Paris

Le Vrai-Faux Mariage de La Caravane Passe

 Vendredi dernier au Cabaret Sauvage avait lieu le vrai-faux mariage de Sasha et Mona, célébré par La Caravane Passe. Revenons sur cette soirée survoltée, mêlant tubes, acrobaties, danses endiablées et jeu de la jarretière.

Ce n’était pas la première fois que le groupe organisait ce vrai-faux mariage mais c’était la première fois que j’y assistais. Même sans connaître l’ensemble des chansons par cœur, on ne voit pas une seconde le temps passer, grâce aux diverses saynètes en lien avec la cérémonie de mariage, du verre brisé aux bagarres de fin de soirée.

Ce mariage disposait également d’invités VIP comme Erika Serre qui a pu interpréter plusieurs titres, dont évidemment le fameux et entraînant Gypsy for One Day. Tout marchait du tonnerre dans cette soirée, des costumes aux interludes, en passant par la complicité des membres du groupe avec le public présent dans la salle.

La soirée s’est terminée par un set de DJ Tagada, spécialisé en musique tzigane et des balkans. Je ne le connaissais pas mais j’en retiens un musicien souriant, qui fait danser sans se poser la moindre question, et qui m’a même fait l’honneur de m’offrir un CD, merci encore !

Pour résumer, je vous conseille bien sûr les concerts de La Caravane Passe, mais encore plus ce vrai-faux mariage, si une nouvelle cérémonie se renouvelle l’an prochain …

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Un brunch chez Mariage Frères

En tant que pseudo parisienne (banlieusarde limitrophe) j’avais jusqu’à présent rempli une bonne partie des pré-requis liés à ma situation : visiter la Tour Eiffel en passant par les escaliers, visiter le Louvre, faire les manèges du jardin des Tuileries ou m’acheter des macarons chez Pierre Hermé en cas de petits creux, tout en flânant dans les friperies du Marais après un selfie avec un pigeon biset, quand je n’étais pas dans un bar de la rue Mouffetard. La liste pourrait encore être bien longue mais je viens seulement d’y ajouter le brunch chez Mariages Frères, comme quoi le marketing fonctionne bien, puisque j’en ai eu l’idée en visionnant la vidéo de Morgan VS avec Kemar. Hé ouais.

Après un rapide check des prix, j’étais le dimanche suivant le visionnage de la vidéo attablée dans l’enseigne Mariage Frères situé près de l’Hôtel de Ville à Paris, parmi leurs cinq implantations. Evidemment, si vous ne vous sentez pas à votre aise dans un lieu guindé, fuyez. Au contraire, si vous avez envie d’être chouchouté et de déguster des mets savoureux (déguster, au sens le plus vrai du terme), accourez.

Comme une image vaut son lot de mots, vous pouvez voir sur les photos que je me suis bien régalée. N’étant pas une forte connaisseuse en thés, j’ai pris une variété que je connaissais, mais en version deluxe. Mais si vous vous y connaissez, il y a de quoi faire et je pense pouvoir affirmer sans me tromper qu’elle en liste plusieurs centaines, à des prix très variés. Le contenu de la théière personnelle est en outre bien conséquente et servie dans les règles de l’art. Tout ce qui vous est proposé est d’ailleurs au thé, de la confiture au sel, de quoi profiter le plus possible des mets qu’on ne peut trouver ailleurs.

Proposant des victuailles salées et sucrées dans les formules brunches, le personnel vous proposera même si vous souhaitez prendre une pause entre les plats, preuve qu’il y a bien des lieux à Paris où on ne vous pousse pas vers la sortie pour utiliser votre table le plus vite possible pour le second service.

Je suis sortie de Mariage Frères repue et contente de cette découverte. Appréciant un bon brunch à chaque fois que je suis en voyage, c’est tout aussi bien de profiter de ceux au plus près de chez soi. Vous y passerez un bon moment hors de temps, où vous pourrez vous faire plaisir sans (trop) culpabiliser.

