2017

Une semaine en Egypte !

Le mois dernier, j’ai réalisé un de mes grands rêves depuis de longues années : visiter l’Egypte. Comme on me l’a demandé sur place : « Mais pourquoi tu n’es pas venue avant ? », je me dois de répondre que c’était un mélange de différentes excuses, mêlant argent, frayeur de l’insécurité, et je crois un peu l’appréhension d’être déçue, après avoir imaginé ce pays depuis très longtemps. Pour résumer : les prix touristiques actuels pour l’Egypte sont plus que corrects, je ne me suis jamais sentie en danger lors de mes excursions et je n’ai pas le moins du monde été déçue.

Voyager seule ou sans passer par le biais d’une agence ne me dérange pas. Mais pour cette destination atypique où je n’étais pas vraiment sereine de faire le voyage en totale autonomie, j’ai choisi de réserver via un tour opérateur français (Thomas Cook) et une agence d’excursion égyptienne (Kuoni, circuit « Gloire des Dieux »). Je préfère déjà rassurer toutes les personnes qui, comme moi auparavant, n’ont jamais effectué de vacances en voyage organisé : vous êtes bien accompagné mais bénéficiez d’un bon nombre de temps libre pour ne pas vous sentir enfermé. A l’aéroport d’arrivée par exemple, j’ai été tout de suite récupérée par l’agence, qui devait me remettre mon Visa pour entrer sur le territoire. J’avais quelques appréhensions de ne pas trouver la personne devant me réceptionner, mais une fois sur place, et devant le nombre de panneaux et de personnel présents, j’ai réalisé qu’il aurait été impossible que je passe à côté et sois alors reconduite à la frontière. Ou ailleurs. Je ne sais pas trop ce que j’imaginais. Bref, tout est réglé et récupéré pour vous chaque jour : les billets d’entrée dans les musées ou sites, les calèches, minibus ou autres moyens de déplacement et les repas (entre autres, je ne vais pas faire une liste exhaustive mais vous avez juste à vous soucier des boissons et des petits extras). Je précise aussi qu’il y avait très peu de touristes sur les lieux que nous avons vus au fil du séjour, en raison du faible attrait qu’a hélas la région en ce moment.

Le premier jour fut assez dur, puisqu’après deux avions, je suis arrivée à bord de mon bateau à 1h30 du matin, avant de me lever à 6h le dimanche pour commencer les visites au cœur d’Assouan. Et comme c’était la première nuit de ma vie que je passais sur un bateau de croisière, je ne crois pas avoir beaucoup dormi, mais ça ne m’a pas dérangée pour autant. L’excitation d’être enfin là surement. Je ne vais pas rentrer dans le détail de toutes les visites car d’un point de vue extérieur cela peut être assez rébarbatif. Dimanche donc : visite de Louxor, de l’allée des Sphinx, de la vallée des Rois, du temple d’Hatshepsout et des colosses de Memnon. Nan ça, ce n’était que le matin ! L’après-midi étant dédiée à la visite des temples de Louxor et Karnak, avant le retour sur le bateau pour commencer la navigation vers Edfou.

Vous l’aurez compris, le programme est assez chargé mais nous passons à chaque fois assez de temps sur chaque lieu touristique. Le guide francophone Kuoni nous expliquant sur place tout ce qu’il y a à savoir, avant de nous donner quartier libre et nous retrouver à un endroit prédéfini. Cette deuxième nuit sur le bateau fut également agitée, non en raison d’un quelconque mal de mer (j’ai la chance de ne pas être atteinte par cela), mais plutôt du passage de l’écluse d’Esna en plein milieu de la nuit. Pour resituer le contexte, le bateau dans lequel je dormais était des plus luxueux (digne des romans d’Agatha Christie et rempli seulement à moitié) et j’étais au quatrième étage (juste sous le pont), avec depuis ma chambre une vue sur le Nil. Quelle n’a pas été ma surprise de me faire réveiller dans la nuit par un égyptien qui vendait des objets à hauteur de ma fenêtre alors que j’étais en pleine navigation sur le fleuve. C’est en ouvrant délicatement mon rideau que j’ai compris que les locaux se servaient de l’écluse comme point de vente aux touristes. Ce qui peut être assez surprenant quand on ne s’y attend pas.

