Auteur : Sacriledge

La Peur [Théâtre-Michel]

Je continue ma tournée des théâtres parisiens, cette fois avec le Théâtre Michel, basé rue des Mathurins à Paris, où je suis allée voir la pièce La Peur.

Influencée par le titre, je pensais voir (comme c’est dans mes habitudes) une pièce traitant du domaine du surnaturel et / ou de l’horreur. Que nenni ! Sans spoiler une seule seconde les événements, je peux toutefois vous dire qu’on est plus dans le genre du suspense / thriller, en suivant les mésaventures d’une femme infidèle. On sait dès le début de la pièce que cette dernière trompe son mari et qu’elle a été démasquée par la dame cocue. Celle-ci va alors exercer du chantage sur la première, poussée par la colère et la vengeance.

Adaptée de la nouvelle de Stefan Zweig, la pièce est littéralement portée par seulement trois acteurs : Hélène Degy (la femme adultère), Aliocha Itovich (l’homme trompé) et Ophélie Marsaud (l’autre femme trompée). Hélène Degy ayant d’ailleurs été sélectionnée aux Molières 2017 dans la catégorie révélations féminines. A l’affiche depuis octobre 2016, elle y restera jusqu’à la toute fin de l’année 2017 (période de relâche actuellement – j’ai bien fait d’y aller hier soir – les représentations reprendront le 5 octobre).

On ne voit absolument pas le temps passer pendant l’1h15 que dure la pièce. Avec des décors simples mais efficaces, un jeu très bon et proche du public et un sens du thriller assez poussé, tout est là pour nous faire passer un bon moment. J’ai même eu ma petite larme aux yeux à la fin car le sujet traité me tient particulièrement à cœur. Je précise également que c’est une sortie bien abordable puisque les places à plein tarif commencent à partir de 19€. N’ayez pas peur et allez-y !

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La rentrée 2017 des séries

C’est la rentrée pour tout le monde et les séries télévisées n’échappent pas à la règle. Après ce virage amorcé par la deuxième saison de Top of the Lake (China Girl), viennent les suites de série qui ont pris le pli de nous offrir de nouvelles saisons chaque fin d’année.

American Horror Story a lancé le coup d’envoi avec sa septième saison : Cult. Le premier épisode des onze est donc sorti le 5 septembre et nous entraîne dans un monde plus réaliste que les précédents, en termes de références actuelles, puisque la saison se déroule suite à l’élection de Donald Trump…

How to Get Away with Murder commence de son côté sa quatrième saison le 28 septembre et comptera quinze épisodes, comme la précédente. Once Upon A Time reprend également du service pour la saison 7 et 22 épisodes à partir du 6 octobre prochain. Attention, cette saison se passe plusieurs années après la précédente et un bout des acteurs emblématiques ne fait plus partie du casting. C’est notamment le cas de Ginnifer Goodwin, Jennifer Morrison, Joshua Dallas, Émilie de Ravin, Jared S. Gilmore et Rebecca Mader. Plus de la moitié des personnages principaux en fait. Beaucoup de changements à venir donc, il n’est pas exclu que les fans de la série n’y retrouvent pas tout à fait leur compte.

La saison 8 de The Walking Dead est prévue pour le 22 octobre, toujours sur AMC, pour seize épisodes. Peu d’infos ont filtré pour la saison 11 de The Big Bang Theory mais elle arrive bel et bien pour le lundi 25 septembre. A noter que la série a également été confirmée pour au moins une douzième saison. Black Mirror revient avant la fin d’année pour nous distiller six nouveaux épisodes (les noms des épisodes sont disponibles mais pour la date de diffusion on n’est pas encore bien sûrs). Pas encore de date exacte pour la saison 3 de Unreal bien qu’on sache déjà qu’une saison 4 est déjà au programme. DC : Legends of Tomorrow quant à lui sort sa troisième saison le 10 octobre.

Je vais m’arrêter là car je vais avoir beaucoup de mal à être exhaustive mais je voulais au moins passer sur les principales séries du moment (ou en tout cas les plus médiatisées et suivies). Concernant X-Files S11, il faudra hélas attendre 2018, mais en échange la production nous promet dix épisodes au compteur …

Le Rouge Sculpt de Givenchy

Attention, chose qui n’arrive qu’une fois par an au maximum, c’est la minute bimbo, la minute maquillage, la minute du truc matérialiste qui n’est là que pour faire beau, comme 80% de ce qui existe aujourd’hui et 95% de ce qui se vend dans le commerce.

