nourriture

Une Foodie à Berlin

Les vacances (dont le festival de Deauville) et la reprise du travail sont passés par là, ce qui fait que je ne parle que maintenant de mon séjour à Berlin, ayant eu lieu … début septembre. Pour moi, j’allais au-devant de bretzels, saucisses et bières. Finalement, beaucoup de bières, un bretzel et deux saucisses. Le reste étant un mélange de nourriture turque, indienne et américano-japonaise (!!). A savoir que le blog Refuse To Hibernate et l’article écrit par Audrey & Mickaël m’a été d’un grand conseil pour mes sorties gustatives, comme vous pourrez le voir.

Little Green Rabbit

Je vais être assez concise dans cet article, surtout car les souvenirs s’échappent rapidement de mon esprit, notamment par exemple le nom du premier restaurant où j’ai décidé de déjeuner, ce qui ne va servir à rien que j’en parle.

[Cinq minutes plus tard]

C’était le Little Green Rabbit ! Plats bien copieux, à tendance bio, pour un prix modique, je vous le recommande fortement. Les salades sont composées à la demande, comme les plats, et la variété de mets et de garnitures est assez large et les cuisiniers n’y vont pas de main morte. La possibilité de déjeuner à l’intérieur comme en terrasse est également un plus pour cet endroit détente et propice à la relaxation.

Je suis un peu confuse concernant la chronologie de ces trois jours à Berlin mais je suis à peu près sûre que c’est ce premier soir où je suis allée dans un restaurant indien, le Mira, qui m’a laissé un souvenir quelconque. Dans la moyenne, ni plus ni moins, il a fait le job.

Le lendemain, après un petit-déjeuner à l’hôtel et la suite de la visite de la ville (il ne faut pas croire que je suis un pilier de bar et de restaurant, tout le reste du temps je l’ai passé à arpenter Berlin), rendez-vous au Steel Vintage Bikes, magasin de cycles qui fait en même temps office de restaurant, dans une ambiance mi-vintage, mi-underground. Ce repas était un pur bonheur, salé comme sucré. Et pour l’aspect cuisine copieuse, le restaurant se pose aussi là. Orgie de pancakes et de vin dans ce repère de bikers à tendance lounge. Bien que lourde quand on voit ce que j’ai commandé, la nourriture était délicate et excellemment bien préparée. Je vous conseille d’éviter les heures de pointe car le restaurant / magasin étant petit, il sera vite complet.

Steel Vintage Bikes

Comme si tant de nourriture ne suffisait pas pour la journée, c’est le Shiso Burger qui m’a accueillie en début de soirée pour l’apéro et le dîner. Je ne le savais pas mais il y en a également un à Paris, vers Saint-Michel. Shiso Burger, c’est le mélange des mondes américains et asiatiques : en gros des burgers thon mariné, à la sauce teriyaki, etc. J’avoue n’avoir que moyennement apprécié. La cuisson de la viande, l’impression bourrative des frites, rien ne m’a véritablement convaincue. Si j’avais su, je l’aurais testé à Paris directement. Le côté fun, hormis l’originalité du mélange de ces deux cuisines, réside également dans les murs, recouverts d’écrits et de dessins des visiteurs, remerciant les hôtes. J’y ai laissé un petit Pikachu si vous passez par-là.

Shiso Burger

La dernière véritable escale gustative s’est faite le lendemain matin, à l’occasion d’un brunch chez Roamers Coffee & Booze, en plein cœur du quartier turc. Car brunchant à 11 heures, j’ai grignoté par-ci par-là le reste de la journée, dont mon fameux bretzel, acheté in extremis à l’aéroport avant le départ en soirée. L’un des plus bons brunchs que j’ai eu l’occasion de tester. Je pense que les photos ci-dessous parlent d’elles-mêmes, toutes évidemment sans filtre.