Nous sommes partis le lundi à la découverte du temple d’Edfou, dédié au dieu Horus (à tête de faucon) et au temple de Kom Ombo consacré à Sobek (à tête de crocodile). L’occasion de visiter par la même occasion le musée du temple, regorgeant d’une collection assez impressionnante de momies crocodiles. Je rebondis sur le fait que les visites commencent très tôt le matin, en raison de la chaleur du climat : à 7h, il fait déjà plus de 30 degrés à l’ombre.

Le mardi matin, visite du temple de Philae, dédié au culte d’Isis (qui avait été déménagé suite à la construction du Haut-Barrage), puis du Haut-Barrage lui-même, protégé comme une centrale nucléaire (détecteurs, militaires, snipers, la totale). A savoir que tous les lieux que nous avons visités comprenaient la présence de gardes armés et de détecteurs, car il est à titre d’exemple interdit de se promener avec un simple couteau. Attention aux photographes également, car certains lieux (comme c’est le cas de la vallée des Rois) n’acceptent pas les appareils photos et caméras (téléphones portables acceptés sur soi mais prises de vues interdites). L’après-midi, promenade en felouque autour de l’île Kitchener et visite du jardin botanique. Avec en option pour le soir le spectacle sons et lumières au temple de Philae (qui n’a pas pu avoir lieu exceptionnellement en raison de pluie – il n’avait pas plu à Assouan depuis quatre ans).

Le mercredi, excursion à Abou Simbel (départ tout schuss à 4h30 du matin car il faut trois heures de bus pour atteindre la destination) et nous nous envolons dans l’après-midi pour Le Caire, à un peu plus d’une heure de trajet, avant d’arriver vers minuit dans notre hôtel, avec vue sur les pyramides depuis la piscine. What else ?

Le jeudi, visite du Caire avec évidemment le musée du Caire et sa collection dantesque de momies superbement conservée. La salle des momies humaines (car il y a aussi chats, chiens…) est en option et coûte plus cher que l’entrée au musée en elle-même, mais je vous rassure, cela ne correspond au final qu’à cinq euros. Il était inconcevable que j’aille en Egypte sans voir de mes propres yeux des momies. Je ne vous montrerai pas de photos car elles sont interdites pour des raisons de conservation évidentes. L’après-midi étant dédiée à la visite du bazar de Khan El Khalili avant de retourner nous reposer à l’hôtel devant (choisissez) la piscine / un mojito / une chicha / la vue des pyramides. En fait je n’ai pas choisi. Afin de parfaire cette journée, j’ai pris en option le spectacle sons et lumières devant les grandes pyramides, à seulement un quart d’heure de bus de l’hôtel. Il faut également savoir que la conduite en Egypte n’est pas comparable à la conduite en Europe. C’est ici la loi du plus fort et du plus téméraire, où se mêlent sur le périphérique à 100 kilomètres / heure piétons, ânes, vans, voitures (en panne ou non) et scooters.

Vendredi, dernier jour de visite, et pas des moindres, puisque le Saint-Graal m’attendait : la visite du plateau de Guizeh, avec le Sphinx et les pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos, ainsi que la pyramide à degrés de Saqqarah. Nous étions au plus près de ces illustres monuments et j’ai même poussé le vice jusqu’à visiter l’intérieur d’une des trois. Il faut savoir que les égyptiens sont ouverts à toutes sortes de théories concernant les pyramides et ne sont pas offusqués quand j’ai abordé la théorie des anciens astronautes (qui m’est très chère, particulièrement en ce qui concerne les pyramides). Eux-mêmes ne sachant toujours pas pourquoi elles ont été construites, ils estiment cette croyance aussi valable que de vénérer des dieux à tête d’animaux. En effet, aucune momie n’a été trouvée à l’intérieur et elles ne comportent pas d’inscription, contrairement aux temples et nécropoles. Dernières haltes avant de rentrer à l’hôtel : un magasin de coton égyptien, un atelier de fabrication de papyrus et un laboratoire d’essences naturelles.

