2019

Plein de choses faites en 2019

Encore un bilan me direz-vous, mais c’est la blogueuse de Dark jean, black shirt, dusky shoes qui m’a fait découvrir ce concept, mais surtout m’a fait réaliser qu’on pouvait être content de soi pour avoir également fait des choses que l’on pourrait considérer comme « normales » ou « ordinaires ». J’ai donc voulu me prêter au jeu de ce listing de choses réalisées en 2019, même si de mon côté je ne pense pas arriver à 100, liste non exhaustive !

Visiter Berlin
Faire une virée en tracteur
Faire les 10 jours du festival de Deauville
Vendre un objet sur LeBonCoin (un vélo !)
Ramasser plusieurs kilos de cèpes toute seule dans les bois
Me faire couper 20 centimètres de cheveux
Organiser un séjour au ski avec mes amis
Visiter Beaune
Marcher 20 kilomètres dans Londres et visiter le Donjon
Fêter les 90 ans du petit ami de ma grand-mère
Passer 4 jours dans un festival de trance
Dormir sur une aire d’autoroute
Fêter les 30 ans d’une amie à Tours / Découvrir des gens formidables
Avoir une évolution managériale
M’acheter un nouvel ordinateur
Déjeuner au Hilton
Voir la dernière tournée de Mylène Farmer 3 fois
Participer à VivaTech / Y voir Emmanuel Macron
Faire un brunch chez Mariage Frères
Voir Kit Harrington au théâtre à Londres

Et vous, qu’avez-vous fait en 2019 ?

Cinéma : Coups de cœur 2019

Comme vous avez pu le voir je me suis fait plus calme sur les critiques de films cette année, car j’en ai vus beaucoup (près de 100 sorties au cinéma cette année) et j’ai trouvé un moyen d’en parler tout de même, via le blog SeriesDeFilms, où je fais des revues mensuelles. La fin d’année est toutefois synonyme de rétrospective et j’ai souhaité me pencher sur les films que j’ai préférés cette année, me limitant à un film par mois seulement, le choix a été rude. Sans les trier par ordre de préférence, j’ai toutefois effectué un bref listing chronologique. En espérant vous donner envie de voir ceux que vous n’auriez pas vus !

L’Heure de la Sortie [Janvier]

Porté par Laurent Lafitte, ce film est un vrai thriller qui met mal à l’aise. On ne sait pas trop sur quel pied danser, on sent qu’un événement important va arriver mais on ne sait pas trop quoi. Le propos du film est difficile à cerner de prime abord mais bascule très rapidement vers l’écologie et les consciences de chacun à ce sujet. Le groupe de jeunes acteurs est très fort pour retranscrire les bonnes émotions et le casting dans toute sa globalité est un chef d’oeuvre. Le film est passé inaperçu car il est vrai que c’est un film français à petit budget mais il se tient d’un bout à l’autre et fait ressentir de vives émotions.

Le Chant du Loup [Février]

Mon gros coup de cœur de février dernier va au Chant du Loup (contre Alita et Nicky Larson que j’ai également bien aimés), que je suis allée voir sans en savoir grand chose. Le film met une bonne demi-heure à démarrer, pendant laquelle on peut avoir des difficultés à situer l’action et surtout à déterminer le genre du film. Cette partie de présentation passée, on rentre dans le vif du sujet et dans l’ambiance bien particulière de l’armée. Les rebondissements sont bien présents et la tension de certaines scènes est vraiment palpable. Les acteurs sont bons et malgré quelques légères incohérences le film est particulièrement réussi.

Us [Mars]

Battant à plate couture dans mon cœur Ma vie avec John F. Donovan sorti ce même mois, Us s’est révélé être une très bonne surprise. J’ai toujours un peu de mal avec le style horreur qui se mélange au fantastique (de type Ça) mais toute l’intrigue se recoupe d’une belle façon et est bien expliquée. La réalisation est très bien faite et le film fait son office, plus penché sur la tension que l’horreur pure. Jordan Peele, qui a également fait cette année la très bonne série remake de la Quatrième Dimension, montre qu’il en a sous le pied et je saurai l’attendre au tournant pour ses prochains films !