C’est ici que j’ai enfin pu goûter des saucisses allemandes, sachant que mon plat était constitué d’oeufs avec miel et herbes, que les saucisses étaient de sanglier, avec de l’avocat, de la feta, des haricots, le tout agrémenté de sauce chimichurri, beurre et pain. Rien que ça. Le plat en face du mien (avec lequel j’ai beaucoup hésité) comprenait du chèvre, du miel et encore plein de bonnes choses. Et pour bien finir, un grand thé chaï et un carrot cake, bam.

Roamers

Pour résumer, je ne m’attendais absolument pas à manger tout cela à Berlin. J’avais beaucoup d’idées préconçues et mes souvenirs de mon dernier séjour allemand, à Freiburg, me laissaient penser à une cuisine plus traditionnelle : bretzels et forêt noire. J’ai donc été ravie par la variété de nourriture proposée, même si le multiculturalisme fait qu’il est de plus en plus difficile de trouver des adresses typiques. Pour autant je ne regrette pas les restaurants où je suis allée, car n’étant sur place que trois jours, il fallait de toute façon faire des choix.

Un brunch chez Mariage Frères

En tant que pseudo parisienne (banlieusarde limitrophe) j’avais jusqu’à présent rempli une bonne partie des pré-requis liés à ma situation : visiter la Tour Eiffel en passant par les escaliers, visiter le Louvre, faire les manèges du jardin des Tuileries ou m’acheter des macarons chez Pierre Hermé en cas de petits creux, tout en flânant dans les friperies du Marais après un selfie avec un pigeon biset, quand je n’étais pas dans un bar de la rue Mouffetard. La liste pourrait encore être bien longue mais je viens seulement d’y ajouter le brunch chez Mariages Frères, comme quoi le marketing fonctionne bien, puisque j’en ai eu l’idée en visionnant la vidéo de Morgan VS avec Kemar. Hé ouais.

Après un rapide check des prix, j’étais le dimanche suivant le visionnage de la vidéo attablée dans l’enseigne Mariage Frères situé près de l’Hôtel de Ville à Paris, parmi leurs cinq implantations. Evidemment, si vous ne vous sentez pas à votre aise dans un lieu guindé, fuyez. Au contraire, si vous avez envie d’être chouchouté et de déguster des mets savoureux (déguster, au sens le plus vrai du terme), accourez.

Comme une image vaut son lot de mots, vous pouvez voir sur les photos que je me suis bien régalée. N’étant pas une forte connaisseuse en thés, j’ai pris une variété que je connaissais, mais en version deluxe. Mais si vous vous y connaissez, il y a de quoi faire et je pense pouvoir affirmer sans me tromper qu’elle en liste plusieurs centaines, à des prix très variés. Le contenu de la théière personnelle est en outre bien conséquente et servie dans les règles de l’art. Tout ce qui vous est proposé est d’ailleurs au thé, de la confiture au sel, de quoi profiter le plus possible des mets qu’on ne peut trouver ailleurs.

Proposant des victuailles salées et sucrées dans les formules brunches, le personnel vous proposera même si vous souhaitez prendre une pause entre les plats, preuve qu’il y a bien des lieux à Paris où on ne vous pousse pas vers la sortie pour utiliser votre table le plus vite possible pour le second service.

Je suis sortie de Mariage Frères repue et contente de cette découverte. Appréciant un bon brunch à chaque fois que je suis en voyage, c’est tout aussi bien de profiter de ceux au plus près de chez soi. Vous y passerez un bon moment hors de temps, où vous pourrez vous faire plaisir sans (trop) culpabiliser.

Une Foodie à Deauville [Le Comptoir et la Table]

Suite à mon billet sur le restaurant La Flambée, escale gustative aujourd’hui au Comptoir et la Table, toujours à Deauville.

C’est tout à fait par hasard que je suis tombée sur ce restaurant, un peu à l’écart du centre ville, côté port, non loin tout de même du début des Planches. C’était un vendredi midi, hors vacances scolaires, hors saison, mais toutes les tables étaient remplies, et bien remplies.

