Paris

La Peur [Théâtre-Michel]

Je continue ma tournée des théâtres parisiens, cette fois avec le Théâtre Michel, basé rue des Mathurins à Paris, où je suis allée voir la pièce La Peur.

Influencée par le titre, je pensais voir (comme c’est dans mes habitudes) une pièce traitant du domaine du surnaturel et / ou de l’horreur. Que nenni ! Sans spoiler une seule seconde les événements, je peux toutefois vous dire qu’on est plus dans le genre du suspense / thriller, en suivant les mésaventures d’une femme infidèle. On sait dès le début de la pièce que cette dernière trompe son mari et qu’elle a été démasquée par la dame cocue. Celle-ci va alors exercer du chantage sur la première, poussée par la colère et la vengeance.

Adaptée de la nouvelle de Stefan Zweig, la pièce est littéralement portée par seulement trois acteurs : Hélène Degy (la femme adultère), Aliocha Itovich (l’homme trompé) et Ophélie Marsaud (l’autre femme trompée). Hélène Degy ayant d’ailleurs été sélectionnée aux Molières 2017 dans la catégorie révélations féminines. A l’affiche depuis octobre 2016, elle y restera jusqu’à la toute fin de l’année 2017 (période de relâche actuellement – j’ai bien fait d’y aller hier soir – les représentations reprendront le 5 octobre).

On ne voit absolument pas le temps passer pendant l’1h15 que dure la pièce. Avec des décors simples mais efficaces, un jeu très bon et proche du public et un sens du thriller assez poussé, tout est là pour nous faire passer un bon moment. J’ai même eu ma petite larme aux yeux à la fin car le sujet traité me tient particulièrement à cœur. Je précise également que c’est une sortie bien abordable puisque les places à plein tarif commencent à partir de 19€. N’ayez pas peur et allez-y !

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Kairos Escape Game

Je fais suite à mon dernier article sur les escape games car j’ai eu l’occasion d’en effectuer un troisième le weekend dernier, au sein d’une enseigne plutôt récente : Kairos.

Je dis plutôt récente car il y a beaucoup d’enseignes d’escape game qui fleurissent depuis plusieurs années à Paris et en proche banlieue, mais pas que. Kairos fait partie des derniers-nés et mérite à gagner en (re)connaissance, d’où mon article d’aujourd’hui et les critiques positives sur TripAdvisor (il faudrait que je songe à me faire rémunérer tiens).

 Kairos a pour le moment trois thèmes à sa collection, tous liés à trois époques différentes : Zombie Motel (2035), le Boucher de Détroit (2003, très Dexter like) et les Pirates des Antilles (1727). Un prochain thème devrait être ajouté au catalogue, se situant dans l’espace … J’ai effectué celui des pirates et pour des raisons évidentes de confidentialité et de fun … je ne vous en parlerai pas.

Je peux toutefois vous faire part de mon très bon avis concernant Kairos (que j’ai donc pu comparer avec d’autres enseignes testées précédemment) : des décors au poil, un personnel accueillant et sympathique, des énigmes créatives, des surprises réussies … bref, j’y ai passé un très bon moment bien que trop court, évidemment. Je ne vais pas m’attarder sur le prix car il est aligné avec les autres prestataires de ce service (environ 25 euros par tête), mais je souhaite encourager la structure qui offre des décors à couper le souffle et un véritable dépaysement réussi.

Alimentation Générale [Théâtre des Béliers Parisiens]

Je continue ma tournée des théâtres parisiens en passant par le Théâtre des Béliers, situé dans le 18ème arrondissement, ouvert depuis 2012.

Pièce de théâtre un peu spéciale cette fois-ci puisqu’elle est dédiée aux zombies et au Paris post apocalyptique, parlons aujourd’hui d’Alimentation Générale. Je l’ai découverte grâce aux colonnes Morris présentent un peu partout dans la capitale, dont les affiches mentionnaient les morts-vivants et l’aspect « interdit aux moins de 16 ans » de la pièce.

D’une durée exacte d’1h30, celle-ci va retracer les premières heures et journées qui vont suivre une épidémie de zombies dans Paris. Les premiers face-à-face, les premières morts, les premières contaminations et la recherche d’un refuge et de nourriture. J’ai vraiment été emballée par le thème de la pièce, qui sort vraiment de ce qui se fait généralement au théâtre, mais la pièce en elle-même ne m’a pas vraiment convaincue.

Je vais commencer par ce qui m’a plu : en particulier les déguisements des zombies, qui sont vraiment bien faits, et le jeu des acteurs, qui vont jusqu’à interpréter plusieurs personnages tout au long de l’intrigue. Egalement, un grand écran diffusant de courtes scènes permet les changements de décors, tout en faisant avancer l’histoire. En revanche, les dialogues sont plats et prêtent très peu à rire, contrairement à ce qui était mis en avant sur les affiches : « Sachez que vous risquez davantage de mourir de rire que de peur« . On sent qu’il y a des tentatives d’humour mais elles tombent hélas le plus souvent à plat. Les situations dans lesquelles se retrouvent les personnages sont des clichés et ne sortent pas vraiment des sentiers battus. Je m’attendais à un peu plus d’ironie, et de recul peut-être, sur notre société, alors qu’il n’y a pas vraiment de répliques qui font mouche.

