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Night Call

Cela fait un mois pile poal que je ne suis pas allée au cinéma, faute de temps. Y aller un dimanche de décembre n’était pas forcément la meilleure idée que j’ai eue, mais au moins je ne suis pas allée voir Le Hobbit ou Hunger Games ; j’attends que les salles se vident.

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J’avais regardé la bande-annonce de Night Call d’un œil, n’étant pas vraiment film d’action. Je m’étais donc fourvoyée dans le synopsis en pensant que le personnage principal commettait lui-même les faits divers qu’il filmait : ce n’est pas le cas (je préfère le dire au cas où quelqu’un d’autre aurait été aussi tête en l’air que moi). Film intitulé Nightcrawler dans sa version originale – je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi un tel changement de titre – il montre le quotidien de Lou Bloom, looser un peu paumé qui va se mettre à filmer les faits divers de Los Angeles pour vendre les vidéos aux chaînes locales.

Malgré quelques longues, le film tient en haleine pendant près de deux heures, même si les éléments marquants commencent à affluer lors du dernier tiers. Jake Gyllenhaal maîtrise le rôle qu’il lui a été donné et fort heureusement car le film repose uniquement sur lui. La bande son est quant à elle agréable sans être omniprésente. Je ne regrette pas d’être allée à voir ce film même s’il est facile de passer à côté.

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Pourquoi [N°3] : Je ne veux pas d’enfants ?

Je vais tout de suite balayer le « Je ne veux pas d’enfant parce que notre planète est sur le déclin et je ne veux pas lui imposer un tel malheur ». Cette raison est fondée, je ne la nie pas, elle est même réaliste, sauf que ce n’est pas la mienne. Je partage ce point de vue mais il ne résume pas mes raisons personnelles qui font que je ne veux pas d’enfants dans ma vie présente et future. Vous trouverez pléthore de témoignages allant dans ce sens sur le world wide web qui justifient avec beaucoup plus de crédibilité et lucidité que moi cette raison spécifique. Je tiens à préciser que je ne soumets ici aucun jugement de valeur à l’intention des personnes souhaitant ou ayant une progéniture.

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En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu l’instinct maternel. Bien que cela soit à chaque fois un débat houleux lors des repas familles, où certains me disent que cela viendra avec le temps, je ne pense vraiment pas le ressentir un jour. L’instinct maternel doit être inné plus qu’acquis et jamais je n’ai été à l’aise en présence d’enfants. Je suis celle qui fuis les bébés que les collègues de travail viennent exhiber comme des trophées, je suis celle qui reste enfermée dans ma chambre quand ma mère garde des enfants à la maison quand j’y suis.

Abortion_by_Amelee De cette impression en a découlé beaucoup de questions et donc de réponses. Si les enfants me mettent à ce point mal à l’aise, je n’ai pas envie de donner la vie à quelqu’un que je n’apprécierais pas forcément. « Mais si c’est ton enfant ce n’est pas la même chose ». Je pense que cette phrase a été dite à maintes reprises aux mères dont les enfants ont fini au froid. C’est une peur que j’ai, celle de ne pas être capable d’aimer et de simplement enfanter pour « faire comme tout le monde » ou « faire plaisir à mes parents et ma famille ». Peur également qu’ils vivent la même enfance ou adolescence que la mienne mais je ne veux pas rentrer dans ces détails. De ce doute sont nées d’autres peurs, comme celle par exemple de trouver l’homme de ma vie et qu’il m’en veuille et me quitte de ne pas vouloir lui donner ce que toute femme est censée donner : la vie.

Bien qu’étant dans une société se voulant libérée, il est très dur de vivre en tant que femme ne souhaitant pas d’enfant. D’autant plus quand on voit se lever des boucliers de femmes tentant de convaincre du bien-fondé d’en avoir. Ce n’est pas un choix qui se fait à la légère et j’estime que c’est oublier le caractère de la personne que de vouloir la forcer à tomber enceinte. Beaucoup m’ont par exemple traitée d’égoïste. Pour moi, le véritable égoïsme sont les personnes qui veulent un enfant par caprice quand des années avant elles voulaient un chien. Je préfère en effet mettre ma propre vie en avant si je n’ai pas les fonds suffisants pour assurer une vie décente à mes enfants, et tant pis si personne ne vient me voir quand je serai en maison de retraite.

Je ne peux pas faire une liste exhaustive de toutes les raisons qui poussent de plus en plus de femmes à ne pas vouloir d’enfants mais je voulais aborder les miennes. Pour dans le même temps essayer de contrer ces vendettas quotidiennes envers les personnes qui ont le même point de vue que moi concernant une absence totale et choisie de descendance.

La Caisse de Bières

A moins de cinq minutes à pied de la Défense (Courbevoie précisément) a ouvert le magasin La Caisse de Bières, spécialisé comme son nom l’indique, en bières de toutes sortes.