Shazam [Avril]

J’appréhendais un peu d’aller voir un film de super-héros pour adolescents, je pensais m’ennuyer quelque peu, d’autant plus que je ne suis pas forcément fan de super-héros de façon générale et que je ne le connaissais même pas. Ayant vu le même mois Captain Marvel et Avengers, cela commençait à faire beaucoup pour quelques semaines. Pourtant, la dose d’humour est bien présente et accessible à tous, la fin est un peu télescopée et prévisible mais le tout permet de passer un bon moment, en se laissant guider dans cet univers moins connu mais tout aussi plaisant.

Détective Pikachu + Rocketman [Mai]

Ok je fais une exception et positionne deux films pour mai car impossible de me décider entre l’amour et la raison. Mon coup de coeur du mois c’est Détective Pikachu. Pas forcément parce que le film est excellent mais parce que ça a touché ma corde nostalgique sensible. Dès la première scène, nous sommes plongés dans nos souvenirs du tout premier film Pokemon. Les allusions et clins d’œil sont présents tout au long du film, mais sans que cela ne soit trop forcé ou flagrant. Ce qui attire le regard dans ce film est bien évidemment le look du Pikachu et de ses comparses. Qu’on le trouve moche ou qu’on ait envie de lui faire des câlins, il faut tout de même avouer que le design de Pikachu est particulièrement léché. Il en va de même pour les autres Pokémon, bien que je trouve que certains semblent plus « naturels » que d’autres. On sent un réel travail de précision et une volonté de rendre hommage au matériau original. Ce long-métrage met en avant le virage que les derniers films d’animation avaient amorcé, c’est-à-dire le mélange entre l’existence des Pokémon et notre société actuelle.
Bonne adaptation partant d’un jeu vidéo, le film ne fait pas dans la demi-mesure mais apporte un résultat plus que satisfaisant, pour tous les publics, prêtant à sourire comme ravivant les souvenirs que tout un chacun peut avoir de sa propre expérience avec la licence Pokémon.

À la seconde marche de mon podium je place Rocketman. A part Taron Egerton je n’avais pas regardé le casting, et quel casting (bon ok j’ai confondu Bryce Dallas Howard et Christina Hendricks). Je ne suis pas du tout comédie musicale mais les passages de chants sont bien amenés et parfaitement chorégraphiés. Le film semble honnête et tendre et m’a beaucoup émue. Très bon biopic dans la lignée de Bohemian Rhapsody.

Parasite [Juin]

LE coup de coeur du mois c’est surtout Parasite. J’ai par la suite vu les autres films du réalisateur que je n’avais pas vus (Mother, Memories of Murder, le Transperceneige). Et c’est déjà très bon signe quand un seul film incite à se faire la cinématographie du réalisateur. Ce film fait rire, trembler, rester silencieux, appréhender, se questionner… Bref, il nous invite dans les événements et je l’ai trouvé maîtrisé de bout en bout ! Il faut dire qu’en face de ça ce mois-ci il y avait MIB dont aucune question à se poser.

Crawl [Juillet]

Car je suis fan d’Alexandre Aja même si ces derniers films étaient pour moi en-dessous de ce à quoi il nous avait habitués. Crawl maintient le suspense de bout en bout et montre de superbes prises de vues de la Floride. J’ai été heureuse de retrouver le réalisateur (avec Grégory Levasseur et Sam Raimi à la production) pour ce nouveau long-métrage.

Midsommar + Once Upon A Time … In Hollywood [Août]

L’incroyable Midsommar, le nouveau film d’Ari Aster, à qui l’on devait déjà le superbe et dérangeant Hérédité l’an dernier. Midsommar est tout aussi superbe et dérangeant. D’une durée de 2h20, ce qui est plutôt rare pour un film d’angoisse, Ari Aster nous montre sa pleine maîtrise de la réalisation, jouant avec plaisir avec les couleurs, les indices, les cadrages, mais également la légère distorsion de la réalité. Légère car remarquable en fond, sans être omniprésente. Attention, ce film est puissant et n’est pas à mettre devant tous les yeux, mais je considère le réalisateur comme quelqu’un à suivre et j’attendrai ses prochains films avec impatience.

