Mois: février 2010

Merci.

Merci pour tous les petits messages que j’ai pu recevoir dans le courant de la semaine dernière.

Merci à ceux qui me supportent dans la vie de tous les jours et qui subissent mes crises d’hystérie quotidiennes. Merci à ceux qui m’ont déçue dernièrement de m’avoir fait ouvrir les yeux sur leur vraie Nature.

Et puis surtout, merci de me lire.

Depeche Mode – POPB 2010

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Deuxième fois que je vais à Bercy pour un concert et première fois que j’y vais voir Depeche Mode. Il y a encore quelques mois, je ne connaissais d’eux qu’Enjoy the Silence et Just Can’t Get Enough. Au matin du concert, je connaissais toute la playlist du soir et l’ordre d’apparition des chansons.

Après un passage dans un café à proximité de Bercy où les clips de DM passaient sur tous les écrans, me voilà avec Mélou et Leslie à Cour Saint-Emilion, une station de métro plus loin. Véritable communauté dans la ville, Bercy Village et ses cafés nous accueillent à bras ouverts. Le froid  nous congèle les oreilles mais qu’importe, nous avons des places numérotées et donc nul besoin de faire partie de la file d’attente dans le froid, des heures durant pour une place en fosse.

Après un pain perdu, un article du 20 Minutes maudit, une chanson entendue en ultrason par Mélou et des cache-oreilles nous faisant de l’oeil, nous voilà dans l’enceinte du Palais-Omnisports.

La première partie, commencée depuis déjà une vingtaine de minutes, résonne à nos oreilles. Nitzer Ebb, de l’électro-pop bobo (non Mélou je ne suis pas bobo !) sur un fond de rock indépendant, le tout interprété par un chanteur en costume-cravate bondissant d’un bout à l’autre de la scène.
Pourquoi pas … mais ce n’est pas vraiment pour cela que nous sommes venues d’aussi loin pour certaines et aussi tôt pour d’autres.

Une musique de fond commence, musique répétitive et emblématique des concerts qui vont réellement débuter.
Et le moment fatidique tant attendu arrive enfin, à peine les lumières éteintes. Nul besoin de se boucher les oreilles délicatement avec ce que l’on appelle communément Boules Quies dans le milieu du spectacle, le son qui nous parvient ici n’est pas un son amateur mal réparti. Celui-ci est fort sans être désagréable, signe encourageant pour la suite de la soirée.

Dave, Martin(euh), et Fletch (Mélou me corrigera si je me trompe) font leur divine apparition sur l’intro : les fans sont en transe, le public tout entier est survolté et Mélou a des larmes le long de ses joues. Toi-même tu sais, moi-même je comprends, je n’ai jamais pu m’empêcher de pleurer à un concert de Mylène Farmer.

Et puis tout est allé très vite, trop vite, ce concert fut parmi les rares à être si denses et à passer à une si grande vitesse. Dave passait son temps à virevolter sur tout l’espace de la scène, faisant tantôt des tours sur lui-même, tantôt des déhanchés sexy dont lui-seul semble avoir le secret. Des mouvements du bassin ni scandaleux ni scabreux, simplement et bougrement érotiques.

Vint la chanson que je connaissais sur le bout des doigts ; un Enjoy the Silence dont le refrain ne fut chanté que par le public, à l’unisson, d’une seule voix claire, limpide et puissante.
Et puis une autre, NLMDA, avec une foule en délire ne faisant que balancer des bras de droite à gauche en symbole des champs de blé. Mouvements désordonnés et impeccablement bien calculés à la fois.

Le concert fut fini aussi rapidement qu’il avait commencé : avec cris et splendeur.
Good news, ce n’était là qu’après le concert que je suis devenue fan de Depeche Mode, de Mélou, du sandwich jambon-beurre pré-concert qui a toujours le même goût où que soit le concert, des caves à cigares et du torse de Dave Gahan.

Vivre deux jours par mois

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Pleurer car il n’est pas là. Pleurer car il vient d’arriver et ne va pas tarder à partir. Pleurer quand elle devrait être heureuse, n’arrivant pas à profiter pleinement des moments de bonheur à portée de la main. Devant un stand de bandes-dessinées, pleurer dans ses bras comme une madeleine à cause de cette douloureuse distance sans issue. Prendre des anxiolytiques pour faire face à toutes les responsabilités qu’elle s’inflige. Jean qui rit, Jean qui pleure, constamment.

Essuyer ses larmes pour ne jamais donner aux autres l’occasion de la voir pleurer. Eclater en sanglots quand il n’y a plus personne, la tête penchée contre la vitre froide d’un TGV. Sentiment de solitude, toujours. Quand il est là, il ne l’est pas vraiment. Envie de pleurer dans les bras de quelqu’un plutôt qu’être cachée derrière le Figaro d’aujourd’hui. Pleurer devant un chocolat chaud et un iPhone qui attend de vibrer, dans la faible intimité d’un café illuminé et empli de chaleur humaine de la part de toutes ces personnes qui ne se parlent pas. Pencher les yeux au plus bas sur son bloc-notes pour se protéger de tous leurs regards inquisiteurs. Et toujours, ces larmes qui coulent, signe de leur désobéissance, ne souhaitant pas l’épargner une seule seconde.

Dans 10 jours j’aurai 20 ans et la vie me sourit comme le chat du Cheshire.