avant de le voir) pas fait le rapprochement avec la série de films. Au visionnage, le rapprochement était évident, malgré ce qui a pu se dire à l’époque, principalement par des personnes qui ne souhaitaient pas voir la vérité en face. Même sans voir l’alien présent dans la scène finale, il était clairement sous-entendu que Prometheus faisait partie de cet univers. La clé pour apprécier un film étant peut-être de ne pas avoir d’attentes trop hautes ? J’ai ainsi apprécié Prometheus pour ce qu’il était et pour les questions qu’il soulevait, notamment le comment et le pourquoi de la création de la race alien mais également de la nôtre. Le physique des Ingénieurs a été énormément critiqué mais ne m’ayant jamais imaginé ce peuple, je n’avais aucune comparaison à faire qui aurait pu me conduire à une déception. Les codes du film de SF sont présents, aussi bien en points positifs qu’en points négatifs. On pourra donc citer le nombre de personnages qui est trop grand, ou encore la bêtise de certains, mais ce sont des ficelles scénaristiques qui sont présentes dans beaucoup de films, et pas que les navets.

Contrairement à Prometheus, j’en attendais considérablement de Alien : Covenant. Ma principale attente (qui fut ma principale déception) était la venue sur la planète des Ingénieurs, qui nous avait été teasée à la fin du film. Pour moi, AC devait se focaliser sur leur civilisation et les réponses qu’eux-mêmes pourraient nous apporter directement (principalement grâce à David, ayant démontré précédemment qu’il avait les capacités d’échanger avec eux). Bien qu’il apparaisse ici avec les cheveux de Brice de Nice. Mais nous voyons bien grâce à une certaine scène que ces réponses ne viendront jamais. Scène qui m’aurait fait crier de colère dans la salle si j’avais été seule.

Alien : Covenant répond à certaines interrogations secondaires de Prometheus. Nous comprenons par exemple pourquoi un certain personnage avait déjà commencé ses expérimentations dans le premier film, en propageant volontairement le virus dans le vaisseau. Nous en comprenons donc maintenant les motivations, mais cette réponse n’est qu’une réponse de facilité à une question que nous ne nous posions pas forcément. J’ai été très déçue d’AC au premier visionnage mais l’ai mieux apprécié au second (le choc des Ingénieurs ayant été assimilé).

Beaucoup ont pointé du doigt des éléments de scénario grossiers pour s’en moquer. Le principal étant le fait que les voyageurs se souhaitent pas se rendormir. Les critiques se sont rapidement moquées de cette réplique, car ils ne se rendaient pas compte du sous-entendu compris dans ce propos. S’ils ne souhaitent pas se rendormir, ce n’est pas par flemme ou par caprice, mais parce qu’ils ont perdu un être cher il y a quelques heures à peine à cause d’un accident lors du réveil de la cryostase. Il est alors facile de comprendre pourquoi cet argument prend déjà un peu plus de sens. Je ne vais en revanche pas défendre le fait qu’ils sortent sur une planète étrangère sans casque, ce n’est pas défendable. Au même titre que le prétendu cliffhanger final qui ne surprendra personne.

Mais alors pourquoi un tel article si finalement je ne trouve pas ce film si bien fait que j’aurais aimé le voir ? Car objectivement j’admets qu’Alien : Covenant n’est pas bon, mais subjectivement il a contribué à me faire voyager, à m’extasier devant de la SF bon marché (bien que coûteuse) et à faire en sorte de continuer une saga qui me plaît. Michael Fassbender porte le film sur ses deux paires d’épaules et le sentiment d’oppression est bien présent. Avec même une touche d’humour par moment (ne jamais plonger sa tête dans un oeuf d’alien, même juste pour jeter un oeil). Alien : Covenant ne parle pas forcément aux tripes mais parle encore un peu à l’imaginaire, ravivant encore une fois la théorie des anciens astronautes chère à mon coeur.

Alimentation Générale [Théâtre des Béliers Parisiens]

Je continue ma tournée des théâtres parisiens en passant par le Théâtre des Béliers, situé dans le 18ème arrondissement, ouvert depuis 2012.

Pièce de théâtre un peu spéciale cette fois-ci puisqu’elle est dédiée aux zombies et au Paris post apocalyptique, parlons aujourd’hui d’Alimentation Générale. Je l’ai découverte grâce aux colonnes Morris présentent un peu partout dans la capitale, dont les affiches mentionnaient les morts-vivants et l’aspect « interdit aux moins de 16 ans » de la pièce.