Mention spéciale pour Once Upon A Time … In Hollywood, notamment car je connaissais bien l’histoire réelle dont parle ce film et c’est avec plaisir que je l’ai découverte ici. Ce film bénéficie de plusieurs degrés de lecture et je pense que ceux qui ignorent les événements dont parle celui-ci (surtout les non-américains) ne vont pas comprendre l’histoire de la même façon que les autres. Le long-métrage traîne parfois en longueur mais chaque scène est si bien jouée et bien filmée que c’est un régal de bout en bout.

American Skin [Septembre]

Mois un peu particulier pour moi vu que j’ai participé au festival de Deauville, donc je ne compte pas rentrer dans le détail des 20 films vus puisqu’ils ne sont évidemment pas encore sortis au cinéma (hormis le Woody Allen assez moyen). Je souhaite toutefois faire une exception pour American Skin si possible, qui se trouve être le film que j’ai le plus aimé depuis des mois, voire plus, et qui, en raison des distributeurs, ne sortira que directement en DVD / VOD et que j’aimerais mettre en avant pour vous inciter à le voir (standing ovation de plus d’un quart d’heure lors de sa diffusion au festival et grosse émotion pour moi lors de son visionnage).

Tout commence par un contrôle de police dans une riche banlieue américaine, qui va déraper. Un homme et son fils sont contrôlés et ce dernier est tué par un des policiers. S’en suit un procès où il est déclaré non coupable et une volonté du père de faire justice soi-même en prenant en otage un commissariat, peu importe qui se trouve dedans. J’ai trouvé que créer un climat anxiogène en mélangeant policiers, taulards, civils terrorisés et père à soif de vengeance était une idée de génie. Le tout saupoudré de dialogues et de réflexions pertinentes sur les bavures policières (ce qui n’est pas sans faire écho au cas de Steve en France), le conflit racial, ou encore la place de chacun dans la société. De bons arguments sont en plus portés par les deux camps, ce qui est appréciable et montre une volonté de ne pas prendre partie dans une certaine mesure, quand l’heure n’est pas à pointer du doigt le coupable. Il y a tant à dire sur ce film (l’aspect documentaire travaillé, les acteurs sublimes, la dynamique du montage, la violence de l’altercation policière, etc.) que je résumerais en disant qu’il était haletant jusqu’à la dernière scène et que c’est bien la première fois que j’utilise ce terme depuis le début du festival. Je vous invite véritablement à aller voir ce bijou dès qu’il sera disponible.

Joker [Octobre]

J’ai aimé le Joker car je ne suis pas fan des super héros et cet aspect ultra réaliste de Gotham m’a plus happée que les autres films de l’univers. Evidemment la prestation de Joaquin Phoenix, que je suis avec assiduité depuis Signes et Le Village, fait de ce film ce qu’il est, alors qu’il aurait pu totalement faire beaucoup moins de bruit avec un jeu d’acteur moindre.

A Couteaux Tirés [Novembre]

Il faut dire que ça faisait bien longtemps que je l’attendais celui-là. Truffé de bons acteurs, d’humour et d’une vraie enquête à rebondissements, dans un cadre, comme dit dans le film « comme un plateau de Cluedo », c’est avec réel plaisir que j’ai assisté à cette séance. Les spectateurs ont semblé être du même avis que moi puisqu’il y a eu une salve d’applaudissements à la fin. Amis du bon goût, je vous invite à aller le voir sans tarder !

