horreur

The Autopsy of Jane Doe – The Jane Doe Identity

Enième victime des changements de titres d’anglais à anglais pour rien, The Autopsy of Jane Doe en version originale devient The Jane Doe Identity dans les salles de cinéma françaises.

L’histoire tourne autour d’une autopsie effectuée sur le cadavre d’une inconnue (une Jane Doe donc), qui ne va pas se dérouler de façon tout à fait normale. Je pensais aller voir un film d’épouvante lambda (c’est à dire pas franchement bien), mais je suis sortie de la séance avec un bon ressenti sur ce que je venais de voir. Le film va se cantonner véritablement à deux personnages principaux (je compte la copine, le chat, le shérif et la morte comme personnages secondaires), ce qui est assez rare dans un film d’horreur, où l’on a souvent tendance à accumuler à outrance le nombre de personnages présents à l’écran, afin d’en tuer un maximum au fil des scènes. Deux acteurs pour soutenir le film donc, dont Brian Cox, également à l’affiche de Churchill en ce moment, et de beaucoup d’autres films précédents.

Les éléments d’angoisse ne sont pas forcément originaux (jeux de miroirs, ombres, jumpscares habituels) mais l’ambiance générale du film est particulièrement réussie. Le thème de l’horreur n’apparaît pas dès le début et peut faire passer le long-métrage pour un thriller pendant une bonne partie de l’histoire. L’arrivée de la police, à l’inverse de la grande majorité des films, n’est pas synonyme de dénouement et l’aspect technique de l’autopsie est bien plus poussée (logiquement) que d’habitude. Je pense m’essayer au précédent film d’André Øvredal, The Troll Hunter, tourné en mode caméra à l’épaule, pour découvrir ce réalisateur que je ne connaissais pas jusqu’à aujourd’hui.

Alimentation Générale [Théâtre des Béliers Parisiens]

Je continue ma tournée des théâtres parisiens en passant par le Théâtre des Béliers, situé dans le 18ème arrondissement, ouvert depuis 2012.

Pièce de théâtre un peu spéciale cette fois-ci puisqu’elle est dédiée aux zombies et au Paris post apocalyptique, parlons aujourd’hui d’Alimentation Générale. Je l’ai découverte grâce aux colonnes Morris présentent un peu partout dans la capitale, dont les affiches mentionnaient les morts-vivants et l’aspect « interdit aux moins de 16 ans » de la pièce.

D’une durée exacte d’1h30, celle-ci va retracer les premières heures et journées qui vont suivre une épidémie de zombies dans Paris. Les premiers face-à-face, les premières morts, les premières contaminations et la recherche d’un refuge et de nourriture. J’ai vraiment été emballée par le thème de la pièce, qui sort vraiment de ce qui se fait généralement au théâtre, mais la pièce en elle-même ne m’a pas vraiment convaincue.

Je vais commencer par ce qui m’a plu : en particulier les déguisements des zombies, qui sont vraiment bien faits, et le jeu des acteurs, qui vont jusqu’à interpréter plusieurs personnages tout au long de l’intrigue. Egalement, un grand écran diffusant de courtes scènes permet les changements de décors, tout en faisant avancer l’histoire. En revanche, les dialogues sont plats et prêtent très peu à rire, contrairement à ce qui était mis en avant sur les affiches : « Sachez que vous risquez davantage de mourir de rire que de peur« . On sent qu’il y a des tentatives d’humour mais elles tombent hélas le plus souvent à plat. Les situations dans lesquelles se retrouvent les personnages sont des clichés et ne sortent pas vraiment des sentiers battus. Je m’attendais à un peu plus d’ironie, et de recul peut-être, sur notre société, alors qu’il n’y a pas vraiment de répliques qui font mouche.

Alimentation Générale est hélas une pièce qui se repose sur un thème innovant dans le milieu du théâtre, sans aller plus en profondeur sur des thématiques qu’il aurait pu être intéressant d’aborder. Pour autant, on passe tout de même un bon moment et c’est toujours un plaisir de sortir se divertir.

Life : Origine Inconnue

Six membres de la station spatiale internationale sont en orbite autour de la Terre au sein d’un même vaisseau et reçoivent une sonde venant tout droit de Mars, contenant des échantillons de sol … ayant une probable source de vie. On va vite passer de « probable » à « sûr à 100% » puis encore plus vite à « oulala ça craint qu’est-ce que c’est que ce bordel ?! ».

Réalisé par Daniel Espinosa, Life fait penser à des dizaines de films du genre qu’on a pu voir avant. Sauf que celui-ci est quand même vachement bien. Avec au casting Jake Gyllenhaal, Rebecca Ferguson, Ryan Reynolds et Hiroyuki Sanada (je le cite aussi car Helix me manque <3), on assiste à un Gravity x The Thing. Ou plus vraisemblablement à un Alien remasterisé, aussi bien au niveau de la bestiole que des moyens techniques à disposition. Autant film de science-fiction que véritable thriller, Life prend le temps de poser les bases avant de faire venir l’élément déclencheur, mais quand l’aspect angoissant apparaît dans le film, il y reste jusqu’au bout. J’ai rarement été aussi stressée devant un film, cela étant aussi bien du à la forme de vie extra-terrestre en elle-même, qu’à cette sensation de promiscuité dans l’espace. L’inconnu (comment résoudre le problème / que veut cet organisme / est-ce vraiment un problème / que va-t-il se passer) est vraiment palpable tout du long, ce qui amène à une sensation de panique assez saisissante. On aurait entendu une mouche voler dans la salle de cinéma tant la tension était présente. Il y a également quelques scènes assez dures mais nous sommes plus dans l’angoisse que dans l’horreur pure.

