critique

Une Foodie au Relais Saint Jacques [Châteauroux]

Ce n’était pas la première fois que je m’arrêtais déjeuner au Relais Saint Jacques, mais c’était ma toute première occasion de tester le combo dîner / nuit / petit-déjeuner. Retour sur cette rapide escapade à Coings, à proximité de Châteauroux.

La qualité des plats servis au restaurant est indéniable. Changeant au gré des saisons, la carte nous propose des produits régionaux et gastronomiques, aussi bien dans des formules onéreuses que tout à fait abordables. Le service est des plus rapides, et quand je dis rapide, je ne plaisante pas. Ce serait peut-être le petit bémol que je signalerais, car j’avais l’impression de ne pas respirer entre chaque service. Etant également arrivée assez tôt dans le restaurant, les serveurs n’avaient pas encore pléthore de tables et étaient prêts à intervenir à chaque occasion, attendant patiemment à côté de ma table. Ce qui peut être un chouia stressant quand on dîne à deux mètres de trois, voire quatre serveurs au garde-à-vous. Cela mis à part, qui n’entache en rien les mets en eux-mêmes (et en vrai je ne saurais leur reprocher de ne pas nous faire attendre), le restaurant parvient à faire salle comble, malgré sa localisation hors centre-ville. J’ai pour ma part craqué, entre autres, pour le foie-gras (comme d’habitude) et le pavlova en dessert.

Les chambres bénéficient de plusieurs portes (couloir intérieur et extérieur), permettant d’y dormir au calme, bien qu’on ne puisse pas lire de vidéos depuis sa clé USB directement sur la télévision en raison de réglages effectués par l’hôtel. Oui je sais j’ai l’air de pinailler, je vous rassure je n’ai pas passé ma nuit à inspecter le matériel. Le petit-déjeuner servi était bien copieux, proposant toute sorte de nourriture en libre-service, dont des gâteaux faits maison, le tout comprenant mets salés comme sucrés.

Le Relais Saint Jacques est une belle adresse où vous serez très bien reçus, que cela soit pour un repas ou pour la nuit. A noter également la présence de plusieurs espaces de chargement pour les voitures électriques sur leur parking, télé-surveillé. Un très bon endroit pour faire une halte sur l’aller ou le retour des vacances, ou lors d’un weekend escapade dans la région.

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Un brunch chez Mariage Frères

En tant que pseudo parisienne (banlieusarde limitrophe) j’avais jusqu’à présent rempli une bonne partie des pré-requis liés à ma situation : visiter la Tour Eiffel en passant par les escaliers, visiter le Louvre, faire les manèges du jardin des Tuileries ou m’acheter des macarons chez Pierre Hermé en cas de petits creux, tout en flânant dans les friperies du Marais après un selfie avec un pigeon biset, quand je n’étais pas dans un bar de la rue Mouffetard. La liste pourrait encore être bien longue mais je viens seulement d’y ajouter le brunch chez Mariages Frères, comme quoi le marketing fonctionne bien, puisque j’en ai eu l’idée en visionnant la vidéo de Morgan VS avec Kemar. Hé ouais.

Après un rapide check des prix, j’étais le dimanche suivant le visionnage de la vidéo attablée dans l’enseigne Mariage Frères situé près de l’Hôtel de Ville à Paris, parmi leurs cinq implantations. Evidemment, si vous ne vous sentez pas à votre aise dans un lieu guindé, fuyez. Au contraire, si vous avez envie d’être chouchouté et de déguster des mets savoureux (déguster, au sens le plus vrai du terme), accourez.

Comme une image vaut son lot de mots, vous pouvez voir sur les photos que je me suis bien régalée. N’étant pas une forte connaisseuse en thés, j’ai pris une variété que je connaissais, mais en version deluxe. Mais si vous vous y connaissez, il y a de quoi faire et je pense pouvoir affirmer sans me tromper qu’elle en liste plusieurs centaines, à des prix très variés. Le contenu de la théière personnelle est en outre bien conséquente et servie dans les règles de l’art. Tout ce qui vous est proposé est d’ailleurs au thé, de la confiture au sel, de quoi profiter le plus possible des mets qu’on ne peut trouver ailleurs.