Un personnel agréable, une carte variée (tout en mettant la truffe à l’honneur via différentes spécialités) et des menus abordables : Le Comptoir et la Table est pour moi une très bonne découverte. Les plats sont bien présentés, représentatifs de la gastronomie locale (fromages, fruits de mer, poissons, pommes), et bien assez copieux pour satisfaire votre appétit. Ajoutez à cela un menu du jour peu onéreux et changeant tous les jours, et vous pourrez revenir le plus souvent possible dans ce restaurant, tout en continuant d’être ravi.

Je vous conseille très fortement de réserver si vous venez en weekend et de découvrir comme moi d’autres parties de Deauville, qui ne se limite pas à son centre ville.

Une Foodie en Martinique

Après les aventures d’une foodie en Guadeloupe et à La Réunion, escale professionnelle cet été en Martinique, à Fort-de-France principalement, mais pas que !

Ravie par ma virée culinaire de Guadeloupe (les sorbets coco bon sang, on y reviendra), un peu moins par celles de La Réunion où j’ai eu beaucoup de mal à manger « local », je me suis retrouvée pour deux semaines et demi, seule à Fort-de-France. Je précise le « seule » car je pense que j’aurais bougé plus si j’avais été accompagnée comme précédemment. Je me suis donc limitée à des lieux communs, représentant les restaurants et bars que j’ai préférés. On commence par le pire et on finit par le meilleur.


Le Dôme – Hôtel Karibea La Valmenière [Fort-de-France]

Oui désolée je commence direct et je mords la main qui me nourrit (ou tout du moins m’a logée) mais c’est un coup de gueule global. Entre le bar qui est fermé tout le weekend et le restaurant qui propose une carte où chaque plat a le même prix, ça ne va pas du tout. Et c’est le gros défaut des restaurants de la chaîne Karibea : proposer une formule avec des prix fixes, sans aucune flexibilité. Genre là c’est 23€ le plat, que vous preniez un succulent poisson ou une salade César. Si vous voulez seulement une entrée ou seulement un dessert (je ne blague pas, étant fan de dessert je fais souvent ça), hé bah vous pouvez aller retourner dans votre chambre pour grignoter des chips devant la télé. Je trouve ça véritablement déplaisant de me voir imposer un menu et un prix fixe aussi haut, tout le monde n’ayant pas des notes de frais illimitées.

J’ai dîné deux soirs au Dôme : le premier dimanche de mon arrivée où je n’avais pas envie d’aller bien loin, ne connaissant rien de la ville, et le second dimanche, où j’ai peiné à trouver un restaurant à Fort-de-France ouvert le dimanche (et les critiques de l’Hippopotamus ne me disaient rien qui vaillent). Les plats que j’ai pris étaient bons et bien présentés mais c’est hélas tout ce qu’il y avait autour qui m’a déçue. On ressent également beaucoup trop de zèle pour peu de choses au final, ce qui fait que je n’ai pas réussi à me sentir à l’aise au sein du restaurant, dans ces moments de calme entre chaque passage de la serveuse toutes les minutes pour savoir si j’allais bien. Next.

Boulangerie La Fée Sylda [Fort-de-France]

Mouais. Au début oui, puis en fait non. Presque 4 euros la part individuelle de pâtisserie, même à Paris (et archi fan de sucre) je paye rarement mes friandises aussi cher ! Je m’attendais donc à quelque chose de succulent. Hé bien non : trop sucré, peu de goût, très gras, cela me fait de la peine à dire mais j’avais l’impression de manger un dessert vendu dans le rayon pâtisserie d’un supermarché. Les sandwiches achetés à partir de 16 heures ne sont plus vraiment bons pour le dîner et doivent vraisemblablement être préparés très tôt pour toute la journée plutôt qu’au fil de l’eau.

