Mois: juin 2016

The Fall

Je suis tombée sur cette série dans un article qui mentionnait The Fall parmi les séries de thriller US qui étaient le plus binge watchées… Hé bien j’ai binge watché les deux saisons en trois jours. Et je me suis demandée comment j’avais pu passer à côté depuis 2013 !

Déjà, The Fall reprend deux de mes acteurs fétiches : Gillian Anderson (on a d’ailleurs récemment appris que la saison onze de X-Files était confirmée) et Jamie Dornan (plus pour Once Upon a Time que 50 Nuances de Conneries). Ensuite, les saisons sont courtes : cinq épisodes pour la première, six pour la deuxième. Enfin, l’ambiance et le traitement de l’histoire sont telles qu’on est obligés d’enchaîner les épisodes tellement le rythme est haletant.

arton78779

La réalisation est particulièrement bien effectuée. Les cadrages précis mais proches. Comme si nous étions dans un documentaire, le côté caméra à l’épaule en moins. Nous faisons partie des événements, de l’intimité des trois, voire quatre personnages principaux. Tournée à Belfast, la série est troublante de réalisme et peut s’apparenter à un épisode de série télévisée qui nous résume une enquête policière. Mais en bien mieux, puisque nous prenons ici le temps de comprendre chaque individu, leurs forces, leurs faiblesses, leurs objectifs. Rien n’est bâclé, chaque pion est méthodiquement avancé un par un.

Devant un tel succès public, The Fall a été reconduit pour une troisième saison, bien que les deux premières se suffisent à elles-mêmes. Cinq nouveaux épisodes sont prévus, sans qu’une date de sortie n’ait encore été annoncée.

Publicités

Nevermind [Musique]

Ce fut ma grande découverte du festival de musique d’Auvers-sur-Oise : le groupe Nevermind.

Avec Anna Besson (flûte), Louis Creac’h (violon), Robin Pharo (viole de gambe) et Jean Rondeau (clavecin), le groupe nous entraîne dans les musiques traditionnelles irlandaises et écossaises, mais avec ce petit je-ne-sais-quoi de jazzy et contemporain.

Nevermind - Conversation

Nevermind – Conversation

Je suis arrivée en néophyte car je n’avais jamais entendu parler de ce groupe, ni même du festival d’Auvers, qui en était pourtant rendu à ses 36 printemps ! Enfin, j’avais du en entendre parler sans jamais avoir franchi le pas jusqu’alors. C’est dans le magnifique décor du Château de Mery-sur-Oise (j’avais l’impression de me voir à nouveau en costume d’époque traversant le Château de Versailles :3), et plus exactement dans la bibliothèque, qu’avait lieu ce concert, rassemblant à vue d’oeil une centaine de personnes.

J’espère pouvoir dire sans me vanter, que j’ai une culture musicale assez riche et encore plus variée. Néanmoins, le registre traditionnel des 17/18èmes siècles de ces contrées m’était totalement étranger. Ce qui m’a frappée autant que la musique en elle-même, est la complicité entre les membres. Même depuis les premiers rangs on ne sait pas ce qu’il se dit tout bas, mais on se rend compte de la symbiose qui anime le quatuor. Echanges rapides, sourires, regards… Le gestuel transmet encore une fois plus que la parole et fort heureusement, puisqu’il n’y a point de textes dans les morceaux joués ici.

Lolimpiade

J’ai passé à très bon moment, cela ajouté à la joie de la découverte. Avec un final m’ayant particulièrement ravie, puisqu’ils ont même joué une musique utilisée dans Barry Lyndon, film de Kubrick mêlant des musiques du folklore irlandais et classiques.

Bref vous l’aurez compris une grande découverte et un billet en guise d’encouragements pour ce groupe jeune et décalé qui oeuvre depuis plusieurs années déjà !

Money Monster

Réalisé par Jodie Foster, Money Monster, présenté hors compétition au Festival de Cannes 2016, réunit Julia Roberts et George Clooney pendant près de deux heures haletantes.

