horreur

Le Donjon de Londres

Mes visites culturelles sont souvent l’occasion pour moi de voir des choses insolites, du musée islandais du pénis à celui de la torture londonienne. J’ai enfin réussi à visiter le donjon de Londres, que j’avais échoué à trouver lors de ma dernière escapade british (il faut dire que si on n’est pas juste devant il n’est pas franchement bien indiqué, sans compter la gentillesse légendaire des londoniens quand il s’agit de leur demander un renseignement).

Bref, si je devais comparer le donjon de Londres à une visite que j’ai déjà faite, je citerais sans hésiter le Manoir de Paris … mais ici en dix fois mieux. J’étais assez sceptique avant de tenter l’aventure, ayant lu bon nombre de commentaires négatifs sur le net, mais j’en suis ressortie agréablement surprise. Sur le même principe que le Manoir, nous avançons à travers l’histoire de la ville via des saynètes racontées par des acteurs costumés. Et contrairement au Manoir, ceux-ci n’ont pas le droit de nous toucher, ce qui éviter d’être secoué comme un prunier, même s’il s’ajoute à la visite plusieurs attractions qui pallient ce manque.

Les effets spéciaux, qu’ils soient visuels, sonores ou sensoriels, sont d’un bon niveau et parviennent, sans forcément effrayer tout le monde, à néanmoins surprendre. Il faut de toute façon en avoir pour son argent vu le prix de l’entrée : plein tarif à 30 livres. Mais pour une durée de deux heures de visite environ, ce qui est non négligeable.

Je ne regrette absolument pas cette découverte, peut-être surévaluée puisque cela faisait trois années que je comptais effectuer cette attraction. Il n’en reste une bonne occasion de (re) découvrir le passé trouble de la ville, de Jack l’Éventreur en passant par la peste noire ou entre autres le grand incendie de Londres. A savoir que la visite et les interactions avec les acteurs se font toutes en langue anglaise.

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Le Signal [Maxime Chattam]

J’avoue ne plus me souvenir si je vous en ai déjà parlé mais j’ai depuis plusieurs années mes auteurs de prédilection. Avec en haut de la liste Franck Thilliez et Maxime Chattam. C’est de ce dernier dont nous allons parler aujourd’hui.

J’ai attendu, non sans impatience, Noël, afin de me plonger dans la dernière parution de Maxime Chattam, Le Signal. Flirtant avec nos superstitions mais surtout nos croyances et le domaine du surnaturel, Le Signal reste pour autant un ouvrage qui garde un lien fort avec le réel, comme pour nous mettre en garde sur ce qui pourrait advenir dans un futur proche (comme il l’avait déjà fait avec l’Appel du Néant sorti en 2017).

 Sur près de 800 pages (je pense pouvoir dire sans me tromper qu’on a là son roman le plus conséquent), Maxime Chattam nous plonge dans l’environnement de Mahingan Falls (notamment grâce à la carte dessinée au début de l’ouvrage, que je n’ai cessé de consulter). On prend ici le temps de s’approprier les craintes de chacun, mais également leurs failles, leur tempérament et nous y attacher.

L’intrigue va crescendo jusqu’au climax, sans jamais précipiter les événements. J’ai essayé de prendre mon temps le plus possible pour tout lire en dégustant, sachant que je n’arrive jamais à m’empêcher de dévorer. Je sors conquise de ce livre qui, malgré son poids, m’a accompagné un peu partout, du cinéma d’Auxerre au Starbucks de Châtelet-les-Halles (bah oui, fallait quand même bien commencer le premier jour de l’année par un film d’horreur en bonne et due forme). Maxime Chattam ayant déclaré avoir déjà des romans finalisés, il n’y a plus qu’à espérer qu’il ne nous fasse pas languir trop longtemps !

Si vous souhaitez découvrir l’auteur, je vous conseille mes œuvres préférées :
Le magnifique Diptyque du Temps avec Léviatemps et Le Requiem des Abysses
Le fabuleux, dur et prenant Le Sang du Temps

Sorties Cinéma Novembre 2018

En raison d’impératifs personnels je n’ai pas pu aller au cinéma pendant quinze jours (quinze jours quoi !!!) donc j’ai rattrapé mon retard en peu de temps, car il faut dire que ce mois-ci était particulièrement bon pour ce que j’aime.