C’est donc le cœur rempli de toutes ces visites que je suis repartie le lendemain matin pour rentrer sur Paris. Je ne suis absolument pas déçue et, bien que la semaine ait passé vite, j’ai eu l’occasion de découvrir un grand nombre de choses. Le séjour mêlant nuits en croisière et nuits à l’hôtel permet d’explorer beaucoup de lieux, tout en bénéficiant d’un équilibre parfait entre accompagnement et autonomie. Pas d’article « foodie » pour cette destination car j’ai le plus souvent mangé dans des restaurants ou à des buffets de type continental. A part la bière égyptienne Stella, je n’ai pas pu énormément goûter à la gastronomie locale, pains égyptiens et épices mis à part. Je vous conseille fortement cette destination, même si la mythologie égyptienne ne vous fait pas forcément rêver. Mes derniers conseils, que j’ai pu mettre en pratique : évitez le mois du ramadan et les périodes trop chaudes (je pense que le mois de mai est la limite), afin de profiter au mieux du séjour. Je me suis toujours déplacée à l’extérieur avec mon foulard en guise de hijab, mais plus pour me protéger du soleil que par souci de coutume. En effet, les touristes ne sont pas mal vus de ne pas adopter le style vestimentaire du pays mais je déconseille toutefois aux femmes de porter des vêtements trop aguicheurs. J’espère vous avoir donné envie de visiter ce beau pays, même si j’ai peur que d’ici quelques décennies beaucoup de temples commenceront à fermer au public, car l’exploitation des lieux touristiques (et notamment le peu de respect qu’ont certains touristes à toucher à tout) pourra rapidement mettre en péril les monuments de cette superbe civilisation.

Alien : Covenant

J’arrive après la bataille mais je voulais me faire une réelle opinion sur le film, quitte à aller plusieurs fois le voir au cinéma. Cet article est garanti sans spoil direct, quitte à parfois faire des phrases incompréhensibles pour ceux qui n’ont pas vu le film. Attention d’ailleurs, une simple recherche du film sur Google Images dévoile des éléments qu’il serait préférable d’ignorer avant d’aller le voir.

Beaucoup de choses ont été dites sur Alien : Covenant : articles, reviews, vlog … J’en ai vues et lues un maximum et j’en partage à moitié les avis. Pour avoir toutes les cartes en main, j’avais revu Prometheus récemment, je suis allée voir Alien : Covenant une première fois, puis j’ai regardé tantôt Durendal, tantôt le Fossoyeur, mais aussi d’autres, surtout ceux qui n’appréciaient pas le film, car ce sont souvent les critiques les plus abouties. Je suis ensuite retournée voir le film au cinéma une seconde fois, pour au final regarder à nouveau Prometheus. Voilà pourquoi j’accouche sur le tard de ce papier.

Commençons brièvement par Prometheus, décrié par la plupart des critiques, alors qu’il conserve son 7/10 sur IMDB avec près de 500 000 avis. J’avais adoré la saga Alien mais je n’avais pas vraiment d’attente sur le film car je n’avais (avant de le voir) pas fait le rapprochement avec la série de films. Au visionnage, le rapprochement était évident, malgré ce qui a pu se dire à l’époque, principalement par des personnes qui ne souhaitaient pas voir la vérité en face. Même sans voir l’alien présent dans la scène finale, il était clairement sous-entendu que Prometheus faisait partie de cet univers. La clé pour apprécier un film étant peut-être de ne pas avoir d’attentes trop hautes ? J’ai ainsi apprécié Prometheus pour ce qu’il était et pour les questions qu’il soulevait, notamment le comment et le pourquoi de la création de la race alien mais également de la nôtre. Le physique des Ingénieurs a été énormément critiqué mais ne m’ayant jamais imaginé ce peuple, je n’avais aucune comparaison à faire qui aurait pu me conduire à une déception. Les codes du film de SF sont présents, aussi bien en points positifs qu’en points négatifs. On pourra donc citer le nombre de personnages qui est trop grand, ou encore la bêtise de certains, mais ce sont des ficelles scénaristiques qui sont présentes dans beaucoup de films, et pas que les navets.

