Mois: juillet 2009

¡ Viva la … Liberación !

feuerwerk
Paris, le 14 juillet, nous rappelle à la perfection quel anniversaire nous célébrons.
Dans tout Paris, et plus précisément aux alentours de la Tour Eiffel, parisiens, français, touristes de tous horizons se rassemblent, attendant les feux de joie qui contribuent, eux aussi, à la renommée de la ville.
A la sortie du métro, située à quelques centaines de mètres du point culminant des festivités, j’observe tout ce petit monde autour de moi. Beaucoup, comme moi, attendent quelqu’un : de la famille, des amis, voire plus si affinités. Des couples ont déjà commencé à se bécoter, des touristes à croquer leurs sandwiches, des adolescents à boire, leur bouteille à la main.
Les policiers font déjà leurs rondes, non pour appréhender ceux qui roulent quelques joints à peine dissimulés mais plutôt les mouvements de foules qui pourraient s’avérer dangereux. Mes amis arrivés, nous devinons au loin un concert qui débute, non au son des instruments et de la sono mais aux clameurs de la masse populaire amassée au pied des installations. Le feu ne saurait tarder. Nous suivons la foule en quête d’en endroit qui nous permettrait d’apercevoir les illuminations qui font entendre leurs premiers crépitements. Arrivant dans une ruelle transversale à la Tour Eiffel, nous regardons les lumières prenant de plus en plus d’ampleur.
C’est alors que j’ai réalisé pourquoi tant de monde se réunit chaque année à la même date, sans en avoir pleinement conscience. Les enfants courant dans les rues comme fuyant les bombardements, tous entourés de policiers essayant eux aussi de profiter du spectacle.
Les acclamations grandissantes me font ressentir quelle pouvait être la joie éprouvée par le peuple tant d’années auparavant.

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Le Quartier le Plus YAOI de Paris

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Même s’il se laisse volontiers draguer par des minettes lors de soirées arrosées et même si son meilleur ami est de sexe masculin, Bob est homosexuel.

S’il devait répondre et correspondre aux préjugés les plus répandus, il ne ferait que déambuler dans le Marais : quartier chaleureux, gay et multicolore de Paris.
Situé près de l’Hôtel de Ville, le Marais se réveille à l’heure où les boutiques de la capitale commencent à tirer leurs rideaux et où les vitrines de Pigalle s’allument. Peuplé de pubs, bars, magasins nocturnes et discothèques, le quartier s’embrase chaque soir au rythme decrescendo des voitures se faisant les plus discrètes possibles.
Pour beaucoup, dont le regard couvant sur cet arrondissement ne peut être qu’extérieur, le Marais est un quartier accueillant, lieu de chic, de mode et d’élégance, mais est surtout un quartier libre, à l’abri des convenances et des préconçus.
Vivant sous la dictature de leurs propres lois, les habitants, les simples touristes de passage jusqu’aux habitués, n’ont aucun interdit, aucun regard à croiser dont le seul reflet serait le mépris ou le dégoût.

Et même si Bob est homosexuel, Bob hait le Marais.
Sous ses aspects de quartier populaire au même titre que sympathique, celui-ci ne fait que mettre à part une communauté qui n’en demande pas tant. Il suffit de connaître un minimum le quartier et de côtoyer régulièrement les lieux comme ses habitants pour se rendre compte du côté sombre qu’il essaye tout juste de dissimuler.
Bob exècre cette luxure à dérives d’obscénités, cette débauche étalée sous tous les regards et à portée de toutes les mains, cette perversion malsaine à outrance et cet Apartheid officieux qu’il convient de respecter. Il ne se sent pas à sa place dans cet endroit fermé que les hétéros coincés évitent comme la peste.
Il se sentait au début regardé, observé, admiré, envié. Il a ensuite compris que tous ces regards portés sur lui ne trahissaient qu’un simple désir d’appétit humain ayant trouvé sa cible. Tout n’est ici qu’un vaste cercle vicieux tendant à faire croire que l’Amour existe bel et bien et que rien d’autre ne viendrait entacher ce sentiment si noble et si tumultueux.

C’est cette vulgarité qui le dégoute. Cette vulgarisation qui le peine.