USA

Une Foodie à New York

Je sais, à l’heure à laquelle je publie cet article, cela fait pile deux mois que je suis revenue de mon second séjour aux Etats-Unis. Pour autant, les semaines ont passé vite et je ne parvenais pas à faire un billet consistant qui me satisfaisait. Voilà donc, avec énormément de retard, le récit de mes escapades culinaires à New York (pour le reste du continent, voir ici).

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A peine arrivée – et après avoir visité aussi sec l’Empire State Building – je me suis tout de suite dirigée vers un fast-food typique, une chaîne inconnue chez nous parmi tant d’autres (l’Uncle Sam’s US de la cinquième avenue en l’occurrence), comme on en croise là-bas à tous les coins de rues. J’y ai tout de suite trouvé la saveur unique d’un milkshake bu en plein cœur de l’Amérique (pour une somme modique qui plus est). J’ai enchaîné avec la même frénésie de nourriture trop grasse, trop sucrée et trop salée durant l’ensemble de mon périple.

Le lendemain soir, c’est au Harold que je me suis rendue, sur Broadway, à deux pas du Madison Square Garden. Se revendiquant bistro américain, c’est un véritable restaurant gastronomique qui s’est ouvert à moi (la qualité de l’image laissant à désirer à cause de l’ambiance feutrée du lieu). J’y ai évidemment pris un burger, afin de comparer avec les fast-food présents dans la ville. J’ai choisi le « burger maison », fait de boeuf, bacon fumé, cheddar, oignons et frites faites main. Ce burger étant le plus basique de la carte, pour une valeur de 19 dollars. Outrageusement copieux, le plat était servi avec une bonne dose de légumes (ce que je n’aurais pas cru) : concombre frais et chou rouge croquant. Installée à l’étage, j’ai pu profiter en toute quiétude d’un repas new-yorkais, mais peut-être trop sophistiqué pour les new-yorkais eux-mêmes…

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Le lendemain (je crois), c’est au Shake Shack que je me suis arrêtée, en plus d’avoir déjà pris un milkshake dans la même chaîne lors de mon séjour à Las Vegas. J’ai été passablement déçue car le credo du trop gras, etc etc, semble vraisemblablement s’appliquer à la lettre ici. Évitez au passage les horaires normaux de déjeuners et dîners si vous souhaitez trouver une place assise avant que votre repas ne soit froid.

J’ai ensuite flâné d’une manière complètement touristique : aller au Starbucks pour voir les différentes pâtisseries proposées, prendre un café au pub McGee’s (le MacLaren’s Pub de la série How I Met Your Mother), ou encore filer droit savourer un cheesecake dans le restaurant qui (d’après la grande majorité des guides et Google) fait les meilleurs de New York : chez Eileen. Au chocolat, aux fruits … vous pourrez acheter un gâteau entier ou individuel pour un prix bien raisonnable.

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Dernière escapade du séjour, le restaurant Spring Street Natural, situé quasiment en face de chez Eileen. Du même acabit que Le Harold, vous y trouverez de la nourriture haut de gamme (burgers, wok, vegan, fruits de mer …), à des prix qui se calent sur la qualité des mets servis (on n’est pas dans un fast-food quoi). Une très bonne façon de finir le voyage sur une bonne note, d’autant plus si vous prenez le temps de goûter quelques vins typiques dans le même temps.

Cet article n’est finalement pas si long que cela car j’ai l’impression d’avoir sauté la moitié des repas, entre le décalage horaire et les activités touristiques normales (comprenez : tout sauf la nourriture). La ville recèle bien plus de restaurants qu’on ne pourrait en dénombrer ailleurs (4000 à NY face à environ 1300 à Paris) et il est donc impossible d’en lister ne serait-ce qu’un infime pourcentage. J’espère toutefois vous avoir convaincus de découvrir tout ce que cette ville peut bien nous cacher.

NB : Ne goûtez pas de bière au gingembre, c’est une véritable infamie.

