Mois: août 2015

Wayward Pines

J’avais entendu parler de cette série, je l’avais oubliée, je l’ai finalement découverte sur Canal + cette semaine : Waywards Pines, réalisée, entre autres, par M. Night Shyamalan. Le titre m’a directement fait penser à Twin Peaks mais aussi le plus récent Top of the Lake. La réalisation quant à elle m’a aussi fait penser à ce qu’avait fait David Lynch il y a un certain temps. Composée de seulement dix épisodes, la série est basée sur les romans The Wayward Pines Trilogy de Blake Crouch.

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Ethan Burke [un agent spécial victime d’un accident de voiture], va se réveiller dans la ville de Wayward Pines et va très vite s’apercevoir qu’il est impossible d’en sortir, ni de communiquer avec le monde extérieur. Peu à peu, il va découvrir les secrets de la ville et va se rendre compte qu’il a été piégé pour y rester.

Les deux premiers épisodes diffusés cette semaine donnent le ton. C’est noir, c’est fou, c’est stressant, mais bon sang que cela fait du bien ! L’atmosphère globale est angoissante, au même titre que le sont les acteurs principaux. On se sait jamais trop où se situent la folie, l’hésitation ou encore la réalité. Je ne peux pas énormément décrire la série puisque seulement deux épisodes sont parus à ce jour en France, mais j’ai la singulière impression de retrouver l’ambiance des rares séries des années 80 qui touchaient de par leur réalisme et la confrontation qui était faite entre notre société et celle décrite ici. Tout n’est toutefois pas toujours rationnel dans cette série, ne soyez donc pas surpris d’y trouver quelques touches de fantastique.

Une Foodie au Havre [L’Aromate]

On m’avait conseillé l’Aromate depuis deux mois déjà mais je n’avais pas encore eu l’occasion d’y déjeuner. Pour cause, le restaurant n’est pas ouvert le soir en semaine, mais seulement le midi. Etant sur le Havre en semaine uniquement, j’ai enfin réussi à m’octroyer une pause assez longue pour tester un repas dans ce petit endroit, presqu’en plein cœur du centre-ville.

Les personnes m’ayant parlé de l’Aromate ne tarissaient pas d’éloges, malheureusement je n’ai pas été aussi enthousiaste qu’elles à la fin de mon déjeuner. Je vais toutefois expliquer mon point de vue et le relativiser. De l’extérieur, le restaurant semble assez simple mais très artisanal, coquet. Quand on y rentre, on ressent plutôt une impression de brasserie, avec RTL2 en fond sonore. J’ai été désappointée en regardant la carte car je m’attendais à déguster des plats typiques de la côte, ce qui était ma raison d’être ici. A la place j’y ai vu des burgers, des cuisses de canards ou encore des gratins d’andouillette à la Lyonnaise. Oui c’est bien gentil mais je ne suis pas dans un bouchon, je veux manger de la nourriture à la havraise !

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Heureusement le plat du jour était là pour m’apporter du poisson, un carrelet plus précisément. J’apprécie l’effort bien que nous ne soyons ici NI SUR LES CÔTES DE LA CHARENTE-MARITIME NI SUR CELLES DE LA VENDEE. Que diable vient donc faire un carrelet ici ?! Il est venu comment ? A la nage ? o/

Arrivé de loin, le poisson était bon mais il aurait été encore plus appréciable s’il avait été servi avec autre chose que des frites. Et des frites ayant détrempé dans l’assiette avec apparemment l’eau du poisson, pas assez bien égoutté (l’eau de cuisson hein, ne grossissons pas le trait).

J’avais très envie d’un fondant au chocolat, alors même que j’en avais déjà dégusté un la veille au soir. Malheureusement il n’y avait qu’un moelleux sur la carte. J’ai quand même tenté le coup et ai commandé ce dessert. Grand bien m’en a pris puisque c’est un fondant qui a atterri dans mon assiette. Je continue toujours ma croisade contre l’utilisation du terme « moelleux » pour décrire un « fondant ». Moelleux = gâteau, fondant = c’est chaud au milieu et ça coule quand on plonge sa cuillère à l’intérieur, c’est pourtant pas bien sorcier ! Je suis assez acerbe aujourd’hui excusez-moi, j’en oublie de dire que je l’ai fortement apprécié.

