horreur

La Manoir de Paris en mode Noël

 Je vous avais dit que je continuerai mes sorties sur le mois de décembre et je n’ai pas manqué à ma parole. Je vous écris de Lille pour vous parler de Paris, et plus précisément du Manoir de Paris, maison hantée reconnue au sein de la capitale.

Située au sein des anciens magasins de vente des faïenceries de Choisy-le-Roi, mitoyenne de l’ancienne prison Saint-Lazare (peu de gens connaissent mais ça fait classe), cette maison particulière est ouverte depuis 2011, et présente différentes scènes liées à la thématique des légendes urbaines parisiennes : égouts, catacombes, fantôme de l’Opéra … Avec des événements spéciaux, comme c’est aujourd’hui le cas pour les fêtes de fin d’année, pour le spectacle d’hiver, avec des contes de Noël … plus pour les adultes que pour les enfants.

 Le Manoir de Paris c’est 1500m², avec une visite d’à peu près une heure (la température intérieure est la même qu’à l’extérieur, ce qui est bon à savoir en hiver), le tout sur plusieurs étages, avec une vingtaine de pièces différentes. Fortement déconseillé aux moins de 10/12 ans (selon le degré d’angoisse du parcours), le Manoir est rempli d’acteurs qui vont venir apporter leurs histoires … et leur lot de frayeur. Comme mentionné dans la FAQ du site, ces derniers ont également le droit de vous toucher (voire même de vous secouer), attention à ceux qui se croiraient tranquilles donc.

Pour le show en lui-même, je ne vais rien dire de plus car il est important de garder une certaine surprise lors de la visite, que cela soit pour la thématique spéciale Noël comme pour les visites « en temps normal ». Je peux toutefois vous affirmer que vous aurez droit à votre content de violence visuelle et sonore. Je n’ai pas eu peur à proprement parler mais je suis restée sur mes gardes pendant la totalité de l’attraction, et je comprends que celle-ci puisse véritablement effrayer. Le Manoir de Paris est une très bonne idée de sortie entre amis, je vous déconseille en tous les cas d’y aller seul.

Je note maintenant qu’il me faut tester Skeleton Key, l’escape game créé par le Manoir …

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The Strain, c’est fini !

J’en parlais en 2014, lors de la diffusion des premiers épisodes. Quatre saisons plus tard, The Strain, tout comme Orphan Black, finit cette année en beauté, puisqu’on parle pas d’une série annulée, mais bien d’une fin prévue, réalisée et diffusée.

Même si elle a pu souffrir de passages à vide, je suis globalement contente de la série, contrairement à l’article de Premiere à qui je pique les superbes images. J’ai trouvé qu’elle ne misait pas tout sur l’action, sans pour autant se borner à rentrer dans le psychologique des personnages plus que de raison, comme peut souvent le faire The Walking Dead, pour ne citer qu’elle.

A des degrés différents, toutes les saisons m’ont plu. Les personnages principaux ne sont pas immortels (contrairement à certains de leurs ennemis) et il est difficile de prédire les événements qui vont venir. Je ne l’ai jamais fait mais j’ai souvent été tentée de lire les romans de Guillermo Del Toro, qui a littéralement créé un univers entier à travers les livres et la série. Je me suis pour autant avec facilité attachée aux personnages, d’autant plus que j’appréciais tout particulièrement certains des acteurs, comme Corey Stoll, David Bradley et Richard Sammel.

Je trouve que la série s’est finie vite et bien, car quatre saisons est pour moi une durée parfaite pour clôturer une série. Il y a parfois eu des longueurs mais dans la globalité, elle a su s’arrêter à temps pour ne pas faire traîner une franchise plus que de raison.

Annabelle 2 : La Création du Mal

Trois ans après le premier film et ses séances tumultueuses (notamment celle où j’étais allée), la poupée Annabelle est de retour sur grand écran, avec David F. Sandberg à la réalisation (après le succès de son précédent court-métrage et film Dans le Noir). Cette fois-ci j’ai eu l’avantage de tomber sur une salle calme (pour une séance à 10h du matin un weekend heureusement), qui m’a permis de profiter du film comme il se doit.

Je tiens à remercier au passage UGC qui a pris le risque de diffuser le film dans trois de leurs salles parisiennes, malgré les réticences et les incidents passés. Après échange avec eux, la diffusion d’Annabelle 2 dans plus de salles (les films d’horreur restaient à 80% diffusés à Châtelet, comme c’était le cas de Grave et I Wish) est un test pour voir s’ils peuvent se permettre de stopper le boycott des films d’épouvante dans la plupart de leurs salles.

