Mois: septembre 2018

Une Foodie à Saint-Jean-de-Luz

Qui dit vacances dit également l’occasion de goûter la cuisine locale. Fort heureusement à Saint-Jean-de-Luz, vous trouverez votre bonheur tous les matins au marché aux poissons si vous êtes aussi fans que moi de la nourriture de la mer. Sinon, il y a aussi les restaurants gastronomiques de la ville, dont le restaurant Les Lierres, situé dans l’établissement de l’Hôtel Parc Victoria, et référencé au guide Michelin. Et en fin d’article une petite mention spéciale au Brunch House, qui m’a donné une excellente raison de me lever de bonne heure le dimanche matin.

Pour une fois, je vais également mentionner ici le décor du restaurant, qui a sa place à part entière dans ma critique gastronomique. Situé au cœur du parc privé Victoria, où vous trouverez oiseaux et chats en liberté, le restaurant bénéficie de plusieurs salles, dont, celle que j’ai choisie, au bord de la piscine de l’hôtel.

La carte comprend des mets variés et met aussi bien à l’honneur la viande que les poissons. Vous y trouverez également des indications mentionnant les plats sans gluten, végétariens ou omnivores. Je ne fais pas un mystère des prix qui sont visibles en zoomant sur la carte que j’ai jointe, mais également sur leur site internet. Ils sont en accord avec le haut de gamme du lieu et de la cuisine et ne sont donc pas surprenants.

Les plats servis sont fins et innovants, tout en restant dans le style de la cuisine traditionnelle. Pour prendre un exemple, le foie gras qui m’a été présenté n’était pas accompagné de figues, comme cela est bien souvent le cas, mais de poires. Permettant ainsi un joyeux mélange sucré / salé mais changeant des habitudes. Le personnel est aux petits soins, malgré un temps d’attente un peu long à la prise des commandes pour ma part, et la gestion globale du repas est très bien réalisée. Un bel endroit où se ressourcer donc, dans un cadre des plus agréables.


Comme précisé en début d’article, je vous touche également quelques mots à propos du Brunch House situé en bord de mer, à tel point que vous l’avez directement en face de vous à quelques dizaines de mètres de la plage seulement.

J’ai découvert ce restaurant en passant devant et en zieutant sur les assiettes des clients attablés. Renseignements pris, j’ai donc décidé d’y passer le dimanche matin suivant, afin de tester leurs produits.

Proposant des accompagnements, boissons et plats variés, The Brunch House met en avant des mets locaux mais pas que, et permet d’avoir une assiette bien remplie et diversifiée. Un passage obligé pour profiter de la mer au petit matin, même si les brunches peuvent être pris jusqu’à 15 heures.

Annihilation [Film vs Livre]

J’ai vu le film Annihilation à sa sortie sur Netflix en mars dernier. Et je ne l’ai vraiment, mais alors vraiment pas apprécié. Je viens pourtant de le regarder une seconde fois.

En effet, lors de sa sortie, étant plutôt fan de science-fiction et de dystopie, j’étais ravie de découvrir cette oeuvre que je ne connaissais pas auparavant (alors que j’aurais du). Ayant été passablement déçue par l’avancée de l’intrigue, l’équipe purement féminine (que j’ai assimilée rapidement à tout l’esprit de féminisme actuel que je partage très moyennement) ou encore le traitement des événements, j’en suis ressortie déçue et ai complètement oublié ce film jusqu’à la semaine dernière.

Lisant en moyenne entre un et deux livres par semaine, je suis tombée sur Annihilation en format poche, de Jeff Vandermeer, et le pitch de quatrième de couverture m’a interpellée : une expédition qui part dans une zone mystérieuse et mortelle, provoquant suicides, meurtres, troubles mentaux … Bref, tout pour me plaire ! Ce n’est qu’au bout d’une quinzaine de pages que j’ai fait le rapprochement entre le livre et l’adaptation qui en a été faite cette année par Alex Garland, ayant récemment réalisé l’excellent Ex Machina.

Le livre est assez brouillon dans ses prémices. Voulant décrire convenablement le décor, sans trop en dire non plus pour conserver tout un aura de mystère. A côté de cela, les personnages sont rapidement identifiables puisqu’ils ne sont qu’au nombre de quatre et sont chacun décrits par leur fonction au sein du groupe : géomètre, psychologue, anthropologue et biologiste, notre narratrice. Cette dernière nous précisant dès les premières pages qu’il ne sert en effet à rien de retenir leurs noms puisqu’elle se retrouvera très vite toute seule au bout de quelques jours. Le décor est donc posé, l’ambiance générale également. Comme la biologiste, nous avançons à tâtons, dans une zone qui semble créée par l’homme suite à des essais nucléaires ou assimilés. La narratrice est plus ou moins honnête avec nous, même si nous nous rendons rapidement compte qu’elle distille les informations au compte-gouttes.

