blogothon

Pire Noël à jamais

Je vous présente mes excuses mais j’arrête ce jour mon blogothon. Six mois jour pour jour après que mon dernier compagnon m’ait quittée. Pour être seul. J’apprends ce jour qu’en fait il n’est pas seul du tout. Et encore une fois on s’est bien moqué de moi, le dindon de la farce. La grosse dinde merdique dont tout le monde rit. Ces histoires arrivent tous les jours à tout le monde et je respecte énormément les personnes qui tiennent le coup et qui parviennent à vivre avec. Quand la vie est un cauchemar on veut ne plus se réveiller, jamais. J’arrête mon blogothon parce que je n’ai pas le courage d’écrire encore sur des sujets frivoles, sur des choses que j’essaye de faire pour passer le temps, me changer les idées, et me rendre compte que je ne profite absolument pas de ma vie. Que j’essaye de faire passer les jours, comme si c’était un véritable calvaire permanent.

Je remercie toutes les personnes qui m’ont lue ce mois-ci et vous avez été de plus en plus nombreuses. Je me sentais exister grâce à vous, à travers vous. Je remercie celui qui m’a ouvert les yeux sur ma condition, sur la personne imparfaite que je suis, car je l’aime du fond du coeur. J’espère vous avoir donné envie de voir des films, écouter des albums, sortir de chez vous. Je vous souhaite évidemment de belles fêtes de fin d’année et j’adresse tous mes voeux de courage à toutes les personnes dans mon cas. Elles se reconnaîtront et elles sont merveilleuses.

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Catacombes [Film 2014]

127846 J’aurais pu poster une image plus descriptive du film, mais par souci de ne pas spoiler, je me contente d’égayer cet article avec la simple affiche officielle. Ma critique vient tardivement car les cinémas où j’ai l’habitude d’aller ont arrêté la diffusion du film une semaine seulement après sa parution. Comme pour augurer d’un cinéma de grande qualité ainsi qu’un succès certain au box-office…

Film indépendant tourné en mode found footage (Blairwitch on ne t’oublie pas), Catacombes est un The Descent like. A la recherche de la pierre philosophale, rien que ça, Scarlet Marlow et son ami Georges s’immiscent alors dans les catacombes de Paris. Je ne suis pas particulièrement chauvine, mais quand j’ai vu l’affiche derrière les bus parisiens, j’ai osé espérer que des réalisateurs français se cachaient parmi le staff. Même pas, il est américain de bout en bout.

Catacombes n’est pas le film du siècle mais ce n’est pas non plus un navet complet comme je le pensais. En fait je suis fan du mythe de la pierre philosophale et les données citées sont plutôt réalistes donc rien à dire là-dessus. Pour le reste, rien de bien transcendant. On s’attend aux principales scènes qui ont lieu mais le style caméra à l’épaule porte toujours ses fruits pour l’angoisse véhiculée. Je n’ai rien de particulier à dire à part que je m’attendais à bien pire. Reste également le plaisir de voir des lieux connus quand on a eu l’occasion de faire un tour dans les catacombes, officielles comme illégales. Un film à voir lors d’une soirée où l’on n’a rien de mieux à faire.

La Saint-Valentin et toutes ces conneries

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Alexandre est en couple avec Tom depuis maintenant près d’un an. Alexandre est bien avec lui, il se laisse porter par les jours successifs qu’ils vivent ensemble mais n’arrive pas à fermer les yeux sur les zones d’ombres qui lui amènent autant de tristesse que cette relation n’en amène de bonheur.

« Serait-ce parce que je réfléchis trop ? »

Alexandre ne peut pas m’empêcher de repenser sans cesse à ces fois où Tom lui a fait du mal. Et sans même s’en être rendu compte. Il repense à toutes ces fois où il restait devant son ordinateur pendant que Tom allait faire la fête avec ses potes et oubliait de lui envoyer ne serait-ce qu’un texto pour la nouvelle année. Il repense à tous ces moments où il lui faisait mal et où il ne s’en apercevait même pas. Rendant la peine plus insupportable encore.

Alexandre n’est pas quelqu’un de matérialiste à l’extrême mais il adore faire des cadeaux. Et pour lui, c’est en général un donné pour un rendu lors des grandes occasions. Alexandre a fait exploser son budget pour Tom à l’occasion de la Saint-Valentin, voulant lui faire plaisir et lui montrer qu’il tenait à lui. Mais dans le fond, il voulait surtout que Tom fasse de même, n’ayant jusqu’alors jamais entendu de réels mots d’Amour sortant de sa bouche. L’anniversaire d’Alexandre était passé depuis peu et ce dernier pensa que Tom allait faire d’une pierre deux coups pour lui faire passer une superbe soirée en amoureux. Mais en échange d’une bouteille de parfum de marque et d’un nouveau téléphone portable pour son aimé, Alexandre ne récolta qu’un livre, que Tom avait dû prendre à la va-vite au dernier moment. Le livre n’étant même pas emballé.

