critique

Une Foodie à Lille

Bizarrement je n’ai encore jamais parlé de Lille dans mes articles liées à la nourriture. Pourtant Lille j’y suis beaucoup allée, et je continue d’y aller à peu près toutes les deux semaines pour le travail. J’ai donc largement eu le temps de goûter gaufres à la vergoise, welsh et autre potjevleesch, même si je ne sais toujours pas comment prononcer ces plats comme il le faut.

Je ne vais cette fois pas vous faire une liste exhaustive de tous les restaurants et hôtels où j’ai pu me sustenter mais plutôt les trois que j’ai choisi de mettre en avant, facilement accessibles car dans le centre lillois.

L’Omnia

Premier véritable restaurant qui m’a permis de découvrir la gastronomie du Nord, L’Omnia se situe en plein coeur du centre-ville et attire grâce à son ambiance lounge. Pour profiter d’un plat seul ou avec des amis, le restaurant permet de déguster un apéritif en toute quiétude, avant de plonger dans le fromage et le gras, ce que j’ai fait en y dégustant le premier welsh de ma vie, c’était en 2017. Déjà, wesh, c’est quoi un welsh ? Vous prenez du pain pour tapisser le plat, vous ajoutez par dessus du cheddar fondu (genre beaucoup), avec du jambon, de la bière et en bonus pour surmonter le tout, un oeuf au plat. Vous mangez et après vous partez faire la sieste. Je cite ici l’Omnia avant tout pour les variétés que le restaurant met en avant ainsi que pour son décor, mais après avoir fait le tour des restaurants de la ville, je vous déconseille celui-ci pour découvrir le welsh. Après avoir payé l’addition, je n’avais en tête que d’arriver à mon hôtel pour m’allonger tellement j’avais le ventre lourd, ce que j’ai mis sur le dos du plat, car il faut dire qu’il était très copieux, que c’était ma première fois et que ça prend du temps à manger. Donc quand tu te retrouves avec du cheddar fondu qui durcit, c’est un peu comme finir son sandwich raclette dehors en plein hiver alors qu’il est tout refroidit : c’est limite indigeste mais comme c’est du fromage (et que je n’aime pas le gaspillage), bah on finit tout ! Et même en 2019 j’ai retrouvé les photos de mon exploit :

Le QG

Le welsh du QG m’a réconciliée avec ce plat, une année plus tard. J’ai compris que ce dernier, bien réalisé, n’était pas du tout lourd, ni indigeste. J’ai même eu l’audace de le commander lors d’un déjeuner, où une demi-journée de boulot m’attendait juste après, que je mange de la salade ou une fondue. Justement, c’est peut-être la salade qui a été mise en accompagnement de mon plat (et des frites, on ne rigole pas non plus), qui m’a sûrement aidé à passer de belles heures par la suite. A proximité de la gare Lille-Flandres, le QG propose une carte de spécialités typiques et tout un accompagnement de bières, pour des prix raisonnables. Dans une ambiance brasserie, on appréciera la rapidité du service et les produits proposés, bien digestes cette fois-ci.

 Le Moulin d’Or

J’ai souvent la fâcheuse tendance de m’accrocher aux spécialités que j’apprécie, mais il fallait tout de même que je sorte de ma zone de confort et j’ai donc choisi de commander une carbonade. Petit résumé de la situation : de la viande (pour ma part c’était de l’agneau) dans une sauce à la bière (d’après mes souvenirs). Comme la plupart des plats typiques, leur préparation dépend du lieu et on peut se retrouver avec pléthore de carbonade différentes. La mienne était un régal. Ayant une certaine habitude de la cuisine lilloise, je m’attendais à quelque chose de gras. Point du tout ! La cuisine du Moulin d’Or est raffinée, bien proportionnée et propose également des bières adaptées pour accompagner les plats.


