Mois: février 2016

Le Timgad [Une Foodie à Courbevoie]

Sur ma lancée des articles à tendance gastronomique, j’en profite pour faire celui-ci, que j’aurais du faire il y a des années déjà, tant j’ai mangé à de nombreuses (et toujours aussi bonnes) reprises dans ce restaurant : le Timgad.

Timgad

D’aussi loin que je m’en souvienne, le restaurant doit au moins être ouvert depuis 25 ans 1975 après vérification et ne cesse de croître en renommée depuis lors. Proposant entrées chaudes ou froides, couscous, tajines, grillades et desserts orientaux, les menus sont également agrémentés de boissons typiques (thé, vins algériens et marocains …) et accompagnés de tout le nécessaire (harissa, pois chiches, raisins secs …). A un quart d’heure à pied de la Défense, je vous conseille d’arriver tôt le midi si vous souhaitez être sûr d’obtenir une place sans avoir besoin de réserver auparavant.

Fidèle habituée, je ne suis pas très objective pour juger de la gentillesse et du professionnalisme du maître des lieux ainsi que des serveurs, même si je peux dire avec certitude qu’ils le sont avec toute la clientèle. Je fais avant tout ce billet pour faire connaître ce restaurant au plus grand nombre, tant ce dernier le mérite.

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A savoir que le restaurant propose aussi ses plats à emporter, où bouillon, semoule et plat principal sont disposés individuellement dans des larges barquettes gardant évidemment la chaleur, pour un prix – comme sur place – tout à fait respectable.

http://www.letimgad.com/fr

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Top Articles 2015

Il n’est jamais trop tard pour faire une review sur les statistiques de l’an passé. Voici donc la douzaine d’articles ayant le mieux fonctionné en 2015. Avec une mention spéciale pour celui sur Bouillon Chartier, publié cette année mais détrônant déjà tous les autres billets en termes de vue.

Article Vues 2015 / Global
Bouillon Chartier [Une Foodie à Paris]  – / 540
Jurassic World 414 / –
Trêve Hivernale Séries Hiver 2015/2016 349 / –
Pyramide [Film 2015] 290 / –
Hannibal : La série mieux que les films ? 169 / 199
Stalker – Série 2014 138 / 155
The Voices (Monsieur Moustache FTW) 104 / –
Les Secrets de la Méthode Allen Carr 101 / 153
Making oFF [Film 2012] 100 / –
Mon Harcèlement de Rue 95 / –
La Purge : Anarchy in the U.S. [American Nightmare 2] 83 / 127
L’Univers Cinématographique Marvel 77 / –

Globalement, et logiquement vu la ligne éditoriale de mon blog, ce sont les articles liés au domaine télévisuel / cinématographique qui ont eu le plus de succès. Se sont pourtant glissés dans le classement des articles avec plus de fond, comme celui sur ma séance d’arrêt de tabac Allen Carr (publié en 2014 mais qui continue de combler la curiosité de googleurs) et mon billet sur le harcèlement de rue, où je dois dire que le référencement n’y est pour rien (compte-tenu du nombre d’articles sur le net qui abordent le sujet) car l’ensemble des vues mentionnées ont été faites dans la semaine suivant sa publication.

Je ne me fixe aucun objectif pour les articles à venir car, vous l’aurez remarqué, cela dépend avant tout de mon état d’esprit et des occasions qui font le larron. Je vous remercie encore d’être toujours aussi nombreux à me lire (à titre d’exemple vous étiez plus de 1200 visiteurs le mois dernier), ce qui me pousse sans cesse à me renouveller.

Maxime Chattam

Auteur français aussi vénéré à mes yeux que Jean-Christophe Grangé ou encore Franck Thilliez, Maxime Chattam nous livre des polars avec de réelles intrigues et un franc parler adéquat, qui nous permettent de plonger véritablement dans une angoisse et une possession telles, qu’on ne peut pas lâcher un de ses ouvrages sans l’avoir dévoré de bout en bout.

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Attention toutefois aux âmes sensibles car je connais peu de personnes de mon entourage à qui je pourrais recommander cette littérature. Elle n’est pas à mettre entre toutes les mains. J’avoue que certains passages m’ont moi-même troublée. Glaciale, dérangeante, dégoûtante, pourraient être des adjectifs pour la décrire alors que je la trouve avant tout intéressante, prenante et réaliste. Oui, Chattam met en avant la lie de l’humanité et les horreurs qui peuvent être effectuées par les hommes : meurtres, mutilations, agressions, sadisme … mais cela ne représente-t-il pas réellement notre société et ce qu’elle est en train de devenir ?

