Auteur : Sacriledge

Sherlock Holmes au Grand Point Virgule

 N’arrivant pas à me décider entre cinéma et théâtre le weekend dernier, j’ai opté pour cinéma (Edmond, adapté de la pièce du même nom, donc on reste dans le thème) et théâtre, avec la pièce Sherlock Holmes et le Mystère de la Vallée de Boscombe, au Grand Point Virgule, au sein du quartier Montparnasse.

Ayant surtout choisi cette pièce de par son titre, je n’ai lu aucune critique avant d’y aller, préférant comme bien souvent me réserver la surprise lors de la représentation. Et de cela en a résulté en une très bonne surprise. Un humour anglais avec des références à l’actualité, des personnages distinctifs (alors même qu’il n’y a que trois acteurs sur scène), des brisures régulières du quatrième mur et une mise en scène détonante : je comprends sans hésitation la réussite de cette pièce. Il va sans dire que la représentation où j’étais avait fait salle comble mais, étant habituée du théâtre, je savais que les premiers rangs étaient plus clairsemés, car peu nombreux sont les spectateurs prêts à affronter les aléas et les pièges parfois tendus par les acteurs. Le scénario tient son fil directeur, tout en prenant en compte les interactions avec le public et en permettant une certaine marge de manœuvre quant aux tirades et aux actions des personnages. Enfin, même si la pièce a été présentée plus d’une centaine de fois au bas mot, les acteurs semblent s’amuser comme au premier jour et donner un sentiment réel de spontanéité.

Devant le succès de la pièce, les acteurs ont changé et j’ai ainsi eu devant moi les plus récents représentants, dont Christophe Delort, qui en est également l’auteur et le metteur en scène (et qui m’a très gentiment offert un poster à la fin de la représentation avec un petit mot personnalisé). Ce qui est d’ailleurs vraiment représentatif de la disponibilité des acteurs que nous avons en face de nous et de leur passion pour ce métier.

Sans trop en dire car il faut que vous puissiez découvrir tout cela par vous-même, je vous recommande donc chaudement Sherlock Holmes et le Mystère de la Vallée de Boscombe au Grand Point Virgule, au moins jusqu’à fin mars.

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Le Signal [Maxime Chattam]

J’avoue ne plus me souvenir si je vous en ai déjà parlé mais j’ai depuis plusieurs années mes auteurs de prédilection. Avec en haut de la liste Franck Thilliez et Maxime Chattam. C’est de ce dernier dont nous allons parler aujourd’hui.

J’ai attendu, non sans impatience, Noël, afin de me plonger dans la dernière parution de Maxime Chattam, Le Signal. Flirtant avec nos superstitions mais surtout nos croyances et le domaine du surnaturel, Le Signal reste pour autant un ouvrage qui garde un lien fort avec le réel, comme pour nous mettre en garde sur ce qui pourrait advenir dans un futur proche (comme il l’avait déjà fait avec l’Appel du Néant sorti en 2017).

 Sur près de 800 pages (je pense pouvoir dire sans me tromper qu’on a là son roman le plus conséquent), Maxime Chattam nous plonge dans l’environnement de Mahingan Falls (notamment grâce à la carte dessinée au début de l’ouvrage, que je n’ai cessé de consulter). On prend ici le temps de s’approprier les craintes de chacun, mais également leurs failles, leur tempérament et nous y attacher.

L’intrigue va crescendo jusqu’au climax, sans jamais précipiter les événements. J’ai essayé de prendre mon temps le plus possible pour tout lire en dégustant, sachant que je n’arrive jamais à m’empêcher de dévorer. Je sors conquise de ce livre qui, malgré son poids, m’a accompagné un peu partout, du cinéma d’Auxerre au Starbucks de Châtelet-les-Halles (bah oui, fallait quand même bien commencer le premier jour de l’année par un film d’horreur en bonne et due forme). Maxime Chattam ayant déclaré avoir déjà des romans finalisés, il n’y a plus qu’à espérer qu’il ne nous fasse pas languir trop longtemps !

Si vous souhaitez découvrir l’auteur, je vous conseille mes œuvres préférées :
Le magnifique Diptyque du Temps avec Léviatemps et Le Requiem des Abysses
Le fabuleux, dur et prenant Le Sang du Temps

Une Foodie dans la forêt de Meudon [La Mare aux Canards]

Je parle souvent des restaurants présents aux quatre coins de la France, Outre-Mer compris, en oubliant ceux qui se situent beaucoup plus près de chez moi. L’occasion de faire un petit billet gustatif sur La Mare aux Canards, restaurant niché au cœur de la forêt de Meudon, en territoire altoséquanais.