Evidemment Lille ce n’est pas que cela, mais il serait difficile de vous faire la liste de tous les fromages et toutes les gaufres que vous pourrez déguster là-bas. Hormis les fromagers et producteurs locaux, je vous conseille également la grande surface d’Euralille, à proximité des gares, qui bénéficie d’un grand rayon dédié aux produits régionaux, pour tous les prix.

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Une Drinky au Café Leffe [Bourg-La-Reine]

Changement d’angle de caméra pour s’intéresser non pas cette fois-ci à la nourriture exclusivement, mais plutôt à la boisson. En l’occurrence boisson alcoolique, donc évidemment à déguster avec modération.

C’est à peu près par hasard que j’ai découvert le Café Leffe situé en plein cœur de Bourg-La-Reine. Comme son nom l’indique très justement, c’est un bar dédié aux bières Leffe, qui propose toutefois des plats bien copieux pour accompagner les dégustations des multiples variétés de bières présentes au catalogue. Comme je ne savais pas trop quoi choisir parmi tous les choix proposés, j’ai opté pour le plateau de dégustation, composé de quatre verres de 15cl, à choisir parmi une sélection.

Ouvert du lundi au dimanche, vous y trouverez à la pression aussi bien les bières les plus classiques trouvables facilement dans le commerce (Blonde, Ruby, Brune…) mais également des moins connues comme la Royale Whitbread Golding, la Royale Cascade IPA, ou encore celles de saison, comme la Leffe de Noël. S’ajoutent également en bouteille la Triple (saveur clou de girofle) ou la Radieuse (plutôt coriandre). Le Café Leffe n’est pas sectaire pour autant et propose également un grand choix de marques, de la Corona à la Stella Artois, en passant par la Bud ou la Triple Karmeliet qui tape, mais aussi une grande carte de cocktails et boissons sans alcool.

Je dois avouer que je ne me souviens pas avec exactitude quelles bières j’ai choisi (accompagnées d’une planche de petites choses à grignoter), mais je suis contente d’avoir pu tester le concept de véritable dégustation, comme on peut le faire dans une cave en se fournissant directement à la propriété.

A noter que Rueil-Malmaison dispose également de son Café Leffe, tout comme Nancy, Grenoble, La Rochelle …

Sherlock Holmes au Grand Point Virgule

 N’arrivant pas à me décider entre cinéma et théâtre le weekend dernier, j’ai opté pour cinéma (Edmond, adapté de la pièce du même nom, donc on reste dans le thème) et théâtre, avec la pièce Sherlock Holmes et le Mystère de la Vallée de Boscombe, au Grand Point Virgule, au sein du quartier Montparnasse.

Ayant surtout choisi cette pièce de par son titre, je n’ai lu aucune critique avant d’y aller, préférant comme bien souvent me réserver la surprise lors de la représentation. Et de cela en a résulté en une très bonne surprise. Un humour anglais avec des références à l’actualité, des personnages distinctifs (alors même qu’il n’y a que trois acteurs sur scène), des brisures régulières du quatrième mur et une mise en scène détonante : je comprends sans hésitation la réussite de cette pièce. Il va sans dire que la représentation où j’étais avait fait salle comble mais, étant habituée du théâtre, je savais que les premiers rangs étaient plus clairsemés, car peu nombreux sont les spectateurs prêts à affronter les aléas et les pièges parfois tendus par les acteurs. Le scénario tient son fil directeur, tout en prenant en compte les interactions avec le public et en permettant une certaine marge de manœuvre quant aux tirades et aux actions des personnages. Enfin, même si la pièce a été présentée plus d’une centaine de fois au bas mot, les acteurs semblent s’amuser comme au premier jour et donner un sentiment réel de spontanéité.

Devant le succès de la pièce, les acteurs ont changé et j’ai ainsi eu devant moi les plus récents représentants, dont Christophe Delort, qui en est également l’auteur et le metteur en scène (et qui m’a très gentiment offert un poster à la fin de la représentation avec un petit mot personnalisé). Ce qui est d’ailleurs vraiment représentatif de la disponibilité des acteurs que nous avons en face de nous et de leur passion pour ce métier.

