Mois: novembre 2010

Best month evaaa

Best month ever car (oui, j’aime les stats) ce mois a référencé le plus de visites sur mon blog à ce jour, même si je me serais bien passée de quelques unes de ces visites d’un jour.

Après avoir hésité pendant bien des jours concernant la fermeture de ce blog, j’opte simplement pour une « fermeture partielle » pendant laquelle je n’écrirai plus pendant un bout de temps. Le temps de mettre sur pause, de tout mettre sur pause. Je voulais supprimer ce blog qui ne m’apporte ni plus ni moins que des ennuis. Censé être là pour me défouler il me procure encore plus de problèmes qu’avant écriture. Mais je ne voulais pas le supprimer définitivement, de peur de le regretter, d’effacer plusieurs années sur un coup de tête, sur un coup de blues. Alors j’ai pensé que j’allais le laisser tel quel mais sans plus jamais m’en occuper. Tout en sachant pertinemment que j’allais craquer un jour et recommencer comme si de rien n’était. C’est pour ce cas que je vais opter, tout en vous prévenant. Oui toi qui viens par le biais des mises à jour Facebook, il n’y en aura plus pendant un certain temps non déterminé. Oui toi qui viens grâce aux flux RSS de mon blog, ils ne te serviront désormais plus à rien. Ou enfin toi qui viens en tapant « Sacriledge » sur Google, et je t’en remercie car je sais que tu me cherches moi et moi seule et ne tombes pas sur mon blog par le biais de mots-clés aléatoires, tu tomberas pendant plusieurs semaines sur ce dernier article des plus déprimants. Pour ce qui est de mes articles sur le dernier live de Depeche Mode, le nouvel album de Mylène Farmer et le concert (à venir) de Lady Gaga, ils arriveront, mais pas tout de suite.

Arrêter ce blog m’est venu comme une illumination. Même si me stopper d’écrire ne cessera pas tous mes soucis, il m’en ôtera au moins un. Une illumination aussi évidente que de se savoir la fille la plus intelligente quand je rentre dans un magasin Jennifer. Aussi rassurante qu’une fille enceinte qui ne sait même pas qui est le père. Et aussi moqueuse que de voir un homme dans la rue portant des sacs Zara pleins de nouvelles fringues. Je compare maintenant ce blog à un tronc d’arbre pourri de l’intérieur. Qui s’érode et s’émiette au fil du temps. N’a-t-il eu plus de force une fois pourri ou s’est-il pourri une fois que ses forces l’eurent abandonné ?

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Fille joyeuse, neurasthénique, anxieuse, salope, rieuse, égoïste, mature mais aussi immature, aimable, détestable, dépressive, sympathique. Chacun choisira parmi cette liste les adjectifs me correspondant le plus. Et je serai la seule à savoir qu’il n’y en a aucun à rayer. Il n’y a rien de plus dur au monde que de se forcer à trouver le bonheur, à chercher d’être heureux dans la vie. A part peut-être l’avoir trouvé et le perdre dans la foulée. Et plutôt que de réussir dans la vie, réussir sa vie. Se forger un caractère, une éthique, une volonté et une motivation au-dessus de toute épreuve. Tout sauf se voir comme une trainée qui fornique dans les églises ou taille des bouffardes dans les salles de cinéma. Avoir un bel avenir, surtout quand le passé vous ferait ravaler votre fierté. Se dire qu’on peut avoir droit au bonheur de temps en temps, encore mieux si c’est un temps durable, même si tout vous pousse à croire le contraire. Même si tout vous indique qu’ils ne sont pas faits pour vous, ces nuages roses où flotte naturellement la moitié du monde. Pendant que l’autre moitié se gorge de dérivés médicamenteux ou autres substances plus ou moins illégales pour avoir un bout de ce nuage et planer avec le reste de la planète. De manière plus illusoire certes, mais planer tout de même. Parce que j’en ai marre de prendre mes médicaments tous les jours tout en essayant de me convaincre que je ne suis pas malade, que je ne l’ai jamais été et ne le serai jamais plus. De me convaincre, assez facilement, que la dépression et la mélancolie journalière ne sont pas des maladies que l’on soigne avec des séances de psy d’une demi-heure à 50 euros, pas plus avec des pilules qui ne parviennent même pas à entrainer un quelconque effet placebo. Que l’anéantissement de soi provient d’années d’échecs, de mise en abîme de sa personne au profit des autres, dans le but de se découvrir heureux et capable de le supporter. Beaucoup m’ont dit qu’être égoïste permettait d’éviter la souffrance. Non. Etre égoïste c’est vouloir une multitude de choses, et les vouloir pour soi. Ce qui n’empêche pas le moins du monde d’en baver quand les recherches se veulent infructueuses.