Contrairement à Prometheus, j’en attendais considérablement de Alien : Covenant. Ma principale attente (qui fut ma principale déception) était la venue sur la planète des Ingénieurs, qui nous avait été teasée à la fin du film. Pour moi, AC devait se focaliser sur leur civilisation et les réponses qu’eux-mêmes pourraient nous apporter directement (principalement grâce à David, ayant démontré précédemment qu’il avait les capacités d’échanger avec eux). Bien qu’il apparaisse ici avec les cheveux de Brice de Nice. Mais nous voyons bien grâce à une certaine scène que ces réponses ne viendront jamais. Scène qui m’aurait fait crier de colère dans la salle si j’avais été seule.

Alien : Covenant répond à certaines interrogations secondaires de Prometheus. Nous comprenons par exemple pourquoi un certain personnage avait déjà commencé ses expérimentations dans le premier film, en propageant volontairement le virus dans le vaisseau. Nous en comprenons donc maintenant les motivations, mais cette réponse n’est qu’une réponse de facilité à une question que nous ne nous posions pas forcément. J’ai été très déçue d’AC au premier visionnage mais l’ai mieux apprécié au second (le choc des Ingénieurs ayant été assimilé).

Beaucoup ont pointé du doigt des éléments de scénario grossiers pour s’en moquer. Le principal étant le fait que les voyageurs se souhaitent pas se rendormir. Les critiques se sont rapidement moquées de cette réplique, car ils ne se rendaient pas compte du sous-entendu compris dans ce propos. S’ils ne souhaitent pas se rendormir, ce n’est pas par flemme ou par caprice, mais parce qu’ils ont perdu un être cher il y a quelques heures à peine à cause d’un accident lors du réveil de la cryostase. Il est alors facile de comprendre pourquoi cet argument prend déjà un peu plus de sens. Je ne vais en revanche pas défendre le fait qu’ils sortent sur une planète étrangère sans casque, ce n’est pas défendable. Au même titre que le prétendu cliffhanger final qui ne surprendra personne.

Mais alors pourquoi un tel article si finalement je ne trouve pas ce film si bien fait que j’aurais aimé le voir ? Car objectivement j’admets qu’Alien : Covenant n’est pas bon, mais subjectivement il a contribué à me faire voyager, à m’extasier devant de la SF bon marché (bien que coûteuse) et à faire en sorte de continuer une saga qui me plaît. Michael Fassbender porte le film sur ses deux paires d’épaules et le sentiment d’oppression est bien présent. Avec même une touche d’humour par moment (ne jamais plonger sa tête dans un oeuf d’alien, même juste pour jeter un oeil). Alien : Covenant ne parle pas forcément aux tripes mais parle encore un peu à l’imaginaire, ravivant encore une fois la théorie des anciens astronautes chère à mon coeur.

News Avril 2017

L’une des petites nouveautés de cette année en termes de séries TV, c’est Riverdale. Adaptée des histoires d’Archie Comics, comme l’était Sabrina, l’apprentie sorcière il y a quelques bonnes années déjà, la série nous plonge dans la ville de Riverdale, où un meurtre vient d’être commis. Je ne vous le cache pas, c’est une série pour adolescents : romances, triangles amoureux, intrigues, cachotteries, jalousie … Mais comme Once Upon A Time, la série reste plaisante à regarder, peut-être grâce aux couleurs criardes qui nous font penser aux années 70/80, voire même à Twin Peaks

Twin Peaks justement, nous apporte sur un plateau sa troisième saison le 21 mai 2017, soit 27 ans quand même après la première. Elle sera composée de 18 épisodes et nous retrouverons avec bonheur l’agent spécial Dale Cooper en la personne de Kyle MacLachlan, mais aussi David Duchovny et Mädchen Amick, entre autres. Pour les nouveaux acteurs qui font partie du casting de cette saison particulière, on aura pêle-mêle Monica Bellucci, Michael Cera, Tim Roth, Amanda Seyfried ou encore Naomi Watts. Je ne sais pas pour vous, mais étant fan de la série originale, j’ai vraiment hâte de voir ce que cela va donner, comme nous l’avait prédit Laura Palmer à la fin de la deuxième saison :

Pour d’autres news rapides, la troisième et dernière saison de Broadchurch s’est terminée quand celle de The Leftovers commence, toujours sur HBO, toujours aussi bonne que les précédentes.

