Aussi triste que Deauville en hiver

Il est de ces villes touristiques qui brillent l’été et se fanent les autres saisons. C’est le cas du XXIeme arrondissement de Paris, aussi exposé l’été qu’abandonné l’hiver. L’avantage est qu’il n’y fait jamais froid, le climat normand y étant pour quelque chose. Mais quelle tristesse. Une ville que j’adore peu importe la saison, mais tout de même une ville décharnée, ankylosée, abattue. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je fais un billet sur Deauville, mais rarement en de telles circonstances.

Deauville__la_nuit___3_by_Northcumbria

Les magasins sont toujours ouverts, grâce aux habitants aisés et aux parisiens venant se réfugier ici le weekend. Comble du désespoir nous sommes jeudi, autant dire un jour sans vie pour un tel lieu en ce moment. Les vieilles dames promènent leurs chiens qui semblent eux-mêmes traîner cette mélancolie urbaine. Les employés du Barrière font luire de mille feux l’établissement comme s’il ne restait plus que cela ici. Les serveurs sont à l’affût du moindre client perdu et les poissonniers tentent de vendre toute leur cargaison avant de devoir la céder aux mouettes.

Ville huppée, Deauville devient ville morte, mais cela n’est pas pour me déplaire. Point de touristes, simplement les éternels habitués venant chercher un peu de calme hors des villes tentaculaires. Et comme le disait Tristan Bernard : « J’aime Deauville parce que c’est loin de la mer et près de Paris ».

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