Mois: mai 2016

The Nice Guys

Comédie policière sortie en France depuis une dizaine de jours, le film The Nice Guys a été présenté hors compétition au festival de Cannes de cette année.

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Réunissant Russell Crowe et Ryan Gosling, sous la houlette de Shane Black (L’Arme fatale, Iron Man 3…), le film se déroule en plein milieu des années 70, entre films pornographiques, scènes d’action à la pelle et dialogues truculents.

À Los Angeles en 1977, Holland March, détective privé alcoolique, dépressif, escroc et maladroit, enquête pour retrouver une certaine « Amelia » à la suite de la mort d’une actrice pornographique renommée, Misty Mountains. Amelia, qui semble très inquiète, embauche alors Jackson Healy, spécialiste de l’agression physique, pour qu’il fasse cesser cette investigation. Après avoir fracturé le bras de March, Healy constate la disparition d’Amelia et convainc March de reprendre son enquête. Ces deux partenaires, épaulés – parfois contre leur gré – par Holly, la fille de Holland, vont finalement mettre à jour un complot mêlant pornographie, pollution, hauts fonctionnaires et industrie automobile. [Wikipedia]

Je suis allée voir ce film sans même savoir de quoi il parlait, ou même l’ambiance qui pouvait s’en dégager. Ce fut une très bonne surprise. Ce film m’a beaucoup fait penser à The Big Lebowski, que ce soit au niveau des musiques utilisées, des répliques et des personnages. Très axé comédie, le long-métrage ne délaisse absolument pas le scénario, bien au contraire. Mêlant scènes d’espionnage, d’action et de comédie (voire même de surréalisme complet, justifié par la suite), The Nice Guys tient en haleine durant les deux heures qui le composent.

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Véritable pause dans la vie quotidienne, le film nous berce tout en nous secouant, au rythme de Kool and the Gang, Earth, Wind and Fire, les Bee Gees et bien d’autres … Un bon vent d’air frais, drôle et punchy !

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La Dame Blanche [Théâtre du Palais-Royal]

Tentée par ce spectacle depuis plusieurs mois déjà, je me suis finalement rendue hier soir au théâtre du Palais-Royal, afin d’assister à une représentation de La Dame Blanche.

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Pièce de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, avec Arthur Jugnot dans le rôle-titre (si je ne m’abuse, il est présent dans toutes les scènes), La Dame Blanche est un spectacle entouré d’une aura particulière puisqu’il met en avant la peur qu’on peut avoir en assistant à une pièce de théâtre. Les représentations ayant débuté en septembre 2015, cette pièce est un réel succès et je vais vous expliquer pourquoi.

Je vais sciemment devoir rester évasive pour ne pas vous gâcher la surprise des différents événements, et ça me fait un peu mal au cœur car il y a tellement de choses dont je voudrais vous parler ! La pièce commence à 21 heures, pour une durée de deux heures sans entracte. Vous serez tout de suite plongés dans le thème en étant accueillis par des ouvreurs quelque peu spéciaux (qui ne vous souhaitent pas « bonne soirée » mais « bon courage »). A peu près un quart d’heure avant le début de la pièce, ce sont de nouveaux personnages qui font leur apparition dans la salle pour nous faire patienter, sourire … et frémir. J’adore avoir peur au cinéma ou en lisant mais ici, j’avais mine de rien peur d’avoir peur. Je m’explique, que ma soirée soit gâchée en étant tout le temps sur la défensive en scrutant tout ce qu’il se passe autour de moi pour ne pas être surprise à en crier. Je vous rassure, quand la pièce commence, le spectacle est roi et nous mettons de côté tous les éléments pouvant nous effrayer dans la salle. Toutefois, cela va évidemment dépendre des scènes, mais vous vous rendrez bien compte quand vous serez amenés à rire aux éclats ou à être attentifs à votre environnement (salle plongée dans le noir, changements climatiques, course-poursuite entre les allées, etc.).

