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La Grange aux Loups [Une Foodie dans l’Oise]

L’hiver arrive mais il ne faut pas se laisser abattre. L’occasion de profiter des derniers jours de beau temps et des restaurants référencés au Guide Michelin, en allant se sustenter à La Grange aux Loups, dans la commune d’Apremont, dans l’Oise. Dans les Hauts-de-France comme on dit maintenant.

J’ai commencé mon repas avec une mauvaise impression. Celle que peuvent avoir certains restaurateurs à paraître trop pompeux. C’était surtout une impression générale, mêlée aux prix mentionnés sur la carte et au prix des bouteilles d’eau. OK, ça peut paraître rien dit comme cela, surtout que je m’arrête rarement à ce niveau de détails. Les prix des menus étaient clairs et on a souvent droit à un petit supplément quand on prend du foie gras par exemple. Mais là, la moitié des plats mentionnés dans le menu comportait des suppléments, parfois jusqu’à faire doubler le prix du menu ! Aucun sens de faire un menu dans ces cas-là … Pour l’eau, c’est une autre histoire. La Grange aux Loups fait sa propre eau minérale et pétillante … mais vend la bouteille comme si elle venait des grands distributeurs. Je comprends la logique de se détacher de la grande distribution, mais de là à vendre de la pseudo eau du robinet 4€ les 70 centilitres, je me suis demandée combien devait coûter la carafe…

Bref, ce léger désappointement mis à part, j’ai tout de suite été conquise par la présence d’une motte de beurre sur la table. Hé oui, il m’en faut peu. Le pain fourni (sous plusieurs formes) était également très bon, ce qui est pour moi gage d’un bon restaurant (avec les verres adéquats disposés sur la table). Je m’offusque toujours de boire mon vin dans des « petits verres ». Il y a des verres à Bourgogne, à Alsace, à Bordeaux … On ne devrait jamais être servi dans des petits verres ! Il y avait bien ici les bons contenants pour les bons contenus. Avec en guise d’apéritifs différents mets originaux, sans faire trop cuisine nouvelle.

Langoustines pieds de porc / Foie Gras de Canard / Tarte fine aux Pommes

Je me suis ensuite concentrée sur les plats, et la qualité était bien au rendez-vous. Et même si vous prenez des plats sans supplément, ils valent aussi bien le détour que ceux qui exigent un petit bonus. J’ai remarqué avec un semi plaisir le renouveau des anciennes plantes potagères : panais, rutabaga… Mangeant ce genre de légumes quasiment tous les jours chez moi (merci le potager familial), cela me paraît délicat d’aller au restaurant pour les déguster. Mais la façon dont ils sont cuisinés vaut leur utilisation. Et si cela peut permettre aux parisiens de découvrir de nouveaux produits, tant mieux. La présentation est raffinée et met en valeur les différents ingrédients, quels que soient les plats. J’ai choisi en entrée un foie gras, assaisonné comme il se doit, avec son pain chaud aux raisins et son chutney complémentaire. Une tranche suffisamment copieuse sans couper l’appétit pour autant, mais plutôt en suscitant un vif intérêt pour la suite.

Fan de poisson en règle générale, j’ai décidé cette fois de continuer sur de la viande, avec des joues de porc et un gratin de … j’ai oublié pardon, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous. Avant de conclure par une tarte aux pommes et sa glace à la vanille, proposée flambée au Calvados, mais que j’ai préféré choisir nature en raison de goûts personnels. Et pour finir sur une énième bonne note, des petites mignardises nous attendaient au moment du café.

Une très bonne adresse au final, dans un superbe cadre, qui permet de manger copieusement des mets raffinés pour pas si cher que cela !

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Kairos Escape Game

Je fais suite à mon dernier article sur les escape games car j’ai eu l’occasion d’en effectuer un troisième le weekend dernier, au sein d’une enseigne plutôt récente : Kairos.