Et pour une news un peu plus perso, mon séjour estival se précise puisque je partirai une bonne semaine en Egypte au cours du mois prochain, en espérant vous rapporter de belles photos, plutôt qu’une malédiction en bonne et due forme.

Sorties (au) ciné février 2017

Mois le plus court de l’année, mais pourtant celui où je n’étais pas allée autant de fois au cinéma depuis longtemps. Il faut dire que beaucoup de (plus ou moins) bons films sont sortis en ce début d’année, aussi bien du côté américain que du côté français. Retour donc sur les 8 films que je suis allée voir ce mois.

Le Cercle – Rings

Fan des livres originaux de Kôji Suzuki (à qui l’on doit pour le grand public la saga Ring et Dark Water), j’avais été déçue des adaptations américaines faites il y a une quinzaine d’années maintenant. Je ne saurais dire pourquoi Ring revient maintenant au goût du jour, mais voilà, le mal est fait. Rings n’est pas un bon film, c’est un nanar dans le bon sens du terme : « il amuse par ses défauts ». En effet, les UGC s’opposant de plus en plus à la diffusion des films d’horreur, c’est le cinéma de Châtelet qui permet encore d’en voir quelques uns. A l’heure de la sortie du travail, je me doutais que la séance serait, disons, dissipée. Elle l’a été, en bien moins pire que ma séance d’Annabelle à titre d’exemple. Mais c’est bien la première fois que je n’en avais rien à faire, cela ne m’a même pas énervée. On sentait que les spectateurs n’étaient pas là pour mettre le bazar, mais qu’ils se sont retrouvés comme moi devant un film nul. Alors tant qu’à être là, autant en rire. Rings peut faire peur à ceux qui ne sont pas habitués des films d’horreur et ne s’attendront pas à certaines surprises, mais franchement, le coup du jumpscare avec le chien qui aboie … Le film n’est pas bon – j’étais pourtant contente d’y voir notre ami de TBBT Johnny Galecki – mais l’important c’était finalement de passer un bon moment devant un nanar so 90’s.

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Jackie

Natalie Portman en Jackie Kennedy, une icône représentant une autre icône, c’est dire si le casting faisait parler de lui longtemps avant la sortie officielle du film. Personne n’ignore le destin tragique de son mari, mais cela était un bon pari de prendre le point de vue de Jackie afin d’illustrer un des passages les plus marquants de la vie politique américaine. Souhaitant volontairement passer rapidement sur la tuerie en elle-même, le film en devient très plat. Les talents d’actrice de Natalie Portman ne sont plus à démontrer, mais cela ne suffit pas à sauver le film car elle ne peut pas le porter à elle seule. Ayant un fil directeur assez simplet, Jackie va se contenter d’être une succession de scènes dramatiques et de démonstration de force, sans véritablement créer un sentiment d’immersion.

Seuls

Je ne connaissais pas Seuls, pas même de nom. J’ai découvert l’univers par la bande-annonce, qui n’a réussi qu’à me faire penser à la série de livres d’Autre-Monde de Maxime Chattam. Pour faire simple : une petite poignée d’adolescents se réveillent dans leurs quartiers ne montrant plus aucune trace de vie, avec un brouillard approchant des limites de leur ville. Bien que sensiblement tourné vers les adolescents, le film dénote d’une certaine maturité. Je trouve dommage de devoir le souligner mais Seuls est un long-métrage français, mais qui assume complètement sa périphérie et ses environnements urbains.

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Tournées en grande partie en banlieue de Pontoise à la Défense (quoi de plus simple pour filmer des paysages vides que l’esplanade de la Défense alors que le jour se lève à peine), les scènes ne trichent pas avec pléthore d’effets spéciaux mais essayent de montrer ce qu’il y a de plus effrayant, mais également de plus beau, dans la sensation de solitude. Déjà vus par-ci par-là, les acteurs n’en sont pas à leur coup d’essai et sont globalement dans le bon ton. J’ai été déçue par une fin un peu trop attendue mais ce n’est ici qu’une adaptation, il est donc difficile de critiquer l’histoire en elle-même. Je m’attendais à une espèce de remake français du Labyrinthe ou autre adaptation à la mode mais c’était une bonne petite découverte pour ma part.