Team Break La Défense

Si vous me suivez, vous n’ignorez pas que je suis férue d’escape games. J’ai dans ce blog déjà parlé des enseignes Kairos, Victory Escape Game, ou encore LeavinRoom. Mais je n’avais pas encore dédié d’article à Team Break, localisé à La Défense, que j’avais déjà testé il y a plusieurs années de cela. Ayant même participé à la mission publicitaire de lancement résultant en un escape game géant à l’intérieur du centre commercial des 4 Temps.
J’avais à l’époque fait leur salle la plus facile, la Magic School (Harry Potter like) et viens de faire leur plus difficile, la Space Mission (univers alien), avec seulement 7% de réussite.

Je vais commencer par l’unique « défaut » qui m’a gênée dans cette salle comme dans la précédente que j’ai faite : l’aspect jeu d’adresse. En effet, un passage obligé est de devoir venir à bout d’un jeu d’adresse, quitte à y passer un quart de la durée de l’attraction, puisqu’il n’y a aucun moyen d’y couper ni de faciliter les choses par des indices, comme dans le cas de la manipulation ou la réflexion. Il faut simplement persévérer, ce qui peut vite devenir lassant, surtout quand il n’y a plus aucun mystère à résoudre en même temps et que les autres membres de l’équipe sont dans l’attente.

Cela étant dit, Team Break est un escape game qui met le paquet, et ce dès l’arrivée des participants au sein de l’enseigne. Animateurs costumés, décors et ambiance générale, tout est fait pour rentrer dans l’action à peine arrivé. Team Break reste également à ce jour le seul escape game que j’ai fait qui fournit des costumes à chaque participant, adapté à chaque thème (magie, jurassique, espace, prison…). Les maîtres du jeu ne sont pas présents physiquement avec nous dans les salles mais nous accompagnent avec un suivi régulier tout au long de l’heure de jeu via talkie walkie. Soyez également rassurés si vous ne finissez pas dans les temps, il vous sera expliqué les énigmes restantes, pour visualiser également votre avancée vis-à-vis de l’objectif final.

L’enseigne Team Break s’est d’ailleurs beaucoup agrandie ses dernières années puisqu’elle a dorénavant ses succursales à Reims, Avignon, ou encore Bordeaux.

Roux ! : l’Exposition au Musée Jean-Jacques Henner

Malgré une faible publicité (pour tout vous dire, l’unique fois où j’ai entendu parler de cette exposition était lors d’une brève chronique dans Télématin), le musée Jean-Jacques Henner ne désemplit pas, encore plus en raison de son exposition actuelle, dédiée aux roux ! Et c’est avec étonnement que j’ai remarqué que très peu de visiteurs ne l’étaient, roux.

Sur plusieurs niveaux, l’exposition se découpe autour de plusieurs thématiques : art ancien, publicité ou loisirs, peintures, ou encore vie de tous les jours. Vous trouverez donc au rez-de-chaussée un reportage d’une quinzaine de minutes sur les roux à travers la société, via différents échanges avec les personnes concernées, dont entre autres Axelle Red et Audrey Fleurot. Le reportage donne également la parole aux roux moins célèbres mais tout aussi représentatifs et touchés que les autres par les brimades subies à l’âge ingrat.

Pour un prix modique (six euros l’entrée en plein tarif), le musée ne recherche pas l’exhaustivité (pas d’interview de Mylène Farmer au catalogue !), mais à traverser le monde de l’art où la présence rousse se fait ressentir. Parfois choquante (avec le Christ roux), parfois représentative d’une pensée biaisée ou de coutumes populaires (rousse comme une putain ou une traîtresse).

L’exposition, qui peut sembler petite au premier abord, est à la mesure du musée Henner et n’en est pas épurée pour autant. Elle permet d’aborder le sujet et les problématiques d’une minorité qui s’exprime (ou a la parole) moins que les autres, créant sur son passage autant de haine que d’admiration.