J’ai trouvé que ce film était un film de zinzin (de l’espace), tant l’ambiance permettait de s’y plonger à fond, alors même que je m’attendais à un film de série B un peu dégueu, comme ceux auxquels les productions (grosses ou non) nous avaient habitués ces dernières années. Fort heureusement, le pari est ici réussi. Avec une mention spéciale pour la fin, qui est aussi étonnante que bonne !

Grave [Film 2017]

Vive Julia Ducournau, vive Grave !

Ayant vu en surabondance des films d’horreur au cours de ma vie, dont une partie non négligeable de films français, je ne donnais pas forcément cher de la peau de Grave, film d’horreur franco-belge sorti en France le 15 mars de cette année (après une apparition lors du dernier festival de Cannes).

Interdit dans les salles françaises aux moins de 16 ans, Grave c’est l’histoire de Justine, issue d’une famille de végétariens assez obtus. Nous la suivons lors de son intégration en école vétérinaire (où sa grand soeur étudie également) et de son bizutage, où elle va devoir manger de la viande crue. Justine va par la suite y prendre goût, plus qu’elle ne l’aurait imaginé …

Garance Marillier joue le personnage principal de Justine, qui était déjà intervenue auprès de Julia Ducournau lors d’un de ses premiers courts-métrages. Peu connue pour le moment, je pense qu’elle se fera une bonne place dans le cinéma français, vu sa prestation ici. Certaines scènes de ce film sont évidemment assez dures mais le tournage a du être également assez éprouvant, je lui tire donc mon chapeau. Rabah Nait Oufella joue également un rôle important, qu’on a récemment vu dans l’excellent NocturamaL’Ascension, mais aussi Patients, encore à l’affiche.

Le film a eu une publicité atypique puisqu’un couple s’est évanoui lors de la projection au festival international du film de Toronto en septembre dernier. Depuis, pas d’incident, mais j’ai entendu quelques hoquets de dégoût lors de ma séance (qui était pleine, chose rare pour un film d’horreur francophone). Je ne vais pas spoiler le film mais je peux néanmoins vous dire ce que vous n’y verrez pas, car je pense que cela est toujours utile. Pas de violence sur animaux, pas de nécrophilie et finalement pas de scènes gore à outrance. Certains passages seront désagréables selon les frayeurs de chacun, mais largement supportables et bien souvent courts.

La bande son est bien mise en avant selon les scènes, avec tantôt des musiques fortes et graves, et tantôt des pistes plus joyeuses, puisque nous suivons le quotidien d’une étudiante en école vétérinaire, avec tout ce que cela comprend (cours et vie étudiante). Le film ne se focalise donc pas uniquement sur le cannibalisme, et va jusqu’à diffuser une chanson d’Orties (rock / rap gothique, groupe qui a eu sa simili heure de gloire il y a quelques années, mais si vous ne connaissez pas je ne serais pas étonnée). J’étais en tout cas bien contente d’entendre ce groupe – je ne m’y attendais pas – sachant qu’ils n’ont même pas cédé à la facilité en diffusant leur single Cannibales

Bref Grave est un bon film car l’histoire a un bon fond et un vrai dénouement. Les scènes que nous ne comprenons pas au début du film nous sont expliquées par la suite et il fait partie des longs-métrages d’où l’on sort en ressentant un petit quelque chose, voilà pourquoi on peut prendre plaisir à regarder des films d’horreur.

Resident Evil : Chapitre Final

Vous l’aurez compris, 2017 est décidément l’année Resident Evil, entre le nouveau jeu, le nouveau film et très bientôt le nouveau film d’animation. Que dire donc de ce prétendu chapitre final censé terminer la saga commencée en 2002 déjà ?

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Je pense que ce film est à réserver aux fans, même si cela comprend ceux qui seront sûrement le plus déçu en cas de coup dur. Pour autant, ce chapitre final n’est pas le pire de la saga, il est pour moi dans la moyenne de ce que nous aurions pu attendre. Le premier était plutôt bon, mais les épisodes suivants (Resident Evil: Apocalypse (2004) et Resident Evil: Extinction (2007)) étaient d’un niveau nettement inférieur. Il a fallu attendre le retour de Paul W. S. Anderson à la réalisation et surtout la musique dynamique de Tomandandy pour obtenir des deux autres volets (Resident Evil: Afterlife (2010) et Resident Evil: Retribution (2012)) quelque chose de plutôt correct. Quinze ans après le commencement de la saga d’Alice, qu’en est-il de ce final chapter ?