J’étais tombée sur ce restaurant tout à fait par hasard, en allant jouer sur les terrains de tennis jouxtant la propriété. J’ai glissé ce souvenir dans un coin de ma tête, me promettant d’y retourner, ce qui est chose faite en ce début d’année 2019, où les décorations de Noël foisonnent encore.

Dans un cadre magnifique, entouré de la forêt, le restaurant dispose d’un décor très chic et d’une terrasse qui convient d’être admirée en été. Une fois à l’intérieur, on découvre un environnement plus intimiste, limite bistrot, où j’ai tout de suite réalisé qu’il était bien heureux que nous ayons pensé à réserver : un vendredi soir, toutes les tables étaient prises.

Esprit des fêtes oblige, nous ne nous sommes pas limités au niveau des prix comme du nombre de plats commandés.

Comme son nom l’indique, le canard est à l’honneur dans les cuisines du restaurant : en magret, en confit, en parmentier, en foie gras, en salade ou encore en terrine, c’est ici le royaume où le canard entame sa seconde vie.

Ayant déjà effectué le midi un repas copieux, j’ai commencé tout doucement par du crottin de chèvre chaud rôti au miel, accompagné de salade et pignons de pin. J’ai sobrement enchaîné sur un parmentier de canard aux cèpes (photo en dessous), avant de finir par un dessert léger, la brioche façon pain perdu, avec glace vanille et sauce au caramel beurre salé. Vous pouvez également voir sur les photos ci-dessus (cliquez pour agrandir) les plats de mes comparses : salade de gésiers et jambon de pays sur la deuxième, fromage blanc et crème de marron sur la dernière, et, le plus énorme pour la fin, la trilogie de canard au centre. Plat composé de magret, confit et canard à la broche, que nous avions vu cuire juste avant dans le cheminée devant nous.

Le décalage entre le cadre somptueux et l’aspect bistrot m’a au début fait peur. Je dis bien souvent qu’on reconnaît la qualité d’un restaurant à ses verres et serviettes … et les serviettes étaient en papier. Ce qu’au final je comprends vu le caractère gras du canard. J’ai bien vite revu mon jugement en appréciant des mets copieux sans être écœurants et des prix tout à fait convenables. Caché en plein milieu des bois, La Mare aux Canards a toutefois un grand succès puisque les réservations vont bon train, et on reconnaît rapidement la présence d’habitués. Possédant une carte solide (avec tout de même un poisson dans la liste), j’avoue que j’apprécierai sans problème y retourner rapidement afin de goûter les autres plats proposés.

Bilan 2018 côté blog

Il s’en est passé de belles ici mais c’est bien souvent dans les vieux articles qu’on fait encore les meilleures vues.

Mon blog continue sa lente montée, mais constante, aussi bien en termes de vues que de visiteurs. Quand j’ai rouvert mon blog en 2014 (après quelques années de mise hors-ligne), 1199 visiteurs étaient passés dessus, pour lire 84 articles écrits sur l’année.
Gros bond en 2015 avec 4174 visiteurs et 136 articles publiés, pour un total de près de 8000 visualisations. Plus ou moins la même chose en 2016, mais avec plus de lecteurs (5978) et une baisse côté écriture avec seulement 70 billets rédigés. En 2017, 7340 personnes ont consulté mon site et il aura fallu attendre 2018 pour dépasser la barre des 10 000 vues (10 827 précisément), grâce aux 8700 internautes étant tombés sur le blog.

On reste de toute façon sur un blog intimiste avec une faible couverture médiatique, ce qui me va tout à fait. Et comme chaque année, les statistiques montrent une bonne hausse des visualisations l’hiver et un calme plat l’été.

Concernant l’année 2018 :

7669 visiteurs ont déboulé ici grâce aux moteurs de recherche
182 par le biais de Facebook et 168 via l’application et le lecteur WordPress
Mes lecteurs viennent (par ordre d’importance) de France, des Etats-Unis (1426), de Belgique (350), du Canada (274) et de la Suisse 151). Longue vie aux francophones donc !

Les meilleurs termes de recherche pour trouver ce blog ont été :

Riverdale trêve hivernale / trêve hivernale série / pause hivernal serie us 2019 …
Marvel Cinematic Universe / MCU
Diverses questions concernant Allen Carr (séance / pourquoi / méthode)

Les termes de recherche les plus bizarres :

dasa france se reunir pour aller boire (en référence à mon article sur les réunions DASA)
collection de modèles conservés dans du formol (en référence à mon article sur le musée du pénis islandais)
le donjon sm love hotel avis (en référence à mon article sur le Love Hotel de Paris)
pourquoi les gens se font-ils maltraité au congo (j’avoue ça je sais pas)
elle n’avait jamais connu le sexe,on l’enseigne (?!!)
mark zuckerberg piqueur d idee (bien dit !)