Une Foodie au Nevada [Las Vegas] et en Arizona [Page]

11951817_10153626791634749_7260024487660513677_n Changement d’Etat pour de nouvelles aventures avant un dernier article dans une toute autre contrée…

Concernant Las Vegas, mes repas ont à plusieurs reprises étaient pris chez Toms Urban et mes cafés au Starbucks, tous les deux situés dans le New York New York hôtel, où j’ai passé le plus clair de mon temps. Les plats proposés chez Toms sont vraiment variés, ce qui explique aussi pourquoi j’y ai déjeuné plusieurs fois. J’ai commencé par un plat typique (je ne commençais bizarrement pas encore à saturer des burgers), accompagné de frites à la patate douce. Le tout une nouvelle fois arrosé de vin blanc du continent.

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On sent tout de suite en arrivant dans le restaurant que l’ambiance y est à la fois chic et décontractée. Ce qui transparaît de la même manière dans la cuisine servie. J’ai compilé sur la photo ci-dessus les différents plats que ma comparse et moi-même avons pu prendre chez Toms. La carte propose des mets éclectiques, allant des burgers aux salades, en passant par des wings de poulet, des plats mexicains ou encore des sandwiches variés. C’est également la même chose pour ce qui est des boissons, où se mêlent Mountain Dew, bières du coin et vins raffinés.

Durant mon trip en Arizona / Utah pour voir le Grand Canyon, Antelope Canyon, Zion Park et Monument Valley, je me suis arrêtée dans un petit restaurant typique. Typique car genre saloon. J’étais en plein territoire des Navajo (peuple amérindien des Etats-Unis) où le mot « western » n’aurait pas trouvé ailleurs une meilleure signification.

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Au sein de cet antre nommé Ken’s Old West Steakhouse, vous pouvez manger du steak de bison pour une dizaine de dollars seulement et accompagner votre repas d’un show de guitaristes dont la scène se trouve à quelques mètres des tables. La cuisine n’est forcément folichonne mais c’est avant tout l’ambiance que j’ai adorée, qui transporte dans une toute autre civilisation que celle où l’on est habitué en Europe.

California Girlz (mais pas que !)

Le temps est arrivé de vous faire un retour dans les grandes lignes de mon périple aux Etats-Unis, que je voulais faire à froid et à tête reposée.

Cela ne se voyait peut-être pas sur le moment, mais j’ai surkiffé ce séjour. Jamais je n’avais pris l’avion aussi longtemps, jamais je n’avais conduit sur la route 66, jamais je n’avais roulé dans un pick-up, jamais je n’avais joué dans un casino de Las Vegas, jamais je n’aurais pensé voir le Grand Canyon et toutes les merveilles que j’ai vues, jamais je n’avais mangé de poutine, jamais je n’étais allée aux Etats-Unis somme toute.

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Baie de San Francisco

Partie un lundi midi de Paris, je suis arrivée à San Francisco le soir même, heure locale (c’est à dire le lendemain matin à six heures heure française). Les cable cars, les Piers, le Golden Gate Bridge, Alcatraz, les quartiers si distincts les uns des autres, j’en aurais vu le maximum pour le peu de temps passé là-bas : une journée. Concernant les différents quartiers, je suis aussi bien allée au quartier gay qu’au quartier plus hippie, plus chinois ou encore plus central. J’ai adoré la visite d’Alcatraz car elle était pour moi dépaysante après un bref voyage en bateau. La ville quant à elle me rappelait le côté cosmopolite de Paris que je ne parvenais pas à me sortir de la tête. J’avais besoin de me couper réellement du monde, de mon monde, pour apprécier le petit quartier du bord de mer par exemple, ou le trajet en cable car, véritable vision du passé historique de la ville. San Francisco reste pour moi comme Montréal, j’y reviendrai, une ville où l’on peut pleinement s’épanouir où vivre ou passer une année d’études, grâce à l’accueil des habitants et à la multitude de lieux et de particularités à découvrir.