Alimentation Générale est hélas une pièce qui se repose sur un thème innovant dans le milieu du théâtre, sans aller plus en profondeur sur des thématiques qu’il aurait pu être intéressant d’aborder. Pour autant, on passe tout de même un bon moment et c’est toujours un plaisir de sortir se divertir.

Piège Mortel [Théâtre La Bruyère]

Très influencée par le style thriller et … la publicité, j’ai appris l’existence de Piège Mortel grâce à une colonne Morris en bas de mon travail. Affiche aperçue le matin, réservation faite le midi, et le soir me voilà au Théâtre La Bruyère afin d’assister à une des représentations.

Mise en scène par Éric Métayer, la pièce se résume en ces mots : « Sidney Brown est un auteur de pièces policières en panne d’inspiration. Il lui faut un succès à tout prix. Il reçoit Piège Mortel, la pièce d’un jeune auteur, un triomphe assuré. Jusqu’où Sidney sera-t-il prêt à aller pour mettre la main dessus, lui qui a passé sa vie à imaginer des meurtres et des intrigues ? » Je préfère utiliser le synopsis officiel car s’il y a bien quelque chose qui ne doit pas être dévoilé c’est bien l’intrigue. Cette pièce n’est pas lambda, c’est-à-dire qu’il ne faut pas se fier aux apparences et que les rebondissements sont constants. Comme dans n’importe quel vaudeville vous pourriez me dire. Mais il faut savoir que Piège Mortel n’est pas un vaudeville, c’est un thriller. Un thriller avec de la comédie, des pleurs, de l’angoisse, du comique de situation et de langage, mais un thriller tout de même. A noter que cette comédie policière avait déjà été jouée en 2010, au Casino-Théâtre et qu’elle est basée sur la pièce d’Ira Levin, également auteur de … Rosemary’s baby ! Piège Mortel a aussi été adapté au cinéma avec Christopher Reeve dans un film de 1982.

Jouée à partir du 19 janvier 2017, la pièce regroupe cinq acteurs : Nicolas Briancon, Cyril Garnier, Virginie Lemoine, Marie Vincent et Damien Gajda. Des acteurs qu’on aura pour la plupart vus autant à la télévision et au cinéma, qu’au théâtre. En 1h30 de spectacle, nous en prenons plein la vue. Je ne rentrerai sciemment pas dans les méandres de l’histoire mais je peux vous dire que l’ambiance huis clos est très bien respectée, grâce à un décor simple mais avec pléthore de détails. Les acteurs sont tous très bons et l’intrigue tient en haleine jusqu’au rideau final. Piège Mortel est l’occasion de passer une bonne soirée dans les salles parisiennes.

J’ai testé : l’isolation sensorielle

Je continue donc sur ma lancée, qui était de découvrir des endroits isolites dans Paris. J’ai allié sciences et curiosité en passant une heure dans un caisson d’isolation sensorielle.

C’est quoi un caisson d’isolation sensorielle ? Egalement appelé caisson de flottaison / caisson de privation sensorielle, il permet d’isoler les sens du corps face au monde extérieur. Dans le caisson, je n’avais aucun son, aucune lumière, et beaucoup moins de pesanteur (j’étais immergée dans 1000 litres d’eau, dont 500 kilos de sel). S’ajoute à cela la disparition du sentiment de froid / chaud, puisque l’eau est à température corporelle, et celle du toucher puisqu’il est fortement conseillé d’être dans le plus simple appareil.

Pour bien comprendre les usages et le caisson dans le détail, je vous conseille la vidéo ci-dessous de Dans Ton Corps / Julien Ménielle ; celle-là même qui m’a fait découvrir ce système et le centre de flottaison que j’ai testé dans Paris : Les Bulles à Flotter :

Une fois sur place, cela ressemble en tous points à ce que vous pouvez voir dans la vidéo. Pour ceux qui ne l’ont pas regardée, je vous fais un topo rapide. Après quelques règles logiques à respecter (pas d’épilation trop récente pour ne pas se faire piquer par le sel, ne pas effectuer la séance quand on a une otite ou quand on est claustrophobe), on m’a présenté de fond en comble la salle où j’allais passer la prochaine heure de ma vie. Très compétent et accueillant, le personnel m’a également expliqué quelques règles de base pour que tout se déroule bien et m’a rassurée quant aux effets que je pourrais ressentir et aux pensées que je pourrais avoir.

Douche, nécessaire de toilettes, serviette de bain … tout est déjà sur place dans la pièce individuelle que vous aurez à disposition. Vous vous doucherez avant avec un gel au PH neutre et après … pour enlever tout le sel. Je vous conseille également d’utiliser les boules Quies qui vous seront données, sachant que vos oreilles seront sous l’eau pendant toute l’heure. J’ai choisi de passer la séance en totale immersion, c’est-à-dire dans le noir, enfermée totalement dans le caisson, sans musique. Je précise qu’il est tout à fait possible de l’effectuer avec une source de lumière et de son.