Proposant des victuailles salées et sucrées dans les formules brunches, le personnel vous proposera même si vous souhaitez prendre une pause entre les plats, preuve qu’il y a bien des lieux à Paris où on ne vous pousse pas vers la sortie pour utiliser votre table le plus vite possible pour le second service.

Je suis sortie de Mariage Frères repue et contente de cette découverte. Appréciant un bon brunch à chaque fois que je suis en voyage, c’est tout aussi bien de profiter de ceux au plus près de chez soi. Vous y passerez un bon moment hors de temps, où vous pourrez vous faire plaisir sans (trop) culpabiliser.

Une Foodie à Lille

Bizarrement je n’ai encore jamais parlé de Lille dans mes articles liées à la nourriture. Pourtant Lille j’y suis beaucoup allée, et je continue d’y aller à peu près toutes les deux semaines pour le travail. J’ai donc largement eu le temps de goûter gaufres à la vergoise, welsh et autre potjevleesch, même si je ne sais toujours pas comment prononcer ces plats comme il le faut.

Je ne vais cette fois pas vous faire une liste exhaustive de tous les restaurants et hôtels où j’ai pu me sustenter mais plutôt les trois que j’ai choisi de mettre en avant, facilement accessibles car dans le centre lillois.

L’Omnia

Premier véritable restaurant qui m’a permis de découvrir la gastronomie du Nord, L’Omnia se situe en plein coeur du centre-ville et attire grâce à son ambiance lounge. Pour profiter d’un plat seul ou avec des amis, le restaurant permet de déguster un apéritif en toute quiétude, avant de plonger dans le fromage et le gras, ce que j’ai fait en y dégustant le premier welsh de ma vie, c’était en 2017. Déjà, wesh, c’est quoi un welsh ? Vous prenez du pain pour tapisser le plat, vous ajoutez par dessus du cheddar fondu (genre beaucoup), avec du jambon, de la bière et en bonus pour surmonter le tout, un oeuf au plat. Vous mangez et après vous partez faire la sieste. Je cite ici l’Omnia avant tout pour les variétés que le restaurant met en avant ainsi que pour son décor, mais après avoir fait le tour des restaurants de la ville, je vous déconseille celui-ci pour découvrir le welsh. Après avoir payé l’addition, je n’avais en tête que d’arriver à mon hôtel pour m’allonger tellement j’avais le ventre lourd, ce que j’ai mis sur le dos du plat, car il faut dire qu’il était très copieux, que c’était ma première fois et que ça prend du temps à manger. Donc quand tu te retrouves avec du cheddar fondu qui durcit, c’est un peu comme finir son sandwich raclette dehors en plein hiver alors qu’il est tout refroidit : c’est limite indigeste mais comme c’est du fromage (et que je n’aime pas le gaspillage), bah on finit tout ! Et même en 2019 j’ai retrouvé les photos de mon exploit :

Le QG

Le welsh du QG m’a réconciliée avec ce plat, une année plus tard. J’ai compris que ce dernier, bien réalisé, n’était pas du tout lourd, ni indigeste. J’ai même eu l’audace de le commander lors d’un déjeuner, où une demi-journée de boulot m’attendait juste après, que je mange de la salade ou une fondue. Justement, c’est peut-être la salade qui a été mise en accompagnement de mon plat (et des frites, on ne rigole pas non plus), qui m’a sûrement aidé à passer de belles heures par la suite. A proximité de la gare Lille-Flandres, le QG propose une carte de spécialités typiques et tout un accompagnement de bières, pour des prix raisonnables. Dans une ambiance brasserie, on appréciera la rapidité du service et les produits proposés, bien digestes cette fois-ci.

