Mois: mars 2015

Une Pécheresse qui aime la Framboise

J’avoue de temps en temps avoir mon côté féminin qui se réveille, notamment concernant les boissons. N’étant plus adolescente, je me suis lassée du Soho, Manzana et autres prétendus alcools de soirées pour fifilles, mais je reste enthousiasmée par la Lindemans Framboise. Oui, la pécheresse c’est moi, parce qu’il fallait bien faire un jeu de mots dans l’histoire.

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Je bois de temps en temps des bières en soirées mais, soyons réalistes, les bières vendues en grandes surfaces ou en supérettes ne représentent absolument pas la qualité et l’étendue des bières présentes sur le marché. Grâce au magasin La Caisse de Bières à Courbevoie (pour lequel j’avais déjà fait un article ici) j’ai pu découvrir de nouvelles sortes de bières qui sortent du cadre de celles que l’on peut trouver un peu partout. Bon allez, tout ça pour vous dire qu’un peu de légèreté ça ne fait pas de mal, parce que je ne suis plus toute jeune et que les bouteilles d’un litre de Faxe à 10 degrés je ne peux plus (bière « particulièrement appréciée des milieux punks » nous précise même Wikipédia).

Et pour vous dire également que Planète Bière a lieu ce weekend à Paris. Un salon de dégustation où vous trouverez 75 exposants et 400 variétés différentes. Pour ce faire, rendez-vous au Tapis Rouge, au 67 rue du Faubourg Saint-Martin au cœur de Paris. Je précise évidemment qu’il faut faire preuve d’une consommation responsable, ce qui reste la moindre des choses pour pouvoir apprécier la bonne pitance.

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Divergente 2 : l’Insurrection [Insurgent]

Je ne suis pas une grande fan des films de Summit, mais je crois que je vais finir par y accrocher. Summit, racheté en 2012 par Lionsgate (premier producteur indépendant, qui lorgne souvent du côté des films d’horreur), s’est popularisé récemment sur les films pour ado / grands ado (American Pie, Sexy Dance, Twilight, Hunger Games et si la 20th Century Fox n’avait pas fait le Labyrinthe je suis sûre qu’ils s’y seraient collés). Je caricature car on doit également à Summit Vanilla Sky, Las Vegas Parano, Mr. et Mrs. Smith ou encore Memento. Je vais arrêter là pour Summit car j’ai l’impression que c’est la dixième fois que je décris cette structure.

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Concernant l’histoire, je ne peux rien reprocher au film puisque c’est une adaptation. Le scénario n’est donc pas original et c’est tant mieux pour eux car c’est cet aspect là que j’aurais voulu critiquer négativement. par exemple, la fin est gâchée puisque les éléments avancés au long du film en disent trop long sur ce que l’on va découvrir plus tard. Je n’avais pas forcément accroché au premier volet mais celui-là s’envole littéralement pour nous montrer quelque chose de très bon et très beau. Le montage et les prises de vues sont superbes et le film bien mené de bout en bout. Les effets non spéciaux sont un peu cheap (je pense à une scène où un acteur plante un couteau dans du faux bois et où on voit la lame onduler comme du plastique), mais les effets spéciaux et la 3D sont très bien exploités. Je ne l’ai pas vu en 3D car les horaires ne m’arrangeaient pas, mais on voit très bien les profondeurs de champs qui vont être mises en avant lors des projections 3D. Les acteurs sont bien dans leur rôle et on visualise parfaitement la maturité qu’ils ont prise entre le premier film et celui-là (et Theo James est devenu mon nouveau James Franco). On en prend plein les mirettes et le cliffhanger de fin est frustrant mais attendu. J’ai eu une baisse de régime au bout d’une heure de film (il en dure deux) mais le rythme reprend très vite et j’ai presque envie d’en redemander !

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IZombie

Je suis telllement blasée que je vous sors le synopsis de Wiki en guise d’introduction : « Olivia « Liv » Moore est une étudiante en médecine transformée en zombie suite à une soirée qui a mal tourné. Aujourd’hui, Olivia est médecin légiste et ce métier lui permet de calmer sa faim et les voix dans sa tête en se nourrissant de cerveaux des défunts. Mais, à chaque bouchée, elle hérite des souvenirs de la personne. Elle décide donc d’aider le détective Clive Babinaux à résoudre des affaires de meurtres ».

