Mois: avril 2010

Tulipes et Moulins à Vent, J’arrive.

Pars en vacances demain matin pour (presque) une semaine. A l’étranger, donc n’essayez pas (trop) de me joindre sur mon portable. Non Mélou je ne retourne pas chez les fous.

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J’ai pas mal d’idées en stock pour de nouveaux articles, j’en écrirai sûrement quelques uns pendant le trajet. Je compte aussi utiliser de plus en plus de mes propres photos pour illustrer ce blog.

Seeya ~

Mylène Farmer fait son Grand Rex

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Après un barbecue bien arrosé mais pas trop au canal de l’Ourcq, plusieurs parties de pétanque, un détour au bar 61 et au 104, je prends le métro pour me diriger à la station Bonne Nouvelle, à proximité des grands boulevards. C’est un dimanche certes ensoleillé mais malheureusement plus que venteux. A la sortie de la station se dresse devant moi le Grand Rex dans toute sa splendeur, plus grande salle de cinéma de Paris et de ses environs, dans laquelle je n’étais plus allée depuis de longues années. A côté des lettres rouges du Grand Rex, une Mylène se trémoussant sur les écrans géants, toute de rouge et de roux vêtue. Scotchée par la vue de la demoiselle en plein écran, je ne m’étais pas encore rendue compte de la file d’attente phénoménale qui commençait deux mètres plus loin. Longue de plusieurs rues, formant un escargot et se recoupant avec le début de la queue à certaines intersections, il me fallut plus de cinq bonnes minutes de marche pour enfin rejoindre ma place dans la file.

Face à mes cheveux rouges flamboyants du matin, des couples – gays comme hétéros, des familles avec leurs enfants, des fans venus seuls, des frêles, des costauds, des tatoués, des fausses rousses, des groupes ou encore des amis partageant au moins une passion commune.

Ouverture des portes à 20h. La salle est complètement remplie à 20h30, et heureusement, sans surbooking surprise. A peine quelques minutes après ce raz de marée humain, les lumières s’éteignent, le rideau se tire et le film commence.

Je suis entourée d’un public survolté, à tel point qu’il semble impossible de différencier les applaudissements et les cris du film projeté de ceux qui fusent à mes côtés. La diffusion du concert va durer 2h20. Pendant ces plus de deux heures, se superposant sur la rythmique des chansons, les fans vont tantôt préférer admirer leur idole dans un calme quasi religieux, tantôt se lever en entonnant les paroles fiévreuses de Mylène, battant des mains en criant son prénom ainsi que tout l’Amour qu’ils lui portent. A elle, comme à Laurent ou encore Yvan. Mais crier son Amour à un écran de cinéma, je reste toutefois sceptique …

Des étoiles dans la tête, des larmes au bord des yeux et Désenchantée en final de presque dix minutes dans les oreilles, nous rentrons tous chez nous, un peu fatigués mais prêts à se lever tôt pour aller acheter ce même DVD live à la Fnac le lendemain matin.

Facebook et ses perdants

C’est lorsque j’espionne les murs d’anciens collègues d’école/collège/lycée que je sens une intense satisfaction personnelle monter… Ceux qui en ont fait le plus baver sont aussi ceux qui sont les moins intéressants aujourd’hui… =D !
C’est en voyant ce statut Facebook de mon adorable (et adorée) Julie que j’ai réalisé cette vérité qui me trottait pourtant depuis un bon moment dans l’esprit. Quelle satisfaction revancharde de voir que ceux se croyant les représentants de Dieu sur terre pendant leurs années bénies du collège sont ceux qui en ont tiré le moins d’enseignements. Tous ces petits roquets qui pensaient réduire les autres à des moins que rien par des mots parfois, des actes souvent, ne se sont pas rendus compte qu’il leur faudrait dépasser ce stade pour devenir quelqu’un de respectable.

Plus qu’une satisfaction, c’est une véritable jouissance de se sentir revivre par le biais de leur situation actuelle ; qu’ils soient kikoolol, filles se prenant en photo avec leur portable face à un miroir, garçons ne sachant pas aligner deux mots sans y glisser une demi-douzaine de fautes d’orthographe, motards musclés semblant pratiquer une sorte de diététique du cerveau, ou ayant volontairement oublié de l’alimenter.

Mais le plus jouissif n’est-il pas de ressentir cette certaine revanche sur la vie pendant que ces anciens coupables ne se rendent pas même compte de leur propre échec ? Rendant imminent le pic de leur inintéressante actuelle, accumulée au fil de ces dernières années, passées à me reconstruire à partir des ruines de mon enfance dont la poussière colle encore aux baskets de mes persécuteurs.