L’adaptation théâtre / cinéma du film Les Chatouilles est bien réussie, avec quelques passages décalés dans le style surréaliste, permettant un peu de légèreté dans ce film bien pesant par moments vu le sujet traité. Le personnage de la mère m’a également beaucoup choquée. Cela doit être une bonne représentation de la mère réelle mais il manque encore quelque chose à creuser derrière, ce qui va sûrement se produire par la suite vu la scène finale.

Par curiosité plus qu’autre chose, j’ai aussi vu Suspiria et j’avoue avoir failli quitter la séance au bout d’une heure tellement c’était peu compréhensible, fouillis, difficile de savoir vers où on se dirigeait et si je n’avais pas vu Chloë Grace Moretz (en tête d’affiche mais qu’on ne voit à tout péter que 5 minutes sur 2h30 de film), je me serais cru dans la mauvaise salle devant le dernier Lars Von Trier (avec le coup des chapitres par exemple, qui semble être la mode en ce moment car El Royale l’utilise également). L’ensemble n’en reste pas si mauvais que cela, mais c’est dur d’aller jusqu’au bout et de rester accroché tout du long. Les moments d’angoisse sont particulièrement réussis mais à la limite de l’insoutenable en raison d’un niveau sonore beaucoup trop hauts. Les cris d’horreur ça me va bien, mais avec une qualité sonore équivalente au Blair Witch de 2016 je dis non.

Je passe rapidement sur Millénium 4 : Ce qui ne me tue pas, qui s’affranchit de beaucoup d’éléments intéressants du livre alors que le film aurait tout à fait eu le temps d’ajouter un quart d’heure pour apporter des détails utiles. Je n’ai pas compris non plus pourquoi le jeune garçon, autiste de haut niveau dans le livre, mais très fortement autiste, n’a pas son handicap si lourdement montré dans le long-métrage, ce qui était pourtant un élément fort de l’ouvrage. Le film se regarde bien mais peut être décevant comparé au livre. Et bon sang rendez-nous Noomi Rapace !

Pour Sale Temps à l’Hôtel El Royale, j’ai eu un coup de coeur pour ce film rien qu’en voyant la bande-annonce. Le résultat final n’en est que meilleur. Bons acteurs, excellente tension tout au long du film, où tout peut vraiment arriver. Un choix de couleurs agréable, un décor au poil, j’en ressors conquise, avec tout de même une grande interrogation à la fin sur ce que contient cette fichue cassette …

Kursk également m’a transportée, malgré la présence de Léa Seydoux (c’est mon côté UGC, j’aime pas Gaumont ni l’école de la vie). Les effets spéciaux sont très bien réalisés et l’imbrication entre les scènes à l’intérieur du sous-marin et celles à l’extérieur est particulièrement réussie. Le film ne respire pas la joie de vivre mais a le mérite de bien retracer les événements, bien qu’il aurait été plus pertinent d’avoir une chronologie et des indications temporelles pour suivre l’avancée de l’histoire et comprendre s’il se passe une heure, une journée ou encore une semaine.

Finalement, j’ai terminé la semaine en beauté avec le film qui m’a fait pleurer comme une madeleine et que j’attendais depuis des années : Bohemian Rhapsody. J’ai été assez étonnée des critiques presse, qui ont royalement descendu le film, contrairement aux critiques des spectateurs, plus élogieuses.
Le film est émouvant d’un bout à l’autre. Connaissant par coeur la vie de Freddie Mercury et ayant tout de même vu certains raccourcis scénaristiques contraires aux événements réels, il n’en reste que le niveau de détails de ce film est ahurissant. Rami Malek n’en fait jamais trop, la bande-son est bien calibrée et n’est pas non plus omniprésente, et je suis vraiment ravie que ce film ait enfin vu le jour. Trois semaines après sa sortie, la salle était comble et a applaudi pendant cinq minutes. Qu’est-ce qu’on est bien au cinéma, je plains ceux qui vont décider de le voir chez eux.

Dernier film de ma liste de ce mois dernier, vu une dizaine de jours après : Overlord. Prétendument faisant partie du Cloverfield Universe, c’est avec joie et en pleine conscience de ce que j’allais voir que je me suis dirigée en salles. Consciente car je ne m’attendais pas à un film de guerre historique sérieux, mais bel et bien à voir des monstruosités. Il faut tout de même dire que les scènes de guerre sont parfaitement bien réalisées et dans le même temps réalistes.

