Mois: février 2015

110 [Une Foodie en Bourgogne]

Encore un article sur de la nourriture, je ne sais pas si c’est bon signe, mais promis je ne vais pas faire uniquement un blog sur ça, même si ces articles ont toujours un franc succès. Et promis je mange parfois chez moi de temps en temps …

WP_20150213_004 Toujours est-il que j’étais invitée à une soirée organisée par une coopérative icaunaise, avec le traiteur Bourgogne Morvan pour ce qui était du repas. Je parle ici de cette soirée non pour faire de la publicité concernant la coopérative, mais plutôt pour le traiteur directement, qui a fait du très bon travail.

Comme nous étions près de 800 personnes, le menu était imposé. Je préfère le signaler, sinon on va encore dire que je mange du foie gras ! Quoique. J’adore en effet le foie gras mais j’ai beaucoup plus de mal lorsqu’il n’est pas complètement cuit. Nous avions ici en plus, du foie gras façon crème brûlée ainsi que du poêlé. Les petites quantités servies permettaient de ne pas être écœuré, tout en conservant de l’appétit pour les mets suivants. Le foie gras poêlé était également servi chaud, très bon point compte-tenu du nombre de personnes à nourrir. A noter en revanche, un peu trop de gelée dans la portion de foie gras comme on peut le voir en bas de l’image.

La suite s’est découpée de façon évidente comme c’est le cas lors d’un long repas, c’est-à-dire un poisson suivi d’une viande. Le plat de poisson constitué d’une harmonie de lotte et de homard, avec sa julienne de légumes à l’américaine. Pour ce qui était de la viande, j’ai pu déguster des aiguillettes de suprême de pintadeau fermier, avec une duxelles de morilles ainsi qu’une garniture de légumes. Les plats ont toujours été bien constitués, avec un savant dosage du met principal et de l’accompagnement.

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Contrairement à ce que peut faire croire la mauvaise qualité de mes photos, les plats n’étaient pas ensevelis sous la sauce. De plus, elle n’était pas écœurante pour un sou. Pour finir, un petit (façon de parler, il n’était pas petit du tout) entremet chocolat et crème brûlée (pour l’intérieur) et sa sauce Bourbon.

Je n’ai pas grand chose à vous décrire de plus, si ce n’est que la soirée était très réussie, aussi bien au niveau des plats que de la rapidité et la qualité du service, pour lesquels on peut remercier Bourgogne Morvan Traiteur. Un grand merci aux organisateurs et à tout le staff qui aura mis la barre de l’édition 2015 très haut !

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Cinquante Nuances de Grey

Tout avait pourtant si bien commencé ! Nous sommes un dimanche soir, il est 19h07 et je me rends à l’UGC le plus proche de chez moi pour la séance de 19h10 de Kingsman. Quand soudain, stupeur et tremblements, la séance affiche complet. NOOOOOOOONNN. J’avoue vouer un véritable culte à Kyle MacLachlan (mon deuxième Pierce Brosnan) et je le pensais sur l’affiche, d’où mon attirance pour ce film, en plus du scénario en lui-même et des autres acteurs tout aussi classieux. Bon bref, c’est horrible, il faut se décider, mais pour quoi ? Peu de films sont finalement diffusés à cette heure là, sauf, vous l’aurez deviné si vos yeux ont frôlé le titre de cet article : 50 Nuances de Grey (232 places restantes alors qu’il devait commencer quinze minutes plus tard, bien fait !). J’arrive alors dans une salle hétéroclite, bourrée d’œstrogène, de pop-corn et de sourires béats. Au secours !

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Pour comprendre mon passif avec 50 Nuances (ouais tu vois, on dit 50 Nuances, on est in), il faut remonter deux ans en arrière (au mieux). Le livre est déjà sorti depuis pas mal de temps, mais cela fait quelques mois qu’il perce dans les rayons de « littérature » français. Au travail, les archétypes des femmes célibataires écervelées ne jurent que par ce bouquin. Et la description qu’elles en font me fait penser aux SAS que j’ai pu lire adolescente en été, en moins bien. Un an passe sans que rien ne se passe. Nous sommes maintenant début 2014 et je suis quand même curieuse. Je me dis que je suis pleine de préjugés et que, ça se trouve, je passe à côté de la nouvelle Simone de Beauvoir, pauvre ignorante que je suis. J’achète le premier tome : je perds une poignée d’euros et pas mal d’heures de ma vie, mais je ne le sais pas encore.