Ce qui a du être extrêmement complexe à adapter, et donc rendant l’histoire sur les écrans confuse, est l’importance des pensées de la narratrice. Évoluant beaucoup seule, elle analyse, critique, se rend des comptes à elle-même sur les situations, les lieux et les événements. Ce point de vue narratif interne n’est pas le plus aisé à reproduire au-delà d’un livre et je conseille fortement de voir le film après avoir lu l’oeuvre originale.

Lors du premier visionnage, j’avais pourtant fait mon possible pour comprendre l’oeuvre, regardant beaucoup de vidéos et articles explicatifs sur la dépression ambiante, la fin possible, etc. Malgré de bons effets spéciaux et une ambiance immersive, il manquait toujours comme un petit quelque chose. En lisant l’ouvrage, on réalise que ce petit quelque chose réside en l’importance cruciale des réflexions de la biologiste, de ses souvenirs, de ses attentes. De tout ce qui n’est pas dit mais sur quoi repose pourtant l’avancement de l’histoire. Pour ne rien faciliter, le film commence par la fin, sans doute pour plonger rapidement le spectateur dans l’expectative en montrant dès le début qu’il y a véritablement un problème avec la zone X.

Nous découvrons notre personnage principal, interprété par Natalie Portman, dans une phase de dépression sévère et plutôt renfermée sur elle-même. Point sur lequel insiste moins le livre, notamment en lien avec la disparition de son mari. Dans l’ouvrage original, elle a toujours été ainsi, beaucoup plus introvertie que celui-ci, focalisée sur la science et peu ouverte aux conventions sociales, ce qui n’est pas qu’une conséquence de leur séparation.

Bien qu’abordant les mêmes principaux thèmes que le livre (réincarnation, deuil, auto-destruction, méfiance), le film parvient à les mettre en images de la façon la plus convenable qui soit. La violence est telle que décrite dans l’oeuvre et les actions, bien que plus hollywoodiennes qu’on pourrait le croire, sont fidèles au descriptif original.

Annihilation est un bon film comparativement à ce qui peut se faire, mais qui devient meilleur encore quand on a le matériau de base auquel se raccrocher.

News Septembre 2018

C’est la rentrée ! Le moment où je pars enfin en vacances, pour une bonne partie du mois de septembre.

Au programme de ces semaines à venir riches en événement, le festival du cinéma américain de Deauville, qui fête cette année sa 44ème édition. Les pass à la journée sont toujours aussi intéressants, de 16 à 35 €, selon le tarif plein ou réduit, permettant à chacun de visionner les grandes sorties américaines à venir. Je n’ai jamais battu mon record de l’année où j’ai vu sept films en deux jours. Il faut dire que je n’avais pas passé grand temps à la plage.

On embraye le (long) weekend du 6 au 9 septembre avec la onzième édition du Hadra, plus grand festival de trance en France, organisé pour la troisième fois au plan d’eau de Vieure, et avec cette année un thème axé science-fiction. Avec ses trois scènes principales et le son non-stop du jeudi au dimanche, le tout accompagné de stands de nourriture régionale, cours de yoga, performances artistiques, conférences et ateliers, on ne risque pas de s’y ennuyer. Prenez quand même un bon blouson, il risque de faire bien moins chaud que le mois dernier.

Et bien sûr il y avait en début de semaine la tournée de Britney Spears de passage en France pour deux dates. Par rapport à son dernier show à Paris il y a sept ans maintenant, je dois dire que j’ai été agréablement surprise. L’accent était mis sur le show évidemment plus que le son, mais tout le monde le sait, c’est Britney ! Les articles critiquant l’artiste et mentionnant ses fans déçus en raison du playback m’ont fait sourire car les vrais fans savent que Britney ne chante plus depuis longtemps. Et ce n’est grave. On sait pourquoi on se déplace, pour la princesse de la pop, pour ses tenues excentriques, pour cette ambiance à l’américaine, mais pas du tout pour ses qualités vocales, je ne comprends pas que certains aient pu passer à côté de l’info avant d’aller à son concert. Sûrement les mêmes qui retourneront tout de même la voir à sa prochaine escale française. Mention spéciale pour Pitbull qui a bien enflammé la salle pendant sa première partie. Si un jour on m’avait dit que je verrais Pitbull en live …

Je vous laisse donc, est enfin venu le temps pour moi de me tremper les pieds dans le sable et la mer, en espérant tout de même avoir encore un peu de chaleur. Bon courage à tous pour la reprise !