A titre d’exemples, la Conjuration Primitive nous montre que le nouveau virus touchant notre société à venir est celui du meurtre. La Théorie Gaïa (et la trilogie dont elle est issue) nous met également sous les yeux les preuves des changements que nous imposons à la planète – que je rapprocherais du livre Inferno de Dan Brown et dans le même temps de la Forêt des Mânes de Grangé (que je vous conseille fortement). Le Sang du Temps nous plonge dans l’univers des sociopathes et des difficultés à faire confiance à tout un chacun, même au narrateur de l’histoire. Dans les deux parties du Diptyque du Temps, il nous fait remonter dans le temps pour nous prouver que le mal habite la société depuis un grand nombre de décennies déjà…

Bien sûr, les écrits de Maxime Chattam sont dérangeants. Mais ne le sont-ils pas car nous savons au fond de nous qu’ils abordent une large part de vérité ? Qu’il suffit de regarder les flux d’actualité pour être abreuvés de nouvelles aussi sordides, les détails pratiques en moins ?

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Et puis c’est bien écrit, c’est essentiel. Les enchainements sont limpides et les chapitres bien souvent courts, pour donner l’envie à chaque fois de commencer le prochain. Egalement, l’aspect dramatique est à mon avis une des raisons pour laquelle il est si simple de s’identifier au(x) narrateur(s). Ils sont tout aussi faillibles que nous, pouvant même mourir en plein milieu du livre, sans crier gare… Ce qui n’est pas courant pour un personnage principal qui raconte sa propre histoire.

Je vous conseille ses livres si vous souhaitez vous pencher dans ce qu’il y a de pire dans l’esprit humain, dans ses faiblesses, dans ses aberrations. Mais je vous les conseille si vous avez le coeur bien accroché, car il n’y a ici que peu de place pour de l’espoir et pas du tout pour de la tendresse.

Je me dis bien souvent que si je devais écrire des romans, j’aimerais écrire les siens.

Une Foodie à New York

Je sais, à l’heure à laquelle je publie cet article, cela fait pile deux mois que je suis revenue de mon second séjour aux Etats-Unis. Pour autant, les semaines ont passé vite et je ne parvenais pas à faire un billet consistant qui me satisfaisait. Voilà donc, avec énormément de retard, le récit de mes escapades culinaires à New York (pour le reste du continent, voir ici).

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A peine arrivée – et après avoir visité aussi sec l’Empire State Building – je me suis tout de suite dirigée vers un fast-food typique, une chaîne inconnue chez nous parmi tant d’autres (l’Uncle Sam’s US de la cinquième avenue en l’occurrence), comme on en croise là-bas à tous les coins de rues. J’y ai tout de suite trouvé la saveur unique d’un milkshake bu en plein cœur de l’Amérique (pour une somme modique qui plus est). J’ai enchaîné avec la même frénésie de nourriture trop grasse, trop sucrée et trop salée durant l’ensemble de mon périple.

Le lendemain soir, c’est au Harold que je me suis rendue, sur Broadway, à deux pas du Madison Square Garden. Se revendiquant bistro américain, c’est un véritable restaurant gastronomique qui s’est ouvert à moi (la qualité de l’image laissant à désirer à cause de l’ambiance feutrée du lieu). J’y ai évidemment pris un burger, afin de comparer avec les fast-food présents dans la ville. J’ai choisi le « burger maison », fait de boeuf, bacon fumé, cheddar, oignons et frites faites main. Ce burger étant le plus basique de la carte, pour une valeur de 19 dollars. Outrageusement copieux, le plat était servi avec une bonne dose de légumes (ce que je n’aurais pas cru) : concombre frais et chou rouge croquant. Installée à l’étage, j’ai pu profiter en toute quiétude d’un repas new-yorkais, mais peut-être trop sophistiqué pour les new-yorkais eux-mêmes…

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Le lendemain (je crois), c’est au Shake Shack que je me suis arrêtée, en plus d’avoir déjà pris un milkshake dans la même chaîne lors de mon séjour à Las Vegas. J’ai été passablement déçue car le credo du trop gras, etc etc, semble vraisemblablement s’appliquer à la lettre ici. Évitez au passage les horaires normaux de déjeuners et dîners si vous souhaitez trouver une place assise avant que votre repas ne soit froid.

