Deauville

News Décembre 2019

La décennie se finit à vitesse grand V et sachez que je continue de mettre à jour quasi quotidiennement la liste des reprises des séries TV US pour 2020, selon les informations disponibles.

Egalement, il reste encore quelques places pour le prochain concert de Paul McCartney à la Défense Arena, prévu pour mai prochain.

Côté cinéma, il reste encore quelques blockbusters attendus pour la fin d’année et j’essaierai de faire un bilan condensé de ma propre année au cinéma, sachant que j’y suis pour le moment allée 90 fois tout pile ! Je ne pense pas atteindre la centaine d’ici la fin du mois mais mon pass illimité a bien été rentabilisé. Après, j’y vais surtout pour voir des films qui me plaisent, plus que pour songer à le rentabiliser avant tout. Les dates pour le prochain festival de Deauville sont d’ailleurs déjà annoncées : il aura lieu du vendredi 4 au dimanche 13 septembre 2020 !

Pour la lecture cela reste difficile à compter, malgré mes mises à jour Sens Critique (si quelqu’un sait s’il est possible d’extraire les notations d’une année en particulier, qu’il se manifeste !), mais d’après mes calculs et mises à jour, j’ai compté au moins 45 livres lus en 2019. Avec toujours une prédilection pour Louise Penny, Maxime Chattam, Thilliez, Läckberg, Robert Goddard, ou encore Jacques Expert, dont j’ai dévoré en quelques mois toutes les œuvres.

Suite à l’achat (enfin !) d’un nouvel ordinateur, mon temps libre est en ce moment pas mal focalisé sur les jeux vidéo je me dois de l’avouer. Notamment via les jeux d’horreur, dont Blair Witch qui a eu son propre article, ou encore Layers of Fear qui s’est révélé être une belle découverte. J’attends toutefois de tester le second pour faire un retour global sur les deux opus.

Encore beaucoup prise par le travail en ce moment et ayant surtout très peu envie de réfléchir une fois à la maison, je souhaitais toutefois passer donner des brèves nouvelles, autant pour vous donner signe de vie que pour continuer à vous tenir informés des mises à jour culturelles !

Forum F&C – Femmes & Challenges [Deauville]

Pour la première fois cette année a eu lieu hier à Deauville le Forum F&C (Femmes & Challenges), au CID. Se rapprochant sensiblement de l’événement proposé par les Conquérantes lors de la journée du 8 mars, le forum a permis échanges, conférences, mentoring / coaching et également de belles rencontres.

Comme pour la journée des droits des femmes, l’entrée était gratuite ; excepté pour l’afterwork et le cocktail en fin de journée, au plus près des invités prestigieux. J’ai surtout assisté aux workshops, notamment celui dédié à l’argent et comment en parler (bah oui, je suis une femme, j’adore l’argent). Justement, si je me considère comme une femme, j’apprécie que soit organisé ce type d’événement. Mais si, comme 95% du temps, je me considère comme un être humain tout bêtement, sans aucunement penser à mon genre, je trouve qu’il peut être dangereux de cibler une moitié de la population au détriment de la seconde, et grosso modo en l’excluant. Si un forum uniquement pour hommes se faisait, je ne doute pas une seule seconde que beaucoup de SJW viennent montrer les crocs. Attention donc aux généralités dans le discours des intervenantes et au fait de séparer comme cela les différents genres.

Cela mis à part, la réception est toujours au top (avec son lot de cadeaux à l’entrée), bien qu’il y ait moins d’activités proposées que lors de journées plus généralistes. Ce forum étant véritablement dédié au business, il sert avant tout à développer le réseau plus qu’à véritablement se promener dans les allées au gré des animations. C’était indéniablement un bel événement, qui a eu un joli succès, avec près de 700 participants pour cette toute première édition.

Deauville Film Festival : 14 septembre 2019 [Bilan]

On redescend doucement sur terre après une semaine de films quasi non-stop. Juste un film pour moi aujourd’hui avant de découvrir le verdict du jury. Mes préférés pour cette édition 2019 sont Swallow, Judy And Punch et The Peanut Butter Falcon (oui, j’aime le cynisme). A savoir que le film que j’ai le plus aimé de ceux que j’ai vus cette semaine reste American Skin, mais il est hors-compétition et ne remportera pas de prix ici hélas. Rendez-vous donc ce soir pour la cérémonie du palmarès et la remise du prix de cette édition, et demain pour la remise du prix du public. Je touche un petit mot du film vu ce jour, avant de revenir plus en détails sur Deauville 2019.

