Paris

Muse : Simulation Theory Tour [Stade de France]

Quatrième fois que j’assiste à une tournée de Muse, et quand je relis mes articles précédents, je me rends compte qu’il y a des mauvaises habitudes qui ont la vie dure : je me suis encore une fois trompée de RER et ai pris celui à des années lumières du Stade. Malgré tout, je suis tout de même dans de bien meilleures dispositions que lors des dernières fois où je suis allée les voir en concert, ce qui a peut-être joué sur mon appréciation du spectacle.

Même si le groupe a des années, voire des décennies d’ancienneté, je trouve qu’il continue de se bonifier avec le temps. Dans mes souvenirs, Matt Bellamy, Dom Howard et Chris Wolstenholme ne m’ont jamais parus très agréables, bien que je vénère leurs chansons. Ils alignent leurs musiques, disent bonjour, au revoir, et se cassent. Pour ce nouveau show, je les ai trouvés beaucoup plus sympathiques, plus proches de leurs fans, nous laissant la parole pour chanter, souriant, et étant bien plus prolixes que précédemment. Matthew ayant même poussé le vice jusqu’à faire un petit tour de fosse pour serrer des mains !

Pour les pistes choisies, beaucoup faisaient partie du dernier album (Pressure, Break it to me, Propaganda, etc.) mais nous avons tout de même eu droit à certains de leurs titres mythiques, notamment Plug in Baby, Hysteria ou encore Supermassive Black Hole et évidemment Knights of Cydonia. Le petit passage calme s’est effectué avec la magnifique chanson Dig Down, issue elle aussi de leur dernier album, que j’étais vraiment ravie d’écouter en live, dans sa version gospel.

Niveau scénique, on en a aussi eu pour notre argent, entre les cotillons, le robot géant et les chorégraphies mi-militaires, mi-fluo. Le grand écran, souvent tourné vers la foule, nous permettait de ne rien louper du spectacle et de créer un sentiment de stade encore plus immense. Je n’avais jamais été véritablement dithyrambique quant aux précédents concerts de Muse mais je dois dire que j’ai cette fois été vraiment conquise, à part les dix premières minutes, où j’avais le soleil couchant en plein dans les yeux.

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Mylène Farmer – 15/06/19, Paris, U-Arena

Première fois que je reblog un article mais à raison, car Mélou narre ici le superbe concert de Mylène qu’elle a vu à mes côtés et je ne peux que lui faire de la publicité !

ultradelta

L’ultime désobéissance, une claque apocalyptique !

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L’Eataly à Paris

Après plusieurs haltes gustatives et marchandes au sein de l’enseigne Eataly implantée dans le quartier du Marais à Paris, est venu le temps d’en parler et de voir si cela vaut vraiment le coup et de la comparer à sa filiale romaine, que j’avais visitée en long, large et travers lors de mon séjour en Italie.

Par rapport à Eataly Rome

Concernant les prix tout d’abord, j’avoue ne plus me souvenir avec exactitude s’ils différenciaient beaucoup des prix appliqués en France. Pour autant, je me souviens que les aliments et produits vendus n’étaient pas modiques puisque nous sommes à la base dans une enseigne haut de gamme, comparable aux Galeries Lafayette Gourmet. Les prix dans le magasin du Marais sont donc dans la même lignée et peuvent présenter des produits à des tarifs modestes (sauces tomate, pesto simple) comme beaucoup plus forts. Si vous tapez dans des produits étiquetés biologiques ou présentés dans des emballages raffinés, évidemment que les prix grimpent. Si vous connaissez également les marques italiennes de renom (je pense notamment à la gamme de chocolats Caffarel, où les prix étaient déjà bien hauts à Rome et aux Galeries), vous ne serez pas étonnés des tarifs pratiqués.

Contrairement à Eataly Rome, le drugstore parisien est focalisé à 95% sur la nourriture. Vous aurez un petit rayon proposant des ustensiles de cuisine, mais vous n’y trouverez pas de produits pour le corps, de livres, et autres objets disponibles à la vente en Italie. Il faut tout de même noter que Eataly Paris fait 4000 m² alors que son compatriote italien en fait 17 000 sur quatre étages. Largement de quoi expliquer ce différentiel.

Dans le même ordre d’idée, beaucoup de produits vendus à Rome ne le sont pas ici, résolument tourné vers les produits de luxe et non ceux plus répandus dans les surfaces de vente italienne. Je pense par exemple aux Kinder Cards et autres produits vendus uniquement en Italie et non disponibles à la vente en France (même par Internet sur le site Kinder, à moins que vous ne vous faisiez avoir sur Amazon en payant 3 Kinder à 50 euros).