Un beau mois de décembre m’attend, avec Astérix – Le Secret de la potion magique que j’ai déjà pu voir cette semaine et qui est le tout premier film d’animation Astérix que je vois de ma vie. Peu portée sur les bandes-dessinées, j’ai été contente de voir ce film, qui apporte un vent de fraîcheur par rapport à la catégorie de films que je vois généralement. Les gags sont d’un bon niveau et comprennent plusieurs niveaux de lecture même si l’intrigue est bien simple et redondante par rapport à ce qui s’était fait précédemment : les Romains tentent d’attaquer les Gaulois, mais finalement n’y parviennent jamais. Somme toute une bonne découverte pour ma part et encore un bon mois passé au cinéma.

PS : Encore un énorme merci à UGC qui m’a fait gagner un pack Bohemian Rhapsody, comprenant lunettes, t-shirt et divers gadgets bien sympathiques. Pour une fois que je participe à un jeu concours, je suis ravie !

Chapitre XIII au Théâtre Tristan Bernard

Comme bien souvent, j’agis au coup de cœur et selon les publicités qui peuvent se montrer sous mes yeux, surtout en ce qui concerne les sorties cinéma et théâtre. J’ai donc vu cette semaine l’affiche pour Chapitre XIII, au Théâtre Tristan Bernard, et ai vu la pièce dans la foulée !

Pièce de Sébastien Azzopardi (qui m’avait déjà ravie avec La Dame Blanche, qui reste pour moi l’une des meilleures pièces qui m’ait été donné de voir), l’histoire est un huis clos se déroulant dans un monastère. Il n’en fallait pas plus pour que le scénario de base me plaise. A cela s’ajoute un romancier qui écrit des scènes horrifiques … qui se réalisent dans la vraie vie, où nous découvrons qu’un tueur en série sévit aux alentours du monastère.

J’arrête ici de décrire l’intrigue car il est très important de découvrir tout cela sur place. Les meurtres sont particulièrement bien réalisés et les effets spéciaux si réalistes que certains spectateurs sont partis en cours de route : à réserver à un public averti donc. En tout cas averti des scènes morbides qu’on risque de voir. Bien que nous ne soyons pas dans une pièce participative (au sens où on pourrait vous faire monter sur scène), nous sommes tout de même dans une atmosphère interactive, où l’action ne se limite pas à la simple scène et déborde dans l’orchestre, voire plus. Cela me fait toujours autant plaisir de voir cette liberté prise et cette immersion du spectateur dans les événements.

Chapitre XIII nous ravit également de par le nombre d’acteurs présents sur scène, les costumes, le décor, les effets sonores et visuels, l’intrigue bien menée et les différents rebondissements. Pendant près de deux heures, vous serez emportés par l’histoire et, je l’espère, en ressortirez aussi enjouée que je l’ai été.

Depuis le 21 septembre 2018 au théâtre Tristan Bernard à Paris

L’Eventreur [Théâtre Essaion]

J’ai connu le théâtre Essaion par le biais de la pièce sur le Comte de Monte-Cristo en fin d’année dernière. J’ai redécouvert ce même théâtre le weekend dernier, en aidant un proche qui montait son propre décor avant sa représentation, en en profitant pour fureter dans les coulisses et préparer le café dans la cuisine des pro. Bref, le théâtre Essaion, je m’y sens un peu comme chez moi maintenant. Et pendant que je furetais, j’ai mis la main sur un tract faisant la publicité de la pièce l’Eventreur, jouée tous les samedis en fin d’après-midi. Assez férue des pièces de thriller, voire même d’horreur (comme on peut le déduire grâce à mes précédents billets sur La Peur, Piège Mortel, La Dame Blanche, etc.), je n’ai pas eu besoin de beaucoup réfléchir pour me décider à aller voir la pièce à la prochaine représentation, soit hier.

Par le biais d’un style évidemment très british, nous suivons les principaux meurtres de Jack l’Eventreur, en présence des enquêteurs cherchant à débusquer le criminel et des victimes ayant succombé à ses attaques. Pour rappel, Jack l’Eventreur a sévi à Londres en 1888, en tuant pas moins de cinq prostituées (voire onze personnes, voire même beaucoup plus), sans que l’on ne sache jusqu’à aujourd’hui encore qui se cachait derrière ce sobriquet.