La Dame blanche, Pièce de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, Mise en scène : Sébastien Azzopardi, Décors : Juliette Azzopardi, Lumières : Philippe Lacombe, Costumes : Pauline Yaoua-Zurini, Magie : Kamyleon, Vidéo : Mathias Delfau, Sculpture : Jean Godement, Masques : Marion Even, Production : Théâtre du Palais Royal, Créée au Théâtre du Palais Royal le 10 septembre 2015, Théâtre du Palais Royal (Paris), 8 septembre 2015, © Emilie Brouchon / L'Œil du spectacle

La Dame blanche, Pièce de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, Mise en scène : Sébastien Azzopardi, Décors : Juliette Azzopardi, Lumières : Philippe Lacombe, Costumes : Pauline Yaoua-Zurini, Magie : Kamyleon, Vidéo : Mathias Delfau, Sculpture : Jean Godement, Masques : Marion Even, Production : Théâtre du Palais Royal, Créée au Théâtre du Palais Royal le 10 septembre 2015, Théâtre du Palais Royal (Paris), 8 septembre 2015, © Emilie Brouchon / L’Œil du spectacle

Il y a pour moi deux types de spectacles interactifs. Celui où le public va prendre part de façon physique à l’action (les spectacles d’hypnose par exemple, ou le très bon Dernier Coup De Ciseaux (que je vous conseille) qui va faire appel au public pour décider de la conclusion à donner au spectacle) et celui où les événements de la pièce vont se dérouler ailleurs que sur la scène. C’est ce second cas de figure qui décrit le mieux La Dame Blanche. Si vous aimez frissonner et être en interaction complète avec les acteurs, privilégiez les premiers rangs et les corbeilles (les balcons ne sont pas laissés pour compte je vous rassure). Si en revanche vous souhaitez être (plus ou moins) tranquillement installés en évitant au maximum les effets sonores / physiques qui vont venir se dérouler, privilégiez les rangs plus lointains (à partir du quatrième) et les milieux de rangées bien sûr.

Je tiens à hautement préciser que cette ambiance horrifique ne fait pas tout dans cette pièce. Les dialogues sont très bien tournés et les phrases font souvent mouche. Nous avons également droit à une belle dose de comédie, et l’on passe autant de temps à rire qu’à avoir peur. Les acteurs ont parfaitement pris possession de leur rôle et savent improviser quand il le faut. Les effets de sons et lumières sont également très présents dans le spectacle et permettent une immersion encore plus poussée dans les différentes scènes. Les décors sont sublimes et fournis en détails importants. La spontanéité des actions permet de ne pas voir passer le temps et La Dame Blanche sort ainsi véritablement du lot parmi ce qu’il se fait actuellement dans les théâtres parisiens.

Dionysos au Grand Rex

Cela ne me rajeunit pas mais cela faisait déjà sept ans que j’avais vu Dionysos en concert pour la dernière fois.

Cette tournée, où la première date s’est déroulée au Grand Rex, est dédiée au huitième album studio du groupe : Vampire en Pyjama. Comprenant treize titres, il faut savoir que l’album a été écrit par Mathias Malzieu suite à son séjour à l’hôpital dont il a pu se sortir grâce à une greffe de moelle osseuse en 2014. Après un combat d’une année contre la maladie, il faut donc comprendre à quel point cet album est une véritable renaissance pour lui comme pour le groupe. Le livre Journal d’un vampire en pyjama se conjugue avec l’album quasi éponyme comme au temps de la Mécanique du Coeur.

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A cause de contraintes professionnelles, je n’ai pas pu assister à la première partie (où le son, m’a-t-on dit n’augurait rien de bon pour la suite de la soirée) et ne parlerai donc que du show de Dionysos.

Beaucoup plus « calme » et plus en maturité que certaines tournées qu’ils ont pu donner, ce concert revient aux sources des inspirations du groupe : le fort pouvoir des instruments face à la voix, où l’on entend finalement très peu Babet par exemple. Juste et franc, le concert ne s’est pas éternisé sur les succès passés du groupe. Il a mis en avant beaucoup plus de chansons récentes, en y mêlant les anciennes plus intimistes, comme Neige, avec un décor adéquat (photo ci-dessous). Par envie et par besoin de se sentir à nouveau en toute vitalité, Mathias Malzieu ne tient toujours pas en place et coupe allègrement les passages doux et mélancoliques par de vrais bonds électriques et des incursions dans le public toujours autant poussées.