La vie n’est pas une partie de plaisir mais il faut se savoir à même de jouer le jeu. Parce que c’est ça aussi, la vie. Parce que rire le jour durant est aussi éreintant que de se réveiller en larmes en pensant à la journée qui s’annonce. Où il faudra assumer ses responsabilités, se dresser une bonne mine, rire et sourire, regarder dans les yeux – ou du moins côtoyer a minima – quelqu’un que vous désirez par-dessus tout (et qui le sait pertinemment) en n’en laissant rien paraître, être à l’écoute, donner des conseils, rester aimable sous toutes circonstances alors que les conseils qu’on tente de se prodiguer à soi-même sont tout sauf applicables, tout sauf désirables, tout sauf réalisables.

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Parce qu’un jour la vie nous fera dépasser nos rêves les plus fous, nos envies les plus tenaces et nous donnera, en récompense des périodes de vaches maigres, une saine et belle raison de se lever le matin, je continuerai de me lever le matin.

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Rats des villes, rats des champs

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La campagne, l’automne, c’est se réfugier au coin de la cheminée dès que la nuit tombe. Regarder les flammes danser derrière la vitre légèrement teintée de suie, un livre à la main et les doigts de pied s’enfouissant délicatement dans les poils épais du tapis s’imbibant de la chaleur ambiante.

Cette description répondant aux clichés les plus répandus concernant les maisons de campagne n’est pas fausse mais pas tout à fait exacte non plus car incomplète au possible. Outre la poussée de champignons tant attendue à cette saison, la saison de la chasse battant son plein et les piqures de châtaignes qui meurtrissent sournoisement le bout des doigts, tout n’est pas aussi rêveur qu’il n’y parait. Outre les blessures déchirant les mains, le froid présent n’est pas là pour arranger tout cela, bien au contraire. Après avoir attendu plusieurs heures que la cheminée daigne réchauffer la maison, on peut enfin quitter son polaire et ses gants. L’eau n’est pas plus chaude quand on pénètre à l’intérieur de la maison, après n’y avoir pas mis les pieds pendant quelques semaines. Pas de connexion internet évidemment, auquel s’ajoute même une rupture des câbles téléphoniques une fois l’an, du à une énième chute d’arbre sur lesdits câbles. En outre, pas d’activités ou sorties nocturnes à prévoir avec le voisinage, dont la moyenne d’âge tourne en général autour des 70 ans.

Je ne fais pas non plus l’apologie de la ville, qui a elle aussi bien des inconvénients. Le tout est de faire chaque chose en son temps et choisir la saison qui sera la plus propice au lieu choisi, pour profiter des petits bonheurs présents dans chacun de ces endroits, tout simplement. Eurk, qu’est-ce que c’est niais.

Saw 3D [No Spoil]

Autant je vois beaucoup de films, autant je ne les commente pas tous, et heureusement. Mais il est des films qui me marquent plus que d’autres. Il est aussi des films qui frappent (ou du moins tentent de le faire), que ce soit par des points négatifs ou positifs. La 3D – révolution des temps modernes où les lunettes sophistiquées des UGC / MK2 ne ressemblent plus à celles dignes du Futuroscope ou de Chérie j’ai rétréci les gosses (semblables elles aussi aux lunettes vendues en 1999 pour pouvoir admirer l’éclipse solaire), se glisse partout, surtout là où on l’attend le moins. Pour les films d’action (Avatar, Resident Evil), je dis oui. Pour les films d’épouvante où la frayeur est (plus ou moins) importante (Piranha 3D), je dis encore oui. Pour les films d’animation bien foutus où le scénario commence à s’essouffler (Shrek, Toy Story), je dis une dernière fois oui. Hélas, mille fois hélas, pour les films où le gore prédomine et où le sang remplace l’action et le frisson, je reste sur ma réserve.

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Dans Saw 3D (le septième, dernier du nom – et encore, vu la fin il serait tout à fait probable d’en faire une autre septologie), la 3D est là, mais complètement inexistence. A part quelques gouttes de sang dans le générique de début et quelques lambeaux de chair virevoltant lors de séquences assez sanglantes, point de révolution dans l’univers de la 3D et du film d’horreur. On pourrait se dire que la 3D n’est pas assez exploitée, qu’elle est parfois difficilement visible ou qu’elle se fait discrète pour ne pas donner mal à la tête. Que nenni. Elle n’est simplement pas utilisée, ou en tout cas, pas à bon escient. Mais comment utiliser efficacement la 3D dans un film où tout n’est que sang, membres arrachés (ou coupés, ou brûlés, cassés, broyés… la liste est longue) ? On ne peut tout simplement pas l’utiliser dans ce genre de films, là où Piranha avait pourtant réussi le pari de rendre la 3D intéressante, et utile. Une vraie déception donc, pour ce qui est du côté visuel du film.