C’est la deuxième fois qu’Alexandre encaisse un si gros coup alors qu’il venait même de lui payer le restaurant le soir même à l’occasion de cette fête stupide. Mais il n’ose pas le dire à Tom, pas peur de passer pour « la chiante » dont Tom le traite sarcastiquement quand il est en colère. Car le problème est là, il a peur de le perdre et c’est bien la cause de tant de malheurs.
Alexandre se jura intérieurement qu’il ne laissera pas se passer une troisième peine comme celle-là.

Ca passe, ça lasse, ça casse. Encore faut-il que Tom s’en rende compte.

Aussi triste que Deauville en hiver

Il est de ces villes touristiques qui brillent l’été et se fanent les autres saisons. C’est le cas du XXIeme arrondissement de Paris, aussi exposé l’été qu’abandonné l’hiver. L’avantage est qu’il n’y fait jamais froid, le climat normand y étant pour quelque chose. Mais quelle tristesse. Une ville que j’adore peu importe la saison, mais tout de même une ville décharnée, ankylosée, abattue. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je fais un billet sur Deauville, mais rarement en de telles circonstances.

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Les magasins sont toujours ouverts, grâce aux habitants aisés et aux parisiens venant se réfugier ici le weekend. Comble du désespoir nous sommes jeudi, autant dire un jour sans vie pour un tel lieu en ce moment. Les vieilles dames promènent leurs chiens qui semblent eux-mêmes traîner cette mélancolie urbaine. Les employés du Barrière font luire de mille feux l’établissement comme s’il ne restait plus que cela ici. Les serveurs sont à l’affût du moindre client perdu et les poissonniers tentent de vendre toute leur cargaison avant de devoir la céder aux mouettes.

Ville huppée, Deauville devient ville morte, mais cela n’est pas pour me déplaire. Point de touristes, simplement les éternels habitués venant chercher un peu de calme hors des villes tentaculaires. Et comme le disait Tristan Bernard : « J’aime Deauville parce que c’est loin de la mer et près de Paris ».

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« Apporte-moi mes cachets, serre bien ma camisole »

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Ça y est, les grands préparatifs de Noël sont quasiment finis, ce sont ceux du nouvel an qui commencent à prendre le dessus. Que faire ? Qui voir ? Où aller ? Difficile de se sentir à part entière dans la société quand les seules réponses qui nous viennent à la bouche sont « Rien, personne et nulle part ».

Sortir pour tromper le sort comme tous les ans et espérer que la nouvelle année ne soit pas comme la précédente, comme on peut se le dire tous les ans, tout en se rendant compte que les années se suivent et se ressemblent. Ne même pas se dire que la prochaine année sera bonne, mais simplement espérer qu’elle ne soit pas pire. Et réaliser également que passer le nouvel an ne nécessite pas de faire preuve de bonheur, mais simplement de courage. Encore faut-il en avoir encore.

Forever 99

Devant faire face à la trêve hivernale qui touche les séries télévisées américaines, j’ai commencé à regarder deux autres séries, opposées sur bien des points : Forever et Brooklyn Nine-Nine.

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La première, Forever, est en cours de diffusion de la première saison. Elle montre le quotidien de Henry Morgan, être humain immortel et souhaitant farouchement que cela s’arrête. Il travaille donc en tant que médecin légiste et aide les services de police sur des affaires d’homicides (volontaires ou non d’ailleurs). Ayant près de 200 ans (pour un physique de seulement 35, très bien conservé), il a assimilé un grand nombre de connaissances qui l’aident à résoudre rapidement les enquêtes. Ses déductions sont souvent tirées par les cheveux mais elles ne me dérangent pas. Je n’ai jamais regardé Sherlock mais j’ai vu Monk, j’ai vu Elementary, au point qu’un autre érudit du même acabit ne m’est pas déplaisant. D’autant plus que son passé permet d’expliquer en bonne partie ses raisonnements.


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La seconde, Brooklyn Nine-Nine, est quant à elle une série comique à 173%. Elle a deux saisons à ce jour, la deuxième étant en cours de diffusion. Elle présente les saynètes quotidiennes d’une brigade de police new-yorkaise, sur un format court de vingt minutes par épisode (sachant que la première saison en comprend 22). Avec un humour parfois gras mais sans être obscène, avec surtout une bonne dose de répliques cultes, la série parvient à nous faire enchaîner les épisodes sans s’en rendre compte. Ce n’est certes pas aussi fin ou culturel que d’autres séries mais elle se laisse plaisamment regarder, parce que cela fait du bien de rire parfois.