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Ce magasin fraîchement ouvert ne vend pas moins de 350 variétés de bières différentes. Vous y trouverez des bières tantôt fortes (plus de 10 degrés), tantôt fruitées (dont framboise, cassis, pomme, de plusieurs marques), tantôt rares et tantôt distinguées (comme c’est le cas de la Tongerlo blonde, récompensée en tant que meilleure bière du monde) et tantôt inclassables tellement il y en a.

WP_20141206_003 Les prix sont très abordables et chaque bière est vendue avec le prix de la consigne, ce qui permet de revenir et donc d’acheter de nouvelles bières (oui, ça reste du commerce et je n’ai aucun problème avec cela). Le propriétaire de la boutique sait vous renseigner en fonction de vos goûts et vos préférences, avec l’amabilité que l’on recherche bien souvent chez les commerçants. Ouverte jusqu’assez tard le soir, il y est souvent organisé des dégustations selon les nouveaux arrivages de bières. Des caisses sont également vendues selon les variétés, ce qui est le cas pour les bières fruitées et légères par exemple, où sont regroupées un ensemble de bières intéressantes pour ceux qui souhaitent se concentrer sur une appétence particulière.

Vous y trouverez également un large choix de verres à bières, qu’on retrouve généralement dans les bars et enseignes professionnelles.

Je ne peux que vous conseiller ce magasin, où vous avez également la possibilité de vous garer grâce au parking réservé à la clientèle, qui parvient à associer quantité et qualité.

Le Gône [Une Foodie en Rhône-Alpes]

Etant une semaine à Lyon, j’ai donc demandé à ce que l’on me fasse une liste de restaurants de spécialités lyonnaises bénéficiant d’une bonne qualité de produits. C’est ainsi que je me suis retrouvée au Gône, devant plusieurs verres de vin et mes plats.

Le Gône est un restaurant à la bonne franquette et je m’en suis rendue compte une fois installée. La nourriture n’y est pas mauvaise mais elle est du même acabit qu’un repas que je mange chez moi. Les poissons et les viandes sont frais, les plats sont fournis mais tout n’est que dans la moyenne. En entrée, ayant pris une salade de chèvre chaud, je me retrouve avec de la bûche, qui est quand même une variété de fromage de chèvre assez médiocre. La raie était bonne, mais elle l’aurait été encore plus si elle n’avait pas été noyée sous la sauce. Pour le dessert, il ne m’a ni plus ni moins convaincue.

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Je souhaite relativiser mes propos. Le Gône est une bonne adresse pour les personnes à petit budget (le menu le moins cher est à 19€, ce qui est quand même plus qu’abordable) et qui souhaitent manger dans des quantités convenables. Malheureusement, je juge aussi bien le fond que la forme. Quand on me redonne mes couverts après l’entrée pour que je les réutilise pour le plat ou encore qu’on n’enlève pas l’arête centrale de la raie proposée, pour moi ça ne passe pas et c’est rédhibitoire. C’est une question de point de vue mais je suis quelqu’un qui est beaucoup plus à l’aise dans un restaurant où le serveur en smoking vient cinq fois pendant le repas demander si tout va bien (sous réserve de la qualité de la nourriture servie évidemment), plutôt que dans un restaurant comme je vous l’ai décrit où le serveur va même vous déposer votre assiette sans dire un mot, alors que même un simple « Voilà » ou « Tadaaaa » aurait fait l’affaire.

Je ne peux ni vous le conseiller ni vous le déconseiller, il est dans la moyenne et dépend avant tout du type de restaurant que vous appréciez. Je suis donc sceptique mais pas Anti-Gône …

Une soirée sexy Oh Paradis

Je souhaitais à la base faire un article uniquement sur la nourriture ingurgitée ce soir-là, mais devant le show auquel j’ai eu droit, j’ai décidé de faire un article un peu plus poussé que cela.

Je suis allée cette semaine au cabaret Oh Paradis, dans le quartier lyonnais de la Place des Terreaux. J’y suis allée en m’attendant à un spectacle mais sans savoir du tout à quoi j’allais m’attendre, et je n’ai pas été déçue.

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Dans une unique pièce sombre mais sans que cela ne soit gênant, j’ai commencé par dîner en pensant que le spectacle serait au même moment, mais il est finalement venu après. Je vous expliquerai plus tard pour quelle raison.

Je n’ai pas choisi les plats qui composaient mon menu puisqu’il était fait tel quel à l’avance, étant compris dans le prix de la soirée. Je suis venue avec l’apriori que les cabarets ne font pas de la gastronomie leur spécialité, et j’ai été détrompée. Les plats sont fins, bien présentés et, chose que je cherchais depuis mon arrivée sur Lyon, typiques de la région. Gratin de quenellines à la bisque de langoustines sur une salade de mâche à l’huile de truffes en entrée, minute de thon albacorre et son aïoli à la mangue accompagné d’une viennoise de poulet aux saveurs d’Asie, d’une polenta fondante ainsi que des dés de courges au miel et brocoli croquant en plat (rien que ça !), pour finir sur une gourmandise pâtissière en dessert, composée à mon avis d’une tartelette feuilletée avec des myrtilles. Je suis désolée pour la mauvaise qualité des photos, qui ne représentent en rien la qualité des mets.