A Cure For Life

De son nom original A Cure for Wellness (il faudra m’expliquer pourquoi le titre français reste un titre en anglais mais différent), A Cure for Life suit un jeune financier envoyé dans les Alpes Suisses pour récupérer un collègue qui a souhaité partir quelques temps en cure. En cure de quoi ? Bah c’est assez difficile à dire. Je dirais comparable à un centre thermal bien sous tout rapport. Du moins dans la première demi-heure du film.

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On retrouve Gore Verbinski à la réalisation (qui ne fera hélas pas l’adaptation du tant attendu Bioshock – personne ne la fera en fait), avec Dane DeHaan et Jason Isaacs (aaah Lucius Malefoy) en tant qu’acteurs principaux, accompagnés par la jeune Mia Goth, qu’on avait déjà vue dans Nymphomaniac. A Cure for Life m’a bien plu mais les critiques post séance m’ont assez refroidie. Il m’a plu car je suis rentrée dans l’intrigue d’un seul coup, pour n’en ressortir que 2h30 après. Alors bien sûr il y a un lot d’incohérences qui dépasse beaucoup la suspension d’incrédulité, mais pour autant j’ai été scotchée sur mon siège du début à la fin du film. Au premier visionnage de la bande-annonce, mon cerveau a directement fait tilt en pensant « Shutter Island« . En effet, le film montre des rapports évidents avec lui, mais ouvre de nouvelles perspectives. Je ne vous cache pas que je n’ai pas tout compris tout le temps, mais l’ambiance angoissante et l’aspect esthétique du film sont particulièrement bien réussis pour prendre plaisir à le regarder.

Alibi.com

Ok ok, vient là le moment où j’avoue que des films facilement critiquables me plaisent. Je suis fan de Philippe Lacheau depuis peu puisque je l’ai connu via le premier Babysitting. Très drôle et surtout très frais dans un cinéma français un peu rabougri, j’ai pourtant été un peu déçue par le second. Alibi.com est donc arrivé comme un changement dans une espèce de continuité : on reste sur le même style comique mais on arrête de verser dans une licence qui va vite devenir redondante.

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Avec des acteurs connus et reconnus (Didier Bourdon, Nathalie Baye, Michèle Laroque…), mais aussi des participants divers (La Fouine, JoeyStarr, Norman …), le film maîtrise parfaitement le comique de situation, où (quasiment) chaque action du film aura ses répercussions à un moment où à un autre. Et bien souvent quand on s’y attendra le moins. Evidemment, il y a des scènes équivoques où on saura à quoi s’attendre, mais là encore, on parvient à être surpris, notamment par des références, par exemple, à Assassin’s Creed ou François Hollande, tombées d’on ne sait où mais qui font leur petit effet. Alibi.com est ce qui se fait de mieux dans le comique cinématographique français de ces dernières années et cela fait du bien de rire un peu. Beaucoup.

Chez Nous

Olala encore un film français, mais qu’est-ce qui m’arrive ? Hé bien j’adore André Dussollier et j’aime beaucoup la politique. Le sujet de ce film ? La montée du Front National en toile de fond, mais en premier plan une femme (de père communiste) qui va se porter candidate dans le Nord sur des listes électorales très à droites. Le principal enjeu de ce film étant les relations entre les personnages et les réactions – souvent malavisées – des voisins / amis / collègues quand ils apprennent pour qui elle vote. Deux points de vue donc : d’un côté est-ce renier qui l’on est en votant FN ou de l’autre, est-ce plutôt renier quelqu’un qu’on a toujours connu et qui est le même, sous prétexte de savoir quel bulletin il met dans l’urne ? Ne prenant absolument pas parti, le film va montrer les petits bas coups bas de la politique et l’intérieur des campagnes. Pour avoir déjà pris part à des campagnes électorales en étant colistière municipale, je me suis peut-être plus sentie concernée par l’ambiance décrite que tout un chacun. Pour autant, le film est abordable et va plutôt critiquer le système et mettre en avant l’affect des personnages, plutôt que de faire l’apologie d’un parti ou un autre. Un peu longuet dans sa première moitié, ce n’est pas le film de l’année, mais il a l’avantage de traiter la politique sous un angle particulier : en ne parlant presque pas de politique.

