Paris

Une Foodie à Joayo [Paris Luxembourg]

J’habite près de Paris. Et même si j’ai toujours profité de la culture proposée par la ville et de l’ampleur de la gastronomie présente, il me reste encore beaucoup à voir. C’est avec plaisir que je suis allée tester un restaurant coréen que je ne connaissais pas (le deuxième seulement que j’essaye si je me souviens bien) : Joayo, dans l’enseigne proche de Montparnasse / parc du Luxembourg.

Comme pour l’autre que j’avais testé, j’ai pris un plat à faire au barbecue intégré dans la table. Avant cela, j’ai opté pour une entrée (raviolis grillés aux légumes) et un alcool typique (même si réalisable en France ou ailleurs) : un vin de mûre. Même si le plat reste copieux, j’étais contente d’avoir pu prendre une entrée (et j’ai même eu encore de la place pour un mochi). Vous pouvez retrouver la carte en suivant ce lien.

Les raviolis étaient très fins, on sentait peu la friture et la présentation du plat était des plus originales. Sur la photo, on ne voit pas les raviolis, ils sont en-dessous de la tuile et sont croustillants sur un côté seulement, comme s’ils avaient été cuits à l’unilatéral.

Nous étions cinq à table et nous avons choisi 5 viandes marinées différentes : bœuf, calamar, travers de porc, canard et poitrine de porc. Le tout accompagné d’un mélange de légumes marinés (chou, concombre, radis), d’un bol de riz chacun et d’autres légumes crus dans chaque assiette. Mon canard était délicieux. Outre le fait qu’on puisse évidemment choisir la cuisson qui nous plait, il n’était pas gras, très goûteux et épicé légèrement comme je le tolère (j’avais demandé par trop épicé, car les autres plats l’étaient déjà plus que le mien). Après toute cette chaleur j’ai succombé à un mochi mangue, mais qui s’est surtout révélé être de la glace à la mangue sur 90% et que nous avons du réchauffer au-dessus du barbecue car il était vraiment trop congelé.

Ce dernier petit point mis à part je vous conseille Joayo Luxembourg (je ne connais pas les autres enseignes parisiennes mais je pense qu’on est sur la même veine), et je remercie les serveurs et serveuses qui étaient présents comme de vrais maîtres de maison, à nous demander à plusieurs reprises si tout allait bien et présents également dès que nous avions quelque chose à leur demander. Nous avons payé 40€ par personne, pour une boisson alcoolisée, une entrée, un plat et un dessert, ce qui reste en parfaite adéquation avec la qualité des plats et du service, ainsi et la quantité fournie.

L’embarras du choix [Théâtre Michel]

De retour au théâtre ! Après avoir vu des shows virtuels en 2020, c’était la première fois que je retournais au théâtre depuis novembre 2019. Je voulais déjà voir L’embarras du choix il y a quelques mois et c’est finalement chose faite cette semaine, qui marque également la semaine de reprise de la pièce, qui a recommencé la veille de mon passage.

L’embarras du choix fait partie de ses pièces participatives qui sont parues après Le Dernier Coup de Ciseaux (que j’ai vu il y a de cela presque 10 ans maintenant). Je voulais vraiment la voir car je suis de près les pièces de Sébastien Azzopardi (qui fêtait ce soir-là son anniversaire), ayant découvert le metteur en scène à travers la Dame Blanche, l’ayant suivi jusqu’à plus récemment avec Piège pour Cendrillon. Ce qui fait que j’aime ses pièces ? Une mise en scène travaillée et qui dépasse le cadre de la scène justement. L’embarras du choix n’échappe pas à la règle car le public fait partie de l’histoire au fil des événements se déroulant. Nous ne sommes pas ici dans un vote à main levée mais à de réelles interactions avec les spectateurs, permettant dans le même temps son lot d’impro.

Comme pour les escape games, je ne vais pas rentrer plus dans le détail de l’intrigue pour des raisons évidentes. Certaines nouveautés par rapport à ses précédentes pièces sont présentes (dont la comédie, alors que je privilégie d’habitude des pièces plus sombres), mais on garde les éléments qui ont fait leur preuve : la spontanéité, les surprises, les retournements de situation et la touche de rire.

Petite note : j’ai pris une place avec visibilité réduite car les vacances avaient bien entamé mon budget mais j’ai tout de même bien pu profiter de la pièce comme il se doit. Seuls les bords de la scène sont peu visibles mais cela n’impacte absolument pas la compréhension ; les éléments importants étant évidemment plus centraux.