Sans trop en dire car il faut que vous puissiez découvrir tout cela par vous-même, je vous recommande donc chaudement Sherlock Holmes et le Mystère de la Vallée de Boscombe au Grand Point Virgule, au moins jusqu’à fin mars.

Une Foodie dans la forêt de Meudon [La Mare aux Canards]

Je parle souvent des restaurants présents aux quatre coins de la France, Outre-Mer compris, en oubliant ceux qui se situent beaucoup plus près de chez moi. L’occasion de faire un petit billet gustatif sur La Mare aux Canards, restaurant niché au cœur de la forêt de Meudon, en territoire altoséquanais.

J’étais tombée sur ce restaurant tout à fait par hasard, en allant jouer sur les terrains de tennis jouxtant la propriété. J’ai glissé ce souvenir dans un coin de ma tête, me promettant d’y retourner, ce qui est chose faite en ce début d’année 2019, où les décorations de Noël foisonnent encore.

Dans un cadre magnifique, entouré de la forêt, le restaurant dispose d’un décor très chic et d’une terrasse qui convient d’être admirée en été. Une fois à l’intérieur, on découvre un environnement plus intimiste, limite bistrot, où j’ai tout de suite réalisé qu’il était bien heureux que nous ayons pensé à réserver : un vendredi soir, toutes les tables étaient prises.

Esprit des fêtes oblige, nous ne nous sommes pas limités au niveau des prix comme du nombre de plats commandés.

Comme son nom l’indique, le canard est à l’honneur dans les cuisines du restaurant : en magret, en confit, en parmentier, en foie gras, en salade ou encore en terrine, c’est ici le royaume où le canard entame sa seconde vie.

Ayant déjà effectué le midi un repas copieux, j’ai commencé tout doucement par du crottin de chèvre chaud rôti au miel, accompagné de salade et pignons de pin. J’ai sobrement enchaîné sur un parmentier de canard aux cèpes (photo en dessous), avant de finir par un dessert léger, la brioche façon pain perdu, avec glace vanille et sauce au caramel beurre salé. Vous pouvez également voir sur les photos ci-dessus (cliquez pour agrandir) les plats de mes comparses : salade de gésiers et jambon de pays sur la deuxième, fromage blanc et crème de marron sur la dernière, et, le plus énorme pour la fin, la trilogie de canard au centre. Plat composé de magret, confit et canard à la broche, que nous avions vu cuire juste avant dans le cheminée devant nous.

Le décalage entre le cadre somptueux et l’aspect bistrot m’a au début fait peur. Je dis bien souvent qu’on reconnaît la qualité d’un restaurant à ses verres et serviettes … et les serviettes étaient en papier. Ce qu’au final je comprends vu le caractère gras du canard. J’ai bien vite revu mon jugement en appréciant des mets copieux sans être écœurants et des prix tout à fait convenables. Caché en plein milieu des bois, La Mare aux Canards a toutefois un grand succès puisque les réservations vont bon train, et on reconnaît rapidement la présence d’habitués. Possédant une carte solide (avec tout de même un poisson dans la liste), j’avoue que j’apprécierai sans problème y retourner rapidement afin de goûter les autres plats proposés.

Chapitre XIII au Théâtre Tristan Bernard

Comme bien souvent, j’agis au coup de cœur et selon les publicités qui peuvent se montrer sous mes yeux, surtout en ce qui concerne les sorties cinéma et théâtre. J’ai donc vu cette semaine l’affiche pour Chapitre XIII, au Théâtre Tristan Bernard, et ai vu la pièce dans la foulée !

Pièce de Sébastien Azzopardi (qui m’avait déjà ravie avec La Dame Blanche, qui reste pour moi l’une des meilleures pièces qui m’ait été donné de voir), l’histoire est un huis clos se déroulant dans un monastère. Il n’en fallait pas plus pour que le scénario de base me plaise. A cela s’ajoute un romancier qui écrit des scènes horrifiques … qui se réalisent dans la vraie vie, où nous découvrons qu’un tueur en série sévit aux alentours du monastère.