Je vais aujourd’hui vous parler du Rouge Sculpt de Givenchy, un rouge à lèvre que j’attends depuis un sacré bout de temps. Grâce à une proche qui travaille en test dans les laboratoires des plus grandes marques de maquillage, j’ai pu avoir un aperçu des nouveaux produits de la gamme Givenchy, sans savoir à l’époque quand ils seraient commercialisés. La date est enfin arrivée, le produit est en magasins depuis peu, j’ai la version officielle en main, et je peux maintenant vous parler de cette mini révolution au rayon maquillage de luxe.

Le principe du Rouge Sculpt est de ne plus perdre du temps à effectuer son contour des lèvres mais à utiliser un seul rouge pour l’intérieur et l’extérieur. Pour résumer, c’est un rouge à lèvre bicolore de qualité. Cinq variations de couleurs sont à ce jour vendues, allant du rose plutôt clair au noir badass. La texture est très agréable et le rendu n’est pas mat, ce qui évite l’effet de confrontation brutale des deux couleurs. Et, contrairement au Dior Addict Lip Tatoo (je prends cet exemple car son odeur est à mes yeux effroyable), il n’y a aucune agression olfactive de la part de ce rouge. Le rendu est donc plutôt dans la nuance et dans les reflets plus que sur une coupe franche.

 Je ne vais pas le nier, ce produit n’est pas donné. Selon les enseignes, il faut en moyenne compter 37 euros pour l’article. Pensez à bien utiliser vos codes promotionnels (liés aux cartes Sephora ou Marionnaud pour ne citer qu’elles) ou ceux trouvables en ligne (je pense notamment au site de l’Express, qui peut vite vous faire économiser 20% sur votre commande), pour éviter de payer plein pot.

Nous sommes allés sur la Lune, la 4G est déployée sur le territoire national, les voitures sont électriques et en 2017, nous avons enfin en magasins un rouge à lèvre bicolore qui tient la route. Amen.

News Août 2017

Quoi de nouveau sous les tropiques ? Je passe peut-être mon tour cette année pour le festival du cinéma américain de Deauville, après une longue suite d’années où je ne loupais pas cette occasion, par manque de temps principalement (à moins que je me décide à y aller un des deux weekends sur un coup de tête, ça s’est déjà vu). Il aura cette fois-ci lieu du 1er au 10 septembre, avec parmi les membres du jury Benjamin Biolay, Emmanuelle Devos, Charlotte Le Bon et comme président Michel Hazanavicius.

Les films d’horreur ont à nouveau la côte dans les cinémas UGC puisqu’Annabelle 2 est encore à l’affiche et a passé haut la main la semaine de test « épouvante » VS « spectateurs en folie ». Le film Ça (ou tout du moins sa première partie puisque le titre international du film est It: Part 1 – The Losers’ Club) devrait donc logiquement être diffusé dans les cinémas du groupe à partir du 20 septembre (avant-première officielle au festival de Deauville justement, le 9 septembre).

Le nouvel album d’Indochine, intitulé 13, sort bientôt et n’a fait sa publicité que plutôt récemment, avant tout grâce au clip de La vie est belle, réalisé par Asia Argento (la fille de Dario !). Beaucoup de fans se sont arrêtés à Alice & June mais je trouve que La République des Meteors et Black City Parade avaient tout de même un certain cachet. Avec des titres lancinants, le groupe parvenait à nous créer un univers autour de chaque album, et il ne reste plus que quelques jours à attendre pour découvrir les 13 titres (+ 4 bonus + 4 remixes) prévus pour le 8 septembre.

Quant au Joanne World Tour de Lady Gaga il a débuté ce mois-ci à Vancouver, pour finir le 18 décembre à Inglewood, après 60 dates. Scène de 25 mètres, cinq plateformes, 44 lasers… bref le show promet d’être grandiose pour ceux qui se joindront à moi à l’AccorHotels Arena en octobre prochain.

Orphan Black tire sa révérence

Après cinq années de bons et loyaux services, Orphan Black a diffusé la semaine dernière son cinquantième et tout dernier épisode. L’occasion de revenir brièvement et de façon chiffrée (puisque j’avais déjà fait un article dessus) sur une série novatrice et bougrement addictive.