Raid Dingue

Je ne m’en sers pas comme d’une excuse mais je suis allée voir Raid Dingue suite à la critique dithyrambique faite par Durendal. Prétendûment film comique je ne l’ai pas trouvé si drôle que cela. Attention, je n’ai pas dit « nul », mais il était plus sérieux qu’il n’en avait l’air au visionnage de la bande-annonce. Sans faire du prosélytisme, je ne suis pas sortie de ce film avec des barres au ventre tellement j’avais ri, mais plutôt avec la fierté d’avoir un groupe d’intervention qui nous protège en cas d’attaque et en mettant pourtant la vie de ses membres en péril à chaque sortie.

Le film va mettre en avant un certain nombre de gags mais c’est le budget effets spéciaux qui m’a complètement soufflée. Je ne vais pas vous spoiler mais sachez qu’ils font exploser un grand moment français (non, pas la Tour Eiffel, quelque chose de bien moins attendu) que jamais je n’aurais imaginer voir exploser dans un film. Et surtout avec une netteté de traitement si propre. Raid Dingue n’est pas le film de l’année – j’ai préféré les autres cités plus haut – mais cela reste du divertissement, que Dany Boon a cette fois-ci axé sur un thème un peu plus grave.

Split

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Avec A Cure for Life (et prochainement T2 et Alien Covenant), Split était l’un des films que j’attendais le plus en ce début d’année. ATTENTION ! Ne regardez pas la bande-annonce pour apprécier au maximum ce film. Il est vraiment dommage de se gâcher un film de M. Night Shyamalan et je trouve que la BA en apprend déjà un peu trop.

Chapeau bas à James McAvoy pour l’incarnation des multiples personnalités présentes dans ce film. Je n’ai jamais vu aussi pertinent depuis l’époque de United States of Tara avec le talent de Toni Collette. Le film est bon mais j’ai trouvé que trop de détails étaient dévoilés dans la bande-annonce, qu’il aurait été plus cohérent de garder secrets. Pour autant l’ambiance est très travaillée, avec des moments de huis clos à la 10 Cloverfield Lane et des questionnements d’ordre physique et psychologique assez travaillés. Hélas, on voit la fin venir (je ne parle pas de la « toute toute toute fin » présente après le dénouement mais avant le générique de fin, que je ne m’attendais absolument pas à voir) car tout est délicatement distillé au fil du long-métrage, contrairement aux premiers films du réalisateur. Un bon cru toutefois du Shyamalan 2016, qui nous promet manifestement de belles choses à venir …

Resident Evil 7 (démo)

Resident Evil 7 sortant le 24 janvier 2017, il n’aura pas échappé aux fans que la démo jouable est déjà disponible. L’occasion d’avoir une première impression sur ce nouvel opus, fêtant les 20 ans de la saga, à quelques jours de la sortie du film Resident Evil : Chapitre Final.

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D’une durée d’une demi-heure à peu près, la démo nous plonge dans une maison abandonnée, d’où nous devons bien évidemment nous enfuir. Nous retrouvons des cassettes vidéo d’un tournage qui avait eu lieu il y a quelques années, de la part d’un petit groupe de trois chasseurs de fantômes. Les effets sonores et visuels frisent la perfection et le sentiment de frayeur est très réussi. Je vous conseille de la faire plusieurs fois car il y a plusieurs fins à cette démo, selon les choix d’action que vous aurez fait. J’en ai trouvées quatre : la bonne fin (sortir de la maison en vie, avec une petite conclusion qui va bien), la fin alternative (essayer de sortir en assez mauvaise santé, comprendra qui aura fait la démo), la mauvaise fin (prendre la sortie la plus évidente) et mourir en cours de route (ce qui est quand même une fin en soi).

Je parlais des effets visuels, ce qui comprend les jeux de lumières et d’ombres, mais également en termes de personnage et de décors. C’est le premier jeu de la saga en FPS et il y a pour moi deux raisons à cela : l’angoisse que cela dégage et possiblement une justification au niveau du scénario et du personnage que nous jouons. On est d’ailleurs vraiment mis à l’épreuve concernant les objets que l’on peut voir … ou ne plus voir. RE7 fait peur avec pas grand chose, ce qui est d’autant plus fort, nous ramenant aux bases de la peur : la peur du noir, de l’inconnu, de ce que l’on ne voit pas et ce qu’on croit voir.