Last Christmas [Décembre]

En vrai il n’est pas forcément dingo mais j’en ai vus peu en décembre. Je ne suis pas du tout fan des films de Noël, que j’assimile le plus souvent à des comédies romantiques à l’eau de rose. Last Christmas combine romance et comédie en effet, mais drame et réalisme sur bien des plans. Ce que j’en retiens du film et qui m’a fait l’apprécier, est qu’il met en avant le fait qu’être en couple n’est pas une fin en soi et qu’il faut avant tout être épanoui et bien avec soi-même et que c’est ce qui compte le plus. Je suis contente que ce parti pris soit porté car cela change des histoires utopiques qui ne me font pas aimer ce genre.

Et vous, quels sont vos coups de cœur pour cette année ?

Blair Witch 2019

Je suis dans une forme olympique et j’ai recommencé à jouer sur PC et à délaisser ma chère Xbox. Munie d’un nouvel ordinateur tout neuf, d’une carte graphique au niveau, d’un SSD convenable et d’une RAM qui me donne l’impression d’être dans une navette spatiale avec Brad Pitt, j’ai donc relancé Steam et ma consommation de jeux vidéo. Après quelques sessions de PUBG, je suis rapidement tombée sur un produit qui me faisait de l’oeil depuis le magasin Steam : Blair Witch.

Il faut dire que l’horreur et moi, ça fait bon ménage. Je suis moins souvent déçue par les jeux que les films d’horreur (oui Blair Witch 3, ne te cache pas on sait que c’est toi la pire blague du cinéma en 2016), mais quand c’est vraiment angoissant, c’est l’enfer sur Terre. Penumbra si tu m’entends, je pense encore bien fort à toi. Et comme je ne fais pas les choses à moitié, j’ai revu le Projet Blair Witch et ai été bluffée par la justesse des décors adaptés dans le jeu. A juste titre puisque ce n’est autre que Lionsgate Games (entre autres) qui s’est chargé de l’édition.

Comparativement au film, on est encore plus plongé dans un réalisme saisissant car les personnages du film ont au moins une carte et une boussole. Pour nous, que dalle. Une lampe torche, un chien et nous voilà dans une forêt où tous les arbres se ressemblent, où on a plus que l’impression de repasser plusieurs fois au même endroit et où jour et nuit se confondent. Bullet, notre chien, est le personnage secondaire qui mérite un Oscar cette année. Sans lui, je ne sais pas comment j’aurais pu faire pour aller au bout de l’intrigue. C’était un choix de ma part de le garder car il nous est proposé à plusieurs reprises de l’abandonner (notamment lorsque nous le portons dans nos bras, j’ai marché jusqu’à l’épuisement dans une boucle de forêt qui n’en finissait pas, mais j’ai bien réussi à finir le film sans avoir du abandonner mon chien). A savoir qu’il y a plusieurs fins disponibles et que j’ai du avoir la plus sympathique (toutes proportions gardées) car j’ai passé pas mal de temps à appeler Bullet, à le suivre de près, le câliner et même lui donner à bouffer. Plus pour me rassurer moi que lui je l’avoue.

Les décors justement sont (malgré quelques bugs où j’ai du relancer la partie) d’une justesse totale et d’une immersion psychédélique poussée. Les effets de jour, de nuit et d’altération de la réalité m’ont vraiment convaincue. Je ne rentre sciemment pas dans les détails car je ne souhaite pas dévoiler plus d’intrigue que nécessaire mais sachez qu’à côté le film ne fait pas vraiment peur. Pour autant, la sensation de peur repose surtout sur la situation de précarité balistique du personnage : juste une lampe torche pour faire peur aux monstres, comme Alan Wake. Plus on échoue, moins on a peur face aux monstres, car on rentre dans une habitude de jeu. J’ai du « mourir » (qui consiste en un léger blackout qui nous fait revenir quelques pas en arrière) une petite poignée de fois dans tout le jeu mais surtout lors de l’épisode final. Le reste du temps, j’étais heureuse que Bullet soit là pour m’avertir du danger. Il y a également beaucoup d’items à ramasser, même si j’en ai loupés plein à la fin car je ne faisais que regarder mes pieds (il y a une raison à ça, ce n’est pas simplement parce que je n’étais pas rassurée). Vous pouvez aussi beaucoup vous amuser avec le peu d’objets que vous avez sur vous, dont un téléphone portable vieillot style Nokia à l’ancienne, où j’ai pris le temps de décompresser en jouant à Snake et appelant chaque personne de mon répertoire lors des rares moments où j’avais du réseau.