The Hummingbird Project

Porté par un duo aux opposés mais néanmoins assorti (Jesse Eisenberg et Alexander Skarsgård), le film est original dans son synopsis (la construction d’un énorme tunnel entre le Kansas et New York, contenant une fibre optique plus rapide et permettant des bénéfices conséquents sur les actions en bourse). Le stress subi par les deux personnages se transmet bien et quelques notions de maths fi permettent de comprendre le sujet traité. Un film pas mal, qui n’a pour autant rien de bien particulier pour se distinguer.

J’abordais cette semaine la question de faire ou non le grand chelem des films en compétition. Le prix du public est assez bien fait pour palier le fait que tout le monde n’aille pas voir tous les films en compet’ : manque de temps, préférences autres (boudiou que je voulais voir Mars Attacks), manque d’argent (le pass festival en entier a tout de même un coût), ou encore juste pas envie ou autre chose à faire. Il faut dire que les films en compétition occupent toute la journée car ils sont diffusés à 11h et 14h. Difficile d’aller faire des excursions dans le coin avec une grande partie de la journée mangée. Ce qui explique que je ne sois allée voir « que » 12 films sur les 14 (20 au global si l’on comprend les avant-premières hors compétition).

J’ai donc bien réfléchi et je me suis dit que cela n’aurait absolument aucune influence dans le milieu de la critique ciné si je n’allais pas voir tous les films. Rentabiliser le pass n’est pas la question car je vais de toute façon au cinéma à Paris en mode illimité. J’en suis venue à me demander ce qui me plaisait tant dans le fait de participer à ce festival. C’est un tout. Seule pendant les dix jours, j’ai pourtant parlé des films vus avec beaucoup de personnes, certaines que j’ai même recroisées plusieurs fois. Je me suis coupée de ma vie de tous les jours, j’ai pris mon temps, j’ai visité les environs, j’ai profité des restaurants et, même quand je n’appréciais pas le film que j’étais en train de voir, j’appréciais d’être là où j’étais.

Je vais donc reprendre ma vie normale (je vais juste bruncher au Morny’s demain matin avant de finir par la séance d’Angry Birds 2 – y’a que ça qu’il me reste à voir demain matin !) et rentrer sur Paris. Je vous donne rendez-vous prochainement, avec normalement un article foodie sur Berlin, un article « pourquoi » sur lequel je suis penchée depuis plusieurs mois, pourquoi pas un article sur Calvados Expérience et assurément un article sur mon aventure chez FlyView Paris.

Deauville Film Festival : 13 septembre 2019

J’avais prévu de voir 4 films aujourd’hui et finalement je n’en ai vus que 3. Plus par flemme et volonté de profiter d’une soirée peinarde, je plaide coupable, je ne verrai pas Seberg ce soir.

Skin

J’ai finalement rattrapé mon retard ce matin au cinéma du Casino, que je fréquentais également pour la première fois. Je suis désolée mais je n’aime pas ce genre de salles, inclinée en hauteur en direction de l’écran. Cela mis à part elle reste très belle, classieuse avec ses draps rouges, ses lustres et …. mais qui a eu l’idée de mettre des bandes métalliques le long des murs où la lumière de l’écran s’y reflète ?! Perturbant au début, j’ai trouvé que cela donnait parfois du relief, donc pourquoi pas.

Troisième film inspiré d’une histoire vraie que je vois pendant le festival, Skin nous entraîne dans un autre fléau américain : la suprématie de la race blanche. C’est également le second film (l’autre étant The Peanut Butter Falcon) que je vois être distribué par The Jokers et DIRE (distributeur indépendant). Le film nous montre un groupe de skinheads mais vu de l’intérieur, et surtout de la difficulté de s’en sortir et de faire marche arrière. Car eux voient plutôt cela comme retourner sa veste. On voit la discipline et l’obéissance prônées comme à l’armée, mais avant tout la volonté de quitter le mouvement, perçu comme une secte.