Le Petibonum [Le Carbet]

 Expérience mitigée au Petitbonum car j’ai bu plus que je n’ai mangé. Ayant découvert et fortement apprécié le Babaorum (il viendra plus tard dans la liste, heureusement pour lui), j’ai eu envie de déjeuner dans un autre restaurant du même propriétaire. Avec sa plage réservée, ses transats et son look lounge destroy, je dois dire que le bar restaurant avait tout pour plaire. Sauf quand j’ai fini mon milkshake et que j’ai voulu déjeuner et qu’on m’a rétorqué que je n’avais qu’à le dire en arrivant, j’aurais eu de la place, là maintenant c’est complet. Sauf qu’aucun serveur ne m’a demandé si j’étais là pour boire un verre ou déjeuner. On m’a dit qu’on me mettait sur liste d’attente. Les cuisines étaient prêtes, j’avais faim, mais j’ai fini mon mojito et je suis repartie, ayant eu pendant ce temps-là trois fois le temps de manger puisqu’aucun client n’était encore arrivé pour déjeuner. Je suis ressortie passablement déçue et la larme à l’œil du peu de considération et d’esprit client dont a fait preuve l’enseigne, de quoi gâcher une journée de soleil. Je ne peux donc même pas critiquer la cuisine servie, qui restera pour moi un mystère. Boudiou que j’avais envie de ce burger.

Snack Élizé [Madiana]

Je ne pensais honnêtement pas qu’un fast-food arriverait si loin dans ma liste. Comparativement au Mac Goulou … Non raté, comme en Guadeloupe je n’ai pas succombé à l’appel de ce mets de choix. Bien qu’étant une enseigne de restauration rapide, le snack Elizé propose des plats typiques (lambis, poissons) et des accompagnements variés (lentilles, frites, riz …) : cela a suffi pour que j’aie une bonne image de l’enseigne. Je ne m’étendrai pas plus en détails sur la chaîne mais elle a le mérite de mettre en valeur les produits locaux, ce qui est un très bon point à mes yeux.


Et maintenant nous arrivons au trio de tête, à considérer comme les meilleurs restaurants où j’ai pu manger en Martinique.

Le Grand Bleu [Fort-de-France]

Guidée par mon client, j’ai découvert ce joli restaurant bien caché au fond de la carèneantilles à Fort de France. Le Grand Bleu est bien connu des habitués, moins des touristes, en raison de sa localisation discrète. On y mange bien, très bien même, des plats typiques et d’autres moins, comme le steak de kangourou bien tendre que j’ai choisi. Les accras pris en entrée étaient très bons, pas trop épicés comme c’est souvent le risque ici, et l’accueil ainsi que la prise en charge très honorable. Je ne me suis hélas pas plus attardée pour vous décrire en détails le restaurant et la carte mais je le mets dans le top de ma liste grâce à la qualité de la nourriture servie et à la vue qu’ont les clients lors de leur repas.

Le Hanoï [Fort-de-France]

J’ai découvert le Hanoï car il se trouvait être, avec le Babaorum, l’un des restaurants les plus proches de mon hôtel. Le Hanoï ayant en plus le bonus de posséder un parking pour les clients, ce qui est assez rare pour être souligné. Commençant mes journées très tôt, il m’était véritablement agréable de savoir que je pouvais y dîner dès 18 heures. Et ça ne traîne pas au Hanoï, à ma première visite : arrivée à 18h, prise de commande à 18h05 et servie à 18h10. Cette rapidité dans le service m’a fait douter quant à la qualité de la nourriture préparée mais j’ai été rassurée en commençant à manger.