Premièrement, on suit la ligne directrice des précédents films, en misant plus sur l’action que sur le survival horror, même si certains jump scare parsèment le long-métrage. Deuxièmement, on sent l’inspiration des jeux vidéo de plus en plus lointaines, en particulier concernant le scénario et la présence des clones, même si nous avons le droit de retrouver Albert Wesker et Claire Redfield. Pour Leon, Chris et Ada, ils ont complètement disparu de l’histoire alors qu’ils faisaient partie des personnages les plus charismatiques. Un mauvais point donc. Pour le reste, le pouvoir de la bande originale est là, avec des effets spéciaux très poussés et une 3D qui suit bien le mouvement, les deux derniers ayant sûrement nécessité un budget conséquent.

L’histoire en elle-même n’est pas folle, mais le design des villes détruites et des zombies permet de faire abstraction des gros points noirs du scénario (comme le fait de vouloir verrouiller les portes d’un complexe top secret, pile au moment où les protagonistes arrivent sur place alors qu’il aurait été simple de les fermer au moins des heures, voire des jours avant). Egalement, quelle ne fut pas ma surprise en voyant la présence flagrante du sponsor BMW alors que le film d’animation en 3D prévu pour le mois de mai (Resident Evil : Vendetta) est produit par … Ducati. Ca a du batailler sec pour obtenir tantôt le sponsoring du film live, tantôt celui du film d’animation.

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On pourra dire beaucoup de choses négatives sur ce film mais il a au moins le mérite d’être droit dans ses bottes en apportant les réponses aux questions soulevées dans les précédents opus. On assiste à une vraie fin, même si cette dernière montre qu’on pourrait continuer à produire d’autres films dérivés …

Resident Evil 7 (démo)

Resident Evil 7 sortant le 24 janvier 2017, il n’aura pas échappé aux fans que la démo jouable est déjà disponible. L’occasion d’avoir une première impression sur ce nouvel opus, fêtant les 20 ans de la saga, à quelques jours de la sortie du film Resident Evil : Chapitre Final.

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D’une durée d’une demi-heure à peu près, la démo nous plonge dans une maison abandonnée, d’où nous devons bien évidemment nous enfuir. Nous retrouvons des cassettes vidéo d’un tournage qui avait eu lieu il y a quelques années, de la part d’un petit groupe de trois chasseurs de fantômes. Les effets sonores et visuels frisent la perfection et le sentiment de frayeur est très réussi. Je vous conseille de la faire plusieurs fois car il y a plusieurs fins à cette démo, selon les choix d’action que vous aurez fait. J’en ai trouvées quatre : la bonne fin (sortir de la maison en vie, avec une petite conclusion qui va bien), la fin alternative (essayer de sortir en assez mauvaise santé, comprendra qui aura fait la démo), la mauvaise fin (prendre la sortie la plus évidente) et mourir en cours de route (ce qui est quand même une fin en soi).

Je parlais des effets visuels, ce qui comprend les jeux de lumières et d’ombres, mais également en termes de personnage et de décors. C’est le premier jeu de la saga en FPS et il y a pour moi deux raisons à cela : l’angoisse que cela dégage et possiblement une justification au niveau du scénario et du personnage que nous jouons. On est d’ailleurs vraiment mis à l’épreuve concernant les objets que l’on peut voir … ou ne plus voir. RE7 fait peur avec pas grand chose, ce qui est d’autant plus fort, nous ramenant aux bases de la peur : la peur du noir, de l’inconnu, de ce que l’on ne voit pas et ce qu’on croit voir.

La grande question que je me pose réside en l’identité de notre personnage. Bien que les trailers sortis apportent leurs propres éléments de réponse, j’ai sciemment évité au maximum de les visionner.

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Qui sommes-nous ? Le caméraman des vidéos ? André ? Le présentateur ? Impossible de voir son propre reflet dans les miroirs que l’on peut croiser. Je penche pour le caméraman car notre source de lumière semble être une gopro. Mais d’un autre côté je nous verrais bien André. Ce qui m’amène à mon autre impression : sommes-nous fou ? Le papier qui bouge de place et de message a bien pu être écrit par nous ? De plus, celui qui nous veut apparemment du mal a l’air normal… En plus d’être une hallucination car j’ai essayé de lui tirer dessus au seul moment possible et les balles le traversent. Dernier point, beaucoup d’éléments du décor changent de place (notamment les mannequins), est-on donc déjà fou en commençant l’histoire ? Si vous avez un avis sur la question dites-moi !

La démo de Resident Evil 7 nous en apprend bien moins que les trailers diffusés jusqu’à présent, mais reflète bien plus l’ambiance oppressante qui va nous envelopper tout au long du jeu. Un retour aux sources donc, notamment par la gestion de l’inventaire, qui promet déjà de bonnes prises de tête. A savoir qu’il est également jouable en réalité virtuelle, mais après avoir mis mes enceintes et mon vidéoprojecteur, je n’irai pas pousser le vice jusqu’à obtenir une crise cardiaque avec un casque sur la tête, car il y a déjà de quoi être effrayé avec « seulement » un écran …