Je dis plutôt récente car il y a beaucoup d’enseignes d’escape game qui fleurissent depuis plusieurs années à Paris et en proche banlieue, mais pas que. Kairos fait partie des derniers-nés et mérite à gagner en (re)connaissance, d’où mon article d’aujourd’hui et les critiques positives sur TripAdvisor (il faudrait que je songe à me faire rémunérer tiens).

 Kairos a pour le moment trois thèmes à sa collection, tous liés à trois époques différentes : Zombie Motel (2035), le Boucher de Détroit (2003, très Dexter like) et les Pirates des Antilles (1727). Un prochain thème devrait être ajouté au catalogue, se situant dans l’espace … J’ai effectué celui des pirates et pour des raisons évidentes de confidentialité et de fun … je ne vous en parlerai pas.

Je peux toutefois vous faire part de mon très bon avis concernant Kairos (que j’ai donc pu comparer avec d’autres enseignes testées précédemment) : des décors au poil, un personnel accueillant et sympathique, des énigmes créatives, des surprises réussies … bref, j’y ai passé un très bon moment bien que trop court, évidemment. Je ne vais pas m’attarder sur le prix car il est aligné avec les autres prestataires de ce service (environ 25 euros par tête), mais je souhaite encourager la structure qui offre des décors à couper le souffle et un véritable dépaysement réussi.

Une Foodie à La Réunion

Nouveau déplacement, nouveau département d’outre-mer. Je vais aujourd’hui vous parler de l’île de La Réunion, et surtout de ce qu’on y mange.

Je préfère prévenir tout de suite en précisant que La Réunion est beaucoup plus « métropolisée » que d’autres DOM, y compris dans la nourriture. Bien sûr, l’île a conservé sa gastronomie et ses spécialités locales, mais on trouve beaucoup plus de restaurants italiens / chinois / japonais / chaînes à la Paul ou Brioche Dorée, que des restaurants plus typiques, contrairement à la Guadeloupe par exemple.

Il est tout de même possible évidemment de déguster des spécialités du coin, qui vont se rapprocher de celles dont j’ai parlé dans l’article Foodie en Guadeloupe : fruits et légumes locaux, acras, riz créole … S’ajoute à cela le carri (qui peut aussi s’écrire cari ou carry) ou massalé, une façon de cuire les poissons et viandes, comme vous pouvez le voir dans l’image ci-dessous (photo de la carte du restaurant et de mon plat de carri daurade). Impossible en revanche de trouver du sorbet coco artisanal dans les rues ou près des plages !

Pour déguster des spécialités, je vous conseille les restaurants en bord d’océan et près des ports, plus que les grandes villes (notamment LA grande ville, Saint-Denis). Si vous êtes à Saint-Denis, rendez-vous près du Barachois, où vous pourrez trouver divers kiosques présentant des plats typiques, souvent pour des prix modiques. J’y ai d’ailleurs dégusté un rougail poulet / saucisses (photo du milieu dans l’image ci-dessous), qui mêle riz créole aux haricots rouges et viande, le tout préparé à la marmite. Les photos à côté montrant l’aspect multiculturel de la région, avec un tajine à gauche et des toasts style « raclette » à droite.

Pour ce qui est des restaurants je peux vous conseiller La Bodega 974, au Trou-d’Eau (oui, comme le premier ministre), ou encore les bars lounge près de la cathédrale de Saint-Denis, proposant des plats copieux et originaux. Les supérettes et marchés proposent également des produits locaux, comme de la confiture, des thés de Madagascar et toutes sortes de produits, et deviennent un passage incontournable.

Vous l’aurez compris, mon coup de cœur se porte plutôt vers la Guadeloupe, car même si La Réunion garde ses spécificités et spécialités locales, on en a plus vite fait le tour. Si possible, essayez de faire un détour chez l’habitant, pour déguster un bon petit plat du coin fait maison.