C’est clair, je n’ai jamais lu un livre aussi mal écrit de ma vie. On va me dire que c’est à cause de la traduction française. OBJECTION REJETÉE. On doit la traduction française à Denyse Beaulieu, et franchement, je pense qu’on lui donne toujours le même style de bouquins à traduire, la pauvre. Et pourtant j’essaye de temps en temps d’entretenir ma fibre féminine, j’ai lu le Diable s’habille en Prada (ok, je n’ai pas poussé le masochisme jusqu’aller voir le film), j’ai lu Bridget Jones (j’ai failli m’étouffer devant la qualité dramatique du troisième et dernier tome mais passons) ou encore Twilight (pour le coup, j’ai pris plaisir à lire les bouquins, comme un goût d’Harry Potter d’antan, à peu près). Tout ça pour dire que je me suis déjà essayée à de la petite littérature et que ce n’est pas une première pour moi. Néanmoins, je ne suis jamais tombée aussi bas.

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Pour la faire courte, car à la base je souhaitais critiquer le film, c’est mal écrit / mal traduit, il n’y a aucune qualité rédactionnelle, les personnages sont fades (quitte à faire un fanfic de Twilight, autant garder la description des personnages pour permettre une meilleure distinction et une meilleure approche de leur histoire), les actions sont vaines et elle jouit dès qu’on lui effleure la peau, peu importe la partie du corps, quel réalisme ! Ah, l’histoire est inexistante et il n’y a aucune espèce de rebondissement, mais ça c’est un détail. Inutile de préciser que je n’ai pas continué ma lecture sur les deux tomes suivants.

Pour ce qui est du film, je l’ai trouvé réussi quand on pense au matériau de base. La réalisation est bien faite, les scènes sont bien cadrées, bien filmées. On sent un souci du détail important, que ce soit au niveau des décors que des personnages. Les acteurs sont bien dans leur rôle. Dakota Johnson par exemple, parvient très bien à mettre en avant la différence d’assurance chez une femme avant / après qu’elle ait fait l’amour pour la première fois. Parfois avec trop de zèle mais je pense que c’était une volonté au niveau de la réalisation. Si on peut dire cela, j’ai préféré le film au livre (toutes proportions gardées), car il utilise une touche de comique inexistant dans l’ouvrage original. Vous apprécierez ce film si vous avez aimé le livre, mais franchement, il n’a quand même aucun intérêt. Il ne se passe pas grand chose, c’est niais, irréaliste, et cela me choque que des jeunes adolescentes vierges puissent penser que les relations sexuelles se passent comme dans un rêve à chaque fois. Je sais, c’est du cinéma, mais si vous souhaitez voir un film axé sexualité très réussi, allez voir Nymphomaniac. Somme toute, deux heures c’est trop long, mais ça a le mérite de m’avoir gâché moins de temps de ma vie que le premier livre.

The 100

Fidèle à mes bonnes habitudes (bon ok, ce n’est pas de gaieté de cœur que je regarde des séries à longueur de journée, mais il faut bien s’occuper), j’ai commencé une nouvelle série américaine : The 100.

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Diffusée via The CW, Syfy et Netflix, The 100 en est déjà à sa deuxième saison alors même que je viens de découvrir la première. Pour vous la faire courte : « Il y a 97 ans, un holocauste nucléaire a décimé la population de la terre, détruisant toute civilisation. Les seuls survivants sont les 4000 habitants des douze stations spatiales qui étaient en orbite à ce moment-là. Les dirigeants de l’Arche font des choix impitoyables pour assurer leur futur, notamment exiler secrètement un groupe de 100 mineurs (- de 18 ans nous dit Wikipedia, bah oui, pas des travailleurs censés exploiter du minerai) prisonniers, à la surface de la terre pour découvrir si elle est redevenue habitable ».

Voilà le pitch de départ de cette série de science-fiction, qui au départ me faisait penser aux 4400, que je n’ai pourtant pas vue (et au Labyrinthe, mais ça c’est un peu du fait des personnages). Je ne peux pas juger la série dans sa globalité puisque je suis à peine à la fin de la première saison, néanmoins j’ai été agréablement surprise par la façon dont cela a été amené et construit. Les personnages sont un peu clichés, c’est ce que j’ai le moins apprécié, mais les rebondissements sont tels qu’on parvient à passer outre. Les paysages et les décors sont bien travaillés même si les dialogues sont parfois minimalistes. On sent dans cette série des points très positifs, mais comme s’ils devaient être contrebalancés malgré eux par des aspects bien plus négatifs. The 100 est une série originale car elle traite le sujet commun d’un retour sur Terre de façon différente qu’à l’accoutumé. Pour autant, j’espère que les épisodes suivants sauront redresser le cap des maladresses disséminées dans la première saison.