J’ai ensuite flâné d’une manière complètement touristique : aller au Starbucks pour voir les différentes pâtisseries proposées, prendre un café au pub McGee’s (le MacLaren’s Pub de la série How I Met Your Mother), ou encore filer droit savourer un cheesecake dans le restaurant qui (d’après la grande majorité des guides et Google) fait les meilleurs de New York : chez Eileen. Au chocolat, aux fruits … vous pourrez acheter un gâteau entier ou individuel pour un prix bien raisonnable.

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Dernière escapade du séjour, le restaurant Spring Street Natural, situé quasiment en face de chez Eileen. Du même acabit que Le Harold, vous y trouverez de la nourriture haut de gamme (burgers, wok, vegan, fruits de mer …), à des prix qui se calent sur la qualité des mets servis (on n’est pas dans un fast-food quoi). Une très bonne façon de finir le voyage sur une bonne note, d’autant plus si vous prenez le temps de goûter quelques vins typiques dans le même temps.

Cet article n’est finalement pas si long que cela car j’ai l’impression d’avoir sauté la moitié des repas, entre le décalage horaire et les activités touristiques normales (comprenez : tout sauf la nourriture). La ville recèle bien plus de restaurants qu’on ne pourrait en dénombrer ailleurs (4000 à NY face à environ 1300 à Paris) et il est donc impossible d’en lister ne serait-ce qu’un infime pourcentage. J’espère toutefois vous avoir convaincus de découvrir tout ce que cette ville peut bien nous cacher.

NB : Ne goûtez pas de bière au gingembre, c’est une véritable infamie.

Made In France

Made in France Sam, journaliste indépendant, profite de sa culture musulmane pour infiltrer les milieux intégristes de la banlieue parisienne. Il se rapproche de quatre jeunes qui ont reçu pour mission de créer une cellule djihadiste et semer le chaos au cœur de Paris.

Tourné en 2014, avant la série d’attentats ayant touché la France en 2015, Made In France n’est pas sorti dans les salles, contrairement à ce qui était initialement prévu, en raison du sujet polémique lié à l’actualité dont il fait le thème principal. Le film est finalement sorti en vidéo à la demande le 29 janvier 2016. Réalisé par Nicolas Boukhrief et produit par Canal +, il est un véritable thriller qui montre hélas, que la réalité dépasse bien souvent la fiction.

Je tiens déjà à préciser que ce film n’est absolument pas orienté politiquement. Il met en scène les attentats djihadistes au même titre qu’un attentat « lambda ». Bien entendu, il va décrire les us et coutumes des protagonistes, mais sans pour autant que cela ne soit une critique idéologiste qui prête à débat. Si l’on essaye de mettre de côté les événements tragiques qui ont touché la France (comme cela aura du se passer quand on connaît la chronologie film / attentats), on se rend vite compte que le long-métrage est très bien monté, même si l’on ressent l’aspect peut-être petit budget. Les acteurs principaux avaient déjà pris leurs marques à travers divers films et séries télévisées et n’en sont donc pas à leur coup d’essai. Tourné comme un film policier à part entière, on appréciera le cadrage simple qui ajoute encore plus au réalisme de la situation.

Made In France ne doit pas être regardé comme un documentaire ou comme un objet polémique car c’est avant tout un film, et très bien réalisé qui plus est, que je vous recommande également de par sa portée symbolique.

26 ans sous Fluoxétine

Je vous disais, pas plus tard que dans les news du mois dernier, que tout allait pour le mieux, amour, travail, santé. Je viens finalement de débloquer un succès inégalé : me faire quitter dans les deux jours entre mon anniversaire et la Saint-Valentin.

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Toujours ces mauvaises histoires de timing, ces « je sors d’une relation de dix ans, je crois que je ne suis pas prêt », ces « ce n’est pas de ta faute » (entendu à 17 reprises au cours de ma vie) ces « tu es une fille formidable » (entendu à 38 reprises mais il n’en reste que je ne suis apparemment pas si formidable pour ceux qui ont croisé ma route) et ces « garde confiance en toi ! », comme si, après tous mes échecs cuisants, la probabilité que j’aie encore confiance en moi existe toujours.

Bref, coup de gueule ou coup de dépit, la seule chose qui m’a fait sourire ce matin dans la rue (9h17 et j’avais l’impression d’être la seule dehors) était qu’on pouvait aisément reconnaître à l’expression de leur visage ceux qui étaient en couple ou non.