Pour d’autres photos n’hésitez pas à consulter le site de Juliette Azzopardi.
Au théâtre Michel tous les jours sauf le lundi.

Très Cher Lock

Familière des escapes games, j’ai déjà eu l’occasion de vous parler de quelques uns que j’ai pu faire (liste non exhaustive). N’en ayant pas fait depuis l’été dernier (nul besoin de vous dire pourquoi), j’ai pu renouer avec cette sortie grâce à l’enseigne Lock Academy, via le jeu Très Cher Lock dans leurs locaux de Châtelet.

Lauréate de plusieurs trophées de la meilleure intrigue, l’escape fait également partie du classement des meilleurs escape games de Paris. Nous étions 3 pour venir à bout de la salle et ne faisons pas durer le suspense : nous avons fini avec 6 minutes d’avance, pour ainsi dire sans aide. Car nous étions une équipe entraînée aux escape games mais également entraînée à jouer ensemble. Sans cela, la salle nous aurait donné beaucoup plus de fil à retordre.

La Lock Academy est une très bonne enseigne et se démarque des autres que j’ai pu faire par une immersion encore plus poussée. Comme d’habitude je ne peux pas vous en révéler trop donc je ne mentionnerai que les décors fignolés (donc non limitatifs aux objets à fouiller) ou encore la forte dimension technique et de programmation électronique qu’il doit y avoir derrière, à tel point que cela m’a vraiment fait susciter de l’admiration pour tout le travail réalisé en amont. Je vous mets toutefois ci-dessous une photo de la chambre dans laquelle vous démarrez, présente sur le site de l’escape.

La Lock Academy bénéficie en outre d’un très bon accueil, avec un temps non négligeable pour s’hydrater, debriefer et échanger avec les maîtres du jeu. Situé à cinq minutes à pied des Halles, je compte bien y retourner pour tester d’autres salles.

ReConfinementalisme – Fabien Olicard

Le théâtre et moi c’est une grande histoire. Les deux derniers spectacles que j’avais prévus de voir ont été annulé en raison du couvre-feu, tantôt promulgué en mars, tantôt en octobre. J’avais prévu en mars de retourner voir Viktor Vincent, mentaliste et showman de son état. J’ai pu renouer hier avec ce genre de spectacle via celui de Fabien Olicard : ReConfinementalisme. A savoir que le premier spectacle qu’il avait réalisé durant le premier confinement avait rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes.

Le spectacle était vraiment intéressant à voir, et on s’est bien rendu compte de la difficulté pour Fabien Olicard d’entretenir l’attrait du public dans une session entièrement à distance. L’Appolo Théâtre réservé pour l’occasion a d’ailleurs adapté sa mise en scène en ajoutant des écrans, où se trouvaient dix spectateurs que nous pouvions voir et entendre rire et participer en même temps que l’artiste. Le spectacle à distance, tout le problème réside ici. Entre le délai de latence entre Fabien et les participants, mais également tout le non verbal et la proximité qui doit se faire entre les deux parties, c’était un pari risqué que de tenter cette expérience. Bien sûr, tout ne s’est pas passé comme prévu et j’en ai retenu un peu trop de tours de passe-passe mathématiques aisément repérables et solutionnables, mais je sais que ce spectacle n’est pas représentatif de ce qu’il fait sur scène habituellement. Fabien Olicard a fait ce qu’il a pu avec ce que la situation lui permettait, et il l’a très bien fait.

Contrairement à Viktor Vincent, je n’ai pas eu l’occasion de le voir physiquement sur scène mais j’apprécie fortement ce genre d’initiatives en ces temps troublés. Même BFMTV en a touché un mot ce matin pour saluer le show et interviewer l’artiste. Il faut essayer de soutenir du mieux que l’on peut le monde du spectacle, sous toutes ses formes. Bravo donc à Fabien Olicard qui a su rassembler un grand nombre de spectateurs, même si nous n’avons pas encore le nombre exact à date.

News Octobre 2020

Pas beaucoup d’articles ce mois, car il faut dire que ces dernières semaines ont été plutôt tumultueuses. Et je me dis que j’ai bien fait d’enchaîner les séances de ciné (merci UGC pour les mesures mises en place). Quoi de neuf ce mois ?