 Le Moulin d’Or

J’ai souvent la fâcheuse tendance de m’accrocher aux spécialités que j’apprécie, mais il fallait tout de même que je sorte de ma zone de confort et j’ai donc choisi de commander une carbonade. Petit résumé de la situation : de la viande (pour ma part c’était de l’agneau) dans une sauce à la bière (d’après mes souvenirs). Comme la plupart des plats typiques, leur préparation dépend du lieu et on peut se retrouver avec pléthore de carbonade différentes. La mienne était un régal. Ayant une certaine habitude de la cuisine lilloise, je m’attendais à quelque chose de gras. Point du tout ! La cuisine du Moulin d’Or est raffinée, bien proportionnée et propose également des bières adaptées pour accompagner les plats.


Evidemment Lille ce n’est pas que cela, mais il serait difficile de vous faire la liste de tous les fromages et toutes les gaufres que vous pourrez déguster là-bas. Hormis les fromagers et producteurs locaux, je vous conseille également la grande surface d’Euralille, à proximité des gares, qui bénéficie d’un grand rayon dédié aux produits régionaux, pour tous les prix.

Une Drinky au Café Leffe [Bourg-La-Reine]

Changement d’angle de caméra pour s’intéresser non pas cette fois-ci à la nourriture exclusivement, mais plutôt à la boisson. En l’occurrence boisson alcoolique, donc évidemment à déguster avec modération.

C’est à peu près par hasard que j’ai découvert le Café Leffe situé en plein cœur de Bourg-La-Reine. Comme son nom l’indique très justement, c’est un bar dédié aux bières Leffe, qui propose toutefois des plats bien copieux pour accompagner les dégustations des multiples variétés de bières présentes au catalogue. Comme je ne savais pas trop quoi choisir parmi tous les choix proposés, j’ai opté pour le plateau de dégustation, composé de quatre verres de 15cl, à choisir parmi une sélection.

Ouvert du lundi au dimanche, vous y trouverez à la pression aussi bien les bières les plus classiques trouvables facilement dans le commerce (Blonde, Ruby, Brune…) mais également des moins connues comme la Royale Whitbread Golding, la Royale Cascade IPA, ou encore celles de saison, comme la Leffe de Noël. S’ajoutent également en bouteille la Triple (saveur clou de girofle) ou la Radieuse (plutôt coriandre). Le Café Leffe n’est pas sectaire pour autant et propose également un grand choix de marques, de la Corona à la Stella Artois, en passant par la Bud ou la Triple Karmeliet qui tape, mais aussi une grande carte de cocktails et boissons sans alcool.

Je dois avouer que je ne me souviens pas avec exactitude quelles bières j’ai choisi (accompagnées d’une planche de petites choses à grignoter), mais je suis contente d’avoir pu tester le concept de véritable dégustation, comme on peut le faire dans une cave en se fournissant directement à la propriété.

A noter que Rueil-Malmaison dispose également de son Café Leffe, tout comme Nancy, Grenoble, La Rochelle …

Sherlock Holmes au Grand Point Virgule

 N’arrivant pas à me décider entre cinéma et théâtre le weekend dernier, j’ai opté pour cinéma (Edmond, adapté de la pièce du même nom, donc on reste dans le thème) et théâtre, avec la pièce Sherlock Holmes et le Mystère de la Vallée de Boscombe, au Grand Point Virgule, au sein du quartier Montparnasse.

Ayant surtout choisi cette pièce de par son titre, je n’ai lu aucune critique avant d’y aller, préférant comme bien souvent me réserver la surprise lors de la représentation. Et de cela en a résulté en une très bonne surprise. Un humour anglais avec des références à l’actualité, des personnages distinctifs (alors même qu’il n’y a que trois acteurs sur scène), des brisures régulières du quatrième mur et une mise en scène détonante : je comprends sans hésitation la réussite de cette pièce. Il va sans dire que la représentation où j’étais avait fait salle comble mais, étant habituée du théâtre, je savais que les premiers rangs étaient plus clairsemés, car peu nombreux sont les spectateurs prêts à affronter les aléas et les pièges parfois tendus par les acteurs. Le scénario tient son fil directeur, tout en prenant en compte les interactions avec le public et en permettant une certaine marge de manœuvre quant aux tirades et aux actions des personnages. Enfin, même si la pièce a été présentée plus d’une centaine de fois au bas mot, les acteurs semblent s’amuser comme au premier jour et donner un sentiment réel de spontanéité.