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Les Canaux de Venise de Los Angeles

Une journée donc, car le lendemain matin c’était déjà parti pour aller passer une journée et demi à Los Angeles (prononcez « ellay »). Je préfère être franche, quitte à m’attirer les foudres de certains, mais Hollywood, ce n’est pas ma came. En tout cas le Hollywood que j’ai vu. Je suis fan de cinéma mais le Walk of Fame s’apparentait plus à mes yeux au Walk of Shame. Je n’ai pas réussi à me laisser transporter par l’ambiance agressive des publicitaires, les femmes à moitié nues ou les super-héros posant pour de l’argent, ou encore la fameuse colline estampillée Hollywood qui ne casse pas trois pattes à un canard et où je me demande encore pourquoi tous les touristes posent devant alors qu’on a une bien meilleure vue en se retournant et en admirant la ville dans son ensemble. J’en ai parlé ici, l’un de mes meilleurs souvenirs de L.A. reste la gastronomie que j’ai pu tester, ainsi que les canaux de Venise, donnant un aspect vivifiant à la ville.

C’est maintenant parti pour Las Vegas, LA ville que je souhaitais voir depuis longtemps, à peu de choses près LA ville qui me faisait tant rêver lors de l’organisation de ce voyage. Fort heureusement, je n’ai pas été déçue. Et un départ pour Las Vegas en voiture s’il vous plait, par le biais de la route 66 (je n’ai toujours pas trouvé pourquoi il était écrit « route » sur la route et non road) et d’une escale au Bagdad Café. J’ai beau avoir vu beaucoup de films montrant Las Vegas (Las Vegas Parano, Very Bad Trip, j’en passe et des moins bons), mais jamais je n’aurais pu m’imaginer ce que j’ai réellement eu sous les yeux. Le soir de mon arrivée, j’assiste avec émerveillement au spectacle Zumanity du Cirque du Soleil à l’hôtel New York New York. Fan de théâtre, de spectacle, celui-ci m’a donné des ailes, je me sentais transportée par la force et la souplesse de tous les danseurs et acteurs de ce show qui ne peut que laisser sans voix. Pour me remettre de mes émotions, j’ai enchaîné directement avec le grand 8 de l’hôtel, circulant à l’extérieur des buildings et prodiguant une formidable vue sur la ville, malgré sa première descente de 64 mètres à 110 km/h. Le lendemain, vus à la vitesse lumière à cause du peu de temps là aussi alloué à la ville, les hôtels sont plus majestueux que jamais je n’aurais pu le rêver. Vous pouvez y voir un petit Paris, une petite Venise, un petit New York, une grande pyramide et bien d’autres choses encore. Des tripots et des tables de jeu à perte de vue (pour des mises de bases à la roulette assez hautes tout de même comparativement à Deauville ou pire, Sainte-Maxime), des lumières partout en veux-tu ? en voilà ! J’étais littéralement grisée par tout ce que j’avais sous les yeux. Enivrée par l’atmosphère, par les gens, par toutes les merveilles conçues facticement par l’homme à destination de l’homme. Comme dans une bulle, je me sentais dans mon élément au point de ne plus vouloir en repartir.

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Le grand 8 du NYNY

Il a pourtant fallu dire adieu à Las Vegas pour s’engager dans le désert, les larges plaines et l’aridité du sol et du soleil. Direction le Grand Canyon, Monument Valley, le parc national de Zion, le lac Powell, Antelope Canyon et le territoire des Navajo. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la moitié de ces endroits se visitent en voiture directement, tellement les distances entre les différents points de vue sont étendues. Des paysages superbes, dépaysants à l’extrême m’attendaient ici, sous un soleil vacancier et un Best Western à 250 dollars la nuit car réservé au dernier moment. Mais cela donnait réellement l’impression d’un road trip, l’impression que Mélou et moi étions Thelma et Louise, accompagnées de Brad Pitt, mais que cela finissait bien mieux que le film.