Money Monster est le titre de l’émission présentée par Clooney, où il prodigue des conseils boursiers, hélas suivis par bon nombre de téléspectateurs. L’un d’entre eux, ayant perdu tout son argent en écoutant le présentateur, va prendre ce dernier en otage en direct, pour obtenir des explications.

oQBcnKGfMPOys2shNDZCIAc2zTq

Les trois acteurs principaux (Julia Roberts, George Clooney et Jack O’Connell) sont bluffants. Mention spéciale pour le dernier, le preneur d’otage, qui est celui qui va mener les scènes et le film en lui-même.

Tourné en plein coeur de New York, le film est prenant de bout en bout. J’avais peur de m’ennuyer en visionnant une prise d’otage pendant tout ce temps, mais (sauf erreur de ma part), le fait qu’il n’y ait aucun cut temporel dans le long-métrage permet une immersion totale et un vrai souci de réalisme quant à la temporalité. Seules quelques petites erreurs de cadrage sont visibles pour l’oeil averti, mais bien vite pardonnées.

Percutant, avec un bon sens du rythme et des acteurs rompus aux tournages, Money Monster est encore à l’affiche un mois après sa sortie, avec encore beaucoup de séances de jour, et pour cause, il est bon et bien mené.

Mini-News Juin 2016

Le Champs-Élysées Film Festival est de retour pour sa cinquième édition, du 7 au 14 juin 2016 ! Films anciens, cultes, indépendants et nouvelles sorties, les salles de cinéma de la plus belle avenue du monde se mettent à nouveau au diapason pour vous proposer toujours plus de choix.

Untitled

Plus de deux ans après son accident, Michael Schumacher est toujours éveillé, mais sans amélioration de ses facultés mentales et physiques. Beaucoup l’ont sans doute oublié, mais je ne peux pas m’empêcher de penser à lui.

Le film l’Outsider sort bientôt et il est franchement inspiré de faits réels, puisqu’il décrit l’affaire Kerviel :3

De mon côté je repars quelques jours à l’étranger à la fin du mois (le temps d’un weekend encore, mais ça permet toujours de couper un peu) et je reviendrai à nouveau avec des photos de nourriture, comme d’hab !

Mangez, bougez, encouragez l’EDF et profitez enfin du soleil !

Elle [Film 2016]

Elle (1) Deuxième film du festival de Cannes de cette année que je suis allée voir, et quel film !

Si vous savez déjà de quoi le film parle, je me permets toutefois de revenir dessus car, de ce que j’ai vu de la salle, beaucoup de spectateurs avaient l’air de découvrir le synopsis en même temps que les scènes et donc se demander ce qu’ils faisaient là. Ce film est tellement poignant de réalisme et intense, qu’il faut pouvoir l’apprécier en sachant ce que l’on va voir.

Michèle Leblanc est agressée et violée dans sa grande maison de banlieue parisienne où elle vit seule. Elle ne porte pas plainte par la suite et reprend sa vie entre sa société de jeux vidéo qu’elle dirige avec son amie Anna, sa liaison avec Robert le compagnon de celle-ci, son fils Vincent, son ex-mari Richard, ses voisins Patrick et Rebecca. [Wiki]

Le film commence par la scène de viol et il est inutile de vous préciser que le coupable (agissant masqué) fait partie des principaux protagonistes. Je savais ce que j’allais voir mais j’ai été nettement touchée. Ayant moi-même été agressée, plusieurs scènes m’ont véritablement atteinte, souvent celles montrant qu’on peut se croire en sécurité en rentrant chez soi, alors que ce n’est pas toujours le cas.

Comme vous pouvez le voir sur l’affiche, pléthore de bons acteurs. Ils sont tous bons et véhiculent tous les bonnes émotions. Mention spéciale au « méchant » qui doit en plus tenir un double-jeu épatant. Épatant de réalisme, épatant de professionnalisme et épatant car cela m’a particulièrement touchée. Cela mis à part, je ne mettrai pas d’acteurs au-dessus d’un autre car ils sont tous véritablement bons.