Orphan Black c’est une histoire de clones, qui devient une histoire de soeurs, et elles sont bien plus que Seven Sisters. Chapeau bas à nouveau à Tatiana Maslany, qui interprète pas moins de quinze personnages différents, secondaires comme principaux et a été à multiples reprises recompensée. Mais aussi Ari Millen, qui en joue presqu’une dizaine. Je ne cite qu’eux mais tous les acteurs sont de très haut niveau. Vous trouverez d’ailleurs ici la liste complète des personnages et des clones. Quel travail de fourmi. Pour revenir sur la cinquième et dernière saison, elle permet de bien boucler la boucle, mais avec de lourdes pertes au compteur (personnages comme spectateurs).

Avec 404 000 canadiens devant leur poste pour le pilote et 1 026 000 américains, la série s’est gamelée en France avec seulement 9000 spectateurs au lancement. Heureusement, les internets et Netflix ont permis aux spectateurs francophones de continuer à suivre la série. Malgré la qualité de la série, les audiences US sur la BBC ont chuté au fil du temps, passant d’une moyenne de 413 333 téléspectateurs lors de la saison 1 à 238 333 pour la saison 4 (chiffres non encore arrêtés pour la saison 5).

La série est belle et bien finie mais les créateurs (John Fawcett et Graeme Manson) ne souhaitent toutefois pas s’arrêter en si bon chemin. En effet, une adaptation cinématographique serait en réflexion. Pas de date prévue ni de volonté de se précipiter, le film viendra s’y l’occasion et sa pertinence se présentent !

Annabelle 2 : La Création du Mal

Trois ans après le premier film et ses séances tumultueuses (notamment celle où j’étais allée), la poupée Annabelle est de retour sur grand écran, avec David F. Sandberg à la réalisation (après le succès de son précédent court-métrage et film Dans le Noir). Cette fois-ci j’ai eu l’avantage de tomber sur une salle calme (pour une séance à 10h du matin un weekend heureusement), qui m’a permis de profiter du film comme il se doit.

Je tiens à remercier au passage UGC qui a pris le risque de diffuser le film dans trois de leurs salles parisiennes, malgré les réticences et les incidents passés. Après échange avec eux, la diffusion d’Annabelle 2 dans plus de salles (les films d’horreur restaient à 80% diffusés à Châtelet, comme c’était le cas de Grave et I Wish) est un test pour voir s’ils peuvent se permettre de stopper le boycott des films d’épouvante dans la plupart de leurs salles.

Nous sommes en plein dans le Conjuring Universe, commencé avec Les Dossiers Warren et Le Cas Enfield. Annabelle premier du nom (ni le second) ne reprenant pas le couple Warren directement mais liant tout de même les histoires et les démons (Valak si tu m’écoutes), de par les références faites au sein des films Conjuring. The Nun est ainsi prévu pour l’an prochain (se focalisant justement sur Valak), en guise de spin-off à Conjuring 2, et nous aurons également un préquel, The Crooked Man, prévu pour 2019.

Revenons sur Annabelle 2, qui nous explique donc la création du démon et qui est un préquel tout à fait réussi du premier long-métrage. Il recoupe d’ailleurs de façon très nette avec les événements du précédent. Le film se déroule 12 ans avant le premier, dans une maison servant d’orphelinat pour six nouvelles venues. Le couple habitant la maison a perdu sa fille unique il y a de longues années, et ils souhaitent redonner un peu de vie à la maison, tout en rendant service. Bien évidemment, rien ne va se passer comme prévu, et d’étranges événements surnaturels vont faire leur apparition, mettant en péril chacun des habitants. Et pas qu’un peu.

On sent un univers plus abouti et une meilleure maîtrise des éléments du film d’horreur. Jouant sur les peurs enfantines et le fait de braver les interdits, les scènes d’épouvante parviennent à toujours utiliser au maximum les éléments du décor mis en place (je pense au monte escalier mais également au passe-plat). Il y a quelques petites incohérences, mais excusables car liées au scénario du film en lui-même, pour renforcer la situation d’horreur et éviter que le film ne dure que dix minutes. Par exemple, on voit bien que le démon prend possession de l’âme de quelqu’un, ce qui était son but ; mais une fois l’âme récupérée il continue tout de même son bazar alors qu’il devrait se calmer et tout arrêter.

Les scènes d’angoisse sont parsemées dans le film mais quand elles sont présentes, elles durent un sacré bout de temps. Les jeux de lumières / sons sont réglés au millimètre / à la seconde, et permettent une bonne immersion dans l’action. A chaud, j’ai trouvé le film en-deçà du premier, mais après réflexion je l’ai trouvé plus mûr que le précédent, même si Conjuring 1 reste mon préféré toute catégorie de la franchise.