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Le repas m’a beaucoup plu, assez varié mais sans exubérance, bien que le thon ne soit pas forcément à mon goût car c’est un poisson un peu sec (avec du moins la manière avec laquelle il était cuisiné), mais cela n’est que point de vue subjectif.

Passé le café et le digestif, est venue l’heure du show ; il était un peu plus de 22 heures. Même si je ne savais pas à quoi m’attendre avant de rentrer dans le cabaret, je m’en suis rendue compte en apercevant les serveurs. Sans préjugé négatif, il aurait été hypocrite de dire que je n’ai pas compris à ce moment-là que j’allais voir un show transformiste. Et j’avais peur, peur que ce soit mal fait, peur que ce soit grandguignolesque. J’ai assez fréquenté le milieu du spectacle gay et transformiste dans ma vie pour savoir que certains sont bien ratés. Trop de surenchère, trop de maquillage à outrance qui donnent l’impression que ce n’est qu’une parodie plutôt qu’un vrai spectacle. Et étant plus que fan de Mylène Farmer, j’ai croisé les doigts pour que tout se passe de la façon la plus professionnelle possible.

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Ca a réussi. Le show que nous propose Oh Paradis nous en met plein les yeux, tout en sachant doser la part de professionnalisme et de grotesque qui fait également partie du milieu. Tout d’abord la variété de célébrités montrés est ahurissante, et je dois en oublier un grand nombre avec certitude : Barbara, Jacques Brel, Chantal Goya, Edith Piaf, Angelina Jolie dans Maléfique, Cher, Charlie Chaplin, Nana Mouskouri, Mistinguett, Amanda Lear, Guesch Patti, Aladdin, Marilyn Monroe et évidemment Mylène Farmer, parmi plein d’autres.

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Mylène Farmer, Angelina Jolie et Marilyn Monroe

La raison pour laquelle le show est bien distinct du repas est que tous les serveurs, barmen, directeur et même cuisinier sont sur scène (le cuisinier est par exemple celui faisant entre autres Mylène Farmer). J’ai hésité à vous mettre des photos car la qualité de mon téléphone est tellement mauvaise que cela porte préjudice aux personnages. Je vous assure qu’elles ne sont pas représentatives et que vous serez ébahis en voyant vous-même le spectacle. Dans le même ordre d’idées, je ne vais pas vous décrire tout ce qu’il se passe. Il y a des intermèdes décalés, des décors et des personnages axés Walt Disney et des artistes plaisants à voir, alors même qu’on pouvait les avoir oubliés. Mais je tairai les détails pour garder le mystère ; mon but étant justement que vous alliez voir par vous-même de quoi il retourne.

WP_20141209_019 Je m’attarde toutefois sur les scènes dédiées à Mylène Farmer. Comme je vous l’ai dit, j’avais beaucoup d’appréhension. Plusieurs décors sont mis en place, plusieurs tenues et plusieurs coiffures, pour montrer l’évolution de sa carrière, ce qui est une preuve supplémentaire du professionnalisme dont fait preuve la troupe. Pour avoir échangé avec l’artiste présent, il reconnaît lui-même avoir voulu rendre un véritable hommage à la rousse.

La durée du show est d’environ 1h30, où des dizaines de personnages se croisent, sans basculer dans les clichés vulgaires. Oh Paradis vous accueille les bras ouverts et avec le sourire, pour vous faire passer une soirée hors du commun, où vous oublierez les aléas de votre vie de façon déconcertante, comme si vous y étiez vraiment, au paradis.

Faites des Lumières ! [Lyon 2014]

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Ce weekend, et pendant quatre jours, s’est déroulée la Fête des Lumières à Lyon. Evénement aussi fameux que le 14 juillet dans la région, voire plus, il réunit tous les habitants de la ville jusqu’aux touristes venant d’une multitude de régions et pays. Trois millions de visiteurs ont déambulé dans les rues lyonnaises pour voir les illuminations présentes au fil des croisements, places et monuments principaux. Vous m’excuserez pour la faible qualité des photos, vu le monde je n’ai pas osé prendre mon véritable appareil photo.

Ce qui réjouit d’autant plus est l’entrain des habitants qui participent vraiment à l’événement en mettant des bougies à leurs fenêtres en l’occasion de la fête du 8 décembre. C’est une commémoration à voir au moins une fois, de préférence les soirs autres que le weekend (pour ma part c’était le lundi soir), pour éviter la présence de trop de monde autant que faire se peut.

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