Carré dans sa réalisation, cherchant une volonté de montrer la vie telle qu’elle est sans effet de style, le film n’a aucun but artistique mais laisse passer beaucoup de sentiments. C’est un film fort, qui m’a laissée neutre sur bien des points, mais qui a le mérite de mettre en avant les associations qui cherchent à stopper ce mouvement.

The Lighthouse

C’était le film que j’attendais le plus et que je souhaitais voir depuis longtemps. Hé bien je ne m’attendais pas du tout à ça. Par « ça », je veux dire tout en noir et blanc et en 4/3. C’est un parti pris osé mais ça tient la route. Fort heureusement l’éclairage est maîtrisé et, comme pour The Wolf Hour, pas besoin de beaucoup d’acteurs pour faire tenir un film. C’est bien simple (à part l’apparition furtive d’une troisième personnage), vous n’y verrez que Willem Dafoe et Robert Pattinson. Je retiens avant tout de ce film non pas la fin que je n’ai pas tout à fait comprise, mais l’utilisation des sons, surtout des aigus et des basses, jusqu’à saturation par moments, cherchant je pense à nous faire penser à des ultrasons. J’ai du mal à avoir un réel avis à chaud sur ce film, il ne m’a pas forcément déçue et j’en ai compris le message principal mais la fin m’a laissée sur …ma faim.

Greener Grass

Film que je suis allée voir sur un coup de tête, parce qu’il me fallait rire un peu. Vu une demi-heure après The Lighthouse, c’est le grand écart. Les couleurs déjà, comme dans un cartoon ou une vieille sitcom. La musique et les petits jingles également, ainsi que l’humour global du film, qui m’a fait penser à Benny Hill.

Les deux réalisatrices nous ont expliqué que ce film était une satyre des banlieues américaines aisées, et il faut dire que c’est réussi. On se croirait à Barbieland, avec les gens qui conduisent des caddies de golf et donnent leurs enfants à leur voisine quand ils n’en veulent plus. C’est surréaliste, c’est cynique, mais il faut dire que cela fait du bien.

Les films prévus pour ce weekend sont avant tout des rattrapages des films en compétition, que j’ai déjà vus, donc je pense que je vais en profiter pour me balader aux alentours et peut-être voir un ou deux films que j’ai déjà cochés dans mon petit carnet. Je ferai une brève liste de mes films préférés de ce festival avant la décision du jury !

Deauville Film Festival : 12 septembre 2019

Journée calme ce jeudi avec « seulement » deux films vus, et un seul en compétition sur les deux projetés. Je ne ferai donc pas un « grand chelem » des films recherchant un prix. Je me suis véritablement posé cette question hier soir de voir ou non tous les films en compétition, même s’ils ne m’intéressaient pas forcément et j’en reparlerai dimanche lors de mon article de clôture. Aujourd’hui donc deux films (et une escapade à Pont-L’Évêque pour visiter Calvados Expérience car je suis en train d’exploser mon quota d’écran) :

Judy And Punch

C’est incroyable à quel point ce festival a au jour le jour bouleversé tout le planning que je m’étais fait avant d’arriver. Par exemple, pour ce matin j’avais prévu d’aller voir Memory : The Origins of Alien (documentaire making-off sur le premier film Alien) à 9h au Morny, puis enchaîner dans la même salle avec Sils Maria. Le temps brumeux a eu raison de Memory et j’ai finalement décidé d’aller voir Judy And Punch car The Climb (le second film en compet’ aujourd’hui) ne m’intéressait pas du tout mais je voulais en voir au moins un, et je ne regrette pas du tout mon choix !

Nous sommes plongés dans un tout autre temps et un tout autre lieu : une campagne au temps de la sorcellerie. Mais sans que cela ne soit traité sous l’angle de l’horreur. Pour autant, on sent beaucoup de modernité, notamment dans les musiques utilisées, et ça dès le générique d’ouverture. La bande son étant dans son ensemble très bonne. Une bonne touche d’humour est également apportée, même dans les moments qui le suggèrent le moins. La mort d’un personnage a dans le même temps terrifié et fait rire le public (moi y compris), et ce n’est pas souvent qu’on ne sache pas quoi éprouver devant une scène. Mêlant croyances populaires, possible rédemption, vengeance et alcoolisme, Judy And Punch est une réussite, qui parvient à nous emmener dans une autre époque et à nous divertir.