Nous sommes en plein dans le Conjuring Universe, commencé avec Les Dossiers Warren et Le Cas Enfield. Annabelle premier du nom (ni le second) ne reprenant pas le couple Warren directement mais liant tout de même les histoires et les démons (Valak si tu m’écoutes), de par les références faites au sein des films Conjuring. The Nun est ainsi prévu pour l’an prochain (se focalisant justement sur Valak), en guise de spin-off à Conjuring 2, et nous aurons également un préquel, The Crooked Man, prévu pour 2019.

Revenons sur Annabelle 2, qui nous explique donc la création du démon et qui est un préquel tout à fait réussi du premier long-métrage. Il recoupe d’ailleurs de façon très nette avec les événements du précédent. Le film se déroule 12 ans avant le premier, dans une maison servant d’orphelinat pour six nouvelles venues. Le couple habitant la maison a perdu sa fille unique il y a de longues années, et ils souhaitent redonner un peu de vie à la maison, tout en rendant service. Bien évidemment, rien ne va se passer comme prévu, et d’étranges événements surnaturels vont faire leur apparition, mettant en péril chacun des habitants. Et pas qu’un peu.

On sent un univers plus abouti et une meilleure maîtrise des éléments du film d’horreur. Jouant sur les peurs enfantines et le fait de braver les interdits, les scènes d’épouvante parviennent à toujours utiliser au maximum les éléments du décor mis en place (je pense au monte escalier mais également au passe-plat). Il y a quelques petites incohérences, mais excusables car liées au scénario du film en lui-même, pour renforcer la situation d’horreur et éviter que le film ne dure que dix minutes. Par exemple, on voit bien que le démon prend possession de l’âme de quelqu’un, ce qui était son but ; mais une fois l’âme récupérée il continue tout de même son bazar alors qu’il devrait se calmer et tout arrêter.

Les scènes d’angoisse sont parsemées dans le film mais quand elles sont présentes, elles durent un sacré bout de temps. Les jeux de lumières / sons sont réglés au millimètre / à la seconde, et permettent une bonne immersion dans l’action. A chaud, j’ai trouvé le film en-deçà du premier, mais après réflexion je l’ai trouvé plus mûr que le précédent, même si Conjuring 1 reste mon préféré toute catégorie de la franchise.

I Wish – Faites un vœu

Claire Shannon est une jeune lycéenne mal dans sa peau. Un jour, pour son anniversaire, son père lui offre une mystérieuse boîte à musique. Elle découvre que celle-ci peut exaucer tous ses vœux. Petit ami, popularité, argent, tout semble parfait. Mais le rêve a un prix : à chaque nouveau souhait, une personne de son entourage décède. Claire devra se débarrasser de ce cadeau pour sauver ses proches et ses amis. [Wikipédia]

C’est sur ce pitch pas terrible que démarre I Wish (souvent mal-nommé One Wish, sûrement à cause de la typo sur l’affiche). Et franchement, j’ai été sacrément emballée. J’avais peur de voir un énième film d’horreur nul, où il suffit de glisser sur les publicités que le quatrième assistant réalisateur a un copain qui est le neveu du frère d’un figurant d’Annabelle ou Conjuring pour faire prétendre que le film est bon, mais heureusement le film était bon. A cause du boycott qui perdure de la part d’UGC sur les films d’horreur, peu de salles parisiennes diffusent I Wish. Je me suis dirigée vers Châtelet (pour les non-parisiens, voir un film d’horreur à Châtelet c’est un peu comme vouloir lire du Dostoïevski dans le Goudurix) et j’ai également eu la surprise de voir une salle pleine, mature et avec un comportement sensé.

Claire réalise au bout du troisième, voire même quatrième vœu je crois, que sa boîte commence à tuer des gens. Avant cela, le plaisir est rien que pour le spectateur. Faisant penser à Destination Finale sous certains aspects (notamment les moments où les personnes ne font tuer, sans que l’on ne sache vraiment comment au début – ces scènes sont d’ailleurs un mélange de comédie et de suspense assez intéressant), on ne s’ennuie pas une seule seconde. Le film est rapide et les scènes s’enchaînent avec une grande fluidité, jusqu’à l’apothéose, qui vaut le coup d’être vue.