Allez je résume avant de trop m’emballer :

– la peur s’estompe au fur et à mesure que le jeu avance (sauf pour le dernier épisode) et repose principalement sur le manque d’arme que sur une réelle mise en danger du personnage (un jumpscare m’a toutefois bien surprise et les passages à la caméra infrarouge olala)
– les décors et les effets de distorsion sont très bien faits et reprennent avec brio ceux du film
– quelques bugs selon les situations où vous vous trouvez (il est possible que vous n’en n’ayez aucun)
– plusieurs fins différentes, ce qui me fait penser qu’il faut que j’y retourne pour essayer de trouver les autres fins sans avoir à réprimander mon chien…

Deauville Film Festival : 14 septembre 2019 [Bilan]

On redescend doucement sur terre après une semaine de films quasi non-stop. Juste un film pour moi aujourd’hui avant de découvrir le verdict du jury. Mes préférés pour cette édition 2019 sont Swallow, Judy And Punch et The Peanut Butter Falcon (oui, j’aime le cynisme). A savoir que le film que j’ai le plus aimé de ceux que j’ai vus cette semaine reste American Skin, mais il est hors-compétition et ne remportera pas de prix ici hélas. Rendez-vous donc ce soir pour la cérémonie du palmarès et la remise du prix de cette édition, et demain pour la remise du prix du public. Je touche un petit mot du film vu ce jour, avant de revenir plus en détails sur Deauville 2019.

The Hummingbird Project

Porté par un duo aux opposés mais néanmoins assorti (Jesse Eisenberg et Alexander Skarsgård), le film est original dans son synopsis (la construction d’un énorme tunnel entre le Kansas et New York, contenant une fibre optique plus rapide et permettant des bénéfices conséquents sur les actions en bourse). Le stress subi par les deux personnages se transmet bien et quelques notions de maths fi permettent de comprendre le sujet traité. Un film pas mal, qui n’a pour autant rien de bien particulier pour se distinguer.

J’abordais cette semaine la question de faire ou non le grand chelem des films en compétition. Le prix du public est assez bien fait pour palier le fait que tout le monde n’aille pas voir tous les films en compet’ : manque de temps, préférences autres (boudiou que je voulais voir Mars Attacks), manque d’argent (le pass festival en entier a tout de même un coût), ou encore juste pas envie ou autre chose à faire. Il faut dire que les films en compétition occupent toute la journée car ils sont diffusés à 11h et 14h. Difficile d’aller faire des excursions dans le coin avec une grande partie de la journée mangée. Ce qui explique que je ne sois allée voir « que » 12 films sur les 14 (20 au global si l’on comprend les avant-premières hors compétition).

J’ai donc bien réfléchi et je me suis dit que cela n’aurait absolument aucune influence dans le milieu de la critique ciné si je n’allais pas voir tous les films. Rentabiliser le pass n’est pas la question car je vais de toute façon au cinéma à Paris en mode illimité. J’en suis venue à me demander ce qui me plaisait tant dans le fait de participer à ce festival. C’est un tout. Seule pendant les dix jours, j’ai pourtant parlé des films vus avec beaucoup de personnes, certaines que j’ai même recroisées plusieurs fois. Je me suis coupée de ma vie de tous les jours, j’ai pris mon temps, j’ai visité les environs, j’ai profité des restaurants et, même quand je n’appréciais pas le film que j’étais en train de voir, j’appréciais d’être là où j’étais.

Je vais donc reprendre ma vie normale (je vais juste bruncher au Morny’s demain matin avant de finir par la séance d’Angry Birds 2 – y’a que ça qu’il me reste à voir demain matin !) et rentrer sur Paris. Je vous donne rendez-vous prochainement, avec normalement un article foodie sur Berlin, un article « pourquoi » sur lequel je suis penchée depuis plusieurs mois, pourquoi pas un article sur Calvados Expérience et assurément un article sur mon aventure chez FlyView Paris.