JT Leroy

Je ne connaissais pas du tout l’histoire vraie dont est issu ce film. Mais cela me permettait de voir Kristen Stewart en attendant la séance de Seberg que j’ai programmée pour demain. Le résumé de wiki (je suis désolée mais je n’ai pas le courage aujourd’hui) : Dans les années 1990, Laura Albert, une femme écrivain, se fait passer pour un transgenre nommé JT LeRoy (Jeremiah « Terminator » LeRoy). En public, JT LeRoy est « joué » par son amie Savannah Knoop jusque dans les années 2000, pour duper le monde des célébrités, de la mode et des lettres. Mais le canular sera démasqué par le New York Times. Le film est par moments un peu longuet et se déroule plutôt dans les années 2000. Je l’ai trouvé lent car ce qu’on recherche aussi c’est voir la supercherie tomber, et finalement ce n’est que très peu abordé. Nous suivons plutôt l’engrenage et l’escalade de mensonges qui lient les personnages principaux, en grande partie féminins. En tant que frenchy j’ai été contente de voir que les personnages secondaires présents lors des passages en France étaient de vrais français, parlant un vrai français, ce qui n’est pas si fréquent dans les films US. Ce film est vite oubliable mais c’était pas mal de voir Kristen filer un bécot à Diane Kruger.

Mes projets pour demain s’ils ne changent pas d’ici là ? Skin pour rattraper mon retard, The LightHouse parce que ça fait bien longtemps que j’ai envie de le voir et Seberg.

Deauville Film Festival : 11 septembre 2019

Retour tout d’abord sur ma séance d’hier soir. Bien qu’ayant ma propriété à cinq minutes à pied du cinéma Le Morny, c’était la toute première fois que j’assistais à une séance ici. Il faut dire que ma carte UGC Illimité me pousser à aller au cinéma plutôt en Ile-de-France. J’ai trouvé la salle toute mimi. Il y avait même des fauteuils individuels, trop choupi. Et comme au CID, de la place pour mes jambes de géante ! Je n’ai pas réussi à trouver la capacité de la salle, mais elle était à vue de nez remplie à 98%, pour voir :

Waiting for the Barbarians

On sent dans ce film la grosse production américaine (décors, costumes, acteurs), et ce n’était pas pour me déplaire, après les précédents que je venais de voir. Attention, NE LISEZ PAS LE SYNOPSIS DE WIKIPEDIA car il résume en quelques lignes l’intrigue d’à peu près 1h20 du film sur 1h52. Vous me direz, si un film peut être résumé en quelques lignes c’est qu’il est bien pauvre. Que nenni. Il n’y a pas que le final qui importe, loin de là, mais tout le déroulement et les péripéties qui amènent à cette fin, je ne vous apprends rien. On va dire que ce film nous raconte l’histoire d’un campement britannique en plein désert, qui vit en paix avec le peuple nomade qui est établi dans les contrées (les barbares). Mais les agissements d’un colonel arrivé sur le camp va mettre à mal l’accord tacite de non agression entre les deux camps. Jusqu’à nous faire nous demander qui sont réellement les barbares de l’histoire.

J’ai beaucoup aimé ce film. Les jeux d’ombres et de lumières sont omniprésents, les couleurs chaudes nous emportent véritablement dans ce désert (la photographie au global est magnifique) et les personnages peu nombreux, mais avec des personnalités bien marquées, ont fait que je n’ai pas vu passer le temps. Les quelques plans larges sur les paysages sont superbes, mais utilisés avec parcimonie et Robert Pattinson est vraiment toujours aussi pâle !

Pas de temps pour cette nouvelle journée, où je me suis programmée 4 films !

The Peanut Butter Falcon

Avec Zack Gottsagen (acteur atteint du syndrome de Down qui connaissait les réalisateurs depuis plusieurs années et qui lui ont écrit spécialement ce film pour qu’il joue dans son premier long-métrage), Shia LaBeouf et Dakota Johnson, ce film est une réussite et est pour moi le deuxième coup de coeur que j’ai eu pendant ce festival jusqu’alors. Empli de joie de vivre, le film montre qu’on peut tout aussi bien traiter d’un sujet grave avec légèreté, à travers une quête initiatique. Le trio d’acteur est au poil et semble avoir pris plaisir à jouer. Certains passages sont véritablement comiques (filer un coup de poing à un gosse malpoli, c’est quelque chose qu’on ne voit que trop rarement dans les films !), voire même carrément surréalistes mais rentrent parfaitement dans le cadre établi par le film.

