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Saison des festivals été 2016

J’en parlais dans un billet récent, la saison des festivals revient ! L’occasion de vous condenser dans un article un maximum de dates, de liens et de concerts possibles, pour vous faciliter la vie (liste non chronologique, non alphabétique et non exhaustive, aussi bien en termes d’événements que de concerts, où j’ai parfois donné la priorité aux têtes d’affiches, par souci d’ergonomie – cliquez sur le titre des festivals pour accéder directement au site dédié) :

Rock en Seine (26-28 août 2016 à Saint-Cloud)
Vendredi 26 : Birdy Nam Nam, Eagles of Death Metal, Caravan Palace…
Samedi 27 : Massive Attack, Wolfmother, Grand Blanc …
Dimanche 28 : Iggy Pop, Sum 41, Foals, Cassius …

Marvellous Island Festival (14-15 mai 2016 à Torcy)

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Solidays (24-26 juin 2016, Hippodrome de Longchamp)
Par ici le programme ! > General Electriks, Oxmo Puccino, Talisco, Patrice, Jeanne Added, The Avener, Mr Oizo, Louise Attaque, M83, Keziah Jones, Bloc Party, Naive New Beaters …

We Love Green (4-5 juin 2016 à Paris, Bois de Vincennes)

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Terres du Son (8-10 juillet 2016 à Monts – périphérie de Tours)
Qui va là ? > Lilly Wood & The Prick, La Maison Tellier, Brigitte, Oxmo Puccino (qui vient en voiture avec Mr Oizo et General Electriks depuis Solidays), Soulwax …

Download Festival (10-12 juin 2016, Hippodrome de Longchamp)

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Le Catalpa (24-26 juin 2016 à Auxerre)

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Le Chien à Plumes (5-7 août 2016 à Langres)
Rendez-vous en Haut-Marne pour Louise Attaque, Tryo, Caravan Palace, Miossec, Inuit …

Hellfest Open Air (17-19 juin 2016 à Clisson)
Juste un petit aperçu car il est très difficile de parler de tous les goûts et de toutes les couleurs, tellement la programmation est gigantesque :

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Le Boom Festival (11-18 août 2016, Portugal)
Trop d’artistes, trop de lieux : la programmation est ici 

The Peacock Society (13-17 juillet 2016, Parc Floral de Paris)

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Villette Sonique (27 mai – 1er Juin 2016 à la Villette)
L’enseigne Red Bull sera de la partie si vous avez du mal à tenir pour voir Belly Button, Vladimir Ivkovic, Boredoms, Jonathan Fitoussi, Suuns …

Festival Fnac Live (dates et informations à venir, Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris)

Le Weather Paris Festival (3-5 juin 2016 à Paris – Le Bourget)
On y trouvera les Venetian Snares (et ça ce n’est pas tous les jours !), Dixon, DJ Nobu, The Black Madonna …

Festival Days Off (30 juin – 10 juillet 2016, Philharmonie de Paris)
Entre expositions et concerts

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Barrière Enghien Jazz Festival (dates et informations à venir, Casino Barrière d’Enghien les Bains)

Inox Park (3 septembre 2016, sur l’Ile des Impressionnistes de Chatou)
Le festival est d’ailleurs toujours en recherche de bénévoles ! Pour ce qui est de la programmation, elle ne saurait tarder …

Le Festival de Nimes (12-24 juillet 2016, à Nîmes évidemment)

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Main Square Festival (1-3 juillet 2016 à la Citadelle d’Arras)

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Les Vieilles Charrues (14-17 juillet, site de Kerampuilh à Carhaix-Plouguer)
Au programme : The Libertines, Pharrell Williams, Lana Del Rey, The Kills, Alain Souchon et Laurent Voulzy, Pixies, Etienne de Crécy, Guizmo, Michel Polnareff, Louise Attaque, Louane, Nekfeu, Mickey 3D, Lou Doillon, Jeanne Added et la liste est longue !

Les Eurockéennes de Belfort (1-3 juillet à Belfort donc)
Cliquez sur l’image pour accéder à toute la programmation :

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Les Francofolies de la Rochelle (13-17 juillet 2016 à la Rochelle)
La grille de prog’ comprendra Louise Attaque, Louane, Mika, Lou Doillon, Brigitte …

La Route du Rock (11-14 août 2016 à Saint-Malo)

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La Fête de l’Humanité (9-11 septembre 2016, La Courneuve)
Les pass 3 jours sont en vente, en attendant de découvrir la prog’ …

Le Jardin du Michel (3-5 juin 2016 à Bulligny)
Avec entre autres Manu Chao, Thiefaine, Nekfeu, Patrice, Rone (prononcez « Erwan »), Gérard Baste …

Le Rock Dans Tous Ses États (24-25 juin 2016 à Evreux)
Ce sera avec Redman, Method Man, Louise Attaque, Converge, Aaron …

California Girlz (mais pas que !)