Cela mis à part, on retrouve dans le film quelques incohérences (graver des numéros sur les dents d’un homme endormi passe encore, mais le faire sur les racines desdites dents, je reste ébahie), du sang parfois rose et quelques divagations. Si vous avez vu au moins un, voire plusieurs Saw, vous avez sans doute remarqué la complexité des pièges mis en place et l’énorme vidéosurveillance omniprésente dans les parcours construits par Jigsaw ? Cela me fait bien penser à la dernière saison de Dexter (pour l’exemple le plus frappant – diffusée actuellement aux Etats-Unis), où ce dernier investit apparemment des sommes de moins en moins négligeables d’argent (comme le fait de louer une suite dans un hôtel huppé pour pouvoir en faire une chambre mortuaire), exactement comme Jigsaw. Mais boudiou, que ce soit Jigsaw ou ses disciples qui fassent ce genre de pièges, ils ont vraiment de l’argent à foison. Entre les multiples caméras de surveillance, les écrans par dizaines et les machines de torture demandant sans doute 10 années de recherche et développement, les frais doivent commencer à chiffrer. Oui, je sais, je m’attache aux détails (et je ne compte même pas le budget des chemises déchirées au fil des saisons par Clark Kent).

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Saw 7 reste un bon film mais il ne représente clairement aucun intérêt à être vu en 3D. Et puis au bout de sept films, il était aussi temps de s’arrêter (hein ? qui a parlé d’Harry Potter ?). Comme on le dit bien souvent, le mieux est l’ennemi du bien.

Je suis calme, comme toujours

Hier, c’était la journée de merde comme on n’en fait plus.

Vous savez, le type de journée où rien ne se passe comme prévu. Où vous vous réveillez une demi-heure avant que votre réveil ne sonne sans pouvoir vous rendormir ensuite. Où votre journée de travail se résumera aux horaires suivants : 8h30/20h15. Où vous vous renverserez du thé brûlant sur la main avant même d’arriver en salle de cours. Où tout ce que vous aviez prévu de faire ou dire passe à la trappe et où l’énervement vous guette de plus en plus. Ces jours où vous prenez cafés sur chocolats sur cafés pour tenir la journée entière, tout en oubliant de manger par la même occasion. Où vous ne savez pas où donner de la tête et où votre main va souvent plonger dans votre sac pour choisir au choix, sédatifs, calmants et magnésium. Où vous vous disiez la veille qu’il était temps d’arrêter de fumer mais qu’au final, non, ce jour là, ce n’est vraiment pas possible. Où vous vous mettez à tempêter contre des personnes n’y étant pour rien dans votre humeur du jour, tout en prenant les coupables avec un peu plus de pincettes. Ces jours où même l’horoscope du 20 Minutes semble se foutre de votre gueule et où votre ordinateur portable ne reconnait plus aucun point wifi pendant tout un après-midi. Ces jours où vous pensez en vous levant qu’il va vous arriver quelque chose de bien, que vous allez faire changer des choses dans votre vie et que vous ne pensez plus qu’à revenir 24 heures auparavant une fois sur le point de vous endormir.

Pour résumer, le nouveau clip de Mylène Farmer est décevant, Buried est décevant (je déteste illico toutes les personnes me l’ayant conseillé – bon ok pour l’originalité je lui ai tout de même mis 6/10 sur IMDB, je suis trop gentille) et le mois de décembre promet lui aussi d’être décevant. Plus que quelques jours avant les marchés de Noël, les vins chauds, les gaufres au sucre glace, les pains d’épice et les sandwiches fromage à raclette chaud / jambon corse. Hmm. Et je veux de la neige, vite, sinon je m’énerve !

Les Rois de la Suède

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Mars 2010, je vais assister au concert des Fatals Picards sur l’esplanade de la Défense à l’occasion du festival Chorus. Je regarde mon billet, en première partie Marcel et son Orchestre et un autre groupe qui ne me dit fichtre rien : les Rois de la Suède. Composés d’Yvan (membre fondateur des Fatals Picards, tiens donc), Monsieur Poulpe (connu pour la série NerdZ sur Nolife TV ; Poulpe je t’aime et je récite des prières chaque soir devant ton autographe – enfin, je pourrais le faire si je le voulais) et de François Nguyen, membre du groupe Elista, les Rois de la Suède se décrivent eux-mêmes comme musicalement « à mi-chemin entre les Beastie Boys et une fanfare municipale sous LSD ». Ça a le mérite d’annoncer la couleur. Quelle ne fut pas ma surprise donc, en découvrant ce tout nouveau groupe charismatique avec des chansons composées d’humour farfelu, de thématiques graves et de mélodies entraînantes.