J’avais lu sur les internets que les plats étaient copieux mais ayant vraisemblablement très faim je n’en avais pas tenu compte. Je me suis rendue compte de mon erreur en ayant pris des nems en entrée avant mon plat. Je n’ai pas réussi à finir le plat tellement j’avais à manger. Je me suis donc contentée les autres soirs de seulement un plat, ce qui était tout à fait suffisant pour moi. Le restaurant dispose d’une carte très variée avec des prix plus que corrects quand on compare avec les autres enseignes aux environs. Je confirme ce qui m’avait été dit de vive voix : sûrement le meilleur restaurant asiatique de la ville.

Le Babaorum [Fort-de-France]

Finalement mon coup de cœur de mon périple professionnel s’est fait pour le Babaorum. Proche de mon hôtel (ce qui a facilité ma découverte de l’endroit), j’ai également bénéficié de la coupe du monde et des événements organisés par le bar pour l’occasion pour aller voir de quoi il retournait. Le Babaorum est un bar / restaurant agréable et grand, qui propose une large variété de cocktails, très bien réalisés. Les prix peuvent être le point à améliorer (7€ le verre de vin hm) mais dans l’ensemble, on dispose ici d’un réel rapport qualité / prix et on sait pourquoi on doit payer un peu plus cher qu’ailleurs. La clientèle est un peu plus métropolisé que dans d’autres endroits, ce qui permet un vrai partage entre locaux et touristes.

J’avais quelques appréhensions avant d’y mettre les pieds car le restaurant interdit l’utilisation du téléphone portable en salle. Moi qui avais surtout besoin d’un endroit où je pouvais être bien pour travailler tout en me sentant en sécurité, j’ai heureusement réalisé que c’était une utilisation sonore (donc mails et textos ça passe). Et si vous souhaitez répondre à un appel, il vous suffit de vous rapprocher de la partie bar. Ici aussi les assiettes sont bien copieuses et vous en avez pour votre argent. Le personnel a toujours été des plus agréables avec moi, jusqu’à me prêter de l’anti-moustiques pour éviter que j’attrape une 47ème piqûre sur la jambe. Je recommande Le Baba, que cela soit pour venir prendre un verre ou pour déjeuner / dîner.


J’espère que cet article pourra vous être utile pour vos déplacements, personnels comme professionnels et que vous pourrez trouver, ce qui n’a pas été mon cas, sans doute en raison de la hors saison touristique et des sargasses, des sorbets coco faits directement à la sorbetière sur les plages, comme j’en mangeais tous les jours en Guadeloupe !

Une Foodie en Guadeloupe

 Comme du temps du Havre, me revoilà en déplacement professionnel à goûter toutes les saveurs des régions que je traverse. Intervenant en ce moment pour les DOM-TOM, voici venue l’occasion de vous parler des délices de la Guadeloupe, charmante partie du sud de la France.

Avant de venir j’avais en tête les accras et les sorbets coco, que j’engloutis largement lors de mes passages annuels au Salon International de l’Agriculture et à la Foire de Paris sur les stands des pays du monde. Cela peut paraître cocasse, voire plouc sur les bords, mais n’étant jamais allée en territoire ou département d’Outre-Mer je faisais avec ce que j’avais sous la main. Ce qui était tout de même très bon. Je vais donc commencer par là : oui il y a des accras et des sorbets coco mais j’ai goûté en Guadeloupe les plus succulents de ma vie.

Pour ceux qui ne connaissent pas les sorbets coco artisanaux (non ce n’est pas une boule coco comme on en trouve en grande surface vous vous en doutez bien), je vais tâcher de les décrire le plus clairement possible. Le sorbet coco artisanal, grand classique de la gastronomie antillaise, est fait à la main grâce à une grosse sorbetière en bois (comme un petit tonneau), où se trouve un réceptacle en métal comprenant la coco, lui-même entourée de morceaux de glace et de sel pour la durcir et former ainsi la glace coco depuis le lait qui se trouve au milieu. A cela viennent s’ajouter quelques ingrédients plus ou moins secrets selon les vendeurs : noix de muscade, vanille, cannelle ou encore citron vert. Se trouvant le plus souvent au bord des plages, le sorbet coco est un vrai délice que vous pouvez même confectionner à la maison grâce aux multiples recettes trouvables sur le net.