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Une sensation de quiétude parfaite m’enveloppait en regardant l’immensité des plaines et la profondeur des canyons devant moi. Comment cela a été créé, en combien de temps cela s’est-il déroulé ? Toutes ces vues soulevaient un nombre incalculable de questionnements scientifiques en moi, me montrant à quel point nous n’étions que peu de choses face à la Terre. Alors même que je passe mon temps à m’interroger sur l’espace, je me disais que je n’avais même pas fait le plus petit tour de la question. Pour autant, et je m’en excuse par avance pour cet article, je n’ai pas pris énormément de photos, car je sais que ma famille n’était pas intéressée plus que ça par les Etats-Unis et que je ne prendrais pas mon temps à les regarder une fois à la maison. Si un jour je ne me souviens pas de l’hôtel César à Las Vegas, il me suffira de regarder sur Google. Je n’aime pas prendre des photos que tout un chacun a déjà pu prendre, je n’y vois aucune plus-value, préférant pour ces raisons m’inclure sur les photos ou prendre les plats que j’ai pu déguster. Je ne suis pas non plus quelqu’un de visuel, je ne parviens pas à m’émouvoir à la lecture d’un livre par exemple, mes sens utilisés lors des souvenirs et des escapades sont différents. Plus que voir, je préfère sentir, goûter, entendre parler les américains, échanger avec eux. Contrairement à d’autres personnes, et je conçois que je peux passer pour une OVNI pour ça, ce sont ces sens-là que je préfère développer.

Court retour dans la banlieue de Las Vegas pour une petite trempette (l’un des rares sports que je peux pratiquer sans avoir mal, un vrai délice) avant de prendre à nouveau l’avion, pour le voyage du retour, mais avec une escale d’un jour et demi à Montréal. Sirop d’érable, poutine et accent cocasse, voilà le secret de cette ville. J’ai acheté comme tout le monde des souvenirs gustatifs à base de sirop d’érable, mais j’ai aussi pris le temps d’en ramasser une feuille, le mois de septembre aidant à cet exploit. Moi qui pensais avoir froid par rapport aux 40 degrés des précédents jours, la température étant pourtant des plus appréciables. Il faisait d’ailleurs plus chaud en soirée qu’à San Francisco ou Los Angeles en comparaison. Je sentais moins de dépaysement ici, sans nul doute du au fait que la plupart des personnes que nous avons croisées parlaient français, au même titre que les panneaux d’indication. Comme SF, Montréal bénéficie d’un très bon réseau de transports en commun qui permet de faire la jointure entre les différents points centraux de la ville : le vieux port, le vieux Montréal, le quartier gay, le Mont Royal (pensez à faire du sport pendant un mois avant de songer à arriver en haut) ou encore l’île où s’est déroulée une ancienne Exposition Universelle.

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Vue du vieux port de Montréal

C’est avec des étoiles plein les yeux que j’ai du rentrer à la maison, il y a quelques jours à peine mais j’ai pourtant l’impression que c’était déjà il y a une éternité. J’ai de nouveau envie de fouler des pieds le sable fin et rouge du Grand Canyon, de visiter l’exposition Bodies à Las Vegas ou voir le spectacle de David Copperfield, de manger les cheesecakes que j’ai pu goûter ou encore de retourner dans mon motel coup de coeur de Los Angeles, l’Alta Cienega Motel, qui me donnait véritablement l’impression de me sentir bien là où j’étais. Heureusement, je repars au mois de décembre, direction la côte est cette fois-ci !

Une Foodie en Californie [Los Angeles]

Plus de repas, donc plus de dégustations ici à Los Angeles où j’ai passé une journée et demi. Comme pour le précédent article, celui-ci ne parlera pas de mon périple en détails mais tournera autour des anecdotes gastronomiques du séjour. LA ayant été mon coup de cœur gustatif de ma petite virée.