Elle

Le film est dur car il affiche les faits tels qu’ils sont, tels qu’ils le seraient « dans la vraie vie ». Les cadrages montrent exactement ce qu’ils veulent montrer, la bande-son n’est pas utilisée à outrance (à part Iggy Pop à plusieurs reprises) et Paul Verhoeven nous montre encore (plus de vingt ans après Basic Instinct) qu’on peut flirter avec érotisme et thriller de façon presque parfaite.

Une Foodie au Danemark

On parle beaucoup du régime niçois, mais le scandinavien m’est apparu pas mal non plus ! Poissons du jour, céréales, fromage blanc … tout pour plaire ! Mais en vrai, on mange quoi au Danemark ?

Hé bien mine de rien, on mange à peu près la même chose que chez nous. Un mélange américain / européen, avec toutefois un bel effort sur la nourriture biologique. Pour commencer la journée, rendez-vous chez Kalaset pour un petit brunch vous se remplir le ventre. Au menu : fromage, fromage blanc (et son muesli), salade, pommes de terre, omelette, fruits … Je vous conseille d’arriver avant 10 heures, l’heure de pointe, sinon votre nom est mis sur un petit tableau le temps qu’une place se libère, cela à cause de la renommée du lieu.

FullSizeRender

Que des belles choses pour entamer la journée. Surtout quand on craque en plus pour des pancakes chocolat-banane… Mais point de Nutella ici ! Du chocolat fait main, biologique, et nettement moins sucré !

FullSizeRender (1) Comme à chacun de mes périples, il faut toujours que je passe au Starbucks, plus par comparaison que par réelle envie quand je suis à l’étranger. Je n’ai ici pas été déçue non plus, puisque les tartes aux pommes remplacent allègrement les muffins. Pour le soir, plusieurs options (qui se combinent d’ailleurs) : un verre chez Mikkeler, spécialiste de la bière, avec plus d’une cinquantaine de variétés en pression, toutes avec des noms incompréhensibles pour nous français.

Filez ensuite vers le Copenhaguen Street Food, tout au bout de la petite île, pour découvrir mille saveurs. Et pour cause ! Le CSF est un énorme hangar avec, au bas mot, une trentaine de stands différents, avec des mets du monde entier. Antillais, asiatique, scandinave, vegan … il y a ici de tout pour faire un monde. Le temps de craquer pour une saveur bizarre mais représentative du coin : un hamburger aux crevettes avec ses patates douces ! Il ne faut d’ailleurs pas que le mot « hangar » vous rebute car la plupart des mets se prennent à emporter, pour les déguster sur les chaises longues donnant directement sur le fleuve.

IMG_1987

Pour finir, j’étais obligée de m’arrêter dans diverses supérettes afin de traquer les mets normaux, ceux que les locaux vont acheter pour manger au bureau ou chez eux. Et j’ai trouvé ! Un pain aux céréales (des céréales au pain tant il y en a) servant de sandwich. Hors sandwich américain, la plupart des pains utilisés dans les sandwiches ressemblent à ceux-ci : un petit délice croquant tellement les céréales garnissent la mie. De fait fort copieux, il suffit à caler pour un après-midi (regardez-moi ça, on voit à peine le pain !).

IMG_2016J’ai hélas peu trouvé de poissons, le Danemark favorisant finalement plus la diversité que sa propre nourriture, mais toujours de façon saine, même quand il est question de plats gras ou sucrés si on les mange chez nous. Ce que je retiendrais de ce weekend : une bonne qualité de vie, des habitants agréables, une ambiance délicate et calme permettant une réelle quiétude. A noter également la phrase que je me suis répétée pendant ces trois jours : « Ce n’est pas cher … pour Copenhague ! », car en effet les prix sont au-dessus de la France et la devise incompréhensible ne favorise rien, mais qu’est-ce que ça fait plaisir !