Le temps est arrivé de vous faire un retour dans les grandes lignes de mon périple aux Etats-Unis, que je voulais faire à froid et à tête reposée.

Cela ne se voyait peut-être pas sur le moment, mais j’ai surkiffé ce séjour. Jamais je n’avais pris l’avion aussi longtemps, jamais je n’avais conduit sur la route 66, jamais je n’avais roulé dans un pick-up, jamais je n’avais joué dans un casino de Las Vegas, jamais je n’aurais pensé voir le Grand Canyon et toutes les merveilles que j’ai vues, jamais je n’avais mangé de poutine, jamais je n’étais allée aux Etats-Unis somme toute.

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Baie de San Francisco

Partie un lundi midi de Paris, je suis arrivée à San Francisco le soir même, heure locale (c’est à dire le lendemain matin à six heures heure française). Les cable cars, les Piers, le Golden Gate Bridge, Alcatraz, les quartiers si distincts les uns des autres, j’en aurais vu le maximum pour le peu de temps passé là-bas : une journée. Concernant les différents quartiers, je suis aussi bien allée au quartier gay qu’au quartier plus hippie, plus chinois ou encore plus central. J’ai adoré la visite d’Alcatraz car elle était pour moi dépaysante après un bref voyage en bateau. La ville quant à elle me rappelait le côté cosmopolite de Paris que je ne parvenais pas à me sortir de la tête. J’avais besoin de me couper réellement du monde, de mon monde, pour apprécier le petit quartier du bord de mer par exemple, ou le trajet en cable car, véritable vision du passé historique de la ville. San Francisco reste pour moi comme Montréal, j’y reviendrai, une ville où l’on peut pleinement s’épanouir où vivre ou passer une année d’études, grâce à l’accueil des habitants et à la multitude de lieux et de particularités à découvrir.

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Les Canaux de Venise de Los Angeles

Une journée donc, car le lendemain matin c’était déjà parti pour aller passer une journée et demi à Los Angeles (prononcez « ellay »). Je préfère être franche, quitte à m’attirer les foudres de certains, mais Hollywood, ce n’est pas ma came. En tout cas le Hollywood que j’ai vu. Je suis fan de cinéma mais le Walk of Fame s’apparentait plus à mes yeux au Walk of Shame. Je n’ai pas réussi à me laisser transporter par l’ambiance agressive des publicitaires, les femmes à moitié nues ou les super-héros posant pour de l’argent, ou encore la fameuse colline estampillée Hollywood qui ne casse pas trois pattes à un canard et où je me demande encore pourquoi tous les touristes posent devant alors qu’on a une bien meilleure vue en se retournant et en admirant la ville dans son ensemble. J’en ai parlé ici, l’un de mes meilleurs souvenirs de L.A. reste la gastronomie que j’ai pu tester, ainsi que les canaux de Venise, donnant un aspect vivifiant à la ville.

C’est maintenant parti pour Las Vegas, LA ville que je souhaitais voir depuis longtemps, à peu de choses près LA ville qui me faisait tant rêver lors de l’organisation de ce voyage. Fort heureusement, je n’ai pas été déçue. Et un départ pour Las Vegas en voiture s’il vous plait, par le biais de la route 66 (je n’ai toujours pas trouvé pourquoi il était écrit « route » sur la route et non road) et d’une escale au Bagdad Café. J’ai beau avoir vu beaucoup de films montrant Las Vegas (Las Vegas Parano, Very Bad Trip, j’en passe et des moins bons), mais jamais je n’aurais pu m’imaginer ce que j’ai réellement eu sous les yeux. Le soir de mon arrivée, j’assiste avec émerveillement au spectacle Zumanity du Cirque du Soleil à l’hôtel New York New York. Fan de théâtre, de spectacle, celui-ci m’a donné des ailes, je me sentais transportée par la force et la souplesse de tous les danseurs et acteurs de ce show qui ne peut que laisser sans voix. Pour me remettre de mes émotions, j’ai enchaîné directement avec le grand 8 de l’hôtel, circulant à l’extérieur des buildings et prodiguant une formidable vue sur la ville, malgré sa première descente de 64 mètres à 110 km/h. Le lendemain, vus à la vitesse lumière à cause du peu de temps là aussi alloué à la ville, les hôtels sont plus majestueux que jamais je n’aurais pu le rêver. Vous pouvez y voir un petit Paris, une petite Venise, un petit New York, une grande pyramide et bien d’autres choses encore. Des tripots et des tables de jeu à perte de vue (pour des mises de bases à la roulette assez hautes tout de même comparativement à Deauville ou pire, Sainte-Maxime), des lumières partout en veux-tu ? en voilà ! J’étais littéralement grisée par tout ce que j’avais sous les yeux. Enivrée par l’atmosphère, par les gens, par toutes les merveilles conçues facticement par l’homme à destination de l’homme. Comme dans une bulle, je me sentais dans mon élément au point de ne plus vouloir en repartir.