Madame Tomate [Une Foodie dans les Hauts-de-Seine]

Situé à Levallois-Perret, Madame Tomate est ce que l’on appelle communément un bistro. Ceux qui me lisent savent que ce n’est pas forcément mon lieu de prédilection pour déjeuner, mais l’on a bien souvent de bonnes surprises.

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Madame Tomate est un bistro ++. Comprenez : de la nourriture bien faite et bien présentée, avec un prix plus élevé que la moyenne (à part pour le menu du midi, qui avoisine la dizaine d’euros de mémoire). Sujette à une grosse faim, je me suis dirigée sans réfléchir une moitié de seconde, pour le burger de la maison (si si, ça m’arrive parfois de manger des burgers, voyez). Bien copieux (car j’ai pris le « super burger » ; j’avais une fois pris le burger simple et j’étais restée sur ma faim), il est accompagné de frites faites maison, ce qui est également le cas de la sauce.

WP_20150205_002 Ayant décidément eu envie de repartir le ventre plein, j’ai ensuite commandé un pain perdu, avec sa boule de glace à la vanille. Très bon, comme une madeleine de Proust oubliée.

Le défaut de Madame Tomate est son succès. Ce jour là, tous les menus midi avaient déjà été réservés sur le net, impossible donc pour moi de pouvoir en commander alors qu’il était midi pétante. Egalement, la place est très restreinte et on se sent perpétuellement dans le passage, en train de gêner. Ce qui n’est pas vraiment une situation terrible quand on tente d’apprécier son repas.

Egalement – hormis comme je le disais, pour le menu de base, quand il est disponible – les prix ne sont pas des plus bas, puisque pour mon burger et le dessert, j’ai du en avoir pour 23/24€. Victime de son succès, Madame Tomate est une adresse à découvrir, qui laisse quand même la désagréable impression de devoir manger sur le pouce, même sans être pressés. Ce qui ne renie en rien la bonne qualité de la cuisine servie.

Le Roi Lion [Bluray 3D]

Petit plaisir du dimanche soir : visionner Le Roi Lion, que je n’avais pas vu depuis une bonne dizaine d’années, en bluray et en 3D. Simple délire mercantile ou véritable renouveau ?

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C’est donc avec une grande nostalgie que je me suis retrouvée il y a quelques jours sur un canapé avec des lunettes 3D sur le nez. La 3D utilisée ici apporte une réelle profondeur au chef d’oeuvre. Les nombreuses séquences de plaine et de savane sont mis en avant et sublimées par la technique. Pour les scènes d’échanges entre les protagonistes ce n’est pas flagrant. Mais dès que le cadre s’agrandit et que l’on voit le décor, on se laisse véritablement happer par une impression de grandeur et de réalisme.

Cette édition du film s’adresse aux perfectionnistes comme aux fans de la première heure qui souhaitent revoir le film de leur enfance d’un nouvel œil. La 3D est réussie car elle se fond dans le décor sans donner une mauvaise impression de « surfait » et d’exagération.

La Pudeur des Sentiments

Si vous avez un jour été triste, si vous avez un jour eu des amis, vous devez sûrement connaître cette situation.

Cette situation où vos amis vous disent que si vous n’allez pas bien, vous pouvez les appeler. Ils le disent avec sincérité et vous les remerciez avec cette même sincérité.

Mais quand vient la nuit, ou tout simplement quand viennent les moments douloureux, peu importe le moment, la pudeur, voire peut-être la honte font surface. Ces moments où, souffrant comme sur un bûcher, vous ne parvenez pas à saisir votre téléphone pour appeler à l’aide. Où il faut savoir, comme le dirait Amanda Palmer, How I Learned to Stop Worrying and Let People Help (comment j’ai cessé de m’en faire et j’ai laissé les gens m’aider). Où exprimer aux yeux des autres votre tristesse, quand bien d’autres souffrent, où parler tout en pleurant n’est pas une image agréable à imposer aux autres.

Si je ne vous ai pas appelé(es), ce n’est pas parce que je ne pensais pas à vous. Mais parce que je pensais trop à vous pour vous obliger à partager mon désespoir.