Et les articles les plus consultés (dont seulement deux ont été écrits en 2018) :

Je pense également que mon article Foodie à La Défense fait partie des plus visualisés, même s’il n’apparaît pas dans les statistiques générales, car bon nombre de personnes ont cliqué sur les liens et les images présents dans l’article (37 clics vers le site des 4 Temps, 32 vers celui du Hanoi Caphé, 48 pour Ching n Ling !). Le mois de novembre dernier a également été celui avec la plus forte affluence, avec une moyenne de 55 vues par jour.

 S’il fallait résumer : 581 articles en tout, près de 30 000 visiteurs différents depuis sa renaissance et 39 personnes abonnées, je peux dire que je suis fière de mon blog. Fière de parvenir à vous toucher sur pléthore de sujets différents (car je ne parle pas que de bouffe et de cinéma !) et à vous aider, vous renseigner, sur ce qui peut vous intéresser.

Je continuerai bien évidemment à alimenter ce site cette année, comme je l’ai fait tous les ans, en sortant des sentiers battus pour vous proposer des sujets innovants (comme j’avais pu le faire pour l’opération de la myopie ou mon test du caisson d’isolation sensorielle). J’en profite pour vous souhaiter à tous, que vous me lisiez ou pas car ça ferait trop égocentrique sinon, une très belle nouvelle année, qu’elle puisse vous combler sur tout ce qui compte pour vous et vous donner la force d’aller jusqu’en 2020 et bien plus encore. Je vous dis à très bientôt.

Sacrilège

News Décembre 2018 / En attendant 2019

Comme tous les ans, il est temps de faire un retour sur l’ensemble des douze mois passés, car j’apprécie toujours de lister les nouvelles choses que j’ai pu faire, pour réaliser que cette année n’était pas (que) du temps perdu.

Vous qui avez pu suivre mes aventures à travers les billets de ce blog (et je plaide coupable, qui se sont faits rares ces derniers mois), vous êtes déjà au courant de pas mal de choses : premier voyage en Floride et à Rome, premier festival de trance et premier séjour en Martinique (et visite d’une centrale diesel). Petit à petit, je parviens à réaliser ce à quoi j’aspire, parfois suite à de longues réflexions (voir enfin Lost tant de temps après la bataille), parfois sur un coup de tête, comme le séjour à Miami prévu une poignée de semaines à l’avance, motivée par la deuxième saison d’American Crime Story.

Toujours cinévore, je suis allée tout pile 60 fois au cinéma cette année et ai littéralement dévoré 42 livres. Quelques pièces de théâtre pour saupoudrer le tout et je dois dire que 2018 représente pour moi une belle année culturelle.

Pour 2019 alors ? Bien évidemment les concerts de Mylène Farmer et Muse, le film Annabelle 3 en juillet prochain (pour ne citer que lui), un nouvel emploi, sûrement quelques voyages où la destination reste à déterminer, en attendant 2020 avec la nouvelle adaptation au cinéma de Mort sur le Nil …

Je vous souhaite à tous de très belles fêtes de fin et début d’année !

Sorties Cinéma Novembre 2018

En raison d’impératifs personnels je n’ai pas pu aller au cinéma pendant quinze jours (quinze jours quoi !!!) donc j’ai rattrapé mon retard en peu de temps, car il faut dire que ce mois-ci était particulièrement bon pour ce que j’aime.

L’adaptation théâtre / cinéma du film Les Chatouilles est bien réussie, avec quelques passages décalés dans le style surréaliste, permettant un peu de légèreté dans ce film bien pesant par moments vu le sujet traité. Le personnage de la mère m’a également beaucoup choquée. Cela doit être une bonne représentation de la mère réelle mais il manque encore quelque chose à creuser derrière, ce qui va sûrement se produire par la suite vu la scène finale.