Zut, j’arrive et je vois qu’il y a déjà une dizaine de personnes devant moi. Je voulais être bien située, je ne voulais pas qu’on me pique mes places préférées. Fort heureusement, je me suis vite souvenue qu’au théâtre, les spectateurs n’aiment pas les premiers rangs (encore plus quand on sort du cadre de la comédie), j’ai donc pu prendre mes aises comme j’en ai l’habitude, au tout premier rang. J’ai au début eu peur de voir une comédie musicale (ce qui n’est pas mon genre préféré), mais la pièce n’en est pas une. Elle inclut la musique dans son récit, sans que ce dernier ne tourne autour d’elle. Ce qui m’a beaucoup frappée a été la précision des détails narrés par les personnages, tant chirurgicale que franche. Les victimes de l’éventreur ont subi de graves blessures, voire même une destruction forte de leurs organes (imaginez-vous lire du Maxime Chattam), mais le tout est décrit de façon honnête et dure, sans fioriture, ce qui glace d’autant plus que c’est bel et bien la réalité des faits. La façon qu’a le narrateur de raconter l’histoire est également précise et très bien tournée. On est face à de la belle écriture, des phrases qui font mouche et prêtent à sourire comme à réfléchir.

Je ne peux pas m’avancer plus que cela dans l’histoire car il est important de découvrir le reste sur scène. Les trois acteurs jouent chacun plusieurs personnages et sont vraiment crédibles dans leur discours comme dans leurs actes. Je n’ai pas pu aller boire un verre avec eux en sortant (terrible dilemme en un soir de l’Eurovision) mais leur entrain et leur investissement sont bien réels, ce qui donne vraiment envie de les encourager pour la suite.

Vous trouverez les horaires du spectacle sur le site du théâtre Essaion, et à savoir que des prix découvertes sont actuellement en vente sur BilletReduc.

Alien : Awakening

Oui je sais, il est un peu tôt pour faire des plans sur la comète, mais étant assez fan des premiers films de la nouvelle saga (au risque de m’attirer les foudres de pas mal de monde), mais également de l’ancienne, c’est toujours avec plaisir que je me penche sur les articles de presse mentionnant la sortie du prochain film Alien, celui-ci supposément appelé Alien : Awakening.

La saga Alien a eu droit à de nombreux rebondissements, que cela soit pour la saga du prologue dont nous allons parler aujourd’hui, mais également vis-à-vis de la suite de la série de films originaux, dont Alien 5, qui n’est décidément pas près de sortir. Pour palier le manque, Prometheus est ainsi sorti en 2012 et nous a laissé pendant 5 années avec des questions sans réponse, jusqu’à la sortie d’Alien : Covenant l’an dernier. Comme je le disais, il est donc un peu tôt pour échafauder des hypothèses sur la suite, juste l’occasion de faire le point sur ce qui se dit ici ou là. Concernant Covenant, je me dois de vous mettre ci-dessous la très bonne vidéo de Durendal sur le film, dans sa section PJREVAT. J’ai beau apprécier énormément Prometheus et Covenant et peux les regarder sans me lasser, je sais que Durendal a raison sur les défauts des films et c’est toujours un bijou de réalisation et de critique :

Maintenant que les bases sont posées, qu’en est-il de la sortie du prochain Alien, hypothétiquement prévu pour 2019, même si je trouve cela bien court comme délai entre les deux derniers opus. Pour ceux qui veulent rester up to date concernant la série de films, je vous conseille le bien renseigné site de fan du même nom sur le sujet. D’après les dires de Ridley Scott fin 2015, Covenant était le premier film d’une nouvelle trilogie, tournée sur les origines des bestioles. Mais comme de bien entendu dans le monde du cinéma : sous réserve de bons résultats au box-office. Fox a donc décidé fin 2017 de mettre en hiatus le projet, suite aux « mauvais » scores de Covenant. Pas mauvais quand on les relativise, mais plutôt quand on les compare à ceux de Prometheus (moitié moins). La Fox étant en cours de rachat par The Walt Disney Company, rien n’est encore perdu, mais rien n’est encore gagné.

 Autant la suite est assez claire quand on voit la fin de Covenant, autant il paraît délicat de faire tenir deux autres films avant le début de la saga de base. En effet, à peine une vingtaine d’années séparent les deux bouts de l’histoire. De quoi creuser encore plus les incohérences qui ont déjà parsemé le récit. On parle même de liens de parenté à mettre en avant avec notre warrior Ellen Ripley. Le tournage devant à la base commencer en ce début d’année, il y a fort à parier que le planning ne sera pas respecté. Je n’attends rien avant 2020, voire 2021, mais je saurai vous en dire plus quand il y aura de quoi se mettre sous la dent. Pour le moment, évidemment aucun synopsis qui traîne, ni photo, mais si le projet est encore d’actualité, bien des choses devraient se décanter d’ici fin 2018 … Au moins, nous avons déjà le titre !