Exposition jusqu’au 20 mai 2019 au musée Jean-Jacques Henner à Paris

Sherlock Holmes au Grand Point Virgule

 N’arrivant pas à me décider entre cinéma et théâtre le weekend dernier, j’ai opté pour cinéma (Edmond, adapté de la pièce du même nom, donc on reste dans le thème) et théâtre, avec la pièce Sherlock Holmes et le Mystère de la Vallée de Boscombe, au Grand Point Virgule, au sein du quartier Montparnasse.

Ayant surtout choisi cette pièce de par son titre, je n’ai lu aucune critique avant d’y aller, préférant comme bien souvent me réserver la surprise lors de la représentation. Et de cela en a résulté en une très bonne surprise. Un humour anglais avec des références à l’actualité, des personnages distinctifs (alors même qu’il n’y a que trois acteurs sur scène), des brisures régulières du quatrième mur et une mise en scène détonante : je comprends sans hésitation la réussite de cette pièce. Il va sans dire que la représentation où j’étais avait fait salle comble mais, étant habituée du théâtre, je savais que les premiers rangs étaient plus clairsemés, car peu nombreux sont les spectateurs prêts à affronter les aléas et les pièges parfois tendus par les acteurs. Le scénario tient son fil directeur, tout en prenant en compte les interactions avec le public et en permettant une certaine marge de manœuvre quant aux tirades et aux actions des personnages. Enfin, même si la pièce a été présentée plus d’une centaine de fois au bas mot, les acteurs semblent s’amuser comme au premier jour et donner un sentiment réel de spontanéité.

Devant le succès de la pièce, les acteurs ont changé et j’ai ainsi eu devant moi les plus récents représentants, dont Christophe Delort, qui en est également l’auteur et le metteur en scène (et qui m’a très gentiment offert un poster à la fin de la représentation avec un petit mot personnalisé). Ce qui est d’ailleurs vraiment représentatif de la disponibilité des acteurs que nous avons en face de nous et de leur passion pour ce métier.

Sans trop en dire car il faut que vous puissiez découvrir tout cela par vous-même, je vous recommande donc chaudement Sherlock Holmes et le Mystère de la Vallée de Boscombe au Grand Point Virgule, au moins jusqu’à fin mars.

Chapitre XIII au Théâtre Tristan Bernard

Comme bien souvent, j’agis au coup de cœur et selon les publicités qui peuvent se montrer sous mes yeux, surtout en ce qui concerne les sorties cinéma et théâtre. J’ai donc vu cette semaine l’affiche pour Chapitre XIII, au Théâtre Tristan Bernard, et ai vu la pièce dans la foulée !

Pièce de Sébastien Azzopardi (qui m’avait déjà ravie avec La Dame Blanche, qui reste pour moi l’une des meilleures pièces qui m’ait été donné de voir), l’histoire est un huis clos se déroulant dans un monastère. Il n’en fallait pas plus pour que le scénario de base me plaise. A cela s’ajoute un romancier qui écrit des scènes horrifiques … qui se réalisent dans la vraie vie, où nous découvrons qu’un tueur en série sévit aux alentours du monastère.

J’arrête ici de décrire l’intrigue car il est très important de découvrir tout cela sur place. Les meurtres sont particulièrement bien réalisés et les effets spéciaux si réalistes que certains spectateurs sont partis en cours de route : à réserver à un public averti donc. En tout cas averti des scènes morbides qu’on risque de voir. Bien que nous ne soyons pas dans une pièce participative (au sens où on pourrait vous faire monter sur scène), nous sommes tout de même dans une atmosphère interactive, où l’action ne se limite pas à la simple scène et déborde dans l’orchestre, voire plus. Cela me fait toujours autant plaisir de voir cette liberté prise et cette immersion du spectateur dans les événements.

Chapitre XIII nous ravit également de par le nombre d’acteurs présents sur scène, les costumes, le décor, les effets sonores et visuels, l’intrigue bien menée et les différents rebondissements. Pendant près de deux heures, vous serez emportés par l’histoire et, je l’espère, en ressortirez aussi enjouée que je l’ai été.

Depuis le 21 septembre 2018 au théâtre Tristan Bernard à Paris