Pour le premier soir dans la ville, nous nous arrêtons au California Pizza Kitchen situé dans le centre commercial donnant sur le Walk of Fame. Bien que la carte extérieure ne précisait pas les prix, nous décidons tout de même de nous y installer, confortées d’avoir droit à un bon repas, par les beaux plats que nous voyons déjà présents sur les tables.

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Cuisinés et présentés de façon française, les mets américains présentés ici étaient un pur délice pour les papilles. Le guacamole pris en guise d’apéritif par exemple ne ressemblait en aucun point à la bouillie infâme vendue en grandes surfaces. Il était broyé délicatement et accompagné de diverses chips peu huileuses. C’est également pour la première fois sur le continent que j’ai goûté dans ce restaurant un vin blanc californien. On peut voir dans Desperate Housewives le vin couler à flot, mais dans les faits ce breuvage est assez cher payé. Il m’a fallu compter à chaque fois l’équivalent de 7€ environ par verre de vin. Heureusement les portions servies sont à généralement bien copieuses, comme finalement tout ce qui est servi à table. J’ai découvert par la suite que le California Pizza Kitchen était une chaîne mais je ne peux pas me prononcer pour les autres enseignes de la marque. Pour ce qui était de celui de Los Angeles en revanche, je vous le conseille fortement car il a fait sensation de l’entrée au dessert.


Le lendemain matin a commencé sur les chapeaux de roues avec un petit-déjeuner au Urth Caffé, lieu chic où se rencontrent souvent des célébrités sans que cela ne fasse bondir les clients anonymes. Le Urth Caffé est avant tout réputé pour les pâtisseries servies mais aussi pour les mets de façon générale puisqu’il est également possible d’y bruncher.

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« Copieux » : aux Etats-Unis le mot est lâché quand on a un point de vue européen. C’est la première fois de ma vie où je n’ai pas réussi à finir ma part de cheesecake, si tant est que je puisse parler d’une simple part. Elle était des plus succulentes mais trop volumineuse pour mon estomac, comme quoi.


Pour poursuivre dans l’opulence de la ville, nous déjeunons le long de la plage, vers les canaux de Venise, dans un restaurant avec vue sur la mer, pour lequel je ne me souviens malheureusement plus du nom. Je ne vais donc pas faire de bonne ou mauvaise publicité puisque je ne peux pas le citer et me contenterai de vous montrer ci-dessous un petit aperçu du premier burger de ma journée (accompagné d’un Mojito, ce sont quand même les vacances !).

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Dernière escale gustative de la journée pour dîner au Rainbow, sur le Sunset Boulevard. Plus que la nourriture je retiendrai avant tout l’ambiance de ce bar / restaurant, très orientée rock n’ roll, qui semblait être véritablement coupée du monde extérieur et de l’atmosphère électrique et disproportionnée du reste du boulevard. Bon rapport qualité / prix pour un lieu où se regroupe la population rock autour de bières et de plats bien fournis.

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Vous l’aurez deviné, Los Angeles est une ville cosmopolite où tout n’est que surenchère et énormité, même jusque dans les assiettes !

Une Foodie en Californie [San Francisco]

Arrivée la veille au soir et repartie le lendemain matin, je suis seulement restée une bonne grosse journée à San Francisco. Suffisant pour autant pour faire la quasi totalité des endroits touristiques a visiter ainsi que deux restaurants, trois bars et un Starbucks. Cet article ne parlera que des arrêts plus ou moins culinaires du séjour.

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8h du matin heure américaine, 17h a Paris, Melissa et moi entamons notre journée par un café au soleil face à Alcatraz, accompagné évidemment d’un muffin. C’était ça ou un cookie, ou un donut ou un pain au sucre, chaque chose en son temps. Malheureusement, la nourriture américaine sucrée n’est pas le top de la qualité, surtout dans les zones touristiques. Pour cette raison nous nous sommes rendues quelques heures plus tard au Pier 39 pour déjeuner dans le fameux quartier dédié à la nourriture du bord de mer. Au menu : veloutés de clams, tourtes au crabe, poissons du coin ou encore pinces de crabe. Les plats servis étaient assez grossiers (frits, huileux) mais typiques. Les pinces de crabe quant à elle, rien a redire, une pure merveille naturelle issue de la mer sans superficialité ajoutée à la cuisson. Nous primes en guise d’accompagnement une bière de San Francisco, assez bonne avec un goût relevé.