Pour continuer sur la touche sucrée (je fais l’impasse sur la délicieuse coco caramélisée), je suis obligée de vous parler des fruits qu’on trouve en Guadeloupe, aussi facilement que nous trouvons des raisins en Bourgogne. Ananas, mangue, coco, goyave, et bien d’autres noms bien plus excentriques, n’ont qu’à nous voir se baisser pour être ramassés. Les marchés sont hebdomadaires dans les différentes villes, voire quotidiens pour les plus grandes, et permettent de s’achalander de manière permanente en fruits de saison.

Passons maintenant au salé, et là aussi il y a beaucoup à dire. Je vous parlais d’accras mais il n’y a pas que cela. Bon, il y a pas mal de cuisine grasse mais il est très facile de trouver à manger pour tous les goûts. En ce qui concerne la cuisine à l’huile, hormis les accras, vous pouvez également trouver des bokits, qui sont une sorte de sandwich baigné dans l’huile, ainsi que des agoulous, ressemblant aux paninis de chez nous avec un pain différent, mais chut, il ne faut pas le dire. Le bokit étant en haut à gauche sur l’image ci-dessous et l’agoulou juste à sa droite. Viennent les accras en-dessous puis, dans l’ordre de lecture, poisson (je ne sais plus lequel, j’ai honte) et son assortiment de légumes et enfin, poulet façon coco.

Côté poissons et fruits de mer, laissez-moi vous dire que vous serez servi ! Beaucoup de poissons typiques des côtes guadeloupéennes sont trouvables facilement sur les marchés et dans les restaurants, servis la plupart du temps avec du bon riz créole aux haricots rouges. Pour ce qui est de la viande, j’ai pu goûter du cabri pour la première fois. Viande très charnue, elle n’est pas si faisandée que j’aurais pu le croire et est très tendre. L’occasion également de tester les plats servis façon colombo, ressemblant sensiblement à une cuisine faite avec du curry. Bien évidemment, c’est également l’occasion de tester la langouste de ces mers, cuisinée grillée la plupart du temps, qui est un autre des plats emblématiques du département.

Bref, la Guadeloupe n’a plus à prouver qu’elle fait partie intégrante de ces régions françaises où il fleure bon la gastronomie, pour tous les goûts et pour toutes les gourmandises.

Une Foodie en Pologne

Je continue mon petit tour à l’étranger par un séjour de quelques jours en Pologne. Varsovie, Cracovie, Modlin et Białystok ayant été mes points de chute sur place.

J’ai pu goûter un grand nombre de plats typiques, mais les circonstances de ma visite étaient quelques peu particulières : je venais assister à un mariage. Quelle meilleure occasion donc de découvrir les plats (et surtout les boissons) d’un pays. La quantité de nourriture ingurgitée n’est peut-être pas représentative, mais les mets en eux-mêmes le sont. Mais avant cela, j’ai commencé mon voyage à Varsovie, car je me devais tout de même de visiter la capitale. Sans m’en rendre compte, le hasard de la localisation de mon hôtel et l’heure tardive (à peu près 22 heures suite au retard de mon avion) ont fait que j’ai dîné dans un restaurant bio assez haut de gamme, nommé Dyletanci. Gastronomie et vins renommés étaient donc au programme.

IMG_2222

Il faut également savoir que la charcuterie prédomine en Pologne. Vous trouverez peu de poisson, à part en terrine, mais de la viance à foison. Je m’en suis tirée pour une somme correcte car il faut savoir que la Pologne est un pays peu cher pour les touristes. J’y ai mangé pour l’équivalent d’un restaurant lambda chez nous, mais d’un très bon restaurant pour les locaux.