J’arrête ici de décrire l’intrigue car il est très important de découvrir tout cela sur place. Les meurtres sont particulièrement bien réalisés et les effets spéciaux si réalistes que certains spectateurs sont partis en cours de route : à réserver à un public averti donc. En tout cas averti des scènes morbides qu’on risque de voir. Bien que nous ne soyons pas dans une pièce participative (au sens où on pourrait vous faire monter sur scène), nous sommes tout de même dans une atmosphère interactive, où l’action ne se limite pas à la simple scène et déborde dans l’orchestre, voire plus. Cela me fait toujours autant plaisir de voir cette liberté prise et cette immersion du spectateur dans les événements.

Chapitre XIII nous ravit également de par le nombre d’acteurs présents sur scène, les costumes, le décor, les effets sonores et visuels, l’intrigue bien menée et les différents rebondissements. Pendant près de deux heures, vous serez emportés par l’histoire et, je l’espère, en ressortirez aussi enjouée que je l’ai été.

Depuis le 21 septembre 2018 au théâtre Tristan Bernard à Paris

Une Foodie à Saint-Jean-de-Luz

Qui dit vacances dit également l’occasion de goûter la cuisine locale. Fort heureusement à Saint-Jean-de-Luz, vous trouverez votre bonheur tous les matins au marché aux poissons si vous êtes aussi fans que moi de la nourriture de la mer. Sinon, il y a aussi les restaurants gastronomiques de la ville, dont le restaurant Les Lierres, situé dans l’établissement de l’Hôtel Parc Victoria, et référencé au guide Michelin. Et en fin d’article une petite mention spéciale au Brunch House, qui m’a donné une excellente raison de me lever de bonne heure le dimanche matin.

Pour une fois, je vais également mentionner ici le décor du restaurant, qui a sa place à part entière dans ma critique gastronomique. Situé au cœur du parc privé Victoria, où vous trouverez oiseaux et chats en liberté, le restaurant bénéficie de plusieurs salles, dont, celle que j’ai choisie, au bord de la piscine de l’hôtel.

La carte comprend des mets variés et met aussi bien à l’honneur la viande que les poissons. Vous y trouverez également des indications mentionnant les plats sans gluten, végétariens ou omnivores. Je ne fais pas un mystère des prix qui sont visibles en zoomant sur la carte que j’ai jointe, mais également sur leur site internet. Ils sont en accord avec le haut de gamme du lieu et de la cuisine et ne sont donc pas surprenants.

Les plats servis sont fins et innovants, tout en restant dans le style de la cuisine traditionnelle. Pour prendre un exemple, le foie gras qui m’a été présenté n’était pas accompagné de figues, comme cela est bien souvent le cas, mais de poires. Permettant ainsi un joyeux mélange sucré / salé mais changeant des habitudes. Le personnel est aux petits soins, malgré un temps d’attente un peu long à la prise des commandes pour ma part, et la gestion globale du repas est très bien réalisée. Un bel endroit où se ressourcer donc, dans un cadre des plus agréables.


Comme précisé en début d’article, je vous touche également quelques mots à propos du Brunch House situé en bord de mer, à tel point que vous l’avez directement en face de vous à quelques dizaines de mètres de la plage seulement.

J’ai découvert ce restaurant en passant devant et en zieutant sur les assiettes des clients attablés. Renseignements pris, j’ai donc décidé d’y passer le dimanche matin suivant, afin de tester leurs produits.

Proposant des accompagnements, boissons et plats variés, The Brunch House met en avant des mets locaux mais pas que, et permet d’avoir une assiette bien remplie et diversifiée. Un passage obligé pour profiter de la mer au petit matin, même si les brunches peuvent être pris jusqu’à 15 heures.