image Pour le dessert, direction Boudin, la boulangerie réputée du coin pour ses excellents produits, basés sur des recettes … françaises ! Près de trois dollars la baguette de pain so frenchy et les pains au chocolat, de quoi ne pas vraiment être dépaysées. Pour ma part j’ai pris un petit pain de sucre en forme de poisson, bord de mer oblige, en le partageant tout de même avec une mouette. Attention toutefois, pas vraiment le droit de fumer, pas vraiment le droit de nourrir les oiseaux, la loi fédérale est partout et mieux vaut toujours regarder les panneaux autour de soi pour s’assurer d’être en toute légalité.

Cliché mais passage obligé, c’est dans un « diner » que nous décidons de nous arrêter le soir, chez Loris’ diner, où nous apprendrons plus tard que c’est également une chaîne de restaurants. Les standards gastronomiques n’étant pas les mêmes qu’en France, il est difficile de critiquer la cuisine d’une façon purement objective. Le plat (sous-entendu le burger) semblait être le parfait exemple de ce qu’on pouvait attendre de ce genre de brasserie. Et là-bas aussi ils ont de la mayonnaise (à prononcer avec l’accent français).

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En quête de wifi, nous avons fini la journée dans l’un des Starbucks de la ville, semblable en tous points aux nôtres, avec toutefois des particularités au niveau des produits proposés et une gamme plus fournie. Les personnes présentes ici me faisaient diablement penser aux sitcoms américaines dans toute leur splendeur, sans pour autant que cela soit péjoratif. Des tenues extravagantes, des discussions fortes mais sans animosité, des visiteurs qui rentrent demander un renseignement à tue-tête et l’obtiennent avec le sourire; je ne regrette pas d’avoir voulu comparer la marque originale avec les boutiques françaises que je connais si bien.

Finalement pas de gros coup de cœur pour cette journée à San Francisco, qui aura tout de même eu le mérite de me faire découvrir certaines de leurs spécialités. Prochaine étape : Los Angeles !

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Devant faire face à la trêve hivernale qui touche les séries télévisées américaines, j’ai commencé à regarder deux autres séries, opposées sur bien des points : Forever et Brooklyn Nine-Nine.

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La première, Forever, est en cours de diffusion de la première saison. Elle montre le quotidien de Henry Morgan, être humain immortel et souhaitant farouchement que cela s’arrête. Il travaille donc en tant que médecin légiste et aide les services de police sur des affaires d’homicides (volontaires ou non d’ailleurs). Ayant près de 200 ans (pour un physique de seulement 35, très bien conservé), il a assimilé un grand nombre de connaissances qui l’aident à résoudre rapidement les enquêtes. Ses déductions sont souvent tirées par les cheveux mais elles ne me dérangent pas. Je n’ai jamais regardé Sherlock mais j’ai vu Monk, j’ai vu Elementary, au point qu’un autre érudit du même acabit ne m’est pas déplaisant. D’autant plus que son passé permet d’expliquer en bonne partie ses raisonnements.


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La seconde, Brooklyn Nine-Nine, est quant à elle une série comique à 173%. Elle a deux saisons à ce jour, la deuxième étant en cours de diffusion. Elle présente les saynètes quotidiennes d’une brigade de police new-yorkaise, sur un format court de vingt minutes par épisode (sachant que la première saison en comprend 22). Avec un humour parfois gras mais sans être obscène, avec surtout une bonne dose de répliques cultes, la série parvient à nous faire enchaîner les épisodes sans s’en rendre compte. Ce n’est certes pas aussi fin ou culturel que d’autres séries mais elle se laisse plaisamment regarder, parce que cela fait du bien de rire parfois.