Deauville Film Festival : 12 septembre 2019

Journée calme ce jeudi avec « seulement » deux films vus, et un seul en compétition sur les deux projetés. Je ne ferai donc pas un « grand chelem » des films recherchant un prix. Je me suis véritablement posé cette question hier soir de voir ou non tous les films en compétition, même s’ils ne m’intéressaient pas forcément et j’en reparlerai dimanche lors de mon article de clôture. Aujourd’hui donc deux films (et une escapade à Pont-L’Évêque pour visiter Calvados Expérience car je suis en train d’exploser mon quota d’écran) :

Judy And Punch

C’est incroyable à quel point ce festival a au jour le jour bouleversé tout le planning que je m’étais fait avant d’arriver. Par exemple, pour ce matin j’avais prévu d’aller voir Memory : The Origins of Alien (documentaire making-off sur le premier film Alien) à 9h au Morny, puis enchaîner dans la même salle avec Sils Maria. Le temps brumeux a eu raison de Memory et j’ai finalement décidé d’aller voir Judy And Punch car The Climb (le second film en compet’ aujourd’hui) ne m’intéressait pas du tout mais je voulais en voir au moins un, et je ne regrette pas du tout mon choix !

Nous sommes plongés dans un tout autre temps et un tout autre lieu : une campagne au temps de la sorcellerie. Mais sans que cela ne soit traité sous l’angle de l’horreur. Pour autant, on sent beaucoup de modernité, notamment dans les musiques utilisées, et ça dès le générique d’ouverture. La bande son étant dans son ensemble très bonne. Une bonne touche d’humour est également apportée, même dans les moments qui le suggèrent le moins. La mort d’un personnage a dans le même temps terrifié et fait rire le public (moi y compris), et ce n’est pas souvent qu’on ne sache pas quoi éprouver devant une scène. Mêlant croyances populaires, possible rédemption, vengeance et alcoolisme, Judy And Punch est une réussite, qui parvient à nous emmener dans une autre époque et à nous divertir.

JT Leroy

Je ne connaissais pas du tout l’histoire vraie dont est issu ce film. Mais cela me permettait de voir Kristen Stewart en attendant la séance de Seberg que j’ai programmée pour demain. Le résumé de wiki (je suis désolée mais je n’ai pas le courage aujourd’hui) : Dans les années 1990, Laura Albert, une femme écrivain, se fait passer pour un transgenre nommé JT LeRoy (Jeremiah « Terminator » LeRoy). En public, JT LeRoy est « joué » par son amie Savannah Knoop jusque dans les années 2000, pour duper le monde des célébrités, de la mode et des lettres. Mais le canular sera démasqué par le New York Times. Le film est par moments un peu longuet et se déroule plutôt dans les années 2000. Je l’ai trouvé lent car ce qu’on recherche aussi c’est voir la supercherie tomber, et finalement ce n’est que très peu abordé. Nous suivons plutôt l’engrenage et l’escalade de mensonges qui lient les personnages principaux, en grande partie féminins. En tant que frenchy j’ai été contente de voir que les personnages secondaires présents lors des passages en France étaient de vrais français, parlant un vrai français, ce qui n’est pas si fréquent dans les films US. Ce film est vite oubliable mais c’était pas mal de voir Kristen filer un bécot à Diane Kruger.

Mes projets pour demain s’ils ne changent pas d’ici là ? Skin pour rattraper mon retard, The LightHouse parce que ça fait bien longtemps que j’ai envie de le voir et Seberg.

Mylène Farmer – 15/06/19, Paris, U-Arena

Première fois que je reblog un article mais à raison, car Mélou narre ici le superbe concert de Mylène qu’elle a vu à mes côtés et je ne peux que lui faire de la publicité !

ultradelta

L’ultime désobéissance, une claque apocalyptique !

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