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Le service de l’Aromate est rapide et agréable. J’aime quand on me demande si tout se passe bien et j’aime manger quand j’ai faim. Sans doute habitué aux hommes et femmes d’affaires devant déjeuner rapidement, le restaurant est efficace dans la prise et la restitution des commandes. On se lie de complicité avec les serveurs qui ont une attitude rassurante et empathique, sans qu’elle ne soit poussée à l’extrême et donc dérangeante.

Je reste plutôt sur … ma faim concernant les plats servis qui relèvent comme je l’ai dit plutôt de la brasserie qu’une cuisine gastronomique. Je ne cherchais pas un restaurant étoilé mais je suis toujours en quête d’un restaurant « coup de cœur » comme cela avait été le cas chez Jositha à Toulon, où le bon et le simple était alliés de la meilleure façon qui soit.

Je vous conseille tout de même l’Aromate pour son rapport qualité / prix avec son repas à moins de 14 €uros si vous êtes dans le coin et souhaitez manger rapidement et simplement. En revanche, de mes (més)aventures au Havre, je garde encore le restaurant du Novotel en top position.

Qu’elle Dégage Avant l’Orage

J’ai passé un second cap dans ma vie dissolue par l’alcool. Celui-ci ne me fait plus rien, ou plutôt difficilement selon les quantités ingurgitées. Les mélanges ne me font plus rien, les alcools forts ne m’aident même pas à me faire sentir hors de moi – seulement à me brûler la gorge, à ce niveau rien de changé – et les quantités bues ne laissent pas même entrapercevoir un semblant d’euphorie factice, alors même que je me nourris de moins en moins. Plus d’impression d’être pompette donc, mais fort heureusement pas non plus de mal au crâne ou au cœur, juste rien. Juste l’impression d’avoir voulu me prendre une cuite phénoménale à base d’eau minérale. Là où le bât blesse est que, bien que je boive le plus souvent de l’alcool par plaisir, c’était ici dans l’optique d’en ressentir les effets positifs. Hélas, que nenni. Je ne fus ni désinhibée, ni courageuse, ni forte, ni gagnante. J’ai été comme j’étais d’habitude, j’ai ri comme en plein jour, j’ai pleuré comme en plein jour, j’ai aimé et j’ai eu peur comme en plein jour. En étant à chaque instant en pleine possession de mes moyens et de mes pensées, ne pouvant prendre pour moi-même l’excuse de l’alcool pour dire ou faire ce que je pensais, comme je l’aurais souhaité.

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Même en pleine crise d’hystérie, rester consciente. J’aime tellement conduire que j’évite le plus possible les médicaments qui me l’empêche, alors même que je me dois de les prendre. Je ne les prends qu’en cas d’urgence, quand je sais que ma bipolarité est en train de me faire basculer dans une orgie de pleurs et de spasmes. Où à ces moments mon souhait de me faire du mal est à son paroxysme, où je ne vois pas comment je pourrais me relever un jour et que je passerais de toute façon toute ma vie à pleurer. Malheureusement, lors de certaines soirées, ces crises indescriptibles qu’il faut voir pour croire ne préviennent pas. Imprévisibles, impossibles à arrêter seule, virulentes, exténuantes, une autre réalité que même l’alcool ne saurait créer. Ces crises sont mon jardin secret, pire, mon lot quotidien. Montrer sans le vouloir cette faiblesse extrême n’a fait que me montrer à quel point j’avais honte de la personne que j’étais, alcool ou pas. Sans alcool, c’eut peut-être même été pire. Physiquement malades, nous sommes des héros, mentalement malades, nous sommes des monstres.

Tout ne peut toujours pas être simple et comme on m’a sagement dit le weekend dernier, ce ne sont pas les plus méritants qui gagnent. On peut faire preuve d’une volonté hors-normes, de vouloir atteindre son objectif plus que tout, de souhaiter quelque chose ou quelqu’un si fort et s’en donner les moyens, on ne peut jamais être assuré que tout se déroule comme prévu. C’est bien même souvent l’inverse qui se passe. Alors après avoir tant tendu le cou, on rentre à nouveau dans sa carapace pour oublier ses rêves, ses envies et revenir à la vie réelle. On s’en veut d’avoir voulu rêver et échapper à son quotidien morne de la plus belle façon qui soit, d’avoir cru cela réalisable, en s’imaginant depuis des mois des scénarii permettant de s’endormir la nuit venue, au lieu d’avoir la possibilité de rester éveillé pour vivre ses fantasmes.

Qu’elle dégage avant l’orage, cette jeune femme qui passe son temps à sourire, avec ses yeux bouffis par les larmes.