Je suis vraiment contente de cette bonne surprise car je ne sais pas si je serai allée le voir hors du festival. Le public était très réactif et cela faisait également plaisir à voir. Que cela m’a fait du bien de rire un peu après tout le carcan américain des banlieues glauques et ennuyeuses vues dans les précédents films, et je ne dois pas être la seule à penser cela car les applaudissements à la fin de la projection ont duré plus longtemps que la plupart des autres films.

Watch List

Deuxième public au monde à pouvoir visionner ce film, nous assistons à l’enquête d’une mère de famille aux Philippines face au meurtre inexpliqué et gratuit de son mari, découvert avec de la drogue sur lui alors qu’il n’en connaissait et n’en vendait plus. Dur, dès les premières paroles, le film est une production philipino-américaine (ou l’inverse) qui nous donne donc une vision différente de celle mise en avant par les autres films présentés. Ouf, pas de banlieue américaine ici. J’ai pris beaucoup de notes sur l’histoire en elle-même (que je ne souhaite pourtant pas vous spoiler) et peu sur mon avis.

Watch List m’a gênée car l’héroïne est entraînée dans un engrenage qui lui fait perdre de vue l’objectif premier du film : trouver l’assassin de son mari. Vient ensuite une seconde quête qui prend le pas mais le personnage principal ne semble pas se rendre compte de l’évidence et est assez naïve sur certains aspects. La vision du monde tel qu’il est décrit est stupéfiant et a du demander un énorme travail de réalisation mais je n’ai pas été conquise par la façon dont a été menée l’histoire.

Charlie Says

J’avais hâte de voir ce film car je suis assez calée sur les tueurs célèbres, dont Charles Manson. A savoir que ce long-métrage se focalise sur trois des disciples de Manson, alors emprisonnées à vie, qui vont revenir sur cette époque charnière et peut-être, en tirer des enseignements. Boudiou que j’ai trouvé que ce film était lent. J’ai pris plaisir à retrouver deux actrices que j’apprécie beaucoup (dont Merritt Wever), mais à part cela je n’en ai pas retenu grand chose. C’est peut-être en raison du sujet que je connaissais déjà de bout en bout et qui ne m’a pas semblé apporter quelque chose de novateur. Les images sont sans grande prétention et je ne suis pas particulièrement ravie du choix de l’acteur pour incarner « Charlie ». Bref un bof.

American Skin

J’ai fini cette journée chargée en beauté par American Skin, qui me titillait beaucoup depuis que je savais qu’il avait eu droit à une standing ovation de plus d’un quart d’heure lors de sa diffusion au CID l’avant-veille. Et quelle claque. J’ai pris deux pages complètes de notes tellement tout me semblait intéressant à noter.

Tout commence par un contrôle de police dans une banlieue américaine (oui, encore), qui va déraper. Un homme et son fils sont contrôlés et ce dernier est tué par un des policiers. S’en suit un procès où il est déclaré non coupable et une volonté du père de faire justice soi-même en prenant en otage un commissariat, peu importe qui se trouve dedans. J’ai trouvé que créer un climat anxiogène en mélangeant policiers, taulards, civils terrorisés et père à soif de vengeance était une idée de génie. Le tout saupoudré de dialogues et de réflexions pertinentes sur les bavures policières (ce qui n’est pas sans faire écho au cas de Steve en France), le conflit racial, ou encore la place de chacun dans la société. De bons arguments sont en plus portés par les deux camps, ce qui est appréciable et montre une volonté de ne pas prendre partie dans une certaine mesure, quand l’heure n’est pas à pointer du doigt le coupable. Il y a tant à dire sur ce film (l’aspect documentaire travaillé, les acteurs sublimes, la dynamique du montage, la violence de l’altercation policière, etc.) que je résumerais en disant qu’il était haletant jusqu’à la dernière scène et que c’est bien la première fois que j’utilise ce terme depuis le début du festival. Je vous invite véritablement à aller voir ce bijou dès qu’il sera disponible en salles.

Fiou, j’espère avoir un peu plus de temps libre demain car depuis quelques jours c’est vraiment du sport !