Une Foodie en Guadeloupe

 Comme du temps du Havre, me revoilà en déplacement professionnel à goûter toutes les saveurs des régions que je traverse. Intervenant en ce moment pour les DOM-TOM, voici venue l’occasion de vous parler des délices de la Guadeloupe, charmante partie du sud de la France.

Avant de venir j’avais en tête les accras et les sorbets coco, que j’engloutis largement lors de mes passages annuels au Salon International de l’Agriculture et à la Foire de Paris sur les stands des pays du monde. Cela peut paraître cocasse, voire plouc sur les bords, mais n’étant jamais allée en territoire ou département d’Outre-Mer je faisais avec ce que j’avais sous la main. Ce qui était tout de même très bon. Je vais donc commencer par là : oui il y a des accras et des sorbets coco mais j’ai goûté en Guadeloupe les plus succulents de ma vie.

Pour ceux qui ne connaissent pas les sorbets coco artisanaux (non ce n’est pas une boule coco comme on en trouve en grande surface vous vous en doutez bien), je vais tâcher de les décrire le plus clairement possible. Le sorbet coco artisanal, grand classique de la gastronomie antillaise, est fait à la main grâce à une grosse sorbetière en bois (comme un petit tonneau), où se trouve un réceptacle en métal comprenant la coco, lui-même entourée de morceaux de glace et de sel pour la durcir et former ainsi la glace coco depuis le lait qui se trouve au milieu. A cela viennent s’ajouter quelques ingrédients plus ou moins secrets selon les vendeurs : noix de muscade, vanille, cannelle ou encore citron vert. Se trouvant le plus souvent au bord des plages, le sorbet coco est un vrai délice que vous pouvez même confectionner à la maison grâce aux multiples recettes trouvables sur le net.

Pour continuer sur la touche sucrée (je fais l’impasse sur la délicieuse coco caramélisée), je suis obligée de vous parler des fruits qu’on trouve en Guadeloupe, aussi facilement que nous trouvons des raisins en Bourgogne. Ananas, mangue, coco, goyave, et bien d’autres noms bien plus excentriques, n’ont qu’à nous voir se baisser pour être ramassés. Les marchés sont hebdomadaires dans les différentes villes, voire quotidiens pour les plus grandes, et permettent de s’achalander de manière permanente en fruits de saison.

Passons maintenant au salé, et là aussi il y a beaucoup à dire. Je vous parlais d’accras mais il n’y a pas que cela. Bon, il y a pas mal de cuisine grasse mais il est très facile de trouver à manger pour tous les goûts. En ce qui concerne la cuisine à l’huile, hormis les accras, vous pouvez également trouver des bokits, qui sont une sorte de sandwich baigné dans l’huile, ainsi que des agoulous, ressemblant aux paninis de chez nous avec un pain différent, mais chut, il ne faut pas le dire. Le bokit étant en haut à gauche sur l’image ci-dessous et l’agoulou juste à sa droite. Viennent les accras en-dessous puis, dans l’ordre de lecture, poisson (je ne sais plus lequel, j’ai honte) et son assortiment de légumes et enfin, poulet façon coco.

Côté poissons et fruits de mer, laissez-moi vous dire que vous serez servi ! Beaucoup de poissons typiques des côtes guadeloupéennes sont trouvables facilement sur les marchés et dans les restaurants, servis la plupart du temps avec du bon riz créole aux haricots rouges. Pour ce qui est de la viande, j’ai pu goûter du cabri pour la première fois. Viande très charnue, elle n’est pas si faisandée que j’aurais pu le croire et est très tendre. L’occasion également de tester les plats servis façon colombo, ressemblant sensiblement à une cuisine faite avec du curry. Bien évidemment, c’est également l’occasion de tester la langouste de ces mers, cuisinée grillée la plupart du temps, qui est un autre des plats emblématiques du département.