La grande question que je me pose réside en l’identité de notre personnage. Bien que les trailers sortis apportent leurs propres éléments de réponse, j’ai sciemment évité au maximum de les visionner.

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Qui sommes-nous ? Le caméraman des vidéos ? André ? Le présentateur ? Impossible de voir son propre reflet dans les miroirs que l’on peut croiser. Je penche pour le caméraman car notre source de lumière semble être une gopro. Mais d’un autre côté je nous verrais bien André. Ce qui m’amène à mon autre impression : sommes-nous fou ? Le papier qui bouge de place et de message a bien pu être écrit par nous ? De plus, celui qui nous veut apparemment du mal a l’air normal… En plus d’être une hallucination car j’ai essayé de lui tirer dessus au seul moment possible et les balles le traversent. Dernier point, beaucoup d’éléments du décor changent de place (notamment les mannequins), est-on donc déjà fou en commençant l’histoire ? Si vous avez un avis sur la question dites-moi !

La démo de Resident Evil 7 nous en apprend bien moins que les trailers diffusés jusqu’à présent, mais reflète bien plus l’ambiance oppressante qui va nous envelopper tout au long du jeu. Un retour aux sources donc, notamment par la gestion de l’inventaire, qui promet déjà de bonnes prises de tête. A savoir qu’il est également jouable en réalité virtuelle, mais après avoir mis mes enceintes et mon vidéoprojecteur, je n’irai pas pousser le vice jusqu’à obtenir une crise cardiaque avec un casque sur la tête, car il y a déjà de quoi être effrayé avec « seulement » un écran …

Bilan 2016 côté blog / Attentes 2017 côté IRL

L’année 2016 étant à présent terminée, il est temps de revenir sur les articles forts du blog, mais également sur mes attentes de 2017…

Pour ce qui est des articles, j’ai pu faire un petit top, même s’ils sont sortis à plusieurs mois d’écart, ils ont explosé tous les scores : l’un sur la trêve hivernale des séries de cette année (853 vues), l’autre sur le restaurant Bouillon-Chartier (582 vues). J’ajoute tout de même à ce top mon article sur les restaurants de la Défense, mais sans pouvoir donner de chiffres exacts. J’ai remarqué qu’il était beaucoup lu (beaucoup de clics sur les images et les liens), mais sans que cela ne ressorte dans les statistiques.

Même si j’ai fait preuve de beaucoup d’irrégularité dans l’écriture, c’était une bonne année pour les lecteurs, du début (1147 vues en janvier) à la fin (1256 en décembre).

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A peine un pied dans l’année, que j’en attends déjà beaucoup de 2017. Côté séries télévisées, nous aurons enfin droit à la deuxième saison de L’Attaque des Titans ! Pour rappel, la première date déjà de 2013 et un trailer officiel est sorti il y a quelques jours de cela.

Côté films, Alien : Covenant arrive enfin ! Le long-métrage a fait couler beaucoup d’encre, entre ses changements de titres, les attentes des fans et la croisée des chemins entre Alien et Prometheus. Prévu pour mai 2017, on retrouve Michael Fassbender, unique survivant du crash qui a eu lieu 10 ans plus tôt à la fin de Prometheus. C’est donc officiel, pour ceux qui en doutaient encore, Alien: Covenant fait la jonction entre Prometheus et la saga des films Alien. La première bande-annonce a été dévoilée récemment, il ne reste plus qu’à patienter sagement.

Et côté jeux vidéo, il fallait bien que j’en parle, depuis le temps que je l’attends : Resident Evil 7: Biohazard. La licence étant sur une mauvaise pente depuis quelques années (RE 5, 6 et Operation Raccoon City surtout), RE7 sera le premier jeu de la série à être jouable à la première personne. Egalement, il renouera avec le style survival horror de la saga, plus qu’avec le mode action des derniers jeux, et HOURRA, sans QTE ! Vous pourrez donc regarder tranquillement les scènes cinématiques sans avoir peur pour votre peau (faut dire que c’était surtout très relou). Nous serons rapidement fixés puisqu’il sort le 24 janvier 2017 !