  • BilletRéduc toujours aussi réactif : comme ils l’ont fait en mars quand la pièce que je devais voir a été annulée quelques heures avant et ce vendredi même, le plus grand (et pratique) revendeur de billets de théâtre a réagi au quart de tour en proposant remboursement, décalage de séance ou possibilité de prendre une place pour carrément autre chose. Chapeau bas à eux qui ont su tenir rapidement leurs clients au courant, dans des délais courts et beaucoup de problèmes à gérer dans l’intervalle.
  • J’ai recommencé X-Files, et pour de vrai cette fois. Pas à regarder comme étant gamine un épisode par mois quand mes parents voulaient bien regarder M6, cachée sous mon plaid pendant que le générique passait. Et ça n’a pas trop mal vieilli !
  • Le concert d’Austra prévu à Paris à La Machine du Moulin Rouge est reporté au 22 novembre 2021. J’ai quelques concerts prévus en 2021 mais je suis assez pessimiste quant à leur tenue, on en reparle l’année prochaine.
  • Mon article habituel sur la trêve hivernale des séries TV est toujours en cours de rédaction mais si je ne le publie pas c’est qu’on manque cruellement d’informations. La pandémie a eu de grandes conséquences sur les tournages et beaucoup de séries vont être repoussées plus que d’habitude. J’espère pouvoir vous donner plus de visibilité courant de ce mois.
  • Niveau jeux vidéo, grosse déception pour ma part concernant le remake de Resident Evil 3, que j’ai fini en 4 heures de jeu. J’ai au début été bluffée par le charadesign et le mélange des cinématiques et des plans in-game, mais le scénario a été raccourci, ce qui rend l’expérience de jeu bien incomplète car trop courte. A côté de ça, très bonne surprise pour Phasma Phobia, qui rend le style de films des Grave Encounters. Vous êtes en coop, avec du matériel de chasseurs de fantômes pour trouver des traces paranormales dans une maison et déterminer le type de spectre qui est présent. Pas d’armes ici, seuls de l’encens ou un crucifix peuvent (peut-être) vous protéger. Âmes sensibles s’abstenir, c’est véritablement angoissant, et encore je ne joue pas en VR.

Joyeux Halloween à tous tout de même, restez chez vous tant que vous le pouvez et surtout prenez soin de vous !

Pierres précieuses – Muséum national d’Histoire naturelle

Depuis le mois dernier, la nouvelle exposition temporaire du muséum national d’histoire naturelle de Paris est dédiée aux pierres précieuses : terrestres et extra-terrestres, sous leur forme brute comme travaillée.

L’exposition est bluffante et vous en avez pour votre argent. J’ai passé 3 heures dans l’exposition qui peut en moyenne se faire en 1h30, ce qui est pas mal pour une exposition temporaire. A savoir que vous bénéficiez également avec cette entrée de l’accès à la grande galerie de l’évolution du muséum. Bluffante car parmi les pierres brutes, quand on est néophyte comme moi, on rencontre des pierres qu’on croirait déjà façonnées par l’homme, alors que non. J’ai eu la chance d’être accompagnée dans mon périple par une géologue, ce qui m’a aidée à bien comprendre certains détails, pourtant expliqués de façon très pédagogique par la vidéo qui tourne en boucle dans une salle de l’exposition. La vidéo, d’une durée maximale de trois minutes (un petit minuteur en haut à droite de la vidéo vous permet de vous situer quand vous rentrez dans la salle et prenez la vidéo en cours de route), revient sur la cristallisation des différentes pierres, expliquant les raisons et les réactions qui se font, de façon très accessible à tous.

L’ambiance de l’exposition est sombre, plus que tamisée, plongeant les visiteurs quasiment dans le noir, pour mettre en exergue les pierres exposées. Dans un environnement feutré, nous avançons dans une vraie exposition à chapitres, de l’introduction à la conclusion, le tout sous un silence presque religieux et respectueux de la formation de ces espèces minérales. La provenance et l’âge des pièces exposées forçant le respect. Le tout en plein Paris, dans un cadre magnifique où à l’extérieur se croisent joggeurs et pigeons pas le moins du monde effrayés (ni les uns ni les autres).

Le parcours étant proposé avec un audioguide disponible via téléphone portable, il est accessible aux visiteurs francophones comme anglophones. Je vous conseille de réserver suffisamment en avance et de bien vous mettre d’accord sur le créneau de visite, voire même de payer en une seule commande pour plusieurs visiteurs, pour éviter de vous retrouver dans des horaires d’entrée à plusieurs heures d’intervalle (testé et désapprouvé). L’exposition étant limitée en termes de visiteurs par heure pour coller aux règles sanitaires, elle est très vite complète. Aucune chance de rentrer par exemple en comptant venir directement sur place sans avoir réservé.