Mois: septembre 2008

Un verre de Vodka, une musique d’Archive, et une balle dans la Tête.

Les deux obligations obligatoires pour que je puisse écrire quelque chose sont l’inspiration et le temps.
Malheureusement pour vous, car ce n’est pas moi qui me lis, j’ai du temps devant moi mais aucun sujet d’inspiration. Je vais donc faire quelque chose qui n’est pas vraiment difficile, pas vraiment passionnant mais qui peut avoir son intérêt, c’est à dire, écrire pour ne rien dire.
Premièrement j’ai beau travailler, il n’en reste pas moins que j’ai du temps « libre », libre entre guillemets car je suis contrainte de passer 35h par semaine devant un ordinateur, comble du bonheur sur terre, avec une connexion internet.
Deuxièmement ce ne sont pas les sujets qui manquent, sauf que ceux-là ont la fâcheuse tendance de tourner en rond et de se répéter. Alors ok j’ai fait quelques textes sur le travail mais stop, ça va bien cinq minutes, à partir de là rien ne sert de ressasser sempiternellement les mêmes sujets.
A une exception près. Les Death Notes continueront car le sujet est si vaste qu’il est presque rare de les voir un jour se répéter, ou en tout cas je veillerai à cela. Je sais, ce blog n’est pas d’un optimisme pur, et même s’il a la réputation d’être un blog pour dépressifs, soyez-en sûrs, ses limites sont placées bien avant la barrière du 2D>3D. =}

Un Article Sans Titre, Ce N’Est Pas Un Article

Il était là sur cette balançoire, au beau milieu d’un jardin public, il devait avoir entre 15 et 45 ans je n’y ai pas fait attention. Il traînait d’un air las en cherchant quelque chose dans sa poche gauche. Il regardait les pigeons avec cet air perdu dans le vide qui n’est adéquate que s’il exhale d’une personne sous l’emprise de tranquillisants. Tout le monde s’est déjà assis sur une balançoire dès qu’il le pouvait. J’en avais une étant môme, elle tient maintenant encore debout, mais simplement quand je ne m’assois plus dessus. Ce léger balancement qui permet de trouver un exutoire au lieu de rester sur une chaise à regarder les dernières cendres de la cheminée se disperser est ce que l’on cherche dans une balançoire. On ne pense à rien, il pleure, on réfléchit à ce qu’on a raté dans sa vie, il pleure toujours, car les pensées qu’on a souvent sur une balançoire ne sont jamais des plus positives. C’est comme la vie, on se laisse bercer tranquillement en avançant par mouvements mécaniques et en réfléchissant dans le même temps, jusqu’au jour où la corde casse, le jour où il l’a passée à son cou.

Could It Be Anybody ?

Ça rime à quoi ?

Ça rime à quoi que l’on ressasse tous les jours les mêmes problèmes dans les journaux économiques ?
Que l’on s’entête à vouloir trouver de bonnes solutions à tout ?

Pauvre de moi qui ne souhaite m’occuper que de problèmes plus rationnels, beaucoup moins matériels et, comble du mauvais goût, plus sentimentaux.

« Mais que faire quand on ne croit plus personne ? »
« Au mieux avoir une vision systémique, au pire devenir un chat. L’un n’excluant pas l’autre. »

Miaou

Quand Je Serai Morte J’aurai Enfin Toute la Vie Devant Moi.

Je veux avoir un Oscar et être entourée des professionnels de la LAPD pour me protéger, je veux aussi arrêter d’aimer le naturel en me maquillant et me coiffant de telle façon à avoir l’air naturel, arrêter de manger du chocolat en pensant aux conséquences, en finir de pleurer à chaque fois que je me mets en colère et profiter de ma vie sans continuer de la détruire.

Je veux continuer de vivre et être fière de moi, de ce que je fais et ce que je dis. Je veux m’aimer pour pouvoir aimer les autres sans leur donner l’image que je veux qu’ils voient, pouvoir m’arrêter pour respirer et arrêter d’être aussi exigeante envers moi, conciliante envers les autres comme je l’ai toujours fait. S’arrêter de tout ça avant qu’il ne soit trop tard ; revenir en arrière avant que le point de non-retour n’explose.

Métro – Boulot – Dodo. Acte II

Métro-Boulot-Dodo. Acte I

Les presque quatre heures de la matinée passées vient le moment de s’octroyer une pause, excusable cette fois-ci, contrairement aux allers – retours cafétéria – bureau – trottoir que tout le monde fait sans pouvoir s’empêcher de regarder son voisin d’un air culpabilisant quand c’est à son tour d’aller fumer sa cigarette.

Le midi il n’y a que l’embarras du choix. D’un côté le « restaurant d’entreprise », au titre aussi pompeux que peuvent l’être des cadres en devenir avec leurs cravates très sobrement rabattues sous leur col ou les cadres encore mieux encadrés par de belles donzelles grâce à leurs cheveux grisonnants et leur œil bleu vif digne d’une pub Nespresso. De l’autre des dizaines de brasseries concentrées dans l’un des plus grands centres d’affaires parisiens avec leurs serveurs à l’affût des employés cherchant un endroit bruyant où parler boulot hors du boulot et où leurs yeux brillent autant que leur carte gold.

metro (1)

Le jour où je suis tombée amoureuse d’une japonaise dans le métro

Elle avait des cheveux noirs comme le geai, caractéristiques des jeunes filles asiatiques. Mais bien plus encore. Elle n’avait pas seulement ces cheveux comme celles de la morte de The Ring mais les siens brillaient en prenant les reflets des halos bleus des éclairages. Ils étaient tenus tout simplement par une barrette avec un nœud blanc crème le tout brodé en tissu.

Je suis tombée amoureuse de ses cheveux.