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Véritable échange entre le public et le groupe, ce concert m’a prouvé que la salle du Grand Rex, dressée comme un théâtre, était le juste milieu entre une salle trop petite et une trop grande. La renaissance de Dionysos est en marche et c’est avec enthousiasme que je leur souhaite des dizaines de shows comme celui qu’ils ont donné ce soir-là.

News Mai 2016

J’ai cinq articles en brouillon mais je ne parviens pas à les finir, en attendant, de petites news !

Le 69ème festival de Cannes ouvre aujourd’hui et (le rapport c’est juste le cinéma), la bande-annonce du prochain American Nightmare (American Nightmare 3 : Elections) est en ligne depuis plusieurs semaines :

Sinon nous connaissons depuis hier après-midi la carte, les starters et les légendaires des deux prochains jeux vidéo Pokemon (Moon et Sun) :

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Le design n’est pas fou fou mais je pense que tout le monde y trouvera son compte pour la sortie en novembre prochain. Bien sûr, il est loin le temps de Carapuce, Salamèche et Bulbizarre… Mais cette nouvelle édition a permis de faire sourire pendant des mois sur le nom de Pokemon SM, alors on pardonne.

Si on continue sur les jeux vidéo, Activision a mis en ligne le trailer du nouveau Call of Duty : Infinite Warfare. La vidéo, publiée il y a une semaine, rassemble ce matin 304 679 « j’aime » et … 1 688 060 « je n’aime pas ». Il faut dire que le dernier CallOf m’avait laissé une très mauvaise impression, jouant sur oldgen. La question ici ne se posera plus puisque le jeu ne sortira que sur nextgen.

C’est officiel, Prometheus 2 sera intitulé Alien : Covenant. Pour les sceptiques qui disaient encore que les films n’avaient rien à voir, voilà qui remet les choses à leur place, environ 40 ans après le premier Alien. Ce qui retarde toutefois Alien 5 qui marquera le retour de Sigourney Weaver dans la saga.


C’est tout ce que j’ai en tête aujourd’hui et elle est déjà un peu moins pleine ! Mai, faites ce qu’il vous plaît et profitez des vacances si vous avez la chance d’en avoir !

UnReal

En dix épisodes, UnReal nous plonge dans les coulisses de la télé-réalité, en nous permettant de suivre au jour le jour les stratégies faites en temps réel par les producteurs et scénaristes, afin de se jouer des candidats et ainsi de faire grimper l’audimat. Je précise toutefois que c’est bien une série télévisée, non un documentaire. Nous sommes donc dans une fiction, dénonçant bien évidemment les travers des émissions de télé-réalité et, dans le cas présent, d’une version proche du Bachelor. Un jeune homme riche et beau doit choisir parmi une trentaine de jeunes femmes qui sera sa partenaire pour la vie. Tous les coups bas sont donc permis entre les participantes, mais bizarrement, ce n’est pas d’elles d’où vont venir les pires coups tordus. Mensonges, manipulations, trahisons … UnReal nous montre la face cachée et bien sombre de ce genre d’émissions.

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Le fait est que je me suis bien plus prise au jeu que s’il s’agissait réellement d’une telle émission. On ne s’attache pas vraiment aux « participantes » mais bien aux employés du studio de production. Tout ce que l’on nous montre – les faux raccords volontaires, les montages mensongers, les chantages – est-il du lard ou du cochon, peu importe finalement. Bien que je pense qu’il y ait une bonne part de réalité et une vraie envie de dénoncer le système en place. Pour exemple, Sarah Gertrude Shapiro, la co-créatrice, a travaillé pendant neuf saisons sur The Bachelor outre-atlantique … Fan des émissions de télé-réalité ou non, je vous conseille cette série qui, pour la première catégorie, permettra peut-être un meilleur recul sur ces machines à créer du temps de cerveau humain disponible.

A savoir que la première saison sera diffusée à partir du 24 mai 2016 sur NRJ 12 et la seconde devrait débuter le mois prochain aux Etats-Unis.