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Concernant la séance en elle-même, je dois dire qu’elle a passé vite. Je me suis glissée dans l’eau avec plaisir, grâce à la température de plus de 34 degrés. N’ayez pas peur, il y a de la place dans le caisson ! Les premières et dernières minutes sont accompagnées d’une musique douce (que vous choisissez vous-même), pour permettre une immersion et un « réveil » tranquille. Je dois vous l’avouer, j’ai eu du mal à trouver ma position pendant les dix premières minutes. En effet lors d’une première séance, il est difficile de directement lâcher prise. Cela peut paraître étrange, mais je n’osais pas me relaxer. Le fait de flotter à ce point est assez perturbant mais il faut faire confiance et relâcher complètement ses muscles.

Fait assez bizarre, je ne me souviens plus vraiment de la séance en elle-même, bien que je me souvienne ne pas avoir dormi. J’ai réfléchi … mais pas tant que ça. J’ai gesticulé … mais pas tant que ça. J’ai écouté et regardé … mais il n’y avait rien à entendre et rien à voir. Finalement, je me suis ressourcée. Une fois sortie, je me sentais vivifiée, « décrassée » même. Après une bonne douche et une tisane offerte par la maison, j’ai pris le métro comme si j’étais encore dans ma bulle, avec un sourire béat sur le visage. Je sentais mon dos beaucoup plus relâché, avec moins de tension dans les muscles. Et, ce qui ne m’était pas arrivé depuis des mois, je me suis endormie comme une masse et ai dormi comme un bébé pendant une dizaine d’heures !

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Hélas non je n’ai pas eu d’hallucinations ou d’expériences de voyage astral / sortie de corps, mais je n’y allais pas en cherchant cela à tout prix. Cela aurait été un super bonus, mais je ne m’y attendais pas. D’autant plus que c’est assez rare pour une première séance, où l’on découvre et met de côté son appréhension plus que l’on pourrait profiter lors d’autres séances.

Pour conclure, je conseille cette pratique et ce centre pour l’aspect relaxant et novateur pour le grand public. Il faut dire que c’est assez rare de se détendre à ce point en plein Paris. Pour le centre en lui-même, vous serez très bien accueilli et renseigné, comparativement à un centre de thalassothérapie. Il faut compter 60 euros pour une première séance, ce qui vous permettra déjà de savoir si vous souhaitez renouveller l’expérience ou non. Pour ma part, je ne regrette absolument pas de m’être lancée dans ce grand bain.

Un Escape Game à Paris

Je poursuis mes petites escapades à Paris en essayant pour la seconde fois un Escape Game, cette fois via Victory Escape Game. Mon premier Escape Game (en français « jeu d’évasion ») ayant eu lieu à la Défense via l’agence Team Break. Pour ce deuxième passage à l’acte, j’ai pu choisir un thème glauque comme je les aime, puisque le jeu en question était « Les Cobayes de Shutter Island ». N’ayant pas fait d’article la première fois, voilà un petit descriptif général de ces jeux au style particulier …

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Pour définir les bases, un escape game (jouable en général de quatre à dix personnes) réunit des participants ayant pour but de sortir d’une pièce en une heure de temps, grâce aux divers indices et énigmes déposés par les organisateurs. Je vais décrire l’escape game sans le décrire vraiment car il est important que le mystère soit préservé pour que vous puissiez apprécier pleinement l’expérience. A savoir qu’il y a également plusieurs niveaux de difficulté, pour des joueurs novices ou expérimentés, ou bien plus ou moins « futés ». Pas de panique si vous n’arrivez pas à sortir de la salle avant le temps imparti, on vous expliquera ce qu’il vous restait à faire et si vous étiez bien dans la bonne direction. De plus, chaque salle est surveillée par des caméras et donc un organisateur, qui vous guidera subtilement vers certains indices si vous êtes bloqués.

Les escape games ne comportent pas d’épreuves physiques, mais beaucoup de réflexion. On ne vous demandera pas d’escalader des armoires ou déplacer des montagnes. Existant depuis plusieurs années, les escapes games ont fleuri comme des petits pains dans les grandes villes, il y a donc de bonnes chances pour que chacun puisse trouver son bonheur dans différents thèmes proposés : le métro ou Matrix à Paris, The Walking Dead à Lyon… Je ne pourrais pas lister tous les jeux proposés par les différentes agences tant il y en a.

Pour ce qui est des Cobayes de Shutter Island, l’ambiance approche le plus possible les films à frisson. Presque chaque élément du décor permet des interactions ; le cas échéant cela sera spécifié. Pour les claustrophobes, un bouton permet de sortir de la salle sans problème. Particularité évidente : les téléphones portables ne sont pas autorisés. Selon les escape games, vous serez parfois en pleine lumière, d’autres fois seulement avec des lampes torches …

Entre amis ou entres collègues, cela vous en coûtera entre 20 et 30 par personne en moyenne pour une heure de plaisir qui passe à la vitesse de la lumière. Foncez, réfléchissez et, peu importe que vous trouviez la solution pour sortir de la pièce, profitez !