Bref, la Guadeloupe n’a plus à prouver qu’elle fait partie intégrante de ces régions françaises où il fleure bon la gastronomie, pour tous les goûts et pour toutes les gourmandises.

Une semaine en Egypte !

Le mois dernier, j’ai réalisé un de mes grands rêves depuis de longues années : visiter l’Egypte. Comme on me l’a demandé sur place : « Mais pourquoi tu n’es pas venue avant ? », je me dois de répondre que c’était un mélange de différentes excuses, mêlant argent, frayeur de l’insécurité, et je crois un peu l’appréhension d’être déçue, après avoir imaginé ce pays depuis très longtemps. Pour résumer : les prix touristiques actuels pour l’Egypte sont plus que corrects, je ne me suis jamais sentie en danger lors de mes excursions et je n’ai pas le moins du monde été déçue.

Voyager seule ou sans passer par le biais d’une agence ne me dérange pas. Mais pour cette destination atypique où je n’étais pas vraiment sereine de faire le voyage en totale autonomie, j’ai choisi de réserver via un tour opérateur français (Thomas Cook) et une agence d’excursion égyptienne (Kuoni, circuit « Gloire des Dieux »). Je préfère déjà rassurer toutes les personnes qui, comme moi auparavant, n’ont jamais effectué de vacances en voyage organisé : vous êtes bien accompagné mais bénéficiez d’un bon nombre de temps libre pour ne pas vous sentir enfermé. A l’aéroport d’arrivée par exemple, j’ai été tout de suite récupérée par l’agence, qui devait me remettre mon Visa pour entrer sur le territoire. J’avais quelques appréhensions de ne pas trouver la personne devant me réceptionner, mais une fois sur place, et devant le nombre de panneaux et de personnel présents, j’ai réalisé qu’il aurait été impossible que je passe à côté et sois alors reconduite à la frontière. Ou ailleurs. Je ne sais pas trop ce que j’imaginais. Bref, tout est réglé et récupéré pour vous chaque jour : les billets d’entrée dans les musées ou sites, les calèches, minibus ou autres moyens de déplacement et les repas (entre autres, je ne vais pas faire une liste exhaustive mais vous avez juste à vous soucier des boissons et des petits extras). Je précise aussi qu’il y avait très peu de touristes sur les lieux que nous avons vus au fil du séjour, en raison du faible attrait qu’a hélas la région en ce moment.

Le premier jour fut assez dur, puisqu’après deux avions, je suis arrivée à bord de mon bateau à 1h30 du matin, avant de me lever à 6h le dimanche pour commencer les visites au cœur d’Assouan. Et comme c’était la première nuit de ma vie que je passais sur un bateau de croisière, je ne crois pas avoir beaucoup dormi, mais ça ne m’a pas dérangée pour autant. L’excitation d’être enfin là surement. Je ne vais pas rentrer dans le détail de toutes les visites car d’un point de vue extérieur cela peut être assez rébarbatif. Dimanche donc : visite de Louxor, de l’allée des Sphinx, de la vallée des Rois, du temple d’Hatshepsout et des colosses de Memnon. Nan ça, ce n’était que le matin ! L’après-midi étant dédiée à la visite des temples de Louxor et Karnak, avant le retour sur le bateau pour commencer la navigation vers Edfou.

Vous l’aurez compris, le programme est assez chargé mais nous passons à chaque fois assez de temps sur chaque lieu touristique. Le guide francophone Kuoni nous expliquant sur place tout ce qu’il y a à savoir, avant de nous donner quartier libre et nous retrouver à un endroit prédéfini. Cette deuxième nuit sur le bateau fut également agitée, non en raison d’un quelconque mal de mer (j’ai la chance de ne pas être atteinte par cela), mais plutôt du passage de l’écluse d’Esna en plein milieu de la nuit. Pour resituer le contexte, le bateau dans lequel je dormais était des plus luxueux (digne des romans d’Agatha Christie et rempli seulement à moitié) et j’étais au quatrième étage (juste sous le pont), avec depuis ma chambre une vue sur le Nil. Quelle n’a pas été ma surprise de me faire réveiller dans la nuit par un égyptien qui vendait des objets à hauteur de ma fenêtre alors que j’étais en pleine navigation sur le fleuve. C’est en ouvrant délicatement mon rideau que j’ai compris que les locaux se servaient de l’écluse comme point de vente aux touristes. Ce qui peut être assez surprenant quand on ne s’y attend pas.