Tout d’abord, ne prenez pas au sérieux les Rois de la Suède. Pourquoi les « Rois de la Suède » ? Tout le monde l’ignore, eux les premiers.

Leur premier album, intitulé très sobrement « Best-of Volume 1 », est un mélange de chansons tout ce qu’il y a de plus (ou moins) normal et de petits sketches narrant les aventures du très attachant roi de la Suède. Généralement peu friande des chansons engagées politiquement (alors que je continue de voir en concert Tryo, Didier Super ou Dionysos), celles de l’album s’écoutent le plus simplement du monde. Ce n’est donc pas une surprise d’entendre Didier Super et Didier Wampas (entre autres), participer à une chanson qui porte très bien son nom « Les chanteurs qui dérangent ». S’ajoutent à cela des pistes non sans rappeler parfois de précédents artistes : TTC pour T’es belle ou les Fatals Picards pour Impressionnants et des blagues dont Pérusse pourrait se vanter, les jeux de mots en moins. Ce détail mis à part, les Rois de la Suède ont bien leur musique à eux avec leurs sons à eux, même si au final aucune chanson de leur album ne ressemble à une autre (et sur 27 morceaux ce n’est pas rien).

Une très bonne découverte donc à tel point que je suis allée les voir une deuxième fois le mois dernier et un best-of tellement réussi qu’on attend avec impatience le deuxième opus !

The Social Network

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Sorti il y a tout juste un mois (oui je sais, pour une fois j’ai pris mon temps vu que je suis allée le voir hier), The Social Network est mon coup de cœur de ces derniers mois. David Fincher (réalisateur de Seven et Fight Club pour les plus connus) parvient à nous captiver pendant deux bonnes heures sur le deuxième site le plus consulté au monde après Google : Facebook, le tout avec des acteurs en pleine ascension tels Jesse Eisenberg (Bienvenue à Zombieland, dont le deuxième est prévu pour 2011), Rooney Mara (attendue pour jouer Lisbeth Salander dans la saga Millénium remixée à la sauce américaine, avec là aussi Fincher en réalisateur), Andrew Garfield (Boy A) et … Justin Timberlake. Les dialogues sont de pures perles qui permettent d’allier ce genre de biopic à une vision totalement romancée, comme si l’on se voyait raconter une histoire qui découle sans faux pas (à part un léger anachronisme) ni temps mort. Tout semble impeccable, les acteurs au même titre que les décors et les actes en eux-mêmes, mais sans que cela ne soit dérangeant, sans que cette perfection ne soit trop clinquante. J’ai beau adorer le cinéma et me manger un nombre inconsidérable de films, je reste assez lamentable lorsqu’il s’agit d’en faire la critique, je vous dirais donc simplement d’aller voir le film si cela n’est pas encore fait.

Et pour ceux qui l’ont justement vu et se posent la question, la star de cinéma qui fut promue à Harvard la même année que Mark Zuckerberg n’est ni plus ni moins que Natalie Portman. A noter aussi qu’un seul acteur (Armie Hammer) donna son visage aux jumeaux Winklevoss, pourtant joués par deux personnes distinctes. Et puis Andrew Garfield est toujours aussi mignon que dans mes souvenirs, ce qui fait que je rechigne de moins en moins à le voir endosser le costume de Spiderman à la place de ce cher Tobey Maguire.

Gage: Mr. Zuckerberg, do I have your full attention?
Mark Zuckerberg: [stares out the window] No.
Gage: Do you think I deserve it?
Mark Zuckerberg: [looks at the lawyer] What?
Gage: Do you think I deserve your full attention?
Mark Zuckerberg: I had to swear an oath before we began this deposition, and I don’t want to perjure myself, so I have a legal obligation to say no.
Gage: Okay – no. You don’t think I deserve your attention.
Mark Zuckerberg: I think if your clients want to sit on my shoulders and call themselves tall, they have the right to give it a try – but there’s no requirement that I enjoy sitting here listening to people lie. You have part of my attention – you have the minimum amount. The rest of my attention is back at the offices of Facebook, where my colleagues and I are doing things that no one in this room, including and especially your clients, are intellectually or creatively capable of doing.
[pauses]
Mark Zuckerberg: Did I adequately answer your condescending question?

The Social Network