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Le grand 8 du NYNY

Il a pourtant fallu dire adieu à Las Vegas pour s’engager dans le désert, les larges plaines et l’aridité du sol et du soleil. Direction le Grand Canyon, Monument Valley, le parc national de Zion, le lac Powell, Antelope Canyon et le territoire des Navajo. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la moitié de ces endroits se visitent en voiture directement, tellement les distances entre les différents points de vue sont étendues. Des paysages superbes, dépaysants à l’extrême m’attendaient ici, sous un soleil vacancier et un Best Western à 250 dollars la nuit car réservé au dernier moment. Mais cela donnait réellement l’impression d’un road trip, l’impression que Mélou et moi étions Thelma et Louise, accompagnées de Brad Pitt, mais que cela finissait bien mieux que le film.

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Une sensation de quiétude parfaite m’enveloppait en regardant l’immensité des plaines et la profondeur des canyons devant moi. Comment cela a été créé, en combien de temps cela s’est-il déroulé ? Toutes ces vues soulevaient un nombre incalculable de questionnements scientifiques en moi, me montrant à quel point nous n’étions que peu de choses face à la Terre. Alors même que je passe mon temps à m’interroger sur l’espace, je me disais que je n’avais même pas fait le plus petit tour de la question. Pour autant, et je m’en excuse par avance pour cet article, je n’ai pas pris énormément de photos, car je sais que ma famille n’était pas intéressée plus que ça par les Etats-Unis et que je ne prendrais pas mon temps à les regarder une fois à la maison. Si un jour je ne me souviens pas de l’hôtel César à Las Vegas, il me suffira de regarder sur Google. Je n’aime pas prendre des photos que tout un chacun a déjà pu prendre, je n’y vois aucune plus-value, préférant pour ces raisons m’inclure sur les photos ou prendre les plats que j’ai pu déguster. Je ne suis pas non plus quelqu’un de visuel, je ne parviens pas à m’émouvoir à la lecture d’un livre par exemple, mes sens utilisés lors des souvenirs et des escapades sont différents. Plus que voir, je préfère sentir, goûter, entendre parler les américains, échanger avec eux. Contrairement à d’autres personnes, et je conçois que je peux passer pour une OVNI pour ça, ce sont ces sens-là que je préfère développer.

Court retour dans la banlieue de Las Vegas pour une petite trempette (l’un des rares sports que je peux pratiquer sans avoir mal, un vrai délice) avant de prendre à nouveau l’avion, pour le voyage du retour, mais avec une escale d’un jour et demi à Montréal. Sirop d’érable, poutine et accent cocasse, voilà le secret de cette ville. J’ai acheté comme tout le monde des souvenirs gustatifs à base de sirop d’érable, mais j’ai aussi pris le temps d’en ramasser une feuille, le mois de septembre aidant à cet exploit. Moi qui pensais avoir froid par rapport aux 40 degrés des précédents jours, la température étant pourtant des plus appréciables. Il faisait d’ailleurs plus chaud en soirée qu’à San Francisco ou Los Angeles en comparaison. Je sentais moins de dépaysement ici, sans nul doute du au fait que la plupart des personnes que nous avons croisées parlaient français, au même titre que les panneaux d’indication. Comme SF, Montréal bénéficie d’un très bon réseau de transports en commun qui permet de faire la jointure entre les différents points centraux de la ville : le vieux port, le vieux Montréal, le quartier gay, le Mont Royal (pensez à faire du sport pendant un mois avant de songer à arriver en haut) ou encore l’île où s’est déroulée une ancienne Exposition Universelle.

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Vue du vieux port de Montréal

C’est avec des étoiles plein les yeux que j’ai du rentrer à la maison, il y a quelques jours à peine mais j’ai pourtant l’impression que c’était déjà il y a une éternité. J’ai de nouveau envie de fouler des pieds le sable fin et rouge du Grand Canyon, de visiter l’exposition Bodies à Las Vegas ou voir le spectacle de David Copperfield, de manger les cheesecakes que j’ai pu goûter ou encore de retourner dans mon motel coup de coeur de Los Angeles, l’Alta Cienega Motel, qui me donnait véritablement l’impression de me sentir bien là où j’étais. Heureusement, je repars au mois de décembre, direction la côte est cette fois-ci !