Nous sommes partis le lundi à la découverte du temple d’Edfou, dédié au dieu Horus (à tête de faucon) et au temple de Kom Ombo consacré à Sobek (à tête de crocodile). L’occasion de visiter par la même occasion le musée du temple, regorgeant d’une collection assez impressionnante de momies crocodiles. Je rebondis sur le fait que les visites commencent très tôt le matin, en raison de la chaleur du climat : à 7h, il fait déjà plus de 30 degrés à l’ombre.

Le mardi matin, visite du temple de Philae, dédié au culte d’Isis (qui avait été déménagé suite à la construction du Haut-Barrage), puis du Haut-Barrage lui-même, protégé comme une centrale nucléaire (détecteurs, militaires, snipers, la totale). A savoir que tous les lieux que nous avons visités comprenaient la présence de gardes armés et de détecteurs, car il est à titre d’exemple interdit de se promener avec un simple couteau. Attention aux photographes également, car certains lieux (comme c’est le cas de la vallée des Rois) n’acceptent pas les appareils photos et caméras (téléphones portables acceptés sur soi mais prises de vues interdites). L’après-midi, promenade en felouque autour de l’île Kitchener et visite du jardin botanique. Avec en option pour le soir le spectacle sons et lumières au temple de Philae (qui n’a pas pu avoir lieu exceptionnellement en raison de pluie – il n’avait pas plu à Assouan depuis quatre ans).

Le mercredi, excursion à Abou Simbel (départ tout schuss à 4h30 du matin car il faut trois heures de bus pour atteindre la destination) et nous nous envolons dans l’après-midi pour Le Caire, à un peu plus d’une heure de trajet, avant d’arriver vers minuit dans notre hôtel, avec vue sur les pyramides depuis la piscine. What else ?

Le jeudi, visite du Caire avec évidemment le musée du Caire et sa collection dantesque de momies superbement conservée. La salle des momies humaines (car il y a aussi chats, chiens…) est en option et coûte plus cher que l’entrée au musée en elle-même, mais je vous rassure, cela ne correspond au final qu’à cinq euros. Il était inconcevable que j’aille en Egypte sans voir de mes propres yeux des momies. Je ne vous montrerai pas de photos car elles sont interdites pour des raisons de conservation évidentes. L’après-midi étant dédiée à la visite du bazar de Khan El Khalili avant de retourner nous reposer à l’hôtel devant (choisissez) la piscine / un mojito / une chicha / la vue des pyramides. En fait je n’ai pas choisi. Afin de parfaire cette journée, j’ai pris en option le spectacle sons et lumières devant les grandes pyramides, à seulement un quart d’heure de bus de l’hôtel. Il faut également savoir que la conduite en Egypte n’est pas comparable à la conduite en Europe. C’est ici la loi du plus fort et du plus téméraire, où se mêlent sur le périphérique à 100 kilomètres / heure piétons, ânes, vans, voitures (en panne ou non) et scooters.