IMG_2236Pour le deuxième jour, sachant que la cérémonie avait lieu l’après-midi et que je ne savais pas encore à quelle heure aurait lieu le repas (ni ô combien il serait énorme), je décidais de prendre un petit en-cas dans une ville en périphérie de Bialystok, dont j’ai oublié le nom, vous m’excuserez. Pas de quoi fouetter un chat mais je me permets de mettre en avant l’apple pie fait maison, à tel point que je n’ai pas reconnu le produit indiqué sur la carte, même s’il était des plus originaux.

GEDSC DIGITAL CAMERA

Nous y sommes enfin : le repas du mariage. Je m’en rendrai compte plus tard, mais celui-ci s’étendra de 19 heures à 3 heures du matin (heure à laquelle je suis partie, le cas échéant j’aurais pu continuer à manger pendant longtemps), pour se poursuivre le lendemain midi, lors d’un barbecue + autres plats chauds + autres plats froids, qui durera tout l’après-midi.

 Lorsque nous arrivons dans la salle de réception, nous nous apercevons que toutes les tables sont déjà recouvertes de plats froids, ainsi que des alcools de différents pays. Puisque le mariage est franco-anglo-polonais, vins français et vodkas remplissent déjà les seaux à champagne. Rédigé dans différentes langues, le menu était composé de deux pages : la première expliquant les plats froids disposés sur les tables, la seconde évoquant les plats chauds qui feront leur apparition au fil de la soirée.

Comme je l’ai précisé précédemment, nous aurons principalement droit à de la viande (charcuterie et plats chauds), et des spécialités polonaises, notamment leurs ravioles (les pierogis), fourrées au choix à la viande / à la purée de pommes de terre et choucroute / ou encore aux oignons et fromage blanc typique de Pologne. Parmi les autres spécialités, nous retrouvons les golabki (choux farcis à la viande), les kopytka (gnocchi à la pomme de terre) et la fameuse soupe à la batterave, le barszcz ! Cliquez sur l’image ci-dessous pour plus de détails :

FullSizeRender

Le lendemain donc rebelotte et je dois vous avouer que les repas du reste de mon séjour ont été composés de beaucoup d’eau. J’avais l’impression d’avoir mangé comme dix, pendant des heures et des heures. Attention, tout ceci était très bon, mais dans un pays étranger, on a vite fait de vouloir goûter à tout, ce qui peut facilement donner envie de rouler sous la table une fois la digestion entammée. Et puis les alcools aussi. Tout est prétexte à lever son verre pour boire un shot de vodka et autres apéritifs / digestifs.

Le surlendemain de cette orgie gastronomique, j’en ai donc profité pour faire un détour au marché de Bialystok, afin de me plonger dans les autres mets typiques de la région. On y retrouve les plats cités plus hauts, mais également des brioches faites d’une façon particulière, au même titre que la panettone pour les italiens, mais d’un aspect plus … polonais. Sans surprise, ce sont les stands de charcuterie qui remportent la palme du présentiel. En bonus sur la photo, une image de la zone détaxée de l’aéroport, où l’alcool coule à flot. A noter que les bouteilles vendues à l’aéroport sont en plastique (et on n’y voit que du feu), ce qui permet de gagner du poids dans les bagages.

IMG_2291

Somme toute un bon petit périple, fortement rythmé par la nourriture, cérémonie de mariage oblige. Pour les détails logistiques, c’était en juin et il faisait plus de 30 degrés chaque jour. Le soleil se lève entre 5h et 5h30 (pensez à bien tirer les rideaux avant de vous coucher) et la monnaie de référence est le złoty (divisé en 100 grosz) ; un złoty équivalant à un quart d’euro. A savoir également que les taxes sont bien moins importantes (notamment sur le tabac et l’alcool, que je vous conseille d’acheter en ville plutôt qu’à l’aéroport, où ils sont taxés selon votre pays de destination dans ce dernier lieu).