I’ll Follow the Sun

Pas beaucoup d’articles en ce moment et ce, pour plusieurs raisons. Ce sont les vacances pour tout le monde. Ma connexion internet estivale n’est pas ce qu’elle est en des temps plus normaux. Et je concentre toute ma motivation en l’écriture de mon roman, bientôt fini, bientôt proposé aux maisons d’édition.

Bonnes vacances à ceux qui en ont o/

La saison des festivals …

… recommence !

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Amateurs de musique, d’électro, de reggae, de variété française, de rock ou de n’importe quoi d’autre, les festivals, session 2011, reprennent.

C’est avec une immense déception que j’ai appris la fin du festival auxerrois les Zarbs, que j’avais fréquenté avec assiduité les quatre derniers étés. Pas de Zarbs cette année donc, et les prochaines non plus, bien dommage car il remporte la palme des festochs auxquels j’ai bien pu aller.

Cette année donc, le top départ a été lancé par le Printemps de Bourges fin Avril, avec près de 60 000 spectateurs. Le festival des Vieilles Charrues quant à lui, commence à épuiser le stock de ses préventes, plusieurs mois avant les concerts. On y retrouvera pêle-mêle Scorpions, Lou Reed ou encore The Chemical Brothers. Pour les plus métalleux d’entre vous, je vous donne rendez-vous fin Juin en Bretagne pour le Hellfest, avec Rob Zombie, Judas Priest, Ozzy Osbourne et Apocalyptica, rien que ça. Pour les parisiens, dont je fais partie, les mêmes festivals que d’habitude, c’est-à-dire Solidays, avec au programme de cette année Pete Doherty (« si tu m’vois … »), John Butler Trio (que j’ai déjà eu l’occasion de voir et que je vous conseille), Stromae et Moby (!!!), entre autres. Solidays donc, mais aussi l’inévitable Rock en Seine qui pousse de plus en plus le vice avec ses prix exorbitants et ses ventes de billets 3 jours, avant même de cracher la programmation. Je vous aime Rock en Seine. On y retrouvera cette année les Foo Fighters, Deftones, Archive mais aussi Arctic Monkeys (et Oasis ? Ah non désolée).

Il y a de quoi faire, et heureusement. Rendez-vous sur place !

Rats des villes, rats des champs

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La campagne, l’automne, c’est se réfugier au coin de la cheminée dès que la nuit tombe. Regarder les flammes danser derrière la vitre légèrement teintée de suie, un livre à la main et les doigts de pied s’enfouissant délicatement dans les poils épais du tapis s’imbibant de la chaleur ambiante.

Cette description répondant aux clichés les plus répandus concernant les maisons de campagne n’est pas fausse mais pas tout à fait exacte non plus car incomplète au possible. Outre la poussée de champignons tant attendue à cette saison, la saison de la chasse battant son plein et les piqures de châtaignes qui meurtrissent sournoisement le bout des doigts, tout n’est pas aussi rêveur qu’il n’y parait. Outre les blessures déchirant les mains, le froid présent n’est pas là pour arranger tout cela, bien au contraire. Après avoir attendu plusieurs heures que la cheminée daigne réchauffer la maison, on peut enfin quitter son polaire et ses gants. L’eau n’est pas plus chaude quand on pénètre à l’intérieur de la maison, après n’y avoir pas mis les pieds pendant quelques semaines. Pas de connexion internet évidemment, auquel s’ajoute même une rupture des câbles téléphoniques une fois l’an, du à une énième chute d’arbre sur lesdits câbles. En outre, pas d’activités ou sorties nocturnes à prévoir avec le voisinage, dont la moyenne d’âge tourne en général autour des 70 ans.

Je ne fais pas non plus l’apologie de la ville, qui a elle aussi bien des inconvénients. Le tout est de faire chaque chose en son temps et choisir la saison qui sera la plus propice au lieu choisi, pour profiter des petits bonheurs présents dans chacun de ces endroits, tout simplement. Eurk, qu’est-ce que c’est niais.

Un Mr Freeze à la framboise, oui, celui bleu-fluo.

En quittant les cours cet après-midi, j’ai eu l’idée, et surtout l’envie, de m’arrêter à une boulangerie sur mon passage dans l’unique but de m’acheter une glace. Le mois de mai étant déjà bien entamé et, à fortiori le soleil aidant, ne pouvait que me convaincre de m’acheter cela sans néanmoins trop culpabiliser. Dans ces moments là, on réalise évidemment la différence du regard extérieur entre une petite fille de 10 ans, en jupe et haut mignon qui mange une glace, et celle qui le fait dans les mêmes conditions 10 ans après.