D’une durée exacte d’1h30, celle-ci va retracer les premières heures et journées qui vont suivre une épidémie de zombies dans Paris. Les premiers face-à-face, les premières morts, les premières contaminations et la recherche d’un refuge et de nourriture. J’ai vraiment été emballée par le thème de la pièce, qui sort vraiment de ce qui se fait généralement au théâtre, mais la pièce en elle-même ne m’a pas vraiment convaincue.

Je vais commencer par ce qui m’a plu : en particulier les déguisements des zombies, qui sont vraiment bien faits, et le jeu des acteurs, qui vont jusqu’à interpréter plusieurs personnages tout au long de l’intrigue. Egalement, un grand écran diffusant de courtes scènes permet les changements de décors, tout en faisant avancer l’histoire. En revanche, les dialogues sont plats et prêtent très peu à rire, contrairement à ce qui était mis en avant sur les affiches : « Sachez que vous risquez davantage de mourir de rire que de peur« . On sent qu’il y a des tentatives d’humour mais elles tombent hélas le plus souvent à plat. Les situations dans lesquelles se retrouvent les personnages sont des clichés et ne sortent pas vraiment des sentiers battus. Je m’attendais à un peu plus d’ironie, et de recul peut-être, sur notre société, alors qu’il n’y a pas vraiment de répliques qui font mouche.

Alimentation Générale est hélas une pièce qui se repose sur un thème innovant dans le milieu du théâtre, sans aller plus en profondeur sur des thématiques qu’il aurait pu être intéressant d’aborder. Pour autant, on passe tout de même un bon moment et c’est toujours un plaisir de sortir se divertir.

News Mai 2017

Je suis encore une fois désolée pour la rareté de mes articles en ce moment mais je ne vous oublie pas !

Le cinéma fait partie des loisirs m’ayant accaparée ces derniers jours et j’en profite pour vous conseiller deux films qui font partie de mon top de ce mois-ci : Get Out et Tunnel. Get out  va traiter du sujet du racisme dans un film d’horreur (côté épouvante, pas trop côté gore), le tout avec des moyens simples et une réalisation au poil. Il doit surement y avoir des films de Jason Blum que je n’apprécie pas, mais ce n’est toujours pas celui-là ! Je ne vais néanmoins pas m’étendre sur Get Out car beaucoup de critiques en ont fait l’apologie et ce ne serait que répéter les qualités que l’on entend à droite à gauche.

Tunnel est quant à lui dans un style tout à fait différent, bien que le sentiment de frayeur et d’enfermement ont tout autant leur place que dans Get Out. Un homme d’affaires coréen se retrouve piégé (pendant une période que je ne vais pas vous spoiler ici) sous un tunnel récemment construit, suite à l’éboulement d’une partie de la montagne qui le surplombe … et à l’aspect défectueux de certains matériaux utilisés. Peu de films coréens sortent dans un grand nombre de salles en France (et souvent ça se comprend), mais celui-ci commence doucement son petit succès, grâce à des événements et des scènes bien plus nombreux et variés que dans Buried par exemple. Tourné comme un blockbuster il saura ravir les fans du cinéma asiatique et permettra aux autres de découvrir le genre.

Le cinéma mis à part, plusieurs séries sont également sorties ces derniers temps. C’est le cas de 13 Reasons Why grâce à Netflix, racontant à travers les 13 épisodes de la saison, les 13 raisons qui ont poussé une jeune lycéenne à se suicider. Très noir, la série n’est pas à conseiller à tout le monde mais peut faire ouvrir les yeux sur le harcèlement scolaire et toutes ses formes. Ce n’est pour autant pas un coup de coeur de ma part, l’aspect « drama queen » de l’héroïne et suspense de la série en elle-même ont eu vite fait de me faire voir cette série avec un certain recul, me poussant sans doute à ne pas l’apprécier à sa valeur réelle.

J’ai plutôt trouvé mon bonheur grâce à la série The Family, sortie pourtant en 2016 mais seulement disponible depuis le mois dernier sur 13e Rue. Adam est enlevé à l’âge de 8 ans lors des élections municipales de sa mère mais il réapparaît dix ans plus tard, ayant réussi à s’échapper de son bourreau. Mais était-ce vraiment un kidnapping ? Pire, est-ce vraiment Adam qui est revenu ? Douze épisodes pour une série qui fait quelque peu penser à American Gothic, ne serait-ce que par les secrets que cache la famille. Là encore ce n’est pas la série de l’année, mais elle se laisse agréablement regarder en attendant les séries estivales à venir …

Je m’arrête là pour aujourd’hui et vous donne rendez-vous à la fin de ce mois, à mon retour du pays des momies (et d’une séance d’Alien Covenant) avec plus de choses à vous dire !