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Guess what ? C’est encore pire que Z Nation alors que la barre était déjà placée bien bas ! Je n’ai pas envie de m’étendre trop longtemps sur ce sujet étant donné la faiblesse de la série. Seulement le premier épisode est à ce jour sorti mais il est bien suffisant pour se donner une idée de la qualité globale. Adaptation d’une série de comic book DC Comics (après Arrow et The Flash), elle cible les adolescents, et pour cause. Pour cerner la série, il faut avant tout rappeler que le créateur et scénariste n’est autre que Rob Thomas, à qui l’on doit Veronica Mars et 90210 Beverly Hills : Nouvelle Génération, ahem.

Ce n’est pas très beau, les acteurs ne sont pas très bons et le scénario … Une fête qui dérape et les gens qui deviennent des zombies, hell yeah ! J’en retiens quand même que les transitions sont bien faites et que la série n’est pas forcément nulle mais s’adapte malheureusement à son public. L’idée de base est bonne mais l’adaptation est quelque peu ratée : si vous avez plus de 16 ans, passez votre chemin !

La Normalité n’existe pas

« Si tu étais un homme, tu serais un sacré connard ! »

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Cette phrase, dite à mon intention, me fit doucement sourire. Car je m’étais déjà fait la même réflexion à mon égard. J’apprécie les différences, la multitude d’aspects, de caractères, de sensations, reflétés dans l’être humain. Je regarde souvent les gens dans la rue. Non pour les juger, mais pour rencontrer de nouvelles personnes, voir de quoi chaque individu est fait. J’aime découvrir l’humanité à son maximum, sans être humaniste pour autant. J’ai connu des prétentieux, des faux prétentieux, des timides, des faux timides, des personnes enveloppées, des maigrichonnes, des grandes, des plus petites, des poilues, des imberbes, et parmi tout cela également des personnes plus moyennes. Moyen non dans le sens bof, mais dans le sens « normal », dans la moyenne, car pour moi la normalité n’existe pas, je pencherais plutôt vers une tendance générale, exceptions mises à part. Je me moque souvent de moi-même car cette curiosité instinctive, souvent même non voulue et fruit du hasard, ne me rend pas plus heureuse pour autant. J’aurais pu connaître un dixième de toutes ces personnes et être consciente que je me porterais tout aussi bien, voire mieux. La différence apporte la comparaison, parfois le mal-être, souvent l’admiration. Serait-ce ma mysoginie pas si latente que cela qui me pousse à côtoyer des personnes du sexe opposé, chez qui aucune comparaison vis-à-vis de moi n’est valable ?

Si j’étais un homme, je ne serais pas capitaine mais je ne pense pas que j’aurais changé pour autant mes limites. J’aurais peut-être mieux assumé mes moments de célibat. J’aurais vécu plus facilement les ruptures ou j’aurais été plus souvent à l’origine desdites ruptures. Ma mère m’aurait laissé plus facilement jouer aux jeux vidéo. J’aime tellement les hommes que j’aurais peut-être été gay. Je pleurerais peut-être beaucoup moins. Je n’aurais probablement pas été passée à tabac dans la rue pour qu’on me vole mon sac. Impossible de s’imaginer dans la peau d’un autre soi-même quand il est déjà difficile de s’interpréter et de s’assumer tel que l’on est réellement.

Une Foodie au Paradis du Fruit

Je ne crois pas avoir un jour fait un article sur une chaîne. Je crois même que ça ne m’a jamais traversé l’esprit. Car pour moi, les chaînes ne distribuent pas de la nourriture de qualité, que j’associe le plus souvent aux fast foods. Quick, MacDo, HD Diner, Hippopotamus, Buffalo Grill …. Je vais donc faire une exception à la règle en vous parlant aujourd’hui du Paradis du Fruit, ou tout du moins d’une de ses enseignes. Tout un chacun sachant que, malgré les règles nationales liées à la chaîne, chaque restaurant peut varier d’un autre sur de nombreux critères. Je fais cette exception car c’est la deuxième fois de ma vie que je déjeune au Paradis du Fruit et j’ai apprécié dans les deux cas, bien que les occasions aient eu lieu à des années d’intervalle. Ce laps de temps étant surtout du au fait qu’il y ait toujours un monde fou à l’intérieur comme à l’extérieur en train de faire la queue. La seconde raison étant que je souhaite contredire un apriori que j’avais avant, et qui est sûrement répandu : « Si je vais dans un endroit pareil, je vais manger de la salade ou de la nourriture en petite quantité« . FAUX !

WP_20150318_004 Je ne saurais me rappeler avec exactitude le nom du plat choisi. Je me souviens néanmoins qu’il était composé d’un toast au chèvre avec des éclats de noix, le tout accompagné de pommes de terre. A noter que la présentation était, comme vous pouvez le voir, des plus soignées.