Le restaurant

 Plusieurs endroits de restaurant sont proposés ici : la terrasse extérieure (plutôt pour le café et un en-cas sur le pouce), la simili-terrasse intérieure (plutôt pour des apéros classieux et des repas brefs) et le restaurant situé à l’étage, séparé en deux endroits distincts (plutôt pour un déjeuner / dîner normal).

J’ai été étonnée par le cadre du restaurant du premier étage, qui s’assimile plus à une cantine qu’à un réel restaurant gastronomique. Je ne parle ici que du cadre car les mets servis sont présentés de façon à ce qu’on se sente dans le fameux temple de la cuisine italienne, raffinée et délicatement servie.

Les prix des plats proposés sont corrects (c’est Paris quoi) et permettent de profiter d’un menu à un tarif comparable à un restaurant italien lambda. En revanche, l’assortiment des pâtes proposées permet de varier de ce qui se fait d’habitude, permettant à l’enseigne d’assumer son choix de sortir du lot et mettre en avant des plats différents du commun des restaurants concurrents. Je reste toutefois sur ma faim concernant la qualité des produits. Etant fan de carbonara et étant très difficile en ce qui concerne la qualité de la viande pour les lardons, j’ai eu un petit lot de gras plus que de viande à proprement parler, alors que je m’attendais à de la top qualité. Gustativement c’était très bien, mais quand on s’attarde plus en détails cela penche vers le correct. J’ai également commandé un verre de vin qui n’est jamais venu car le bar étant situé à l’écart, il est possible que des commandes se perdent en périodes de rush.

J’ai donc été moyennement satisfaite du restaurant, correspondant aux prix proposés mais moins à l’idée que je m’en étais faite à l’avance.


Pour résumer, Eataly Paris peut être un endroit à la mode mais qui pourrait rapidement s’essouffler. Pour preuve, il suffisait d’attendre deux semaines après l’ouverture pour ne plus voir de files d’attente et ainsi rentrer sans souci dans l’enseigne.

Vous l’aurez compris, Eataly ne se destine pas à toutes les bourses mais l’assume pleinement. C’est un bon endroit pour permettre aux parisiens bobos (dont je fais partie j’avoue) de faire ses courses avec des produits de provenance différente de ce qu’on peut trouver d’habitude et le fait de pouvoir s’y sustenter, notamment grâce à la terrasse extérieure bien que très petite, saura trouver son public, surtout en prévision de l’été qui, je l’espère, ne saurait tarder.

Run My City Edition 2019

Peu sportive, j’apprécie toutefois de me lancer des défis et d’assouvir ma curiosité, ce qui a été le cas dimanche dernier, lors de la course Run My City organisée dans Paris.

N’ayant fait qu’une seule course dans ma vie (La Parisienne, un peu plus de 6 kilomètres), j’ai pris du temps pour retrouver mes affaires de sport et m’atteler à la préparation de celle-ci, de 9 kilomètres (il était également possible d’effectuer le parcours de 15 kilomètres). Ma préparation a vite tourné court en raison d’excuses plus ou moins tirées par les cheveux (mauvais temps, aller voir Détective Pikachu au lieu de m’entraîner, etc.) et je suis finalement arrivée le jour J sans avoir pris le temps de courir une seule fois.

Il va sans dire que le début de la course a été un peu difficile pour moi, rien qu’en comptant un point de côté qui est arrivé au bout de seulement 7 minutes de course. Puis tout le reste s’est enchaîné avec facilité. Run My City est une course particulière car les rues ne sont pas bloquées. Il faut donc respecter le code de la route en s’arrêtant aux feux rouges pour les piétons et en essayant de ne pas gêner les passants sur les trottoirs. A savoir que la spécificité de cette course est surtout la découverte de lieux de Paris : musées, mairies, bibliothèques, etc. Et donc que le fait de courir n’est pas toléré dans ces lieux. Run My City n’est pas une course chronométrée où vous devez vous attendre à dépasser votre temps personnel, mais plutôt une course où l’on prend le temps de regarder et visiter les lieux qui nous entourent.

Le parcours de 9 kilomètres que j’ai effectué m’a fait entre autre passer par l’Hôtel de Sully, la bibliothèque historique de la ville de Paris, le Forum des Halles (et ses escaliers), le jardin du Palais Royal et plusieurs mairies. A savoir que le départ comme l’arrivée se situaient devant l’Hôtel de Ville, que j’ai pu brièvement visiter de l’intérieur.