Pour ce qui est des acteurs, Joey King (qui joue le rôle de Claire) était déjà une habituée car elle était intervenue dans Conjuring justement et En quarantaine (le remake américain tout moche de REC) entre autres. Ki Hong Lee (Ryan) est quant à lui un personnage presqu’emblématique du Labyrinthe, Ryan Phillippe (le père de Claire) a fait véritablement commencer sa carrière grâce à Souviens-toi… l’été dernier, Shannon Purser s’est fait connaître récemment par son rôle dans Stranger Things et Riverdale, et Sherilyn Fenn n’est autre qu’Audrey Horne dans Twin Peaks, ce qui en fait un film au casting pas dégueulasse du tout.

En fin de compte cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un bon film d’horreur au cinéma, même s’il n’est pas irréprochable, mais l’équilibre entre horreur, tension, voire même un brin de comédie, est très bien respecté et permet de passer un bon moment.

The Autopsy of Jane Doe – The Jane Doe Identity

Enième victime des changements de titres d’anglais à anglais pour rien, The Autopsy of Jane Doe en version originale devient The Jane Doe Identity dans les salles de cinéma françaises.

L’histoire tourne autour d’une autopsie effectuée sur le cadavre d’une inconnue (une Jane Doe donc), qui ne va pas se dérouler de façon tout à fait normale. Je pensais aller voir un film d’épouvante lambda (c’est à dire pas franchement bien), mais je suis sortie de la séance avec un bon ressenti sur ce que je venais de voir. Le film va se cantonner véritablement à deux personnages principaux (je compte la copine, le chat, le shérif et la morte comme personnages secondaires), ce qui est assez rare dans un film d’horreur, où l’on a souvent tendance à accumuler à outrance le nombre de personnages présents à l’écran, afin d’en tuer un maximum au fil des scènes. Deux acteurs pour soutenir le film donc, dont Brian Cox, également à l’affiche de Churchill en ce moment, et de beaucoup d’autres films précédents.

Les éléments d’angoisse ne sont pas forcément originaux (jeux de miroirs, ombres, jumpscares habituels) mais l’ambiance générale du film est particulièrement réussie. Le thème de l’horreur n’apparaît pas dès le début et peut faire passer le long-métrage pour un thriller pendant une bonne partie de l’histoire. L’arrivée de la police, à l’inverse de la grande majorité des films, n’est pas synonyme de dénouement et l’aspect technique de l’autopsie est bien plus poussée (logiquement) que d’habitude. Je pense m’essayer au précédent film d’André Øvredal, The Troll Hunter, tourné en mode caméra à l’épaule, pour découvrir ce réalisateur que je ne connaissais pas jusqu’à aujourd’hui.

Alimentation Générale [Théâtre des Béliers Parisiens]

Je continue ma tournée des théâtres parisiens en passant par le Théâtre des Béliers, situé dans le 18ème arrondissement, ouvert depuis 2012.

Pièce de théâtre un peu spéciale cette fois-ci puisqu’elle est dédiée aux zombies et au Paris post apocalyptique, parlons aujourd’hui d’Alimentation Générale. Je l’ai découverte grâce aux colonnes Morris présentent un peu partout dans la capitale, dont les affiches mentionnaient les morts-vivants et l’aspect « interdit aux moins de 16 ans » de la pièce.

D’une durée exacte d’1h30, celle-ci va retracer les premières heures et journées qui vont suivre une épidémie de zombies dans Paris. Les premiers face-à-face, les premières morts, les premières contaminations et la recherche d’un refuge et de nourriture. J’ai vraiment été emballée par le thème de la pièce, qui sort vraiment de ce qui se fait généralement au théâtre, mais la pièce en elle-même ne m’a pas vraiment convaincue.

Je vais commencer par ce qui m’a plu : en particulier les déguisements des zombies, qui sont vraiment bien faits, et le jeu des acteurs, qui vont jusqu’à interpréter plusieurs personnages tout au long de l’intrigue. Egalement, un grand écran diffusant de courtes scènes permet les changements de décors, tout en faisant avancer l’histoire. En revanche, les dialogues sont plats et prêtent très peu à rire, contrairement à ce qui était mis en avant sur les affiches : « Sachez que vous risquez davantage de mourir de rire que de peur« . On sent qu’il y a des tentatives d’humour mais elles tombent hélas le plus souvent à plat. Les situations dans lesquelles se retrouvent les personnages sont des clichés et ne sortent pas vraiment des sentiers battus. Je m’attendais à un peu plus d’ironie, et de recul peut-être, sur notre société, alors qu’il n’y a pas vraiment de répliques qui font mouche.

Alimentation Générale est hélas une pièce qui se repose sur un thème innovant dans le milieu du théâtre, sans aller plus en profondeur sur des thématiques qu’il aurait pu être intéressant d’aborder. Pour autant, on passe tout de même un bon moment et c’est toujours un plaisir de sortir se divertir.