Vendredi, dernier jour de visite, et pas des moindres, puisque le Saint-Graal m’attendait : la visite du plateau de Guizeh, avec le Sphinx et les pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos, ainsi que la pyramide à degrés de Saqqarah. Nous étions au plus près de ces illustres monuments et j’ai même poussé le vice jusqu’à visiter l’intérieur d’une des trois. Il faut savoir que les égyptiens sont ouverts à toutes sortes de théories concernant les pyramides et ne sont pas offusqués quand j’ai abordé la théorie des anciens astronautes (qui m’est très chère, particulièrement en ce qui concerne les pyramides). Eux-mêmes ne sachant toujours pas pourquoi elles ont été construites, ils estiment cette croyance aussi valable que de vénérer des dieux à tête d’animaux. En effet, aucune momie n’a été trouvée à l’intérieur et elles ne comportent pas d’inscription, contrairement aux temples et nécropoles. Dernières haltes avant de rentrer à l’hôtel : un magasin de coton égyptien, un atelier de fabrication de papyrus et un laboratoire d’essences naturelles.

C’est donc le cœur rempli de toutes ces visites que je suis repartie le lendemain matin pour rentrer sur Paris. Je ne suis absolument pas déçue et, bien que la semaine ait passé vite, j’ai eu l’occasion de découvrir un grand nombre de choses. Le séjour mêlant nuits en croisière et nuits à l’hôtel permet d’explorer beaucoup de lieux, tout en bénéficiant d’un équilibre parfait entre accompagnement et autonomie. Pas d’article « foodie » pour cette destination car j’ai le plus souvent mangé dans des restaurants ou à des buffets de type continental. A part la bière égyptienne Stella, je n’ai pas pu énormément goûter à la gastronomie locale, pains égyptiens et épices mis à part. Je vous conseille fortement cette destination, même si la mythologie égyptienne ne vous fait pas forcément rêver. Mes derniers conseils, que j’ai pu mettre en pratique : évitez le mois du ramadan et les périodes trop chaudes (je pense que le mois de mai est la limite), afin de profiter au mieux du séjour. Je me suis toujours déplacée à l’extérieur avec mon foulard en guise de hijab, mais plus pour me protéger du soleil que par souci de coutume. En effet, les touristes ne sont pas mal vus de ne pas adopter le style vestimentaire du pays mais je déconseille toutefois aux femmes de porter des vêtements trop aguicheurs. J’espère vous avoir donné envie de visiter ce beau pays, même si j’ai peur que d’ici quelques décennies beaucoup de temples commenceront à fermer au public, car l’exploitation des lieux touristiques (et notamment le peu de respect qu’ont certains touristes à toucher à tout) pourra rapidement mettre en péril les monuments de cette superbe civilisation.

#ChallengeNature

Petit article particulier mais qui vient d’une idée qui me plait assez. Les chaînes ayant d’abord envahi nos adresses mails, puis les réseaux sociaux, avant de sombrer peu à peu dans l’oubli. Mais certaines chaînes plus « sociales » (celles contre le cancer du sein) ou « funs » (comme celle dont je vais vous parler) continuent de fonctionner sur les internets. Je vais donc faire aujourd’hui d’une pierre sept jours puisque je vais unir mes sept photos du challenge nature en un article. N’étant pas vraiment fan de perpétuer ce genre de chaînes sur les réseaux, je préfère le faire ici, car la photo reste un domaine qui me tient particulièrement à coeur (dans mon cas, les animaux).

L’objectif du challenge « photographie de la nature » étant de capter chaque jour un peu, en ce monde secret qui nous entoure, quelque chose qui nous touche, ou qui retient simplement notre attention. Evidemment, toutes les photos présentes ici ont été prises par moi-même.

Photo 1 : un volatile pris à Copenhague l’an dernier

Photo 2 : encore un volatile, pris l’an dernier toujours, cette fois à Londres

Photo 3 : une mouette de New-York

Photo 4 : un pissenlit en Bourgogne

Photo 5 : mon rouquin, qui a bien grandi depuis

Photo 6 : je ne sais plus quel animal

Photo 7 : la petite couronne, à Paris

Si le principe vous intéresse n’hésitez pas à participer également à ce petit challenge, mettant en avant les belles choses du monde qui nous entourent, mais pour lesquelles nous prêtons de moins en moins d’attention.