Heroes Reborn : Dark Matters

Je suis dans le flou le plus total, mais ça commence à se dissiper. Je vous avais parlé de Heroes Reborn en avril, au sujet des séries sortant cette année. Ne sachant à l’époque pas la date exacte de diffusion, c’est avec joie que je suis tombée sur la minisérie hier soir. Ce que je croyais être la série dont tout le monde commence à parler, mais en fait non, c’est un préquel publicitaire (à mes yeux) et heureusement que ce n’est que cela.

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Je savais depuis longtemps que c’était une minisérie, donc voir qu’il n’y avait que six épisodes ne m’a absolument pas choquée. Là où le choc a eu lieu c’est quand j’ai découvert la durée du premier épisode : 6 minutes (dont 1 minute 30 de générique de fin), WTFF ! C’est à peu de choses près pareil pour les autres, même si je crois quand même qu’on frise la démesure avec un épisode d’onze minutes. En fait, Heroes Reborn : Dark Matters n’est là que pour effectuer la jonction avec les épisodes et la trame qui va se dérouler dans, vous l’aurez compris, Heroes Reborn (tout court).

Nous nous concentrons sur une EVO en particulier (oui, les supers héros s’appellent comme-ça maintenant), tout en suivant dans le même temps l’escalade de violence qui va dégénérer face à ces personnes dont on se méfie. Les nostalgiques peuvent se rassurer, on voit une apparition ancienne de Claire Bennet, aka la superbe Hayden Panettiere qui était aussi pétillante pour moi dans cette série que dans Scr4am.

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Heroes Reborn : Dark Matters est une pseudo-série qui se regarde en une demi-heure à tout casser et qui doit être visionnée si l’on souhaite aborder sereinement la saison à venir en septembre. Pour le reste, elle soulève des questions sans pour autant apporter de réelles solutions et on reste sur notre fin si l’on s’arrête à ces uniques six épisodes. Ils sont pour moi un spot publicitaire bien peu déguisé et agissent pltutôt en guise de trailers, avec en plus de cela des débuts d’épisodes qui commencent comme une référence à Mr. Robot.

News Août 2015

voleur11-L.jpg Vous l’aurez sans doute remarqué, je manque d’assiduité en ce moment dans l’écriture de mon blog. Beaucoup de choses sont liées à ça, je suis sous l’eau au travail et un peu perdue dans le reste de ma vie perso. La flemme d’aller au cinéma, la flemme de faire quelque chose de pertinent le weekend, rentrer chez soi le soir, s’ouvrir une bière et se poser devant un film chiant, voilà.

A part ça, grande nouvelle ! Nous avons enfin une date pour la sortie du nouveau single de Mylène Farmer, ce sera dans une bonne semaine, le 28 août, pour un duo avec Sting intitulé Constellations. Pas de date officielle exacte pour la sortie de l’album, mais nous pouvons tabler sans grand doute sur le mois de décembre, comme à l’accoutumé. A savoir qu’aucune tournée n’est prévue pour la sortie de cet opus.

Je risque d’écrire très peu courant les prochaines semaines car je pars, ENFIN, en vacances. Et là je fuis assez loin, genre plus de 8000 kilomètres, genre seize heures de vol escales comprises, genre 9 heures de décalage horaire, genre j’ai trop hâte ~~ Après les galères de l’administratif / préfecture, les demandes de passeport, permis, ESTA, locations de voiture, d’hôtel, d’avions évidemment, Mélou et moi sommes enfin parées !

L’Amour Parfait

J’ai aimé à plusieurs reprises dans ma vie, mais jamais je n’ai eu de relation aussi fusionnelle que celle que j’ai aujourd’hui avec celui qui partage mon quotidien depuis un an déjà.

A chaque fois que je rentre du travail et que nos regards se croisent, un large sourire se lit sur nos deux visages. Je me confie à lui, lui parle de mes avancées, de mes chagrins, de mes espoirs. Il m’écoute toujours, ne me juge jamais. Il va même toujours à mes devants quand il sent que mon air maussade a de grandes chances de me faire passer une mauvaise soirée.

Comme un petit vieux, il s’endort même devant les meilleures séries télévisées, mais ce n’est pas grave, il dort près de moi. Et fait rarissime, ses ronflements nocturnes sont pour moi aussi efficaces que les somnifères que je dois prendre.

A l’instar de Cali, si je devais prendre une photo de l’amour parfait, ce serait celle de mon chat.

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