Par curiosité plus qu’autre chose, j’ai aussi vu Suspiria et j’avoue avoir failli quitter la séance au bout d’une heure tellement c’était peu compréhensible, fouillis, difficile de savoir vers où on se dirigeait et si je n’avais pas vu Chloë Grace Moretz (en tête d’affiche mais qu’on ne voit à tout péter que 5 minutes sur 2h30 de film), je me serais cru dans la mauvaise salle devant le dernier Lars Von Trier (avec le coup des chapitres par exemple, qui semble être la mode en ce moment car El Royale l’utilise également). L’ensemble n’en reste pas si mauvais que cela, mais c’est dur d’aller jusqu’au bout et de rester accroché tout du long. Les moments d’angoisse sont particulièrement réussis mais à la limite de l’insoutenable en raison d’un niveau sonore beaucoup trop hauts. Les cris d’horreur ça me va bien, mais avec une qualité sonore équivalente au Blair Witch de 2016 je dis non.

Je passe rapidement sur Millénium 4 : Ce qui ne me tue pas, qui s’affranchit de beaucoup d’éléments intéressants du livre alors que le film aurait tout à fait eu le temps d’ajouter un quart d’heure pour apporter des détails utiles. Je n’ai pas compris non plus pourquoi le jeune garçon, autiste de haut niveau dans le livre, mais très fortement autiste, n’a pas son handicap si lourdement montré dans le long-métrage, ce qui était pourtant un élément fort de l’ouvrage. Le film se regarde bien mais peut être décevant comparé au livre. Et bon sang rendez-nous Noomi Rapace !

Pour Sale Temps à l’Hôtel El Royale, j’ai eu un coup de coeur pour ce film rien qu’en voyant la bande-annonce. Le résultat final n’en est que meilleur. Bons acteurs, excellente tension tout au long du film, où tout peut vraiment arriver. Un choix de couleurs agréable, un décor au poil, j’en ressors conquise, avec tout de même une grande interrogation à la fin sur ce que contient cette fichue cassette …

Kursk également m’a transportée, malgré la présence de Léa Seydoux (c’est mon côté UGC, j’aime pas Gaumont ni l’école de la vie). Les effets spéciaux sont très bien réalisés et l’imbrication entre les scènes à l’intérieur du sous-marin et celles à l’extérieur est particulièrement réussie. Le film ne respire pas la joie de vivre mais a le mérite de bien retracer les événements, bien qu’il aurait été plus pertinent d’avoir une chronologie et des indications temporelles pour suivre l’avancée de l’histoire et comprendre s’il se passe une heure, une journée ou encore une semaine.

Finalement, j’ai terminé la semaine en beauté avec le film qui m’a fait pleurer comme une madeleine et que j’attendais depuis des années : Bohemian Rhapsody. J’ai été assez étonnée des critiques presse, qui ont royalement descendu le film, contrairement aux critiques des spectateurs, plus élogieuses.
Le film est émouvant d’un bout à l’autre. Connaissant par coeur la vie de Freddie Mercury et ayant tout de même vu certains raccourcis scénaristiques contraires aux événements réels, il n’en reste que le niveau de détails de ce film est ahurissant. Rami Malek n’en fait jamais trop, la bande-son est bien calibrée et n’est pas non plus omniprésente, et je suis vraiment ravie que ce film ait enfin vu le jour. Trois semaines après sa sortie, la salle était comble et a applaudi pendant cinq minutes. Qu’est-ce qu’on est bien au cinéma, je plains ceux qui vont décider de le voir chez eux.

Dernier film de ma liste de ce mois dernier, vu une dizaine de jours après : Overlord. Prétendument faisant partie du Cloverfield Universe, c’est avec joie et en pleine conscience de ce que j’allais voir que je me suis dirigée en salles. Consciente car je ne m’attendais pas à un film de guerre historique sérieux, mais bel et bien à voir des monstruosités. Il faut tout de même dire que les scènes de guerre sont parfaitement bien réalisées et dans le même temps réalistes.

Un beau mois de décembre m’attend, avec Astérix – Le Secret de la potion magique que j’ai déjà pu voir cette semaine et qui est le tout premier film d’animation Astérix que je vois de ma vie. Peu portée sur les bandes-dessinées, j’ai été contente de voir ce film, qui apporte un vent de fraîcheur par rapport à la catégorie de films que je vois généralement. Les gags sont d’un bon niveau et comprennent plusieurs niveaux de lecture même si l’intrigue est bien simple et redondante par rapport à ce qui s’était fait précédemment : les Romains tentent d’attaquer les Gaulois, mais finalement n’y parviennent jamais. Somme toute une bonne découverte pour ma part et encore un bon mois passé au cinéma.

PS : Encore un énorme merci à UGC qui m’a fait gagner un pack Bohemian Rhapsody, comprenant lunettes, t-shirt et divers gadgets bien sympathiques. Pour une fois que je participe à un jeu concours, je suis ravie !