Les plats servis étaient très denses et les plats bien consistants. La spécialité du restaurant n’est pas l’assiette que j’ai prise mais plutôt celle que vous voyez en face de moi sur la table. Elle comprend plusieurs assortiments à choisir parmi une dizaine, ainsi qu’un accompagnement, qui va d’une simple salade à des légumes plus copieux.

Bien qu’ayant eu assez de nourriture pour être repue, j’ai laissé s’exprimer ma gourmandise en commandant un cheesecake. En voyant la part arriver, je me suis dit « Oh, c’est tout petit« . Fort heureusement, c’était petit mais costaud, de la sorte que j’étais bonne pour aller faire une sieste après l’addition. Il m’a fallu compter plus d’une vingtaine d’euros pour le plat et le dessert, mais je ne regrette absolument pas chaque euro dépensé, compte-tenu de la qualité et de la quantité qui m’ont été servie.

Je ne mangerais pas ici tous les midis car mon portefeuille et mon estomac en prendraient un coup, mais une fois de temps en temps c’est fortement appréciable. A noter également qu’il faut généralement être là à midi ou 19 heures précises si l’on veut avoir une place à table rapidement. Les aléas du succès et des endroits bien fréquentés aux heures de pointe …

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The Voices (Monsieur Moustache FTW)

Il y a des films comme ça, où il y a un mois encore, j’en ignorais totalement l’existence. Et puis, avachie devant les bandes-annonces de la séance de Kingsman, mon esprit et mon cœur ont réagi à l’unisson devant la découverte de cet OVNI : The Voices. Cela ne fait que deux semaines que j’ai vu la BA, mais j’ai l’impression d’attendre ce film depuis deux ans.

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Pour faire simple, Jerry (Ryan Reynolds) entend des voix qui balancent entre le bien et le mal, et qui viennent respectivement de son chien et son chat. En arrivant, on m’a dit « Ce film promet d’être horrible, certaines personnes ont même quitté la salle en pleine projection ». Je me dis « Allons bon, ça ne peut quand même pas être si terrible que ça ». Puis j’ai compris pourquoi on m’avait dit cela. La salle était pleine et très réactive aux scènes. Les spectateurs se taisaient quand il le fallait, riaient quand il le fallait mais étaient aussi assez dégoûtés quand apparaissaient des scènes morbides. Lesdites scènes ne m’ont pas choquée mais j’ai réalisé que le public présent ici n’était absolument pas familier aux films d’horreur et aux séquences du genre. Ils ne s’attendaient sûrement pas à ça, d’où leur forte réaction face à ces scènes. Pour autant, l’aspect dégoûtant de certains moments est plus suggéré que montré, donc ce n’est pas moi qui vais vous dire que ce film était très gore.

Ce long-métrage est très travaillé et cela se voit. Les différences de traitement des mêmes lieux, mais selon l’état d’esprit du personnage principal, sont flagrantes et reflètent bien le gap des visions de chacun envers notre société. L’œil de la Providence est omniprésent dans le film, sans que je n’aie pu compter le nombre de symboles ésotériques présents ici.

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Ryan Reynolds est surprenant car son rôle est surprenant, tandis que Bosco et Monsieur Moustache sont sans conteste mes personnages préférés. On retrouve également Anna Kendrick (Twilight, Scott Pilgrim) qui a une bouille que j’affectionne tout particulièrement. La mise en scène est soignée et le rythme soutenu. J’avais le sourire jusqu’aux oreilles en sortant de la salle (je devais bien être la seule après un délire pareil) mais je regrette la fin si défaitiste d’un point de vue sociétal. Marjane Satrapi a également voulu mettre en avant le fait que ce n’est pas un sujet drôle du tout. Il faut le tourner en dérision pour avoir cet aspect WTF bien sympathique, mais l’histoire est triste. C’est un vrai drame personnel qu’on voit ici. C’est pour cette raison que je n’ai pas été choquée car on voit en face la réalité et l’aspect dramatique de la situation du personnage. C’est au niveau de la communication pré-passage en salles qu’il aurait fallu être plus clair pour éviter la déception de bon nombre de spectateurs. La plupart des gens qui ont pris leur billet n’ont même pas du lire qu’il y avait marqué « Interdit aux moins de 12 ans » dessus.

En outre, j’ai apprécié The Voices, car si j’avais fait un film, c’aurait été celui-là.