Devant le succès de la pièce, les acteurs ont changé et j’ai ainsi eu devant moi les plus récents représentants, dont Christophe Delort, qui en est également l’auteur et le metteur en scène (et qui m’a très gentiment offert un poster à la fin de la représentation avec un petit mot personnalisé). Ce qui est d’ailleurs vraiment représentatif de la disponibilité des acteurs que nous avons en face de nous et de leur passion pour ce métier.

Sans trop en dire car il faut que vous puissiez découvrir tout cela par vous-même, je vous recommande donc chaudement Sherlock Holmes et le Mystère de la Vallée de Boscombe au Grand Point Virgule, au moins jusqu’à fin mars.

Une Foodie dans la forêt de Meudon [La Mare aux Canards]

Je parle souvent des restaurants présents aux quatre coins de la France, Outre-Mer compris, en oubliant ceux qui se situent beaucoup plus près de chez moi. L’occasion de faire un petit billet gustatif sur La Mare aux Canards, restaurant niché au cœur de la forêt de Meudon, en territoire altoséquanais.

J’étais tombée sur ce restaurant tout à fait par hasard, en allant jouer sur les terrains de tennis jouxtant la propriété. J’ai glissé ce souvenir dans un coin de ma tête, me promettant d’y retourner, ce qui est chose faite en ce début d’année 2019, où les décorations de Noël foisonnent encore.

Dans un cadre magnifique, entouré de la forêt, le restaurant dispose d’un décor très chic et d’une terrasse qui convient d’être admirée en été. Une fois à l’intérieur, on découvre un environnement plus intimiste, limite bistrot, où j’ai tout de suite réalisé qu’il était bien heureux que nous ayons pensé à réserver : un vendredi soir, toutes les tables étaient prises.

Esprit des fêtes oblige, nous ne nous sommes pas limités au niveau des prix comme du nombre de plats commandés.

Comme son nom l’indique, le canard est à l’honneur dans les cuisines du restaurant : en magret, en confit, en parmentier, en foie gras, en salade ou encore en terrine, c’est ici le royaume où le canard entame sa seconde vie.

Ayant déjà effectué le midi un repas copieux, j’ai commencé tout doucement par du crottin de chèvre chaud rôti au miel, accompagné de salade et pignons de pin. J’ai sobrement enchaîné sur un parmentier de canard aux cèpes (photo en dessous), avant de finir par un dessert léger, la brioche façon pain perdu, avec glace vanille et sauce au caramel beurre salé. Vous pouvez également voir sur les photos ci-dessus (cliquez pour agrandir) les plats de mes comparses : salade de gésiers et jambon de pays sur la deuxième, fromage blanc et crème de marron sur la dernière, et, le plus énorme pour la fin, la trilogie de canard au centre. Plat composé de magret, confit et canard à la broche, que nous avions vu cuire juste avant dans le cheminée devant nous.

Le décalage entre le cadre somptueux et l’aspect bistrot m’a au début fait peur. Je dis bien souvent qu’on reconnaît la qualité d’un restaurant à ses verres et serviettes … et les serviettes étaient en papier. Ce qu’au final je comprends vu le caractère gras du canard. J’ai bien vite revu mon jugement en appréciant des mets copieux sans être écœurants et des prix tout à fait convenables. Caché en plein milieu des bois, La Mare aux Canards a toutefois un grand succès puisque les réservations vont bon train, et on reconnaît rapidement la présence d’habitués. Possédant une carte solide (avec tout de même un poisson dans la liste), j’avoue que j’apprécierai sans problème y retourner rapidement afin de goûter les autres plats proposés.