Je tiens particulièrement à remercier les organisateurs, qui ont assuré un parcours rôdé, tout au long du chemin, nous facilitant dans nos déplacements et dans l’orientation du parcours, tous étant de très bonne humeur. Run My City est une course conviviale qui convient tout à fait aux participants n’étant pas forcément des plus sportifs. De plus, chaque édition s’essaye à de nouveaux lieux, permettant de refaire la course plusieurs années de suite tout en découvrant encore plus la ville de Paris.

Le Vrai-Faux Mariage de La Caravane Passe

 Vendredi dernier au Cabaret Sauvage avait lieu le vrai-faux mariage de Sasha et Mona, célébré par La Caravane Passe. Revenons sur cette soirée survoltée, mêlant tubes, acrobaties, danses endiablées et jeu de la jarretière.

Ce n’était pas la première fois que le groupe organisait ce vrai-faux mariage mais c’était la première fois que j’y assistais. Même sans connaître l’ensemble des chansons par cœur, on ne voit pas une seconde le temps passer, grâce aux diverses saynètes en lien avec la cérémonie de mariage, du verre brisé aux bagarres de fin de soirée.

Ce mariage disposait également d’invités VIP comme Erika Serre qui a pu interpréter plusieurs titres, dont évidemment le fameux et entraînant Gypsy for One Day. Tout marchait du tonnerre dans cette soirée, des costumes aux interludes, en passant par la complicité des membres du groupe avec le public présent dans la salle.

La soirée s’est terminée par un set de DJ Tagada, spécialisé en musique tzigane et des balkans. Je ne le connaissais pas mais j’en retiens un musicien souriant, qui fait danser sans se poser la moindre question, et qui m’a même fait l’honneur de m’offrir un CD, merci encore !

Pour résumer, je vous conseille bien sûr les concerts de La Caravane Passe, mais encore plus ce vrai-faux mariage, si une nouvelle cérémonie se renouvelle l’an prochain …

Un brunch chez Mariage Frères

En tant que pseudo parisienne (banlieusarde limitrophe) j’avais jusqu’à présent rempli une bonne partie des pré-requis liés à ma situation : visiter la Tour Eiffel en passant par les escaliers, visiter le Louvre, faire les manèges du jardin des Tuileries ou m’acheter des macarons chez Pierre Hermé en cas de petits creux, tout en flânant dans les friperies du Marais après un selfie avec un pigeon biset, quand je n’étais pas dans un bar de la rue Mouffetard. La liste pourrait encore être bien longue mais je viens seulement d’y ajouter le brunch chez Mariages Frères, comme quoi le marketing fonctionne bien, puisque j’en ai eu l’idée en visionnant la vidéo de Morgan VS avec Kemar. Hé ouais.

Après un rapide check des prix, j’étais le dimanche suivant le visionnage de la vidéo attablée dans l’enseigne Mariage Frères situé près de l’Hôtel de Ville à Paris, parmi leurs cinq implantations. Evidemment, si vous ne vous sentez pas à votre aise dans un lieu guindé, fuyez. Au contraire, si vous avez envie d’être chouchouté et de déguster des mets savoureux (déguster, au sens le plus vrai du terme), accourez.

Comme une image vaut son lot de mots, vous pouvez voir sur les photos que je me suis bien régalée. N’étant pas une forte connaisseuse en thés, j’ai pris une variété que je connaissais, mais en version deluxe. Mais si vous vous y connaissez, il y a de quoi faire et je pense pouvoir affirmer sans me tromper qu’elle en liste plusieurs centaines, à des prix très variés. Le contenu de la théière personnelle est en outre bien conséquente et servie dans les règles de l’art. Tout ce qui vous est proposé est d’ailleurs au thé, de la confiture au sel, de quoi profiter le plus possible des mets qu’on ne peut trouver ailleurs.

Proposant des victuailles salées et sucrées dans les formules brunches, le personnel vous proposera même si vous souhaitez prendre une pause entre les plats, preuve qu’il y a bien des lieux à Paris où on ne vous pousse pas vers la sortie pour utiliser votre table le plus vite possible pour le second service.

Je suis sortie de Mariage Frères repue et contente de cette découverte. Appréciant un bon brunch à chaque fois que je suis en voyage, c’est tout aussi bien de profiter de ceux au plus près de chez soi. Vous y passerez un bon moment hors de temps, où vous pourrez vous faire plaisir sans (trop) culpabiliser.